Cadre bâti

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Cadre bâti est un podcast sur la ville.

  1. JAN 17

    Épisode 44 ~ L'urbanité visible avec Nadine Gomez

    Dans cet épisode enregistré dans la fébrilité du pré-temps des fêtes (ça se sent…), la cinéaste et documentariste Nadine Gomez raconte sa mythologie personnelle par fragments, comme un cumul de rencontres. Son parcours débute avec un premier documentaire collectif sur les raves, marqué par la rencontre de Mistress Barbara, figure emblématique de la culture urbaine montréalaise. Elle vit ensuite à Londres, avant d ’entreprendre un baccalauréat en journalisme. Sa mère a grandi à Schefferville. Son père est originaire de Mexico. Leur histoire commence à Acapulco, histoire de commencer à lier des lieux disjoints.Très tôt, elle développe un rapport au déplacement, à l’errance. Elle bumme, fait des pèlerinages alimentaires : aller manger loin, comme une aventure en soi. Se rendre aux Galeries Concordia pour un pad thaï, prendre le train versBrossard en écoutant Snoop Dogg, ou simplement regarder les passants, le temps d’une bière sur Saint-Laurent. Elle enregistre déjà.Chronique d’une ville naît de la mise en dialogue entre ses expériences documentaires précédentes et d’un désir de donner forme aux questionnements que la ville fait émerger dans sa pratique. Son parcours débute notamment avec undocumentaire tourné à Griffintown, Le Horse Palace (2012), réalisé dans la veine du cinéma direct, mêlant entrevues et archives. Il se poursuit avec Métro (2015), un film fondé sur une observation silencieuse de l’architecture, puisavec un projet réalisé en Grèce, Exarcheia, le chant des oiseaux (2018), dans lequel elle s’est engagée dans une démarche consistant à provoquer du mouvement, travailler la rencontre et explorer différentes manières d’aborderle réel à l’aide des outils du cinéma. Ce qui traverse entre autres les œuvres de Nadine, c’est cette sensibilité à la sociabilité dans l’espace public : le désir et la nécessité d’être ensemble.   Son plus récent documentaire –Chronique d’une ville - prend appui sur des sensations, ainsi que sur une recherche de dispositifs formels et narratifs au sein du langage documentaire. En résulte un film qui prend des chemins à la fois onirique et narratif pour raconter la ville, au fil de ses rythmes, frottements, moments de rencontre. Nadine s’intéresse à l’idée de déboulonner l’objectivité en journalisme, Pour elle, il faut assumer la subjectivité du regard, la reconnaître et se rendre responsable vis-à-vis des images et récits créés. En assumant sa subjectivité et ses choix de cadrage, elle cherche à rejoindre le public sans le tromper etproduire des représentations dans lesquelles celui-ci peut se reconnaître. Et ça marche !

    1h 26m
  2. 2025-11-25

    Épisode 43 ~ Une exploration de la ville relationnelle avec Pascal Le Brun-Cordier

    Cet épisode de Cadre bâti a été réalisé en collaboration avec Culture Montréal à la suite de son forum Soin, culture et territoire, tenu le 5 juin 2025 (pour en savoir plus).Il y a des conversations qui ne se livrent pas d’un coup. Elles se dévoilent comme une ville qu’on arpente à pied : un coin de rue, une vibration, un détail révélateur. Cet épisode en fait partie.Pour cette exploration, Emile et Guillaume reçoivent Pascal Le Brun-Cordier. Professeur associé à la Sorbonne, directeur de Villes In Vivo, responsable d’un master consacré aux projets culturels dans l’espace public, mais surtout, pour qui sait écouter, Pascal est un praticien de la ville sensible. Son récent ouvrage, La Ville relationnelle, coécrit avec Sonia Lavadinho et Yves Winkin, ne se contente pas de proposer une autre lecture de l’urbanisme ; il invite à reconnaître que les liens — humains, sonores, émotionnels — sont le véritable tissu de nos milieux de vie.Avec Pascal, la discussion glisse naturellement des principes aux sensations. On parle d’espaces publics, de scénarios urbains et de politiques culturelles, mais aussi de bruits de fond, de musiques qui accompagnent une marche, de rencontres essentielles pour comprendre ce qui fait communauté. On s’aventure sur le terrain de l’intime, là où se forge cette capacité à capter ce que la ville dit quand elle semble silencieuse.Ce qui se dessine peu à peu, c’est une vision profondément incarnée de l’urbanisme culturel : une ville qui n’est pas seulement aménagée, mais interprétée ; une ville qui se fabrique dans l’écoute autant que dans la planification. À travers ses exemples, Pascal montre comment l’espace public peut devenir un atelier ouvert, où se croisent création, participation et désir de collectif.Si cette conversation touche autant, c’est peut-être parce qu’il rappelle que transformer la ville ne commence pas par de grands gestes, mais par une attention renouvelée au quotidien. Par la reconnaissance que chaque rencontre, chaque ambiance, chaque trace sonore peut devenir le point de départ d’un imaginaire urbain plus fertile — et, surtout, plus humain.

