9 episodes

Bêtes de Science, un podcast family-friendly créé par Futura. À chaque épisode, partez à la découverte d'un nouvel animal et de ses comportements les plus étonnants. Rencontrez des oiseaux architectes, des poissons dessinateurs, des insectes cartographes et bien d'autres créatures dans Bêtes de Science !
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Bêtes de science Futura

    • Science

Bêtes de Science, un podcast family-friendly créé par Futura. À chaque épisode, partez à la découverte d'un nouvel animal et de ses comportements les plus étonnants. Rencontrez des oiseaux architectes, des poissons dessinateurs, des insectes cartographes et bien d'autres créatures dans Bêtes de Science !
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    Le blob, cette drôle de gelée qui sait penser

    Le blob, cette drôle de gelée qui sait penser

    Voilà une bien curieuse créature que le blob. Ni animal, ni plante, ni champignon, on le compare souvent à de la moisissure ou à du vomi de chien. Mais s'en tenir aux apparences serait le sous-estimer, car même sans cerveau, le blob sait faire preuve d'une intelligence qui inspire même nos ingénieurs.
    Qui est donc cet étrange organisme tout droit sorti d'un film de science-fiction ? Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.

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    Pour aller plus loin :
    La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : la drôle d'intelligence du blobLe blob mémorise sans cerveau en absorbant des substances
    Transcription du podcast :
    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à une bestiole pas comme les autres.
    Le « blob ». Vous voyez ce que c’est ? Si vous êtes adeptes de films de science-fiction à l’ancienne et un peu kitchs (ou des années 50) il vous viendra sans doute une image à l’esprit : celle d’une créature extraterrestre jaune gluante qui grossit en engloutissant les habitants d’une petite ville de Pennsylvanie, ou de Californie, au choix. Un Flanby géant ravageant tout sur son passage, avouez, vous avez frémi ! Non ?
    Mais, dans la vraie vie, le blob existe vraiment. Bon, en moins terrifiant je dois dire, mais,  de son véritable nom Physarum polycephalum, c’est un organisme unicellulaire bien terrestre. Il fait partie de la catégorie des… des… ben on ne sait pas trop en fait. Ni plante, ni champignon, ni même animal, on dit qu’il est un amibozoaire, et plus spécifiquement, un myxomycète. Voilà pour les mots compliqués.
    On sait que ce drôle d’organisme existe depuis des centaines de millions d’années. Et les scientifiques en ont, à ce jour, décompté plus de 1.000 espèces. Mais même là les choses se corsent, puisque certaines peuvent présenter autant de différences que celles que l’on trouve entre un rongeur et une baleine dans le monde des mammifères. C’est donc une grande famille que l’on commence tout juste à explorer. Jaune, rouge ou noir, le blob adore les endroits sombres et humides. Son apparence gluante et visqueuse lui vaut quelques comparaisons gracieuses, comme du vomi de chien,  des croûtes de mucus, ou…  De la moisissure. Bref, rien de très ragoûtant. Et pourtant, le blob étonne les chercheurs autant qu’il les fascine.
    Tenez, par exemple, il est composé d’une unique cellule géante, capable d’atteindre la dizaine de mètres carrés. Oui c’est la taille d’un petit appartement à Paris. Tout ça avec une seule cellule, vous imaginez ? ! Celle-ci réussit à s’étendre grâce à un réseau de capillaires qui s’adapte en permanence et permet de distribuer les nutriments efficacement dans tout son organisme. Sous ses apparences de Flanby, le blob vit, grandit, respire, et étonne.
    Ah et j’oubliais, le blob est presque immortel aussi ! Si vous le découpez en morceaux, celui-ci est capable de rapidement cicatriser... et de former de nouveaux petits blobs… Mais pas de quoi encore craindre une invasion planétaire, promis.
    Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est l’intelligence du blob. Oui oui, je pèse mes mots en utilisant le mot intelligence, bien que cet être ne soit pas doté de cerveau et qu’il ne dispose que d’une seule maxi cellule. Les scientifiques ont d’ailleurs réalisé une série d’expériences pour tester ses capacités à prendre des “décisions”, avec plusieurs blobs de différentes régions du monde. Et il s’est avéré qu’en fonction de leur région d’origine, les blobs ne sont pas tous égaux. Le blob australien, par exemple, a tendance à « réfléchir 

    Le chien, fin détecteur... de menteurs

    Le chien, fin détecteur... de menteurs

    Le chien est notre meilleur ami, mais sa loyauté n'est pas toujours acquise. Si votre compagnon à quatre pattes est doué pour deviner votre humeur, il l'est également pour repérer les menteurs. Et lorsque sa confiance est perdue, elle n'est pas toujours facile à regagner.
    Comment les chercheurs l'ont-ils découvert ? Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.

