19 episodes

Le Micro des Argonautes c'est le podcast qui donne la voix aux entrepreneurs qui se transforment. 

La transformation digitale, la transition énergétique, l’évolution du management et des modes d’organisation sont au cœur des stratégies des entreprises et ce podcast.

Ils ou elles nous partagent leurs succès, leurs difficultés et leurs solutions. Un format proposé par le Medef de Lille (https://www.medef-lille-metropole.fr/) 

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    • Business

Le Micro des Argonautes c'est le podcast qui donne la voix aux entrepreneurs qui se transforment. 

La transformation digitale, la transition énergétique, l’évolution du management et des modes d’organisation sont au cœur des stratégies des entreprises et ce podcast.

Ils ou elles nous partagent leurs succès, leurs difficultés et leurs solutions. Un format proposé par le Medef de Lille (https://www.medef-lille-metropole.fr/) 

    #16 - Catherine Nianané - Rémunération et performance

    #16 - Catherine Nianané - Rémunération et performance

    Catherine Nianané, Directeur C&B chez Mobilis, nous partage ses conseils pour traduire la stratégie d’entreprise dans la politique de rémunération.

    Pour Catherine Nianané, « La politique de rémunération a un sens ». Les dirigeants disposent d’outils de rémunération et avantages sociaux qu’il convient d’utiliser à bon escient afin d’aligner l’ambition des salariés avec la raison d’être de l’entreprise.

    Pour comprendre les outils dont disposent les entreprises, il convient d’analyser la pyramide de la rémunération. Celle-ci se compose d’un socle de court terme (rémunération fixe, rémunération variable, avantages en nature) - qui permet aux individus de satisfaire leurs besoins quotidiens - auquel s’ajoute des éléments de plus long terme (participation, intéressement, épargne salariale) pour dynamiser les équipes.

    Dans son quotidien d’accompagnement des dirigeants , Catherine identifie certaines absurdités récurrentes en matière de C&B. « Souvent, la rémunération variable est mal gérée et c’est dommage. Dans beaucoup d’entreprises, le variable est une sorte de fixe caché donc il perd son effet de motivation sur les salariés. L’intérêt des politiques de rémunération, ça reste de dynamiser les équipes ».

    Avant de conclure sur une réflexion : « La rémunération est quelque chose qui attire, mais qui retient assez rarement. Ce qui retient les gens, c’est leur environnement de travail et la passion pour leurs missions. La politique de rémunération ne remplace par le management. » Dès lors, elle adresse un message aux managers : « Allez chercher les gens dans ce qui les passionne en dehors du travail et les met dans leur zone de flow, là où ils sont le plus utiles et se sentent le mieux. Laissez une voie pour proposer des projets. On peut avoir des performances magnifiques ! »

    Retrouvez Catherine Nianané sur LinkedIn pour aligner votre politique de rémunération avec votre stratégie d’entreprise.

    • 17 min
    #15 - Laurent Mignard - Révéler les talents

    #15 - Laurent Mignard - Révéler les talents

    Laurent Mignard est compositeur, chef d’orchestre et trompettiste de jazz. Spécialiste internationalement reconnu de Duke Ellington, il nous transmet les préceptes du Duke dans la conduite du collectif.

    Le management en entreprise a bien des choses à apprendre de la conduite d’un orchestre. « Le chef d’orchestre n’est pas le meilleur musicien, ça n’est pas ce qu’on attend de lui. Son rôle n’est pas d’apprendre aux musiciens leur métier mais d’imaginer l’endroit où on veut aller collectivement, et de créer les conditions pour que les musiciens aient envie d’y aller, sans donner d’ordres. » Une mission qui requiert une grande qualité d’écoute et de générosité, ainsi qu’un travail sur la posture.

    « Duke Ellington disait à ses musiciens “Faîtes une ou deux choses bien, et laissez le reste aux autres”. Ainsi, il créait un terreau fertile pour que chacun de ses musiciens apporte son génie au collectif. Plus ils étaient reconnus dans leurs zones de force, plus Ellington en tirait profit. », résume le spécialiste.

