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Qu'est-ce qu'avoir du goût ? Qui a bon goût, mauvais goût ? Le goût est-il un héritage, le produit d'une éducation, le signe d'une appartenance sociale ? Ou au contraire, le fruit d'une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment devient-il, au final, inséparable de ce que nous sommes ?
Un vendredi sur deux, "Le goût de M" part à la rencontre d'une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine, et lui demande de raconter son histoire personnelle du goût. Comment elle l'a constitué, en continuité ou en rupture avec son milieu d'origine, comment il a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences, du goût de l'époque aussi.


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"Le goût de M" est le podcast de M, le magazine du Monde, produit par Géraldine Sarratia (Genre idéal).
Réalisation : Sulivan Clabaut
Musique : Gotan Project.

Le goût de ‪M‬ Le Monde

    • Society & Culture
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Qu'est-ce qu'avoir du goût ? Qui a bon goût, mauvais goût ? Le goût est-il un héritage, le produit d'une éducation, le signe d'une appartenance sociale ? Ou au contraire, le fruit d'une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment devient-il, au final, inséparable de ce que nous sommes ?
Un vendredi sur deux, "Le goût de M" part à la rencontre d'une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine, et lui demande de raconter son histoire personnelle du goût. Comment elle l'a constitué, en continuité ou en rupture avec son milieu d'origine, comment il a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences, du goût de l'époque aussi.


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    #30 Chloé Delaume

    #30 Chloé Delaume

    Chloé Delaume est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. L'écrivaine, qui a reçu le Prix Médicis à l'automne pour son dernier roman Le Cœur synthétique, a répondu depuis son appartement du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


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    Chloé Delaume évoque son enfance au Liban puis en banlieue parisienne auprès d'une mère prof de français qui lui transmet l'amour de la lecture. A 10 ans, elle est témoin du meurtre de sa mère par son père et part vivre chez son oncle et sa tante. Elle raconte alors une adolescence difficile, en souffrance, et son goût du gothique, morbide dans l'esthétique comme dans ses pulsions. La langue de Boris Vian et d'Antonin Artaud ou encore la rage du Scum Manifesto de Valerie Solanas lui font l'effet d'un choc. Elle vit un temps de la prostitution puis bascule totalement vers la littérature. « L'autofiction a alors été ma planche de salut.»


    Nostalgique des années 1980 et de la vague des « jeunes gens mödernes », dont elle admire l'esthétique pop et synthétique, Chloé Delaume trouve aujourd'hui à se réjouir dans l'émancipation des luttes féministes et de la sororité. « Mais je ne crois pas à l'histoire des femmes puissantes, tempère-t-elle. Je ne pense pas que ce soit un bon outil d'empowerment. » Profondément hétéro « à son grand malheur » de femme tendant à la misandrie, elle confie sa passion pour le shopping plutôt que les balades en plein air pour s'aérer la tête ; son aversion pour l'autotune (« on me fout PNL, j'ai envie d'envahir la Pologne ») et son emballement pour le premier album de Juliette Armanet. « Être une passeuse, conclut-elle, est ma véritable raison d'être. »


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    • 5 min
    #29 Laure Adler

    #29 Laure Adler

    Laure Adler est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La journaliste et écrivaine, animatrice de «L'Heure bleue» sur France Inter, chroniqueuse pour l'émission «C ce soir» sur France 5 et autrice du récent essai La Voyageuse de nuit, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


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    Laure Adler évoque son enfance en Guinée, alors encore une colonie française, entre un père ingénieur agronome, passionné par les plantes, et une mère qui avait abandonné son métier de sténo-dactylo pour suivre son mari et élever ses enfants. Elle a alors une vie simple, sans journaux ni livres centrée autour de l'océan où elle aime aller nager. A 17 ans, après un passage par la Côte d'Ivoire, la famille rentre en France du côté de Clermont-Ferrand, mais Laure Adler très engagée dans le mouvement de Mai 68 part vite poursuivre ses études à Paris. Elle y rencontre Simone de Beauvoir, Michel Foucault, Gilles Deleuze et, étudiante, participe à l'effervescence intellectuelle du moment. «Je suis arrivée à un moment où les jeunes étaient accueillis partout. On était considérés presque comme des égaux. On nous disait tout le temps que nous étions l'avenir.»


