9 épisodes

Comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible. Une production ARTE Radio.

Vivons heureux avant la fin du monde ARTE Radio

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    • 4,8 • 773 notes

Comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible. Une production ARTE Radio.

    GAFA tes gosses

    GAFA tes gosses

    Vivons heureux... (8) : Les réseaux, les enfants et nous

    Beaucoup d’ingénieurs de la Silicon Valley interdisent à leurs enfants d’utiliser les réseaux sociaux qu’ils ont pourtant eux-mêmes façonnés à coup de boutons "like" et de filtres à selfie. C’est gentil de nous avertir : ils estiment avoir mis au monde un monstre incontrôlable qui menace les générations futures. Cela ne nous empêche pas pour autant de naviguer chaque jour sur les eaux troubles de Facebook ou d’Instagram, mais avec une forme de mauvaise conscience et pas mal d’inquiétude.Narcissisme de masse, addiction, chronophagie, haine en ligne, déclin culturel, espionnage, troubles de l’attention... Pour arrêter de phantasmer tous azimuts et cadrer ses enfants shootés aux défis tiktok,  Delphine Saltel essaie de décortiquer la relation amour-haine que nous entretenons avec les plateformes. Sommes-nous vraiment malades des réseaux sociaux ? et si oui, de quoi exactement ? Comment vacciner ses enfants ? Les convaincre de ne pas faire tout comme Maman, scotchée à sa Timeline ?Elle appelle à la rescousse  d’autres cervelles que la sienne, cherche les bonnes questions et quelques ingrédients pour se bricoler une hygiène familiale numérique : Bernard Harcourt, le juriste américain qui a forgé la notion de “société d’exposition”, décrypte notre nouvelle ère de surveillance généralisée, tissée dans la trame même de nos narcissismes numériques. Des psychologues auscultent le règne de l’autopromo permanente et du voyeurisme , ce que l’on cherche exactement dans le reflet de nos selfies. Anne Cordier, chercheuse en sciences de la communication, analyse les usages réels des adolescents digital native. Au fil du dernier épisode de cette première saison apparaissent quelques bouées de sauvetage pour surnager dans cette vaste foire aux vanités virtuelles.
    Avec : - Bernard Harcourt, Professeur de droit à Columbia University, avocat, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales- Sabine Duflo, Psychologue clinicienne- Anne Cordier, maîtresse de conférences en Sciences de l'Information et de la Communication à l'université INSPE de Rouen Normandie- Clothilde Leguil, psychanalyste de l’Ecole de la Cause freudienne,  philosophe, professeur des universités au département de psychanalyse de l'université Paris-VII
    Bibliographie : - Bernard Harcourt, La société d’exposition, Désir et désobéissance à l'ère numérique, Seuil, 2020- Clothilde Leguil, Je, Une traversée des identités, PUF, 2018- Anne Cordier, Grandir connectés : les adolescents et la recherche d'information, C & F éditions, 2015 - Sabine Duflo, Quand les écrans deviennent neuro toxiques, Marabout,  2018- Marion Zilio, Faceworld, le visage au XXIe siècle, PUF, 2018
    Merci à Xavier de La Porte
    Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.


    Enregistrements : avril-mai 21 - Réalisation, musique originale et mix : Arnaud Forest - Texte, voix, entretiens et montage : Delphine Saltel - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio

