24 episodes

Avec ce nouveau podcast, Madame Rap propose chaque mois un long entretien avec une rappeuse. Parce qu’il est encore (trop) rare d’entendre des rappeuses s’exprimer dans les médias traditionnels, tentons de rétablir l’équilibre !

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Avec ce nouveau podcast, Madame Rap propose chaque mois un long entretien avec une rappeuse. Parce qu’il est encore (trop) rare d’entendre des rappeuses s’exprimer dans les médias traditionnels, tentons de rétablir l’équilibre !

    Madame Talk x Le Talu

    Madame Talk x Le Talu

    Rappeur et comédien trans non-binaire âgé de 27 ans, Le Talu s’est lancé dans la musique il y a un an et demi. Né en France, il grandit dans les Alpes, près de l’Italie où il pratique le ski de compétition. Il part ensuite faire son lycée en ville pour suivre un cursus théâtre. À 18 ans, il entre dans une école de théâtre à Liège, en Belgique, et s’installe à Bruxelles à la fin de ses études.

    C’est en évoluant dans un milieu queer militant qu’il commence à écouter véritablement du rap, lors de manifestations pour le droit au logement ou dans des espaces autogérés.

    Pendant la pandémie de Covid, il ouvre avec des amis un squat de 3000 m2 à Bruxelles, où sont organisés des open mics clandestins. Après le confinement, il co-fonde Gender Panic, collectif de 13 artistes femmes et queer qui valorise la création musicale sous toutes ses formes : écriture, composition, enregistrement studio, ateliers de freestyle, management, et organisation d’open mics en non-mixité choisie sans hommes cis-hétéros.

    C’est grâce à ce projet que Le Talu se met à écrire régulièrement, gagne en confiance et se lance plus sérieusement dans la musique. Notamment influencé par la trap actuelle et Lala &ce, il se définit comme un « bébé du rap » et continue de peaufiner son style.

    Il nous raconte son parcours, ses combats, son travail de comédien, et son univers musical en perpétuelle évolution.

    • 1 hr 4 min
    Madame Talk x Liza Monet

    Madame Talk x Liza Monet

    D’origine réunionnaise et congolaise, Liza Monet naît à Clamart, dans les Hauts-de-Seine et baigne dans la musique dès le plus jeune âge. Considéré comme le créateur du Soukous, son père, Aurlus Mabélé, est une véritable star de la chanson au Congo. Alexandra, de son vrai nom, chante du gospel à l’église et écrit ses premiers textes à l’âge de 15 ans. Elle commence à rapper à la même époque avec l’idée d’en faire son métier. 
    Inspirée par Lil’ Kim, Missy Elliott et Nicki Minaj, elle crée le personnage de Liza Monet, rappeuse hypersexualisée et « hardcore » qui fait figure de pionnière sur la scène rap française. Toutefois, son parcours est la parfaite illustration du sexisme et du slut-shaming systémiques auxquels les femmes, et les rappeuses, sont confrontées dans notre société. 
    En 2012, Liza Monet sort les clips "My Best Plan" et "Yaourt aux fruits" qui cumulent rapidement un nombre de vues impressionnant. Mais les réactions sont loin d’être élogieuses. Trop vulgaire, trop crue, trop provocante… Les internautes et les médias lui reprochent notamment d’avoir participé à des castings de film porno quelques années auparavant. L’artiste devient la cible d’insultes et de moqueries, à une époque où le cyber harcèlement et les violences sexistes en ligne ne sont pas un sujet. Pour dépasser ce bad buzz, Liza Monet se fait discrète mais continue de travailler son flow, sa plume et sa musique. 
    Celle qui dit rapper "comme un homme dans un corps de femme" revient cinq ans plus tard, avec un second album, puis un EP et une série de freestyles. L’acceptation de soi, la liberté, le body-positivisme, l’ego trip et la sexualité sont des sujets récurrents dans ses textes.  
    Dix ans après ses débuts, Liza Monet est devenue une icône, très appréciée dans la communauté LGBT+. Néanmoins, la rappeuse nous rappelle que peu de choses ont changé. L’étiquette du porno qui lui a été collée reste indécollable et son rôle de pionnière ne lui est toujours pas reconnu.  
    Elle nous parle de la précarité du statut d’artiste indépendante, du traitement de faveur réservé aux hommes dans le rap, et de son prochain projet qui verra le jour cet hiver. Elle nous raconte aussi comment elle ne cesse de se battre contre un système profondément sexiste qui tente invariablement de silencier les femmes libres. 

