Les Podcasts de Visionary Marketing

Visionary Marketing
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Visionary Marketing diffuse des interviews d'experts, de marketeurs, d'innovateurs, de personnalités du monde du Web et de l'entreprise sur les sujets de l'innovation et du marketing

  1. HÁ 10 H

    Nouveau moteur d’images de ChatGPT : promesses et réalité

    Voilà, je voudrais faire une petite démonstration à partir de la nouvelle version du moteur d’images de ChatGPT, qui fait frémir tout l’Internet — celle avec les dessins Ghibli, Disney, etc. Je voulais faire quelque chose de très clinique. Je n’ai pas d’avis positif ni négatif sur ce bidule. Je teste le logiciel et je suis mon processus de création de contenu. Parce que ce qu’on m’a vendu, c’est que les processus marketing pouvaient être remplacés par des chaînes d’automatisation. J’ai donc essayé. Voici le résultat en vidéo, il y a du bon et du moins bon. Nouveau moteur d’images de ChatGPT : promesses et réalité L’hypothèse de départ sur infographies et nouveau moteur d’images de ChatGPT Mon hypothèse de départ, c’est que cela me paraît bizarre, parce que le processus de création de contenu est assez discontinu. Mais ce n’est pas impossible, cela demande juste un peu de travail, une denrée rare en ces temps où la semaine de 2 jours de travail est à l’honneur. J’ai donc voulu tester ce nouvel outil qui, paraît-il, permet de réaliser des infographies. Une promesse séduisante, surtout lorsqu’on aborde des sujets où les données chiffrées abondent. Cela tombait bien : j’avais rédigé un article s’appuyant sur de nombreuses statistiques fournies par Benoît Bole, de Link Mobility. Il s’agissait pour moi d’illustrer concrètement une idée simple : déléguer les tâches rébarbatives à l’IA, tout en conservant à l’humain la pensée, l’analyse, la stratégie. La valeur est dans l’expertise et dans l’entretien Le point de départ du processus reste l’entretien. C’est là que réside la véritable valeur. Dans ce cas précis, l’interview avec Benoît Bolle a permis de recueillir une matière première précieuse. Les questions — trop longues, je le concède — ont été réduites à l’écrit. Mais ce qui importe vraiment, c’est la voix de l’expert. On ne remplace pas l’expertise en B2B, quoi qu’on en dise. L’IA, malgré tout son savoir-faire statistique, n’a pas encore atteint ce niveau de discernement. Les outils IA à la peine dans la réécriture Après plusieurs mois de tests, force est de constater que les outils actuels peinent à réécrire des entretiens de manière fidèle et professionnelle. Les plateformes comme ChatGPT ou Claude cherchent à raccourcir, à synthétiser… parfois à tort. Les anecdotes s’effacent, les formulations perdent leur sens, et les choix faits sont souvent arbitraires. Résultat : on passe plus de temps à vérifier qu’à produire. J’ai donc fini par reprendre la plume. L’article, je l’ai réécrit moi-même. Les outils d’IA peuvent nous assister, notamment sur les aspects orthographiques et grammaticaux (surtout Quillbot.com), mais l’essentiel du travail reste humain. Et ce n’est pas un processus linéaire. Cela prend du temps. Deuxième étape : l’extraction des chiffres. Et là, bonne surprise. L’IA s’en sort très bien. Elle extrait, structure, met en forme. Une vraie économie de temps. Pour une fois, elle descend bel et bien les poubelles — et le fait bien. Troisième étape l’infographie Vient ensuite la création de l’infographie. C’est là que les choses se compliquent. Le premier rendu fut visuellement faible, mal mis en page, et surtout, incomplet. Les données essentielles manquaient à l’appel. J’ai donc poursuivi mes essais : améliorer le rendu, enrichir le visuel, corriger les erreurs… On réessaie et voici un des moins mauvais résultats obtenus. Mais très vite, le constat s’impose : le gain de temps est illusoire...