    - Musique originale : Arnaud Forest

    • 34 min
    Le recyclage est une ordure

    Le recyclage est une ordure

    Comment jeter ses déchets sans être une ordure

    Après avoir fini les nouilles sautées du traiteur asiatique, est-ce qu'on doit jeter la barquette en plastique dans le bac jaune ?  Ou dans la poubelle normale, verte ? Et où ira-t-elle ensuite, cette petite barquette, quand les éboueurs l'emporteront dans leur camion ? Que deviendra-t-elle ? Ce genre de grandes questions métaphysiques, on y pense tous les jours en soulevant le couvercle de la poubelle, mais la plupart du temps on ne creuse pas trop pour avoir les réponses. On se doute que ça ne doit pas être folichon, et que les barquettes, il y en a pas mal qui flottent en microparticules quelque part dans les mers bleues du sud. Alors, mieux vaut se raconter de belles histoires sur le tri, le recyclage, les pulls en laine polaire que l’on sait fabriquer grâce au plastique des bouteilles d’eau, et donc peut-être avec les barquettes du traiteur aussi, si ça se trouve. Pour soulager sa mauvaise conscience d’occidental privilégié, on est prêt à tout. Même à remplir des petits sacs en kraft de riz ou de corn-flakes en vrac. C’est pas grave d’en foutre par terre et que tout se renverse au fond du panier, ce qui compte c’est de se sentir un peu moins coupable. Et de pouvoir continuer comme d’habitude son métro-boulot-dodo de la consommation heureuse. Heureusement, il y a des gens qui se penchent sur nos ordures sans se pincer le nez et qui y réfléchissent. Des urbanistes, des sociologues, des activistes qui nous aident à faire le tri sélectif dans nos idées reçues et nos comportements. Pour enfin regarder en face nos déchets,  et vivre avec plutôt que d’essayer tout le temps de les enfouir au fond de la poubelle. 
    Avec :- Jérémie Cavé, urbaniste, chercheur en écologie territoriale, enseignant à sciences po Toulouse, membre de l'atelier d'écologie politique de Toulouse (Atécopol)La ruée vers l’ordure, Conflits dans les mines urbaines de déchets, PUR 2015- Baptiste Monsaigeon, sociologue et maître de conférences à l'université de Reims Champagne ArdenneHomo detritus, Critique de la société du déchet, Seuil 2017- Flore Berlingen, militante de l'écologie et des communs, ex- directrice de l'association Zero Waste FranceRecyclage, le grand enfumage - Comment l'économie circulaire est devenue l'alibi du jetable, Editions Rue de l'Echiquier,  2020- Ariane, adepte du zero déchet- Marcel Bouché , directeur de recherche à l’INRA, et géodrilologue (spécialiste des vers de terre )Des vers de terre et des hommes, Découvrir nos écosystèmes fonctionnant à l'énergie solaire, Actes sud, 2014- Les membres de l’association de quartier "Compost coty "
    Ressources :- L'invention des déchets urbains, France, 1790-1970, Sabine Barles, 2005- Catalogue de l'exposition Vies d'ordures, De l'économie des déchets. Mucem, Marseille, 2017- ADEME: Agence de la transition écologique
    Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.


    Enregistrements : mars 21 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio

    - Musiques originales : Arnaud Forest

    • 46 min
    Comment renoncer à être un parent parfait (2/2)

    Comment renoncer à être un parent parfait (2/2)

    L'éducation positive passée au crible

    Avant, quand ça chauffait à la maison, les parents nous envoyaient parfois réfléchir dans notre chambre. On claquait la porte bien fort et eux, dans leur sagesse ancestrale, levaient les yeux au ciel en disant  : « De toute façon, quoi qu’on fasse, ça sera raté… » Aujourd’hui on vise plus haut. On veut faire mieux qu’être juste le parent “suffisamment bon” loué par le pédiatre américain Donald Winnicot dans les années 60. Quand on fait des enfants, c’est qu’on l’a désiré : comme un projet personnel, une promesse de bonheur et de réussite. C’est normal, c’est l’idéal qui flotte dans l’air du temps. Celui que véhiculent notamment les manuels d’éducation positive au rayon « développement personnel » de la FNAC :  une relation fondée sur le respect des besoins et des émotions de l’enfant , la bienveillance, la démocratie familiale. Alors on fait tout pour être les parents qu’on aurait rêvé d’avoir : zen, souriant, à l’écoute, 100% formidables. On achète plein de livres, on consulte “mamanbienveillante.com” , on essaye plein d’astuces et de méthodes. Et évidemment… ça ne marche pas, ou pas toujours, loin de là. Pourquoi ?Dans cet épisode, le second consacré aux mirages de la parentalité, on passe l’éducation positive à la loupe : pourquoi on aspire tous plus ou moins à cet idéal alors qu’il est si difficile à mettre en pratique, en vrai, dans la vie de tous les jours? Est-ce que c'est juste une mode, une arnaque marketing ? Qui sont les experts qui nous abreuvent de discours scientifiques sur le cerveau des bébés et la manière dont on doit leur parler ? Est-ce qu’il faut faire des stages, lire des livres, se « mettre en respiration ventrale » pour devenir ce parent parfait qui ne crie jamais ? Est-ce un horizon ou un mirage destiné à nous culpabiliser sans fin, et à pourrir tous les moments imparfaits qu’on passe avec nos enfants ?
    Avec :- Isabelle Roskam, psychologue clinicienne- Béatrice Kammerer, journaliste spécialiste d’éducation- Claude Martin, sociologue- Clara H. et Emilie S.Merci à Mathilde Bernos et Karine Le Loët
    Références :- Béatrice Kammerer, L’éducation vraiment positive, Editions Larousse- Isabelle Roskam, Moïra Mikolajczak, "Le burn-out parental", De Boeck Supérieur- Claude Martin, « Être un bon parent » : une injonction contemporaine, Presses de l’EHESP- Frank Furedi, Parents paranos: laissez tomber votre culpabilité, vous êtes très bien !, Aliasetc- Sharon Hays, The Cultural Contradictions of Motherhood, Yale University Press- Claude Martin, Collectiviser la question parentale : les apports des parenting cultures studies, Revue Lien social et politiques, Erudit- Ellie Lee et Jan Macvarish, Le « parent hélicoptère » et le paradoxe de la parentalité intensive au XXIe siècle, Revue Lien social et politiques, Erudit
    Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.