    Le goût des livres, du cinéma, de l'art qui s'est formé à cette époque-là en autodidacte continue de l'accompagner. Marguerite Duras, dont elle signera une biographie, et Annie Ernaux font partie des quelques écrivains qu'elle vénère. «Il faut avoir l'esprit d'aventure avec les livres, s'ensauvager un peu soi-même», prône celle qui est entrée à France Culture comme secrétaire avant de devenir des années plus tard la directrice de la station. Une période dont elle ne garde pas un bon souvenir. La journaliste révèle que faire des interviews l'«angoisse» là où son dernier ouvrage, carnet de voyage autour de la vieillesse, l'a libérée d'un poids et l'a aidée à assumer ses 70 ans. «Mon amoureux se moque de moi, il dit que je suis devenue la madone des Ehpad.»




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    • 5 min
    #28 Lætitia Dosch

    #28 Lætitia Dosch

    Lætitia Dosch est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La comédienne, qui sera prochainement à l'affiche de Passion simple de Danielle Arbid adapté d'Annie Ernaux, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


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    Lætitia Dosch évoque son enfance à Paris, dans une famille à la Tenenbaum, du nom du film de Wes Anderson, avec un père parti quand elle avait 1 an, plombier devenu rentier à la suite d'un gros héritage, un peu voyou qui aimait les bagnoles, les femmes et le jazz et une mère qui essayait de s'extraire de son destin de femme au foyer. Rêveuse, celle-ci aimait la variété et des chanteurs comme Charles Dumont. Dans cet intérieur plein d'adultes et de reproductions de la nature, façon fausse jungle, la jeune fille se prend d'admiration pour Claude du Club des cinq et Stéphanie de Monaco. « Je me suis construite en imaginant et non en suivant des exemples », confie celle qui découvrira sa vocation pour la scène quelques années plus tard, lors de cours de théâtre dans un collège catholique privé où elle ne se sentait pas à sa place.




    Passionnée par le jeu des acteurs (de Johnny Depp à Claire Danes) et le cinéma américain (John Waters, Tim Burton, Jim Jarmusch), français (Noémie Lvovsky, Patricia Mazuy) et danois (Lars Von Trier) des années 1990, elle se lance dans une quête de liberté qui la mène à ses deux premiers films marquants : La Bataille de Solferino et Jeune femme, Caméra d'or à Cannes. Amatrice de grunge, elle fuit la beauté classique et continue de voir dans le jeu le lieu où peut s'exprimer « tout ce qu'on n'a pas le droit de dire, de ressentir, de montrer ». « J'adore être sur scène et sentir que les gens sont bousculés. » Après le confinement et sa performance dans Passion Simple, à venir au cinéma, elle se sent désormais davantage attirée par la tendresse. « Récemment, j'ai redécouvert que je pouvais être une jolie femme. » Comme soucieuse de ne pas faire de cet affranchissement des codes qu'elle incarne avec tant de force à l'écran une nouvelle prison.










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    • 4 min
    #27 Camille Cottin

    #27 Camille Cottin

    Camille Cottin est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La comédienne, qui fait la voix de 22 dans le nouveau film de Pixar Soul (Disney +) et sera prochainement à l'affiche de Stillwater de Tom McCarthy aux côtés de Matt Damon, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


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    Camille Cottin évoque son enfance à Paris, entre un père peintre soixante-huitard et une mère affranchie, éternelle amoureuse, qui refera sa vie avec un analyste financier avant de s'installer dans les Pouilles en Italie avec son dernier compagnon, comme un grand terrain de jeu. « Je n'étais pas totalement dans la réalité », résume celle qui se passionne alors pour Grease ou Chantons sous la pluie. C'est au théâtre plus qu'au cinéma qu'elle fera ses débuts de comédienne – « le rapport à la caméra, c'est quelque chose qui a été difficile » – avant de se faire connaître d'un plus large public avec la pastille « Connasse », diffusée sur Canal +. « Je ne me rendais pas compte qu'on allait m'appeler Connasse peut-être jusqu'à la fin de ma vie. »