    19min
  2. HÁ 2 DIAS

    Personnalisation, le remède à la pression commerciale sur mobile

    La personnalisation sur mobile est le remède absolu à la pression commerciale dans le marketing mobile selon  Benoît Bole, DG de Link Mobility France et CEO de l’Europe de l’Ouest. Link Mobility est une société norvégienne, spécialiste de la communication mobile professionnelle (alias agrégateur) et leader sur le marché européen. Le marketing mobile, en plein essor, passe par tous les canaux qui existent aujourd’hui, ceux qu’on connaît bien comme le SMS, l’email et les canaux émergents (WhatsApp et OTT) et surtout le RCS qui est le format le plus en vue pour les années qui viennent. Benoît Bole nous a dépeint le paysage français du marketing en fournissant des chiffres intéressants qui montrent que l’innovation dans ce domaine n’est pas un vain mot et que l’IA y joue un rôle, comme partout, important. La personnalisation sur mobile est le remède à la pression commerciale Quel est l’état des lieux de la pression publicitaire sur mobile ? Benoît Bole. Nous nous inscrivons dans une démarche de protection du consommateur avec un code de déontologie. Il existe des dispositifs réglementaires. À commencer par le 33 700. C’est un dispositif qui permet aux consommateurs de signaler un spam ou du « smishing » [NDLR Du phishing sur smartphone]. Le signalant va indiquer l’ensemble des problématiques, l’horodatage du message, puis les opérateurs de téléphones mobiles vont récupérer ces informations. On enregistre à peu près 300 000 signalements au 33 700 chaque mois. En tant qu’agrégateurs, nous recevons ensuite de la part des opérateurs ces signalements, ce qui va permettre de rechercher et de bloquer les émetteurs. Des envois massifs Chaque mois en France, on compte 1,2 milliard de SMS professionnels qui sont envoyés par les annonceurs. On décompte 300 000 émetteurs de ces messages ; cela est massif. Environ 50 % de ces messages ont une tonalité marketing ; l’autre moitié est du serviciel (notifications). La part de marché de Link Mobility en France sur ce secteur est de 20 %. Ces SMS sont envoyés soit via un numéro court à 5 chiffres, soit au travers d’un label personnalisé (ex. : BNP Paribas, Galerie Lafayette, Boursorama…). Au-delà de la pression marketing, il y a une certaine fatigue publicitaire des clients, il faut le noter. En général, les notifications sont attendues pour recevoir un colis ou aller chercher son passeport en mairie. Cela ne contribue pas à la pression commerciale ; ce sont des messages attendus. Les 50 % restants sont plus gênants, car ils peuvent laisser l’impression d’un bombardement de SMS. Nous avons des clients, comme le groupe InterSport, qui envoie 10 millions de messages par mois. Certains consommateurs peuvent se sentir un peu fatigués de ces volumes. Une des formules pour alléger cette pression marketing est de travailler davantage sur la personnalisation de ces messages pour qu’ils soient plus attendus au meilleur moment et qu’ils deviennent plus pertinents. De quoi parle-t-on quand on évoque la personnalisation des messages ? BB. L’objectif est de personnaliser les messages envoyés aux clients tout en respectant strictement la réglementation et la déontologie. Par exemple, certaines promotions, comme celles sur l’alcool ou destinées aux jeunes publics, sont interdites. Nous veillons aussi à maîtriser la pression marketing : idéalement pas plus de deux SMS promotionnels par semaine par marque, pour éviter une saturation négative. La clé de cette personnalisation repose sur une alimentation rigoureuse des bases de données et leur segmentation fine et pertinente des données clients. C’est ce qui permet de garantir la pertinence des messages qui doivent être réellement adaptés aux intérêts et aux profils spécifiques. Par exemple,

    26min
  3. 20 DE MAR.