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    Pour aller plus loin :
    La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : les chiens comprennent quand on leur mentBêtes de Science : le chien à notre écoute
    Transcription du podcast :
    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux incroyables talents de détection du chien.
    ​Ah, le chien ! Petit ou grand, tout fou ou solennel, patachon ou sportif, s’il y a bien une chose qu’il est toujours, c’est loyal. On le considère comme le meilleur ami de l’humain, et pour cause, les chiens marchent à nos côtés depuis plus de 15.000 ans. Leur fidélité n’a d’égale que leur intelligence. Car même si nos compagnons à quatre pattes peuvent parfois se montrer un peu bêta et nous faire sourire pendant des heures sur les réseaux sociaux, les cabots en ont dans la caboche et savent être vraiment brillants, quand ils le veulent bien.
    Les scientifiques ont remarqué cette intelligence depuis longtemps. En général, ils estiment qu’un chien est aussi malin qu’un enfant humain de 2 ou 3 ans. Mais franchement, ça ne veut pas dire grand-chose. Difficile de comparer l’intelligence de deux animaux certes très proches, mais aussi très différents. Fascinés par les capacités du meilleur ami de l’humain, les chercheurs aiment distinguer chez eux trois grands types d’intelligence. D’abord, une intelligence qu’on appelle instinctive. Elle est déterminée par la race du chien : tandis que certains sont doués pour guider les moutons, d’autres sont des chasseurs nés. Puis il y a l’intelligence adaptative qui mesure comment un chien apprend de son environnement pour résoudre des problèmes. Enfin, on parle aussi d’intelligence d’obéissance et de travail. Celle-ci évalue la capacité du chien à apprendre des humains. Mais il y a aussi l’intelligence linguistique qui lui permet d’apprendre du vocabulaire, comme Chaser la border collie, qui connaît plus de 1.000 mots. Ou encore l’intelligence émotionnelle et sociale.
    C’est d’ailleurs de cette dernière qu’il va être question aujourd’hui. Notez avant tout que, du peu que l’on en sait, le chien n’est pas naturellement capable de comprendre ses propres émotions. Ou de les maîtriser. En revanche, il semble très réceptif aux émotions des autres. il est vraie éponge à sentiments quand il s’agit de celles de son compagnon humain. Si un chien vit avec vous, vous le savez déjà. En un clin d’œil un votre meilleur ami viendra vous réconforter si vous êtes triste, sautera autour de vous si vous êtes heureux, et se fera tout petit s’il sent le moindre reproche dans vos yeux parce qu’il a piqué quelques croquettes en douce. C’est ce qui fait ce lien si fort entre nos deux espèces, nous les considérons bien souvent comme des membres de notre famille !
    Mais avez-vous déjà remarqué que votre chien est capable de se méfier de vous quand vous mentez ? Eh oui, malgré les apparences, nos compagnons canins ne nous accordent pas une confiance aveugle. Les chercheurs l’ont démontré avec une expérience qui a du chien et que vous pouvez reproduire chez vous. Prenez deux boîtes opaques et cachez une friandise dans l’une d’elles. 1ère étape : Pointez du doigt la boîte contenant la récompense pour indiquer à votre chie

    Comment cette araignée arrive-t-elle à soulever des lézards ?

    Comment cette araignée arrive-t-elle à soulever des lézards ?