    Admiratrice de Louis de Funès, l'ancienne enfant turbulente qui confesse avoir un souci avec l'autorité s'épanouit désormais dans les rôles anticonformistes, comme l'agente artistique Andrea Martel de la série Dix pour cent, que sa « virilité rend sexy ». « L'expression de la puissance féminine me plaît », jure l'actrice qui cite King Kong Théorie de Virginie Despentes et Sorcières de Mona Chollet comme deux de ses livres de référence. Un féminisme qu'elle intellectualise aujourd'hui mais qu'elle retrouve déjà en filigrane dans certains goûts affichés plus jeune, comme ce coup de foudre développé au cinéma pour Bagdad Café. Un film, explique-t-elle, qui développait déjà une réflexion intersectionnelle.






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    • 4 min
    #26 Nicolas Maury

    #26 Nicolas Maury

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    Nicolas Maury est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », en attendant la ressortie de son premier film comme réalisateur « Garçon chiffon ». L'acteur et cinéaste a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


    Nicolas Maury évoque son enfance à Saint-Yiriex-la-Perche, en Haute-Vienne entre un père, adolescent attardé, avec qui il regardait des westerns à la télé et une mère aimante et douce qui, enfant, faisait l'école à des chats les installant sur des chaises face à un tableau noir. Un amour des félins qu'elle a transmis à son fils qui partage son appartement avec Guguss.


    Très jeune, il a l'envie d'être acteur, avec le « désir d'être regardé, révélé ». Impressionné par Vanessa Paradis ou Macaulay Culkin, « des enfants un peu plus grands aux destins exceptionnels ». Son travail de comédien, ce passionné de Proust, Colette ou Duras le vit d'abord dans un rapport très fort au texte. « Quand je joue je ne joue pas un personnage, je joue la personne qui l'a écrit. »


    L'acteur a le goût des pirates, des vampires, des légumes farcis. Parle de manque, de désir, de rêves projetés, de sa deuxième nature pleine de trop. De l'idée d'être la poupée de soi-même. Dessiné par d'autres tout en se dévoilant soi-même. Il aime ainsi se réapproprier des vêtements dans lesquels au départ il ne se reconnaît pas. Aller par amour vers des choses qui ne l'attiraient pas. Pour celui qui aime rêver grand et déjouer la fatalité, « la noblesse d'une personne, c'est cette souplesse-là. »


    Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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    • 4 min
    #25 Géraldine Nakache

    #25 Géraldine Nakache

    Géraldine Nakache est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». La réalisatrice et comédienne, apparue récemment dans la série «La Flamme» sur Canal+, a répondu depuis son appartement du Marais, à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.




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    Géraldine Nakache évoque son enfance à Puteaux,avec en toile de fond la radio et la télé. « C'était notre fenêtre ouverte sur le monde. » 
    De ce cocon familial, fidèle à la tradition du shabbat, elle retient également une « certaine façon de voir la vie en biais », l'humour comme « forme de politesse », le goût de la nourriture partagée, les heures passées à chanter et danser dans sa chambre sur Lio ou Mylène Farmer et les rires de son grand frère devant les vidéos enregistrées chez un voisin de l'émission des Nuls alors qu'elle est déjà couchée. « Le décodeur Canal+, c'était le sésame. »




    Admiratrice du cinéma de Jacques Demy, de la BD Maus, des autobiographies de la chanteuse Patti Smith, de l'élégance Marina Foïs et de Pierre Lescure ou du travail du photographe Richard Avedon, Géraldine Nakache assume désormais également sa passion pour Céline Dion et la coriandre. Ainsi que son intérêt pour la mode, elle qui, plus jeune, était fière de pouvoir s'acheter son premier Burberry et s'amuser à refaire discrètement la garde-robe de ses petits amis. 




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    • 3 min

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