    Aux IA les corvées, aux humains les pensées 

    L’avenir du marketing de contenu devrait se lire ainsi : aux IA les corvées, à l’humain la pensée. Mais pas pour les raisons habituellement avancées. Dans ce texte qui sera diffusé en même temps que ma prise de parole au Com en or Congress de Lille, le 20 mars à 14 h, je démystifie plusieurs points de vue qui paraissent évidents et pourtant ne le sont pas. Premièrement, les IA génératives peuvent être créatives et le sont même souvent, deuxièmement les IA ne nous rendent pas forcément idiots, nous n’avons pas besoin d’elles pour cela, et troisièmement, devenir un Dieu du prompting n’est pas forcément le sésame pour produire un bon contenu. La question de la place de l’IA est en fait plus stratégique que technique en marketing de contenu : pourquoi et pour qui créer du contenu, quel impact sur la qualité, le référencement ou la place de l’humain ? Autant d’interrogations majeures pour les marketeurs d’aujourd’hui et de demain. Dans cette présentation j’enjoins le lecteur à ne pas sous-traiter ses raisonnements et à laisser aux IA les corvées des tâches sans valeur ajoutée, qu’elles ne traitent malheureusement pas toujours bien. Aux IA les corvées, aux humains les pensées  TLPT (Trop Long Pas le Temps) * Marie-Louise Bernard est un avatar d’agence SEO qui fait des liens sur Visionary Marketing. Son « travail » soulève quelques questions de fond que nous abordons ici.  * Les critiques qui sont faites à l’IA sont souvent à côté de la plaque et occultent les questions de fond : pourquoi on écrit, pour qui, dans quel but … ? * Nous démontons aussi quelques mythes : les IA peuvent être créatives, les IA ne nous rendent pas forcément idiots et maîtriser le prompting n’est pas forcément la solution à tous les problèmes. * Ce qui fait que la question de la place de l’IA est en fait plus stratégique que technique en marketing de contenu * Dans cette présentation j’enjoins le lecteur à ne pas sous-traiter ses raisonnements et à laisser aux IA les corvées. Marie-Louise Bernard, reine de l’IA et du e-commerce Laissez-moi vous présenter Marie-Louise Bernard. Cette jolie jeune femme, quelque peu artificielle dans son apparence, n’existe que dans les archives de Midjourney et du site Web de « son » agence SEO. Cette supposée experte en e-commerce s’est retrouvée au cœur d’une confusion sémantique aussi amusante qu’instructive. En s’inspirant d’un de mes articles, cette géniale autrice a confondu « boule à neige » et effet « boule de neige ». L’honneur est sauf, car un lien a été placé vers Visionary Marketing. Cette anecdote, loin d’être anodine, soulève quelques questions de fond. Qui écrit ? Pour qui ? Comment ? Et dans quel but ? En fait, cela pose même des questions encore plus fondamentales comme : « quelle est la place des humains dans la société, et quelle société désirons-nous demain » ? L’overdose de contenus IA  Les contenus sur l’IA générative sont tellement omniprésents que l’on frise l’overdose. Leurs auteurs s’affrontent à coup de tweets (X ?) et de billets LinkedIn principalement sur le plan de la technique (telle IA est plus capable que telle autre), de la créativité (elles sont capables d’inventer ou non des choses intéressantes, le style des IA est banal et inférieur à l’humain…), et de l’utilisation (téléchargez mon guide ultime du prompting !). Mais tous ces débats (et hélas d’autres, moins présents comme celui de la consommation d’énergie, mal documenté) passent à côté d’autres questions fondamentales : pour qui créons-nous, pourquoi et pour qui travaillons-nous, ou plus largement et plus exactement,

    29min
  4. 18 DE MAR.