    Laurent Mignard apporte également sa vision de l’improvisation : « L’improvisation est réussie lorsqu’il se passe quelque chose et qu’on va dans un endroit que nous n’avions pas imaginé. L’Homme n’est jamais aussi créatif que lorsqu’il se pose aux frontière du chaos. C’est en se mettant délibérément en danger qu’on va puiser dans nos ressources. Cela passe par une acceptation inconditionnelle : le droit à l’erreur. N’oublions jamais qu’avant de marcher, on est tombé un sacré paquet de fois. »

    Retrouvez Laurent Mignard sur LinkedIn pour en savoir plus sur le management collaboratif de Duke Ellington.

    • 15 min
    #14 - Flavien Defraire - S'implanter dans le metavers

    #14 - Flavien Defraire - S'implanter dans le metavers

    Flavien Defraire, fondateur du média Le Son Dopamine nous explique comment les entreprises peuvent s’emparer du metavers pour développer leur marque.

    Le metavers repose sur la notion de propriété dans un monde virtuel. Lié au web3 et à la technologie des NFT, il relie le monde physique au monde virtuel. « Les biens virtuels auront bientôt autant d’importance que les biens physiques. Pour vos enfants, c’est déjà le cas. Un skin Fortnite - complètement digital - a une valeur réelle. La notion d’appartenance à la marque est très importante. On s’identifie beaucoup aux choses qu’on achète. La transposition de notre personnalité dans un monde virtuel va prendre de plus en plus d’importance. Forcément, les marques ont à y gagner. », résume Flavien.

    La communauté prend ici une place de premier plan. «  De nombreuses choses peuvent se faire dans le metavers en plaçant la communauté au centre du projet. Aujourd’hui, l’interaction entre l’artiste et le fan est très limitée. Avec la blockchain, l’artiste pourra développer sa carrière grâce à sa communauté en accordant des jetons spécifiques aux fans qui le soutiennent. »

    Qui dit titre de propriété dit risque d’usurpation. C’est ici qu’intervient la blockchain, qui garantit l’authenticité des titres de manière sécurisée et décentralisée. « Tous les NFT sont certifiés. On voit aujourd’hui se créer une économie parallèle à partir d’échanges de titres de propriété de données. » Pour Flavien, nous n’en sommes qu’aux prémices du web3 et les possibilités ouvertes sont immenses. A l’avenir, le virtuel ne sera plus considéré comme un vase clos mais comme la continuité logique et illimitée du monde physique.

    Bonne écoute !

    • 14 min
    #13 - Mathias Povse - Énergie et souveraineté

    #13 - Mathias Povse - Énergie et souveraineté

    Cette semaine, Mathias Povse, Directeur de l'action régionale d'EDF Hauts-de-France, fait le point sur les évolutions du marché de l’énergie, et la façon dont les entreprises peuvent s’emparer de la transition écologique.

    Depuis l’été 2021, la reprise économique post-Covid et le contexte géopolitique tendu ont fait s’envoler les prix du gaz et du charbon, avec des répercussions directes sur le prix de l’électricité. Si l'Etat a espéré dans un premier temps que cette hausse soit conjoncturelle, elle semble aujourd’hui s’ancrer dans le temps long. Dès lors, comment protéger les entreprises face à cette hausse du prix de l’énergie ?

    Le dispositif de l’accés régulé au nucléaire historique (ARENH) protège aujourd’hui largement les entreprises françaises de la hausse des prix. Par ailleurs, la France produit aujourd’hui 97% d’électricité décarbonée, un atout majeur qui la rend moins dépendante que ses voisins en énergies fossiles et en approvisionnements en gaz russe. La stratégie française consiste donc à étendre sa production d’électricité décarbonée pour être au rendez-vous de ses engagements climatiques et assurer son indépendance énergétique. Cela passe notamment par des transferts d’usage au sein des entreprises.

    La décarbonation des entreprises s’appuie aujourd’hui sur 2 piliers : la sobriété énergétique d’une part, la production d’énergie décarbonée in-situ d’autre part. « Aujourd’hui, on peut joindre l’équation économique et environnementale », résume Mathias.

