178 episodes

Aborder la musique classique sous des formes radiophoniques variées, avec des musiciens, mais aussi des chercheurs, des étudiants, des poètes, des anonymes...

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Aborder la musique classique sous des formes radiophoniques variées, avec des musiciens, mais aussi des chercheurs, des étudiants, des poètes, des anonymes...

    Metaclassique #178 – Européaniser

    Metaclassique #178 – Européaniser

    L’Europe a besoin de récits. Mais comme disait Laurent Gaudé dans un colloque organisé au Collège de France en juin 2022 sur les histoires et mythes de l’identité européenne : ces récits et ces mythes sont peut-être moins un legs qu’une question à laquelle on ne doit pas répondre pour les garder à l’état de tourments. Voilà justement une question qui tourmente autant le Centre Européen de Musique que Metaclassique : pourquoi la musique n’est-elle pas plus au centre de la construction européenne ? C’est avec le concours de l’association L’UE Parlons-en et grâce , Metaclassique est enregistré à la Maison de l’Europe que cette émission reçoit le président de la Maison de l’Europe Michel Derdevet, le président-fondateur du Centre Européen de Musique Jorge Chaminé et le musicologue Nicolas Dufetel, éditeur des « lettres européennes » de Felix Mendelssohn aux éditions Le Passeur. Pour ouvrir cette heure toute d’interrogations, la première question est peut-être de savoir : y a-t-il un rapport entre Robert Schuman (l’ancien président du Parlement européen) et Robert Schumann (le compositeur) ?







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel

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    Metaclassique #177 – Oeuvrer

    Metaclassique #177 – Oeuvrer

    Il ne fait aucun doute qu’un personne qui écrit une partition fait de la musique. Il ne fait aucun doute qu’une personne qui joue cette partition fait de la musique. Pourtant, là où il ne fait aucun doute que celle qui compose fait une œuvre, il n’est pas si facilement octroyé à celle qui l’exécute que son œuvre d’interprétation est une œuvre. Il n’empêche qu’en jazz, on numérote les prises comme, en classique, on numérote les opus, c’est-à-dire les œuvres.







    Au début des années 1980, un musicologue italien de 25 ans, Vincenzo Caporaletti a commencé une thèse qui cherchait à définir le swing. Une notion sur laquelle les musicologues occupés à analyser des partitions restaient particulièrement secs. Au moment de soutenir sa thèse, en 1984, il avance le « principe audiotactile » pour décrire tout ce qui, dans la musique, ne peut se laisser appréhender par une seule analyse des supports écrits de la musique.







    Et ce « principe audiotactile » a été un tournant dans la vie d’un pianiste et musicologue français, né la même année que Caporaletti : Laurent Cugny qui a publié aux éditions Symétrie un premier tome du projet Recentrer la musique, premier tome consacré à l’audiotactilité. Pour discuter de son ouvrage et réfléchir autour du verbe « œuvrer », Metaclassique l’accueille au Salon Mahler de la Bibliothèque La Grange Fleuret en compagnie de deux autres invités qu’il a lui-même choisi : la musicologue Violaine Anger et le philosophe Bernard Sève.







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

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    Metaclassique #176 – Définir

    Metaclassique #176 – Définir

    Quand on cherche une définition, on peut toujours aller consulter un dictionnaire. Au lieu de tout de suite s’en remettre à l’autorité des académiciens, on peut aussi faire circuler la parole. Pour ce numéro « Définir » de Metaclassique, nous avons réuni trois musiciens qui ont pour point commun d’avoir, dans les dernières semaines, sorti un disque avec des œuvres de Jean-Sébastien Bach. Vous allez donc pouvoir entendre la claveciniste Lilian Gordis et les pianistes Dimitri Malignan et Dimitri Papadopoulos échanger autour d’un mot si rare qu’il peut passer pour mystérieux : le mot « dianoétique ». Comme le jeu du dictionnaire peut aussi trouver du relief sur des mots connus pour être transparents, nos invités échangeront leur définition du mot « lumière » associée à l’écoute d’une autre plage de l’un des trois disques. Mais d’abord, nous ouvrons l’émission à la recherche de la définition d’un mot relativement courant chez les interprètes même s’ils n’en ont pas tous la même définition : le mot « agogique » qui sera débattu par nos trois invités, après l’écoute d’un extrait de l’Allemande de la Partita en ré majeur BWV 828 de Bach.