    Le Vrai-Faux du conseil en 2025

    Nous avons réalisé ce vrai-faux du conseil afin de démystifier ce métier qui est encore récent mais que le grand public, y compris le grand public des entreprises connaît mal. Il est en effet souvent affublé de mythes et de fausses représentations stéréotypées. Dominique Perriot Mathonna a exercé près de 30 ans ce métier du conseil, qu’il a décrit dans un ouvrage à vocation pédagogique, intitulé Je débute dans le conseil chez Eyrolles. Son objectif, avec cet ouvrage, est d’expliquer ce qu’est le métier de consultant, comment on y entre, comment on y vit, ce que l’on y fait, et ce, à destination des jeunes ou des moins jeunes. Il avait donc le profil idéal pour ce vrai-faux du conseil. Je me suis entretenu avec lui il y a quelques semaines dans le studio de Visionary Marketing. Le Vrai-Faux du conseil en 2025 Les consultants sont tous des imposteurs : FAUX ! La métaphore de la montre, vous la connaissez sans doute : c’est le client qui dit « Je vous donne ma montre et je vous paye pour que vous me donniez l’heure ». Cela peut sembler étrange. L’imposteur c’est le consultant qui n’a ni les qualifications, ni les compétences, ni le savoir-faire pour exercer ce métier. Comme dans tous les domaines, on trouve des imposteurs. Mais tous les consultants ne sont pas des imposteurs. En vérité, on rencontre beaucoup plus le syndrome de l’imposteur. Et ce notamment chez les jeunes qui craignent de faire des erreurs, de se tromper, de ne pas être à la hauteur. Plutôt que de parler de consultant « vOleur » , je préférerais changer le « O » en « A », c’est-à-dire parler de « consultant vAleur ». Un consultant qui ne fait pas son travail ne délivre pas de valeur. C’est un point essentiel. Ensuite, la question se pose : un client est-il prêt à ne pas payer ? En général, la relation entre un consultant et un client repose sur un contrat, qui définit un service rendu pour un prix donné, dans un délai précis. Lorsque cela ne fonctionne pas, ce qui peut arriver, le client peut être mécontent et menacer de diverses actions. Dans ces cas-là, il faut reprendre le travail, l’améliorer et, si tout va bien, le client finit par être satisfait et accepte de payer. Le discours des consultants est toujours creux : VRAI et FAUX selon les circonstances On critique communément les consultants pour leur méconnaissance du secteur dans lequel ils interviennent. Mais tout dépend des circonstaces. Par exemple, si une personne a toujours travaillé dans le secteur public et qu’on lui propose une mission dans la banque, il est évident qu’elle n’en connaît pas les spécificités. Cette méconnaissance sectorielle est souvent pointée du doigt. Un autre reproche courant est que les consultants produisent des documents inutiles, des diagnostics et préconisations inapplicables, qui relèvent parfois du « bullshit ». Ces critiques existent, mais elles concernent des cas particuliers. Un bon consultant est-il un expert ? Pas toujours vrai Un bon consultant, selon moi, est quelqu’un qui sait écouter, qui sait remettre en question et élargir la vision de son client.

    17min
  5. 7 DE MAR.