    Enregistrements : janvier 21 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio

    • 41 min
    Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie (1/2)

    Comment la parentalité intensive nous bouffe la vie (1/2)

    Etre un bon parent, une injonction impossible

    Vous connaissez les soirées 4D après le travail : devoirs, douche, dîner, dodo ? Rien de tel pour se faire un petit burn-out, et se demander ce qui nous a pris de faire des enfants. Pourquoi personne ne nous prévient du niveau d’épuisement que l'on va atteindre en se reproduisant ? Personnellement, je n'ai rien vu venir. Peut-être que je ne voulais pas entendre… Tellement rivée à mon envie de jouer au papa et à la maman, de rentrer dans le grand cycle de la vie. On est censés s'épanouir dans son rôle de mère ou de père, le jouer à fond, mais on ne questionne pas vraiment la pression que cela nous met. Ce qui se cache derrière l’idéal de l'enfant choisi, désiré, et de son parent hyper-investi, sur-informé, bienveillant, toujours à l’écoute… Ce que cela réclame de chacun de nous et que la société toute entière nous demande.Pour ce premier épisode consacré à la parentalité, je suis allée voir une psychologue clinicienne spécialiste du burn-out, des mères et des pères plus ou moins surmenés. J’ai discuté avec mes filles, enregistré nos disputes, glané deux ou trois concepts éclairants chez des sociologues. Je n'ai pas trouvé la formule pour shampouiner de la lotion anti-poux dans la joie mais j'ai mieux compris les modes de parentalités auxquels je m’accroche :  d'où ils viennent, quels groupes sociaux les diffusent. Pourquoi ils ne nous font pas tant de bien que ça. Une manière de débusquer l’hypocrisie du modèle que l’on s’impose collectivement, et de déblayer quelques pistes pour re-politiser nos vies de parents.
    Avec :- Isabelle Roskam, psychologue clinicienne- Claude Martin, sociologue- Charlotte Debest, sociologue- Samuel Bonvoisin, L’oasis de Serendip- Emilie S.
    Références :- Isabelle Roskam, Moïra Mikolajczak, "Le burn-out parental", De Boeck Supérieur- Claude Martin, « Être un bon parent » : une injonction contemporaine, Presses de l’EHESP- Charlotte Debest, Le choix d'une vie sans enfant, Presses universitaires de Rennes- Frank Furedi, Parents paranos: laissez tomber votre culpabilité, vous êtes très bien !, Aliasetc- Sharon Hays, The Cultural Contradictions of Motherhood, Yale University Press- Claude Martin et, Xavier Leloup, Le déterminisme parental en question : la « parentalisation » du social, Revue Erudit
    Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.


    Enregistrements : décembre 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio

    • 43 min
    Peut-on cuisiner des animaux morts ?

    Peut-on cuisiner des animaux morts ?

    Vivons heureux (4) : Cadavres exquis dans nos assiettes

    Mettre quelques merguez à griller sur le barbecue pour ses amis, ou des brochettes marinées, c’est un peu le sens de la vie, un truc simple qui rend tout le monde heureux. Sauf que dans la merguez, il y a de l’agneau. Et dans les brochettes, du bœuf, ou du poulet. On n’y pense pas vraiment. Ça gâcherait notre plaisir de se dire qu’on va planter notre fourchette dans des morceaux de cadavre. Tout est bien organisé pour oublier les animaux, comment ils ont vécu et comment ils sont morts. Pourtant de plus en plus de militants, vegan ou antispécistes nous le remettent sous les yeux. Peut-on encore continuer à manger tranquillement nos saucisses sans les entendre ? Juste parce qu’on aime le goût du grillé ? Pourquoi la chair animale reste au centre de tous nos plats, de nos menus à la cantine, au restaurant ? D’où ça nous vient ? Et comment  s’organise t'on individuellement et collectivement pour soulager nos mauvaises consciences carnivores ? Les arguments pour arrêter la viande tiennent-ils debout ?  Pour essayer de dépiauter ce qui se passe dans notre assiette et dans nos têtes avec la viande, Delphine Saltel questionne ses habitudes, rencontre une philosophe et une nutritionniste, des experts en climatologie, en agronomie et en steak de soja.
    Avec- Florence Burgat, Philosophe de la condition animale ("L’humanité carnivore", Seuil)- Erik Birlouez, Ingénieur agronome (AgroParisTech) et sociologue (agriculture et alimentation)- Pierre Alexandre Maiziere de l’Association des végétariens de France- Marie Antoinette Sejean, Nutritionniste- Nicolas Treich, Economiste à l’INRA- Patrice Dumas, Ingénieur au CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)- Florent Quellier, Historien de l'alimentation- Marie Pavlenko
    Références : - Florence Burgat, L’humanité carnivore, Edition du Seuil, 2017- Jonathan Safran Foer, Faut il manger les animaux ?  et L’avenir de la planète commence dans notre assiette, Editions de l’Olivier- Fabrice Nicolino, Bidoche, Edition Les liens qui libèrent- Geoffroy le guilcher, Steak Machine, Editions Goutte d’Or- Marcela Iacub Fayard, Confessions d’une mangeuse de viande, Edition Fayard- Peter singer, Animal liberation, 1975
    Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.