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel, enregistrée au Studio SACD.

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    Metaclassique #175 – Iriser

    Metaclassique #175 – Iriser

    Le 18 juin 1799, seulement quelques mois avant l’entrée dans le siècle romantique, Novalis écrivait : « Le son ne semble être qu’un mouvement brisé, au sens où la couleur est de la lumière décomposée. » Tout ce que la musique peut alors nous donner à entendre est en effet relié à quelque chose d’absolu, pour peu que l’on sente en effet que tout ce qu’on en reçoit est une version irisée d’un inconditionné. À l’heure où Novalis multiplie les fragments poétiques pour que se faufile, entre ses faisceaux de pensée, un saisissement plein, les nouvelles possibilités sonores développe une technique sans précédent, qu’on a alors appelé le « jeu céleste ».







    Pour ce numéro Iriser en partenariat avec l’association La Nouvelle Athènes – Centre de pianos romantiques, Metaclassique est installé à l’Arcal avec Luca Montebugnoli que nous entendrons déployer et expliquer ledit « jeu céleste » sur un piano Erard de 1806 et Olivier Schefer que nous interrogerons en qualité de spécialiste de Novalis. Novalis qui disait aussi : « Comme les sons de la harpe éolienne, les objets doivent se présenter en une fois, sans causalité – sans trahir leur instrument. »







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

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    Metaclassique #174 – Etriller

    Metaclassique #174 – Etriller

    À force de pousser la voix jusqu’à des limites dont ses phrases peuvent ne pas sortir indemnes, la voix d’Antonin Artaud peut sonner perçante, ce n’est pas pour des raisons uniquement sonores. C’est aussi que sa pensée n’a pas assez de forcer le langage pour en étriller les logiques. Quelle forme la musique peut prendre pour soutenir ou co-démembrer ou exciter une nécessité d’éruption si ultime ? Et d’ailleurs, pourquoi les musiciens qui se sont occupés de faire œuvre sonore avec la poésie d’Artaud évoluent-ils si souvent dans le domaine électro-acoustique ?







    À cette question, la philosophe Pauline Nadrigny a offert des éléments de réponse. Dans l’ouvrage collectif Orphée dissipé, elle imagine notamment un lien logique et conséquent entre la force autant libératrice que contestatrice des glossolalies d’Artaud et les opérations de répétition et variation qui se spécialisent dans les manipulations électroacoustiques du son. C’est en complicité avec Hémisphère son et sans la moindre crainte que la question puisse s’en trouver diffractée que Metaclassique est accueilli cette semaine par La Cassette pour mieux réunir : une invitée mystère, un compositeur artaudien et un professeur émérite des universités.







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel.







    Un numéro en partenariat avec Hémisphère Son.

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    Metaclassique #173 – Empelliculer

    Metaclassique #173 – Empelliculer

    Dans un essai intitulé Opera Mundi, La seconde vie de l’opéra, le philosophe Mehdi Belaj Kacem avait une formule ouvertement paradoxale qui soutenait que « C’est l’opéra qui est la seconde vie du cinéma, pas le contraire. » Avant que le débat ne devienne esthétique, il a d’abord été pratique : autour de 1900, quand le cinéma a cherché l’attention du public, il a eu besoin des compétences des gens d’opéra pour mieux la trouver. Si les destins de l’opéra et du cinéma sont maintenant a minima indémêlables l’un de l’autre, c’est peut-être parce qu’au départ, les techniques de jeu et les mondes de confection ont beaucoup circulé de l’opéra au cinéma. À l’occasion de la parution du livre De la scène à la pellicule aux éditions L’Œil d’Or, c’est dans le Salon Mahler de la Bibliothèque La Grange Fleuret que Metaclassique accueille cette semaines trois voix qui ont contribué à l’ouvrage : Alain Carou, qui a été conservateur des collections vidéo de la BnF, spécialisé dans le cinéma muet français, Quentin Gailhac qui prépare une thèse en phénoménologie de la musique et la pianiste Anne Le Bozec qui a joué des partitions spécialement composé par la pellicule, en même que la partition que l’on prend pour la première musique de film : L’Assassinat du duc de Guise de Camille Saint-Saëns.







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

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