    Réinventer la pub avec l’IA et garder son âme

    Innover en publicité n’est probablement pas aisé. Il n’y a qu’à jeter un œil sur ce dinosaure du Web intitulé « Joe La Pompe » pour s’en convaincre. Les publicitaires de tout bord ont recours de manière assez constante au plagiat ou à l’autocitation. Mais il existe aussi des agences qui créent et qui inventent et c’est ce que j’ai voulu creuser ici en interviewant Agnès Mazières, directrice générale de Wildbytes Paris, la petite agence qui monte et qui est spécialisée dans la publicité innovante. Ici, nous nous sommes focalisés sur trois exemples d’innovation, avant d’élargir le sujet au rôle de l’innovation en général et de l’IA en particulier dans l’innovation publicitaire. Voici le résumé de cet entretien que vous retrouverez intégralement dans notre podcast du jour, le 585e enregistrement de cette série.   Innover en publicité avec l’IA et garder son âme Citez-nous un premier exemple d’innovation en publicité ! Orange et la Liga espagnole sont venus consulter Wildbytes en 2019 en nous mettant au défi de capter l’attention des spectateurs qui semblaient tous se réfugier dans leurs mobiles pendant la mi-temps des matchs. L’agence a ainsi créé une animation géante en réalité augmentée, avec un footballeur virtuel effectuant des jeux de jonglage au milieu du terrain, visible directement sur smartphone. Cette innovation, que nous comparons à un « mini Super Bowl en réalité augmentée », offrait une alternative économique aux spectacles traditionnels de mi-temps. L’expérience a été inaugurée lors d’un match FC Barcelone-Celta Vigo en 2019, créant une interaction unique entre le public et le stade. Il y avait 60 000 spectateurs dans le stade. Environ 30 % du public s’est connecté. Mais ce qui nous a surtout intéressés, c’est tout le contenu généré par les utilisateurs sur les médias sociaux. C’est ce qui fait la beauté de ces expériences-là et qui transforme un match en expérience unique.  Pour Coca-Cola, votre dispositif était bluffant, pouvez-vous le décrire ? Suite au succès d’une campagne virale pour Forever 21, Coca-Cola nous a sollicités en 2017 pour créer une expérience exceptionnelle sur Times Square. Plutôt que de se contenter d’une animation 3D classique, technologie déjà maîtrisée, l’agence a voulu pousser plus loin le concept de l’immersion. L’innovation réside dans la création d’un panneau publicitaire dont les écrans sont robotisés pour générer un véritable volume physique. Cette approche transforme radicalement l’expérience publicitaire traditionnelle en dépassant la simple stimulation visuelle pour créer une sensation physique de plénitude, reflétant l’effet recherché par la marque de boisson. Ils voulaient travailler sur les sensations, soit le plaisir procuré par cette boisson [NDLR À consommer avec extrême modération pour éviter les impacts sur la prise de poids]. Nous nous sommes demandé comment la technologie pouvait nous aider à remplir ce cahier des charges. Évidemment, on pouvait faire un très beau film en 3D, c’était déjà faisable en 2017. Mais cela était limité à une sensation visuelle, quand bien même la vidéo transmettrait beaucoup d’émotions. Nous avons donc travaillé sur le concept et nous avons écarté la 3D au profit d’un écran géant fait d’une myriade d’écrans robotisés de manière à recréer une véritable sensation de volume. Comment intégrer l’IA dans la création publicitaire ? Il s’agit d’une innovation plus récente, en 2023, tout au début du boom de l’IA générative dans le grand public. On l’utilisait chez Wildbytes depuis déjà ...

    32min
  6. 6 DE MAR.