    Aujourd'hui : pas de destination particulière, car nous allons à la rencontre d'une créature que l'on rencontre tout autour du globe. Vous n'avez peut-être jamais entendu parler des Théridiidés, mais vous avez sûrement déjà eu vent de leur plus célèbre représentante : la veuve noire. Oui, les Théridiidés sont des araignées, et pas des moins habiles. Ces dernières pratiquent avec talent l'art de la chasse et de la dentelle, au point de se hisser au rang de véritables ingénieures spécialisées dans la soie.
    Quelle invention leur vaut donc que nous leur consacrions ce nouvel épisode de Bêtes de Science ? Pour le savoir, il vous faudra l'écouter.
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    Pour aller plus loin :
    La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : ces araignées qui fabriquent des pouliesBêtes de science : ces araignées construisent-elles des pièges à grenouilles ?
    Transcription du podcast :
    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à l’astucieuse technique de chasse des araignées Théridiidés.
    Huit pattes, une multitude d’yeux et un corps poilu...Avouez, rien qu’à les imaginer vous avez frissonné ! C’est vrai qu’en apparence, les araignées n’ont pas grand-chose pour plaire. Même si certains les trouvent plutôt mignonnes, la plupart des gens partagent pour elles un dégoût pouvant aller jusqu’à la peur. On a beau savoir que ce n’est pas la petite bête qui va manger la grande, l’arachnophobie reste dans le top 3 des phobies les plus répandues. Car au-delà de leur physique disgracieux, certaines araignées sont aussi réputées dangereuses, et l’idée d’être mordu par ces petites bêtes inquiète les êtres humains depuis la nuit des temps. Avec l’araignée, tous les fantasmes les plus cauchemardesques semblent être permis : entrer dans notre bouche quand on dort, nous mordre, agressive, venimeuse, capable de pondre sous notre peau… La liste est longue.
    Et pourtant, peu d’araignées sont en réalité capables de nous mordre. Leurs crochets ne sont généralement pas disposés à percer notre peau, et d’ailleurs, ces créatures à huit pattes ont plutôt tendance à vouloir nous éviter qu’à nous sauter dessus. Quant à leur venin, il s’avère finalement assez rarement dangereux. Sur près de 50.000 espèces d’araignées connues dans le monde, une centaine seulement est susceptible de provoquer une réaction chez les humains. Et parmi celles-ci, seule une quinzaine seraient réellement dangereuses. Pas de quoi donc jeter votre chaussure au travers du salon lorsque vous en croisez une dans un recoin de vos murs. Pour autant, les araignées n’en restent pas moins de grandes prédatrices. Et si elles vous font frémir, sachez qu’elles incarnent de sacrées alliées pour vos intérieurs, capables de vous débarrasser des moustiques plus efficacement qu’un insecticide... Pour piéger leurs proies, elles conçoivent des outils de chasse redoutablement efficaces, des prodiges de technologie et d’architecture que l’on appelle tout simplement des toiles d’araignée. Et dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui, vous allez voir que celles-ci ne se contentent pas de jouer le rôle de simple filet collant. 
    Les Théridiidés forment une grande famille d’araignées comprenant plus de 3.000 espèces différentes. Sa plus célèbre représentante est la sulfureuse veuve noire, une gracieuse arachnide au corps sombre marqué d’une bande rouge vif, dont la morsure peut parfois être douloureuse, mais reste très rarement mortelle. Si vous vous sentez déjà blêmir en entendant parler de morsure envenimée, rassurez-vous : c’est après des victimes bien plus petites que ces araignées en

    Le rat-taupe nu, cet étonnant polyglotte

    Le rat-taupe nu, cet étonnant polyglotte

    Aujourd'hui : nous partons en Afrique pour un voyage sous la surface, à la rencontre du mal-aimé rat-taupe nu. Ce petit rongeur à la peau glabre compense son manque de charme par toute une série de super pouvoirs qui en font un favori des chercheurs. Mais si nous nous intéressons aujourd'hui à lui, c'est parce que les rats-taupes nus ne parlent pas tous le même dialecte, même lorsqu'ils vivent à proximité les uns des autres.
    « Mais pourquoi donc s'embêter à parler des langues différentes ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.
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    Pour aller plus loin :
    La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : les rats-taupes nus parlent plusieurs dialectesLe rat-taupe nu, le plus laid des rongeursLe rat-taupe nu, une longévité exceptionnelle et jamais de cancer
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    Transcription du podcast :
    Hey, ce podcast vous plaît ? Alors partagez vos idées ! Laissez-nous un commentaire sur vos plateformes d’écoute préférées avec le hashtag #FuturaPod, et dites-nous de quels animaux vous aimeriez nous écouter parler lors des prochains épisodes. On compte sur vous !
    Bienvenue dans Bêtes de Science, le podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser aux étonnants pouvoirs du rat-taupe nu.
    Il n’y a pas à dire, le rat-taupe nu est décidément un drôle d’animal :  une peau rose sans poils, de tout petits yeux et de grandes incisives. Bref, un physique que l’on pourrait facilement se laisser aller à qualifier de disgracieux, pour ne pas dire vraiment moche. D’ailleurs, on l’appelle aussi hétérocéphale, une façon polie de dire qu’il a une tête pas très régulière. Cette espèce de souris fripée vit sous la terre des régions arides d’Éthiopie et du Sud saharien, et même si son apparence en rebute certains, elle ne manque pas de fasciner les chercheurs. Car chez le rat-taupe nu, croyez-moi, l’habit ne fait pas le moine. Sous ses airs de hamster imberbe, il est une sorte de super héros de la nature. Sa peau cicatrise incroyablement vite, il est quasiment insensible aux brûlures, semble résistant au cancer, vit étonnamment longtemps et, plus impressionnant encore, il ne présente presque pas de signe de vieillissement tout au cours de sa vie. Avouez, ça ferait un super pitch pour un film hollywoodien : Captain Rat-taupe nu !
    Mais bien que toutes ces super-capacités puissent alimenter notre curiosité pendant des heures, s’il est question de lui aujourd’hui, c’est parce que le rat-taupe nu est aussi un grand communicant. Il pépie. Il gazouille. Il grince. Son monde souterrain est loin d’être un monde silencieux. Mais il y a mieux encore. En enregistrant plus de 36.000 pépiements chez 166 individus hébergés en laboratoire pendant deux ans, puis en analysant leurs propriétés acoustiques grâce à un algorithme, les chercheurs ont découvert que ces petits rongeurs ont un langage très complexe. Chaque colonie a son dialecte ! Un peu comme si certains parlaient breton et d’autres en occitan, mais avec des couinements.
    Comparaison des cris de deux colonies de rats-taupes nus, révélant notamment une différence de hauteur.
    Vous entendez ? Cette particularité joue un rôle important dans la vie sociale du rat-taupe nu. Elle lui permet de créer des liens solides avec ses congénères et soude la colonie comme une grande famille.  On dit que le rat-taupe nu est une créature eusociale, c’est-à-dire qu’il vit en communauté très bien organisée, un peu comme chez les fourmis ou les abeilles. Et comme chez ces insectes aussi, sa société est matriarcale. C’est une reine qui dirige, ma