    Enregistrements : octobre, novembre 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio

    • 49 min
    Comment dresser son smartphone

    Comment dresser son smartphone

    Vivons heureux (3) : Ce que le smartphone fait à nos vies, à la planète, à nos cerveaux

    Une armée de zombies qui vit tête baissée, les yeux scotchés à la lumière bleue : voilà ce que le smartphone a fait de nous. Levez le nez, regardez un peu autour de vous, dans le métro, dans la rue, à la maison, partout : c’est nous. Une bande de crétins numériques, frénétiques du clic, intolérants à l’ennui et au silence. Une armée qui swipe, scrolle, poste et like.On est 5,28 milliards à avoir un smartphone. On passe notre vie à caresser sa vitre : 85 fois par jour en moyenne, 4 à 6 heures par jour en tout. Il est de bon ton de dire qu’il nous pourrit la vie, mais qui arrive à s’en passer ?Alors, si on se regardait en face, si on se tirait le selfie ? Pour essayer de comprendre, aller voir d’un peu plus près ce qui se cache derrière l’écran tactile de ce petit objet noir inoffensif en apparence. Se demander ce que le smartphone fait à nos vies, à la planète, à nos enfants, à nos cerveaux ? Sans technophobie primaire, parce qu’on n’a pas prévu de relancer la mode du pigeon voyageur non plus.  Mais ce serait quand même pas mal d’essayer de garder le contrôle, de briser les chaînes de notre servitude volontaire. Un petit sursaut de dignité, d’intégrité pour apprendre à domestiquer cette merveilleuse saloperie. Deuxième cerveau ? Baguette magique ? Doudou ? Remède ou poison, c’est encore nous qui décidons.
    Avec :- Frédéric Bordage, Spécialiste français du numérique responsable- Francoise Berthoud, Ingénieure de recherche en informatique- Philippe Bihouix, Ingénieur spécialiste de l’épuisement des ressources minérales- Nicolas Nova, Professeur associé à la Haute École d'art et de design à Genève- Sebastien Bohler, Rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho, auteur de "Le bug humain"- Anne-Sophie Jacques, Journaliste, co-auteure de "Déclic"- Maxime Guedj, Ingénieur, co-auteur de "Déclic"
    Références :- Frédéric Bordage "Sobriété numérique, les clés pour agir", préface d'Isabelle Autissier, présidente du WWF France, Buchet Chastel, 2019- Philippe Bihouix, "L'Âge des low-tech : Vers une civilisation techniquement soutenable" Seuil, coll. « Anthropocène », 2014- Nicolas Nova, "Smartphones : Une enquête anthropologique", Genève, Mētis presses, 2020- Maxime Guedj, Anne-Sophie Jacques, "Déclic", Les arènes, 2020
    Nouveau podcast : Vivons heureux avant la fin du mondeComment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 20 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel (Que sont-ils devenus ?, Y'a deux écoles) explore chaque mois nos incohérences et les solutions possibles. Mêlant questionnement personnel, tribulations domestiques, reportages et entretiens avec des chercheurs et des activistes, ce nouveau podcast veut alerter, éveiller et rassurer sur un autre monde possible.


    Enregistrements : août, septembre 20 - Texte, voix, réalisation : Delphine Saltel - Musiques originales et mix : Arnaud Forest - Illustration : Mathilde Rives - Production : ARTE Radio

    • 44 min

Avis du public

4,8 sur 5
773 notes

773 notes

Isa2011-bb ,

brillant

Refuser l’injonction de perfection permanente, en particulier celle subies par les mères. Mêler la réflexion et le quotidien dans sa réalité, terriblement triviale. Essayer de trouver des solutions. Et puis dire les choses, vraiment, et arrêter la vie surfiltrée.
Utile, vraiment.

Elo104 ,

Éclairant

Merci pour ce podcast éclairant. C’est à la simple, scientique, non moralisateur.
Ça fait grandement réfléchir.

PresidentCR ,

Nous sommes devenus fans en quelques épisodes

Bravo pour ce podcast si bien réalisé avec des sujets pertinents, intéressants et drôles. Ces sujets nous parlent tout particulièrement en tant que couple (on aime beaucoup l’image de la voiture d’occasion qu’il faut réparer toute une vie) et jeunes parents. On en redemande!

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