    Roblox, la plateforme de création de jeux dopée à l’IA

    La sortie du nouveau casque Vision Pro AR-VR d’Apple en 2023  et la montée de l’IA générative, ont forcé de nombreux acteurs de la Tech à intégrer ces innovations. La méta plateforme de création de jeux collaboratifs Roblox se distingue largement de ses concurrents. Roblox s’est modernisée en adoptant les technologies les plus en pointe. En plus de la réalité augmentée et de la réalité virtuelle, l’éditeur de jeux cherche à mettre en œuvre l’IA générative. Elle va l’intégrer dans Roblox Studio, son portail de création qui permet aux utilisateurs de créer leurs propres jeux. Roblox, la plateforme de création de jeux dopée à l’IA Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est Roblox, il s’agit d’une plateforme de jeu en ligne. Elle est développée par Roblox Corporation. Son jeu est un MMORPG (jeu de rôle en ligne massivement multijoueur) qui vous donne accès à des serveurs sur lesquels vous pouvez interagir avec d’autres gamers. Chaque serveur a son propre thème. Ce qui permet aux utilisateurs de jouer sur le serveur de leur choix. Mais il est également possible d’y créer son serveur et d’y bâtir son propre monde. Le jeu est gratuit, mais il est possible d’effectuer des achats à l’intérieur du jeu. Roblox tire la majorité de ses bénéfices de la vente de Robux, la monnaie du jeu. Les utilisateurs peuvent ensuite utiliser cette monnaie pour acheter du contenu dans le jeu, comme des vêtements virtuels ou des modèles d’avatars. Avec l’annonce du nouveau casque Vision Pro AR-VR d’Apple Roblox s’est intéressé aux applications en réalité virtuelle et augmentée et  à l’IA générative. Dans l’espoir non seulement d’améliorer l’immersion, mais aussi d’accroître la créativité. Cela permet à chaque utilisateur de devenir un créateur. Comme on peut le voir ci-dessus, Roblox a testé une nouvelle IA générative à inclure dans son Roblox Studio. Cela permet aux utilisateurs de lancer des commandes rapides en tapant dans l’interface. Qu’il s’agisse de générer du contenu ou de modifier des propriétés dans le jeu lui-même, l’IA générative ouvre un nouveau champ de créativité pour les utilisateurs. Comme avec l’IA Firefly d’Adobe, la mise en œuvre de cette technologie donne à chacun la possibilité de devenir un créateur. L’introduction et la mise en œuvre de ces technologies se heurtent cependant aux mêmes défis que les autres innovations. Faire face aux défis de l’intégration de l’IA générative, de l’AR et de la VR Le principal défi auquel sont confrontés les développeurs qui mettent en œuvre ces nouvelles technologies est la crainte d’une utilisation malhonnête de la technologie. Dans le cas de Roblox, il semble qu’il s’agisse de l’utilisation de l’IA pour produire des contenus biaisés ou carrément néfastes pour les utilisateurs. La plateforme Roblox est faite en grande partie pour que les gens communiquent et rentrent en contact, et ce pour tous les âges Lors d’une interview accordée à CNBC, le PDG David Baszucki a été interrogé sur la question de savoir si la technologie de la VR était plus adaptée aux adultes ou aux enfants. La plupart des gens pensent que Roblox est essentiellement une plateforme pour les adolescents. Or, Statista démontre que la répartition par âge des utilisateurs est plus large. Cela pose un problème à Roblox dans la mise en œuvre de   l’IA dans son l...

    8min
  7. 4 DE MAR.

    E-commerce français : le syndrome de la boule à neige

    Comment le e-commerce français pourra-t-il faire face à la déferlante Temu et Shein ? Pour répondre à cette question aussi impérieuse, nous avons convié deux experts, Stéphanie Giron et Olivier Laborne afin de partager avec nous leurs analyses et leurs conseils. L’arrivée massive de ces nouveaux acteurs chinois est le révélateur de problèmes à la fois liés à la faiblesse concurrentielle vis-à-vis de ces nouveaux entrants, mais aussi, et surtout de problèmes structurels liés à la manière d’effectuer le e-commerce en France et en Europe (et on pourrait même élargir au commerce). C’est ce qu’Olivier Laborne a traduit par le syndrome de « la boule neige ». Voici un résumé condensé de leurs échanges lors de ce premier webinaire Numerikissimo. E-commerce français : le syndrome de la boule à neige Le syndrome de la boule à neige du e-commerce français Le syndrome de « la boule à neige », tel que décrit par Olivier Laborne, illustre une tendance française à négliger l’entretien et la mise à jour des infrastructures, qu’elles soient physiques ou numériques. Ce phénomène se manifeste par un enthousiasme initial pour inaugurer de nouveaux projets ou installations, suivi d’un manque d’attention à leur maintenance à long terme. Par exemple, un aéroport ou une ligne de métro peut être inauguré avec faste, mais rapidement se dégrader faute d’entretien régulier. Dans le contexte du e-commerce, cela se traduit par des sites web lancés avec des bases de données et des visuels initiaux de qualité, mais qui ne sont pas mis à jour régulièrement. Cette négligence affecte l’expérience utilisateur et la fidélisation des clients, soulignant l’importance d’un engagement continu pour maintenir et améliorer les plateformes numériques. Selon nos deux experts, les raisons de la menace chinoise qui pèsent sur le e-commerce hexagonal et européen sont autant à chercher du côté de ses faiblesses intrinsèques que du côté de la force des acteurs chinois. Le résumé des problèmes du e-commerce français En résumé des problèmes soulevés par la déferlante chinoise, nos experts ont soulevé les points suivants : * Défis posés par la concurrence chinoise * Avantages réglementaires et logistiques (exemption TVA, tarifs postaux avantageux) * Exploitation agressive des données clients * Personnalisation et innovation technologique supérieures * Qualité des visuels et descriptions produits * Problèmes endémiques du e-commerce français * Manque de collaboration entre acteurs * Service client et expérience utilisateur insuffisants * Sous-exploitation des données clients * Faible innovation technologique * Déficit de stratégies de fidélisation * Insuffisance des démarches éthiques et écoresponsables Le résumé des conseils prodigués aux e-commerçants français Face à ces défis, nos experts ont prodigué leurs conseils prodigués que nous pouvons résumer ainsi : * Personnaliser l’expérience client via des technologies intelligentes et des recommandations adaptées * Valoriser les atouts français : sécurisation des données, respect des normes européennes, expertise et transparence * Mettre en avant les valeurs différenciantes : qualité, proximité client, contenus exclusifs et accompagnement personnalisé * Optimiser la conversion et la fidélisation par une expérience utilisateur fluide et des services innovants * Développer une approche écoresponsable et encourager une consommation plus consciente * Travailler sur la qualité visuelle et informative des produits pour rassurer les clients