    • 45 min
    Madame Talk x RMBO

    Madame Talk x RMBO

    Rappeuse émergente d’origine algérienne, RMBO grandit à Chelles en Seine-et-Marne, où elle vit toujours aujourd’hui. Biberonnée au rap, qu’elle définit comme "l’hymne national des gens de quartier ", elle grandit en écoutant Sniper, la FF, IAM,  Keny Arkana, Diam’s et de la variété française. L’artiste perçoit le rap comme un moyen de s’exprimer mais aussi de rassembler le plus possible, "de la mamie de 77 ans, au petit de 7 ans en passant par le mec de quartier de 30 ans."
    Surnommée RMBO depuis l’enfance, c’est naturellement qu’elle choisit ce nom quand elle se lance dans la musique. Après une première scène à la fête de fin d’année de son lycée, elle sort un titre en anonyme sur les plateformes qui reçoit un très bon accueil partout en France. Boostée par ces retours, RMBO décide de poursuivre sur sa lancée. 

    En décembre 2021, l’artiste sort JRV, premier album de 16 titres qu’elle a mis un an à finaliser. Quelques mois plus tard, elle contacte Madame Rap avec une idée de projet : enregistrer un morceau en collaboration avec des MCs du monde entier pour faire entendre la voix des femmes sur la scène rap internationale. "Univers’Elles" voit alors le jour. Le titre rassemble 6 rappeuses de 6 pays différents : Sorah, d’origine anglo-française et installée en Allemagne, Justina, iranienne, Yacko, indonésienne, Asma Ramirez, chilienne basée à Barcelone, addeN, irano-allemande, et RMBO donc. 

    "Univers’Elles" sort sur Soundcloud le 25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes. RMBO nous explique pourquoi ce sujet lui tient à cœur mais aussi l’importance du travail et de l’authenticité dans sa musique et son parcours. 

    • 50 min
    Madame Talk x Calamine

    Madame Talk x Calamine

    Calamine est une rappeuse québécoise queer et non-binaire, qui fait ce qu’elle appelle du "rap de gouine". Originaire de la ville de Québec, elle vit depuis 2018 au cœur de Montréal, dans le quartier de Hochelaga-Maisonneuve.
    Également multi-instrumentiste, elle joue du piano depuis l’âge de 5 ans, de la guitare depuis l’âge de 10 ans et du banjo.  Au lycée, elle passe un bac en arts visuels et pratique la photo et la peinture. Elle fait ses premiers pas dans la musique au sein d’un groupe de garage rock/bluegrass puis se lance dans le rap quand elle déménage à Montréal, où elle rencontre le beatmaker Kèthe Magané, qui deviendra un fidèle collaborateur. 
     Après avoir sorti l’album Boulette Proof, en 2020, Calamine se retrouve en finale des Francouvertes, un concours musical qui a lieu tous les ans à Montréal et qui met en lumière des artistes émergent·es francophones. L’année suivante, elle est nommée révélation rap de l’année par Radio-Canada, la plus grande radio publique du pays.

    Boostée par cette visibilité et cette reconnaissance, elle sort son deuxième projet solo Lesbienne woke sur l’autotune en juillet 2022. La rappeuse y aborde les sujets qui lui sont chers : féminisme, lesbianisme, anticapitalisme, écologie, véganisme, cyclisme, justice sociale ou encore décolonialisme. L’amour et l’humour occupent également une place centrale dans ses textes.  
    Dans une industrie musicale régie par les structures patriarcales, l’artiste nous explique son choix d’être indépendante, son envie d’amener plus de RnB dans le rap québécois, son projet d’EP rap et rock avec son groupe Les Shirley et son troisième album solo déjà en préparation.