    1h 40m
  3. 2025-11-14

    Épisode 42 ~ Guide de l'émerveillement avec Pierre Thibault

    Pierre Thibault est architecte et l’a toujours été. Il ressent très intimement l’espace et souhaiterait que l’on construise collectivement des environnements bâtis plus intéressants, ce à quoi il a consacré sa pratique et son enseignement. On pourrait dire à ce titre que sa grande qualité comme personne consiste à nous tirer collectivement vers le haut. C’est un peu là qu’il nous attend, d’ailleurs : dans des rêves d’écoles inspirantes, de maisons consacrées à la contemplation — du paysage et de nos proches — et dans des quartiers en contact avec la nature. Des rêves qu’il s'emploie par ailleurs à concrétiser un à un dans les projets de sa firme Atelier Pierre Thibault. Dans cet entretien devant public réalisé aux Jardins de Métis, Pierre nous emporte dans son univers. Architecte, il est de plus conteur. On imagine en l’écoutant qu’il s’inscrit à la suite d’une longue tradition orale québécoise, avec ses montées dramatiques, ses creux de vagues murmurés et une gestuelle tout en bras dans les airs et en expressions faciales (ce qu’a confirmé la série de photos prises lors de l’évènement...). De quoi a-t-il parlé à Emile et Guillaume ? Un peu de tout finalement, mais beaucoup d’émerveillement pour le paysage, ce muscle atrophié à une époque de repli sur soi et sur les écrans.Il est aussi question du fleuve comme univers et milieu de vie, de granges, de l’amour du bois, de la maquette comme socle de la création architecturale, du mode de vie des moines à l’Abbaye Val Notre-Dame qu’il a conçu, de la médiocrité des environnements urbains construits à la va-vite et du problème de l’accélération dans la conception de tout. Dans un Québec qui multiplie les projets de condos avec vue sur stationnement, Pierre, dont le travail est reconnu à travers le monde, nous montre plutôt le chemin inverse, celui qui nous élève et nous tire vers le haut.