    Les faucons de feu : ces rapaces qui maîtrisent la flamme

    Les faucons de feu : ces rapaces qui maîtrisent la flamme

    Aujourd'hui : direction l'Australie, à la rencontre du faucon de feu. Si son nom vous semble tout droit sortie d'une légende, c'est parce que son habileté à propager les incendies partout où il va est mythique, et ce depuis des millénaires. Et pourtant, les faucons de feu – rassemblant en réalité plusieurs espèces de rapaces – existent bel et bien !
    « Mais pourquoi donc mettre le feu à son propre habitat ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra écouter ce nouvel épisode de Bêtes de Science.
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    Pour aller plus loin :
    La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : ces oiseaux ont dompté le feuLe faucon pèlerin, l'oiseau le plus rapide du mondeAustralie : pourquoi les incendies sont-ils si monstrueux ?
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    Transcription du podcast :
    Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un oiseau qui, comme nous, a appris à dompter le feu.
    Les rapaces nous fascinent tant pour leur vue perçante que pour leur vivacité, leur agilité, ou encore leurs records de vitesse aériens… Mais nous les craignons, aussi, parfois, et nous allons découvrir pourquoi.
    Dans l’imaginaire collectif, les rapaces diurnes sont le symbole de la lumière, de la clairvoyance, et dans certaines cultures, de l’immortalité. Ces rois des airs attisent notre imaginaire à tout va. Pensez donc au légendaire phénix, capable de vivre plusieurs siècles avant de s’embraser, puis de renaître de ses propres cendres fumantes afin de commencer un nouveau cycle.
    En Australie, les peuples autochtones du nord racontent même depuis plus de 40.000 ans que des « faucons de feu »  auraient appris à dompter la flamme. Une compétence que nous aurions pu croire réservée à nous autres, les êtres humains. Mais si le phénix reste pour sa part dans le domaine du fictif, le faucon de feu, lui, existe bel et bien !
    Le terme « faucons de feu » regroupe en fait plusieurs espèces. On y trouve les milans noirs, les milans siffleurs et les faucons bérigora, aussi parfois appelés faucons bruns. D’après les histoires qui se transmettent de bouche à oreille depuis des générations, ces oiseaux auraient pour habitude de se saisir de branches fumantes qu’ils trouveraient dans la nature pour propager des incendies. Il a fière allure le Phénix, à côté d’un vrai rapace virevoltant dans le ciel, une braise incandescente dans le bec ! Mais si vous pensez que leur intention est de détruire le bush australien, alors prêtez attention, car la véritable raison est bien plus maline que ça.
    Si les « faucons de feu » sont connus pour semer les incendies là où ils volent, c’est parce que cette technique s’avère très efficace pour enfumer leurs proies. Les milans et les faucons à l’œil perçant ont en effet bien remarqué que les lézards, les petits mammifères ou même les oiseaux et les insectes ont tendance à fuir hors de leurs cachettes les plus enfouies pour échapper aux flammes. Quoi de mieux donc, pour les obliger à se révéler qu’un petit barbecue improvisé ?
    Alors bien sûr, la technique ne fonctionne pas toujours. Après tout, allumer un feu n’est pas toujours une paire de manches – ou d’ailes me direz vous. Mais ça n’a pas empêché les scientifiques, tout comme les Aborigènes durant des milliers d’années avant eux, d’observer ces astucieux rapaces tentant d’allumer des feux, en solitaire, ou en groupe.
     Ces vrais petits pyromanes volants ne choisissent d’ailleurs pas leur point d’attaque au hasard, car les chercheurs ont noté qu’ils savent généralement très bien où se trouvent les zones où

    Pourquoi le poisson-globe dessine-t-il des mandalas ?