    Bonne écoute !

    • 19 min
    #12 - Jessica Sampé - Réinventer le travail hybride

    #12 - Jessica Sampé - Réinventer le travail hybride

    Jessica Sampé, fondatrice du cabinet Human & You, nous délivre ses conseils pour embarquer ses équipes dans le travail hybride.

    Voilà 2 ans que la crise sanitaire a bousculé les habitudes de travail des entreprises, créant des points de rupture dans la cohésion des équipes. Les managers ont particulièrement souffert dans cette période, perturbés par l’éloignement physique des collaborateurs. Aujourd’hui encore, 44% des managers sont en détresse psychologique.

    Dès lors, comment manager ses équipes à distance ?

    Pour Jessica Sampé, la réponse part nécessairement du ressenti des collaborateurs et de la façon dont ils ont vécu le télétravail. Jessica s’appuie ensuite sur la méthode des 4C : reposer le cadre, collaborer avec les équipes dans la prise de décision, instaurer une relation de confiance et favoriser la cohésion. « Le télétravail a individualisé les parcours. Il faut désormais créer des moments de proximité et déposer la posture, se reconnecter en tant qu’humains. »

    La notion de sens est au coeur de la transformation du travail pour recréer un lien entre l’individu et le collectif. Le sens se décline en 3 axes. Premièrement Jessica souligne l’importance de proposer aux collaborateurs des tâches à la hauteur de leur potentiel pour éviter les phénomènes de bore-out. Ensuite, il s’agit d'identifier les forces motrices de chaque individu pour lui assurer une reconnaissance matérielle et existentielle adaptée. Enfin, le collaborateur souhaite être considéré pour qui il est en tant que personne et non simplement en tant que statut. A ce titre, il importe de ne pas le mettre en porte-à-faux vis-à-vis de ses valeurs au travail.

    Suivez Jessica Sampé sur LinkedIn pour décrypter les révolutions du monde du travail.

    Bonne écoute !

    • 10 min
    #11 - Romain Moulin - Piloter son hypercroissance

    #11 - Romain Moulin - Piloter son hypercroissance

    Pour entamer la saison 2 du Micro des Argonautes, Romain Moulin, fondateur d’Exotec, première licorne industrielle française, nous explique comment piloter son hypercroissance.

    Lorsqu’il a créé Exotec, Romain Moulin a d’emblée posé les jalons pour être capable de scaler très vite sans être limité dans sa croissance. Cela passe d’une part par un niveau d’exigence supérieur sur les produits sortant de l’usine pour éviter de se trainer une dette technique auprès des clients, d’autre part par la mise en place de process permettant à chaque collaborateur d’avancer sans se retrouver bloqué dans ses facilités de fabrication par manque d’accès aux informations.

    Il est important de ne pas prendre la croissance pour acquise : « Entreprendre, ça doit rester une question de vie ou de mort. La force d’une start-up, c’est sa soif de survie, et donc une exigeance élevée vis-à-vis de ce qu’elle délivre ». Pour cela, l’entrepreneur met en évidence l’importance d’avoir une culture d’entreprise forte : « Quand votre entreprise s’agrandit, vous ne connaissez plus tout le monde à l’intérieur. Vous avez besoin de vos managers pour souder l’entreprise. Et si vous avez la bonne culture, ça vous évite de mettre des règles et des process partout. »

    Enfin, Romain Moulin souligne la nécessité de recruter les bonnes personnes pour être en mesure de déléguer et préserver son équilibre pro-perso : « Il ne faut pas hésiter à faire entrer des gens plus forts que soi. Ca permet d’exécuter plus vite et d’être prêt pour la croissance. Les économies de bout de chandelle ne servent à rien; il vaut mieux passer plus de temps pour lever suffisamment, afin d’assurer les fondations les plus solides pour aller vite ensuite ».

    Retrouvez Romain Moulin sur LinkedIn pour suivre le développement prodigieux et inspirant d’Exotec.

    Bonne écoute !

    • 16 min