    1h 13m
  4. 2025-10-08

    Épisode 41 ~ Posture d'une marcheuse avec catherine d'amours

    Pour un épisode festif enregistré devant public, Guillaume et Emile ont la chance de discuter avec catherine d’amours, artiste multidisciplinaire et professeure-chercheure à l’École de Design de l’UQAM. Elle est notamment l’autrice d’un ouvrage paru chez Atelier 10 en 2025, Les paysages intérieurs. catherine s’est tournée récemment vers l’enseignement dans une recherche d’alignement. La transmission et les legs sont au cœur de la réflexion qui entoure son approche pédagogique. Au fil d’une discussion qui porte sur les postures et pratiques pédagogiques, la salle de classe est décrite tantôt comme un grand espace de liberté, comme le lieu d’expression de parcours divers et d’élaboration de différentes postures critiques sur le monde, mais aussi comme un espace de connaissance de soi, où l’objectif final consiste à former une relève qui peut faire face aux enjeux contemporains. La marche a une importance marquée dans sa pratique, à la fois artistique, comme designer, mais aussi comme prof et comme mère. Une pratique qui a d’abord été envisagée comme un moyen de se mettre en action et qui se révèle comme un acte méditatif permettant de prendre conscience du monde qui nous entoure, de ses petits et grands bouleversements. Dit autrement, marcher constitue moins l’acte de traverser l’espace qui nous entoure que de se laisser traverser par lui. C’est un exercice tout simple, mais puissant, qui permet de prendre conscience et capter ces petites choses qui sont néanmoins immenses : un rayon de soleil l’hiver, une vue sur l’horizon. À travers son livre, catherine aborde la notion de solastalgie, qui est en quelque sorte la nostalgie des lieux qui se transforment ou disparaissent sous l’action humaine. Or, si l’écoanxiété risque d’immobiliser par la peur et l’abstraction de ce qui vient, la solastalgie est un moyen de ne pas être tétanisé par cette peur et de se mettre en action face à ce qui est déjà en train de changer. C’est une invitation à réfléchir non pas à partir du passé ou d’une utopie future abstraite, et à ramener la réflexion à ce qui est plus près de nous, ou « réfléchir à partir du milieu » pour reprendre l’expression de Donna Harraway dans Vivre avec le trouble (2016). Pour Catherine, le design constitue un levier pour imaginer ce qu’on veut faire pour la suite du monde, au regard des changements qui surviennent. Certains paysages deviennent mythiques dans nos vies, et devant les bouleversements en cours, la solastalgie sert autant d’outil de compréhension de soi que de moteur d’action et d’imagination, un aller-retour entre l’intérieur et l’extérieur qui n’a pas fini d’alimenter sa réflexion sur la pratique du design.Site web de cadre bâti : cadrebati.org

    1 hr
  5. 2024-12-04

    Épisode 40 ~ Toutes les couleurs avec matali crasset

    matali crasset a quelque chose d’iconique qui n’est ni forcé, ni le résultat d’une tentative visant à se distinguer dans une mer de designers industriels anonymes. Ce qu’elle est, elle le porte et elle le fabrique : elle brille tout court. Coupe en bol, lunettes imposantes de sa propre conception, il faut bien sûr lui avoir parlé pour comprendre qu’elle n’a rien du monument intimidant qu’on pourrait imaginer, et ce, même si sa carrière ne cesse de montrer qu’elle compte parmi les géantes du domaine. Son parcours singulier, depuis une trentaine d’années, l’a vue passer notamment chez le célèbre designer Philip Starck, puis développer une pratique indépendante qui se déploie en design d’objets, architecture, design urbain, scénographie, commissariat d’exposition, mais aussi dans des projets qui confondent les cadres disciplinaires en travaillant à partir  des espaces interstitiels, de méditation ou des expositions. Son processus créatif est profondément inductif, partant d’une définition des besoins et désirs des personnes qui utiliseront ses espaces pour construire non pas de nouvelles formes dont le monde regorge déjà, mais l’expression d’une relation avec autrui, d’un lien traduit dans l’espace. Sa conception d’espaces publics traduit d’ailleurs parfaitement ces considérations humaines. De ses installations souvent modulaires ressortent ainsi un réel désir de penser des utilisations diverses, incontestablement humaines, comme celles des enfants, par exemple, qui ont une lecture tout aussi humaine du mobilier urbain, évidemment, si ce n’est que trois pommes plus bas. Rencontrée en deux occasions par Guillaume dans son studio de Belleville, à Paris, matali nous livre en toute générosité les clés de sa conception d’un design aussi chaleureux qu’inventif.