    Pourquoi le poisson-globe dessine-t-il des mandalas ?

    Aujourd'hui, nous partons sous l'océan, à la rencontre du Torquigener albomaculosus. Ce nom ne vous dit rien ? Vous le connaissez peut-être mieux sous le nom de poisson-globe, ce drôle d'animal qui gonfle et se hérisse de petits piquants lorsqu'il est attaqué. Mais saviez-vous que l'une de ses grandes passions dans la vie, c'est la sculpture ? Le poisson-globe est en effet l'auteur de magnifiques œuvres sous-marines d'un symétrie étonnante, évoquant des mandalas formés de sable et de coquillage.
    « Mais pourquoi donc une carrière artistique ? », nous demanderez-vous. Pour le savoir, il vous faudra plonger dans ce nouvel épisode de Bêtes de Science.
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    Pour aller plus loin :
    La chronique Bêtes de Science sur FuturaBêtes de science : qui sont ces poissons qui dessinent des crop circles ?En images : les crop-circles du poisson-globe
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    Transcription du podcast :
    Bienvenue dans Bêtes de Science, le nouveau podcast Futura qui fait la part belle aux animaux. Je suis Marie et pour ce nouvel épisode, on va s’intéresser à un poisson pas comme les autres.
    Le Torquigener albomaculosus, c'est une sorte de tétrodon. Un drôle de nom, celui d’un poisson plutôt surprenant vivant au large du Japon. C’est un poisson-globe, vous savez ceux qui se gonflent comme des ballons pour échapper à leurs prédateurs. Il est du même groupe que le célèbre fugu que les Japonais aiment mettre dans leurs assiettes alors qu’il est susceptible de libérer un poison neurotoxique mortel : la tétrodotoxine.
    Mais revenons-en à notre tétrodon. Un tétrodon poisson oui mais un tétrodon… artiste ! Car ce qui nous intéresse aujourd’hui ce sont les dessins qu’il trace au fond de l’eau. De véritables mandalas sous-marins réalisés en nageant sur le côté, et surtout en frétillant beaucoup. Pour accomplir ces chefs-d'œuvre, ce charmant petit poisson utilise des sables de couleurs et de textures différentes, sans oublier d’ajouter, de ci de là, quelques petits coquillages qu’il aura préalablement croqués pour les réduire en miettes. Parce que le détail ça compte !
    Pour vous en faire une bonne idée, pensez donc aux crop circles, ces cercles de culture géants dessinés dans les champs de céréales. Même si certains les attribuent à des extraterrestres, il se trouve que ces formes géométriques sont en réalité souvent réalisées à des fins artistiques, et parfois même dans un but... publicitaire. Et la pub, c’est un peu aussi l’objectif de notre poisson-globe, le Torquigener albomaculosus. Mais rassurez-vous, l’histoire est plus romantique que ça !
    Au lieu d’attirer des clients grâce à ses dessins, ce qu’espère le poisson-globe, c’est de séduire sa belle. Et pour ça il ne lésine pas sur les moyens: ses bas-reliefs sous-marins peuvent faire plus de deux mètres de diamètre. Vous imaginez, pour un petit poisson de moins de douze centimètres de long, ce n’est pas rien quand même ! C’est un peu l'œuvre de sa vie et d’ailleurs, il peut y consacrer jusqu’à neuf jours entiers. Mais quand on aime on ne compte pas : on se concentre sur son œuvre pour être certain de faire sensation !
    Là, c'est le moment où vous vous demandez probablement comment les chercheurs savent tout ça. Simplement parce qu’ils ont pu voir des tétrodons à l’œuvre à l’occasion d’une mission d’observation. Vous imaginez être sous l’eau et contempler un spectacle comme ça ? Les plongeurs racontent qu’une fois la tâche accomplie, madame vient se promener au-dessus des crop circles de monsieur. Elle fait plusieurs fois le tour, inspecte les moindres détails, comme une vraie critique d’art ! Si l’œuvre est à son goût, elle accepte alo

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