    • 1 hr 3 min
    Madame Talk x Nayra

    Madame Talk x Nayra

    Basée à Saint-Denis dans le 93, Nayra se définit comme une chanteuse de rap. En effet, l’artiste d’origine égyptienne et marocaine chante, rappe et compose depuis l’âge de 13 ans. 
    Alors qu’elle baigne dans la culture hip hop depuis l’enfance, son quotidien en famille est également rythmé par la musique. Fan d’Ed Sheeran, elle apprend toute seule la guitare, puis le ukulélé et le piano. À l’époque, elle éprouve des difficultés à exprimer ses émotions et trouve un exutoire dans l’écriture et la composition de chansons. 
    À 13 ans, elle remporte un concours de rap organisé à Saint-Denis et commence à poster des freestyles sur sa page Facebook fin 2014. Elle reprend notamment des titres de rappeurs dont elle change les paroles qu’elle juge problématiques envers les femmes : Black M, Mac Tyer, Booba, Lartiste, Lacrim… Certaines vidéos cumulent plusieurs millions de vues et Nayra se constitue rapidement une fidèle fan base.
    En 2016, elle signe chez Elektra, label de Warner, dont elle part au bout de six mois, et en édition chez Universal en tant qu’autrice compositrice. Aujourd’hui âgée de 23 ans, Nayra nous raconte sa déconvenue après son expérience en major, jusqu’à sa signature avec le label indépendant Low Wood en juillet 2021. 
    Avec les freestyles et la liberté comme ADN, Nayra poursuit son chemin et prépare actuellement un nouveau projet.  Elle nous parle de son processus de création, de sa culture arabo-amazigh et de sa passion pour les sneakers et les animes, qui nourrissent autant sa personne intime que son personnage public.

    • 1 hr 48 min
    Madame Talk x Héro Écho

    Madame Talk x Héro Écho

    Rappeuse agenre née à Troyes dans l’Aube, Héro Écho grandit à Poitiers, où elle vit toujours aujourd’hui. 
    Si l’artiste commence à écrire très jeune, notamment un roman à 15 ans et une tragédie en alexandrins à 17, elle découvre le rap sur le tard, vers l’âge de 28 ans. Elle commence alors à écouter les classiques du rap français : NTM, IAM, Casey, Rocé ou Lunatic et s’imprègne de toute la culture hip hop, du DJing au graffiti en passant par le beatmaking et la danse. 
    Mue par sa passion pour les mots, elle s’essaye à poser sur des instrumentales et se prend au jeu. Parmi ses thématiques de prédilection : la révolution, le féminisme, l’amour, les difficultés sociales et la santé mentale. 
    En décembre 2020, elle sort le clip Amazones, hymne anti-patriarcal avec zéro homme cisgenre à l’image, qui lui vaut un raid de la fachosphère et de masculinistes sur les réseaux sociaux. Héro Écho revient sur cet épisode de violences en ligne, d’insultes et de menaces de mort et ses conséquences sur sa vie et sa visibilité. 
    Atteinte du trouble de la personnalité borderline, elle nous raconte également comment elle s’est retrouvée stigmatisée et confrontée à la psychophobie depuis qu’elle a été diagnostiquée. 
    Bien qu’elle se revendique féministe, la rappeuse explique combien cette étiquette peut être enfermante et prétexte à la désigner comme trop radicale, trop anarchiste, ou simplement trop infréquentable.
    Enfin, Héro Écho nous parle du collectif des Gilets noirs et de la façon dont la France traite les sans-papiers, de son rapport maladif au trac et à la scène qu’elle a réussi à dépasser et de sa volonté de vivre de la musique. 

    • 1 hr 9 min

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