    1h 17m
  6. 2024-07-12

    Épisode 39 ~ Construire une Cité autre avec Philippe Dufort

    On fait un écoquartier ? Oui, bien sûr. On commence par quoi ? … Certains de nos épisodes sont plus longs que d’autres. Il faut mettre la table, on dirait, apprendre à se connaître. La patience d’une conversation vaut sûrement la peine, dirons-nous, surtout quand il s’agit, comme dans le cas de cet épisode avec Philippe Dufort, de parler d’aboutissements dont on pourrait croire, à tort, qu’ils ont poussés du néant et dans leur forme définitive. Dans un exercice qui s’apparente à reparcourir un labyrinthe en suivant le bon trajet dessiné au sol, l’équipe de Cadre bâti est retournée aux Jardins de Métis pour discuter de CMētis avec son président et fondateur, Philippe Dufort. Se décrivant comme un « universitaire désagrégé », Philippe a été jusqu’à très récemment professeur en innovation sociale à l’Université St-Paul à Ottawa, point d’orgue d’un parcours universitaire et engagé où il va passer des années à l’international, et notamment en Colombie. Dans un spectaculaire revirement de situation, Philippe et sa conjointe, surmené·es, ont volontairement choisi un retour en famille dans le Bas-Saint-Laurent, un changement de rythme de vie nécessaire et qui les a mené·es, de fil en aiguille, à abandonner la vie universitaire. Ce rare retour à la case départ aurait pu être l’occasion de ranger l’idéalisme dans les tiroirs. Ce ne fut pas le cas. Un désir toujours vivant de transformation sociale, amplifié par la crise du logement dans le Bas-Saint-Laurent, on fait naître un premier projet d’écoquartier à Métis-sur-Mer, coopté à même la communauté, puis à un second à l’étape de projet à Rimouski, le tout piloté par CMétis, un organisme à but non lucratif « […] à haut impact de transformation sociale intégrant les expertises de la conception, de la construction et du développement immobilier écologique ». On commence par quoi, alors ? C’est le sujet de la seconde partie de cet entretien avec Emile et Guillaume. Suivant un premier projet dont la principale qualité, nous dit notre invité, est d’exister, contre vents et marées, il est question ici du défi constant à mettre sur pied un commun, à s’assurer de le financer adéquatement et d’en faire une pièce maîtresse dans le déploiement d’autres projets similaires, mais jamais identiques, car émergent de leur milieu d’implantation. Ce qui frappe le plus notre invité dans sa nouvelle carrière ? La capacité d’impact d’une telle approche, car pour peu qu’on en accepte les énormes complications et responsabilités, l’échelle de l’écoquartier constitue l’un des moyens les plus efficaces aujourd’hui de construire des interstices dans un système dont on critique les paramètres, et de faire une cité autre, certes, mais de la faire surtout autrement.

    1h 41m
  7. 2024-04-24

    Épisode 38 ~ Cartographie des idées sur la ville avec Thierry Paquot

    Dans cet épisode, Guillaume rencontre Thierry Paquot, un philosophe de la ville qui a quitté depuis peu la périphérie parisienne pour la campagne normande. Enregistré alors qu’il était en plein processus d’écriture d’un livre, cet épisode est riche en réflexions et anecdotes. L’épisode s’amorce assez classiquement avec un retour sur l’évolution des relations entre ville et campagne, en écho à l’ouvrage de Lewis Mumford, traduit par Thierry et paru en août dernier (Histoire naturelle de l’urbanisation, Presses Universitaires de France). Autrefois des territoires complémentaires, l’arrivée du productivisme, de la mécanisation et la mondialisation viennent transformer radicalement leurs interdépendances de même que leurs paysages, au point où ville et campagne se confondent désormais complètement. La discussion se déplace tout naturellement vers la question des processus et transformations à l’œuvre — mondialisation, urbanisation, colonisation, mécanisation — et de leurs effets sur les espaces urbains : inversions des relations centre-périphérie, apparitions des mégalopoles, étalement, bidonvilisation, émergence d’enclaves résidentielles sécurisées, pour ne nommer que quelques-uns des phénomènes récents qui remodèlent notre terre urbaine. Si l’histoire de la ville intéresse notre invité, c’est surtout l’histoire des idées sur la ville qui prend une place centrale dans son travail. Thierry porte une attention très particulière à la biographie des auteur-es de même qu’à la filiation des idées, et fait tout un travail de géohistoire des œuvres et des idées. Qui discutait avec qui ? Quelle influence des auteur-es entre elles et eux ? L’épisode, en ce sens, apparaît comme un exercice de cartographie orale des réseaux d’idées sur la ville et l’urbain. Un travail utile, puisque comme le souligne Thierry : “On pense à plusieurs, même si on écrit seul”. La discussion aborde aussi la diversité des façons d’appréhender la ville, et notamment par le biais de ses représentations. Pour Thierry, le roman, la poésie, le cinéma, la photographie et les témoignages des habitants constituent une panoplie de médiums qui permettent d’éclairer différents angles aveugles de l’expérience urbaine. En somme, cet épisode est un tour d’horizon de l’urbain — définitions, formes d’urbanisation, épistémologies — sans une once d’aridité. Il se déploie autant dans les idées que sur le terrain, un peu à l’image du travail de Thierry. C’est un épisode où l’on s’intéresse autant aux paroles d’habitantes de bidonvilles qu’à la chicane entre Henri Lefebvre et Guy Debord, ou à la relation intellectuelle entre Ivan Illich et André Gorz. On en ressort avec un certain nombre de potins de philosophes, une envie de lire renouvelée et, somme toute, une idée plus claire du phénomène urbain planétaire !