    1h2min
  8. 28 DE FEV.

    Disruption : quel regard faut-il porter sur l’innovation ?

    La notion de « disruption »*, ou en français, d’innovation de rupture, ne serait-elle pas l’objet d’abus de la part des analystes de l’économie et de la technologie en particulier ? Et à force d’abus ne serions-nous pas en train de nous abuser nous-mêmes ? Alors que Les Échos semblent s’émouvoir de la volatilité du business généré par les « licornes » et que celles-ci semblent devoir être remplacées par des centaures, il n’est peut-être pas inutile de se poser la question de savoir si nous ne sommes pas entrés dans une bulle d’innovation, encore accentuée par celle de l’IA générative, marquée par la correction des valeurs de la technologie et un retour à des critères plus traditionnels. À moins qu’à ce débat du pour ou du contre l’existence de la disruption il faille répondre qu’il est trop tôt pour se prononcer. Je vous propose ce billet de réflexion sans prétention avec quelques références à des sources et ouvrages que j’ai trouvé intéressants. Ceci est une mise jour d’un article de 2022 qui résonne particulièrement dans la bulle de l’IA du moment. À lire et à relire à chaque emballement médiatique.  Disruption : quel regard devons-nous poser sur l’innovation ? * il s’agit d’un barbarisme couramment utilisé et nous renvoyons à notre article sur l’hypercorrection au cas où cette note ne suffirait pas.  Bulle ou pas bulle… ? Si d’aucuns crient à la bulle d’innovation depuis bien longtemps, force est de constater que tout le monde n’est pas toujours d’accord. J’ai trouvé intéressant de revenir sur un article d’il y a quelques années à propos de ce sujet, que met en avant si bien Joanne Jacobs dans son article ‘Are we in a disruptive bubble?‘. Dans ce dernier, elle explique le rôle de l’innovation de rupture dans les marchés contemporains. Elle y argumente sur le fait que la disruption n’est pas qu’affaire de mode et qu’il s’agit de quelque chose de plus profond. En examinant de près ce que l’on peut lire à propos de la stratégie de rupture (ou de disruption), je remarque que le buzz généré par ce phénomène tape tous azimuts. Celui-ci provoquerait : * Un effet auprès des entreprises et de leurs employés avec de l’automatisation à tout va et probablement la disparition de quelques métiers ; * Une intégration de l’innovation productiv...

    21min

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