    1h 29m
  8. 2024-03-29

    Épisode 37 ~ Le patrimoine est une conversation avec Claudine Déom

    Dans cet épisode aux accents ASMR*, Guillaume et Maude échangent avec Claudine Déom, professeure à l’École d’architecture de l’Université de Montréal et spécialiste du patrimoine bâti. Ayant grandi à Sault-au-Récollet, dans le nord de Montréal, Claudine a été en contact avec la pierre grise dès son enfance. C’est ensuite par l’étude de la géographie au collégial, puis de l’urbanisme au baccalauréat et de l’histoire de l’art aux cycles supérieurs qu’elle forge son intérêt pour les questions liées à la conservation des environnements bâtis.Pour la professeure, il existe à ce jour certaines préconceptions persistantes à déconstruire à propos du patrimoine, comme l’idée que sa préservation constitue un frein à la créativité pour les architectes, ou que conserver veut dire “ne pas toucher”. Cet épisode est une invitation à aller au-delà d’une vision dichotomique du patrimoine qui opposerait ce qui relève du passé et ce qui est contemporain.Son point de vue mélange urbanisme, histoire de l’art et architecture, avec comme objectif la compréhension du lieu, du site ou du bâtiment : pourquoi est-il là ? Pourquoi a-t-il cette apparence ? Dans son enseignement, c’est d’abord le potentiel “inclassable” de l’existant que Claudine souhaite transmettre aux architectes en devenir.Le rapport entre la ville qui sort de terre et celle qui est déjà là est souvent perçu comme antagoniste, et mériterait un recadrage vers ce qu’il peut avoir de collaboratif. Le patrimoine bâti n’est pas une série d’objets sous verre au sein d’une collection urbaine, ce sont des lieux particuliers avec leurs usages, leurs affects. Ils évoluent à travers le temps et peuvent propulser la transformation urbaine. Au-delà des critères esthétiques ou de classifications patrimoniales, les lieux que l’on côtoie quotidiennement nous marquent, nous touchent et s’attachent à nous.Qui plus est, le patrimoine bâti nous expose à des représentations du monde qui, forcément, ont évolué. Ici, le patrimoine devient une conversation sur la culture, l’intégration, l’inclusion. Que faire des pensionnats autochtones et des statues de personnages historiques déchus? Une conversation complexe sur notre rapport au passé, sur l’histoire et le pouvoir, et sur nos différents regards sur le monde se dessine autour de ces objets inconvénients pour quiconque souhaiterait vivre dans un monde lisse, sans aspérités, ce que ne désire évidemment pas notre invitée.* Autonomous Sensory Meridian Response, ou la sensation de relaxation provoquée par des bruits doux, comme des voix délicates…

    1h 27m

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Cadre bâti est un podcast sur la ville.

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