24 episodes

Cadre bâti est un podcast sur la ville.

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    • Society & Culture
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Cadre bâti est un podcast sur la ville.

    Épisode 23 - L'urbanisme est un sport de combats avec Gérard Beaudet

    Épisode 23 - L'urbanisme est un sport de combats avec Gérard Beaudet

    Dans ce dernier épisode de la saison 2 de Cadre bâti, Guillaume et Emile accueillent Gérard Beaudet, professeur d’urbanisme à l’Université de Montréal et figure incontournable de l’aménagement au Québec.



    Gérard a derrière lui un parcours atypique : formation initiale en architecture puis en urbanisme, des années de pratique privée, un engagement précoce pour le patrimoine, des « mauvaises fréquentations » qui lui feront voir une autre échelle d’analyse spatiale, et finalement, une carrière de professeur à l’Université de Montréal qui lui sert aujourd’hui de rampe de lancement pour contribuer au débat public.C’est donc dire le professeur porte plusieurs chapeaux : spécialiste au besoin, intellectuel dans la cité, et citoyen à temps plein. Sa longue liste de publications en témoigne.



    En tant que professeur d’urbanisme, Gérard demeure critique de la formation reçue à l’heure actuelle. Elle reste trop près, selon lui, de l’urbanisme de modèle, des « best practices », des « projets structurants » et autres mythes qui produisent trop souvent des greffes qui ne prennent pas, d’où l’importance du temps long, de l’histoire et de l’analyse territoriale.À titre d’exemple, son dernier ouvrage (Banlieue, dites-vous ? La suburbanisation dans la région métropolitaine de Montréal, Presses de l’Université Laval, 2021) propose non pas une critique culpabilisante du mode de vie banlieusard, mais une explication de la complexité de notre rapport à la banlieue et des difficultés bien réelles de s’attaquer à l’étalement urbain.



    Un épisode à écouter pour éclaircir quelques énigmes telles que : pourquoi le développement du Quartier latin est-il si difficile à démarrer ? Comment surmonter une grande timidité pour devenir professeur ou tribun ? Ou encore, comment diable prononce-t-on le nom d’André Corboz (avec un « z » muet ou non) ?



    L’article du journaliste du Devoir évoqué dans l’épisode :Baillargeon, Stéphane, 2007. « Il était une fois… — La malédiction de l’Est. Le chantier de l’îlot Voyageur va-t-il conjurer le mauvais sort ? », Le Devoir (Montréal), 2007/07/16.

    • 1 hr 51 min
    Épisode 22 - Dans les coulisses des processus urbains avec Maxime Boucher

    Épisode 22 - Dans les coulisses des processus urbains avec Maxime Boucher

    Cet épisode propose une immersion dans le monde de la microsociologie. Maude et Guillaume discutent avec Maxime Boucher, chercheur postdoctoral à l’Université de Montréal, professeur de sociologie au Cégep Ahuntsic et chercheur-collaborateur avec l’ARPENT (voir l’épisode 4 !).
    Sociologue de terrain, Maxime s’est tourné vers le monde de l’urbain au fil de ses études. D’abord en s’intéressant au vécu et aux interactions des usagers du métro de Montréal dans la perspective de réduire les tensions dans le métro, puis en suivant sur le long cours, les coulisses et arrière-scènes de la planification associées à la table de Rénovation urbaine intégrée (RUI) d’Hochelaga. Dans un cas comme dans l’autre, il a cherché à ouvrir des boîtes noires — celle des interactions entre usagers dans le métro et celle de la planification urbaine concertée.
    Il est question dans cet épisode de tout ce qui apparait moins tangible dans ces espaces de concertation : les émotions, les échanges informels, les tactiques des acteurs pour faire dérailler des processus, faire perdre la face et faire déraper des projets jugés indésirables.
    Dans la lignée de l’École de Chicago, Maxime nous parle d’une tradition sociologique qui porte une attention particulière à l’intangible, à toutes ces informations fines révélées au cours de longues séances d’observation et par une réelle proximité avec les acteurs. L’épisode chemine vers le projet qui occupe Maxime à l’heure actuelle, soit une initiative de logement social à haut facteur d’accès mis sur pied autour du 3629 Sainte-Catherine Est. Anciennement un squat qui a passé au feu il y a quelques années, le lieu a été repris par l’arrondissement de concert avec l’organisme l’Anonyme. L’objectif du projet consiste à en faire une maison de chambres pour les habitantes et habitants ayant vécu dans l’édifice avant l’incendie. La microsociologie permet ici de poser un regard sur les trajectoires individuelles des résidents et résidentes et sur la trajectoire du bâtiment lui-même en relation avec un quartier en profonde transformation.
    Au menu, donc, une réflexion sur les espaces informels de la planification, sur l’écoute des voix dissidentes et des discours moins habiles, et plus globalement, sur l’hospitalité (et l’inhospitalité !) des espaces de participation et de planification.

    • 1 hr 29 min
    Épisode 21 - Révéler les identités territoriales avec Karl Dorais Kinkaid & Christophe-Hubert Joncas

    Épisode 21 - Révéler les identités territoriales avec Karl Dorais Kinkaid & Christophe-Hubert Joncas

    Dans cet épisode, Guillaume et Emile s’entretiennent avec Christophe-Hubert Joncas et Karl Dorais Kinkaid de la coopérative de travail en aménagement l’Enclume. À l’origine de cette initiative, on retrouve une belle histoire d’amitié et de complicité, des expertises croisées et un désir de se mobiliser pour agir autrement en urbanisme.

    Oeuvrer différemment ? Ça commence à l’Enclume par une insistance sur le fait de travailler dans le plaisir, et de le faire au quotidien avec des personnes que l’on estime et respecte. C’est aussi aborder le travail aménagiste à partir de considérations éthiques visant à promouvoir une vision plus culturelle de l’aménagement et une sensibilité au territoire et à ce qui le façonne. 

    Il est aussi question dans cet épisode des « espaces équivoques », ces lieux inusités — mais néanmoins foisonnants dans nos milieux de vie — où la définition juridique de l’espace ne correspond pas à son usage. Il y a souvent du privé dans le public, et du public dans le privé…

    Sur une note plus intime, vous en apprendrez un peu plus sur l’amour de Karl pour les parcs régionaux, sur celui de Christophe-Hubert pour les rives du Saint-Maurice… et sur les anomalies du cadastre de la Ville de Laval !

    • 1 hr 50 min
    Épisode 20 - Interdiction de nourrir les pigeons avec Chloé Roubert et Christina Contandriopoulos

    Épisode 20 - Interdiction de nourrir les pigeons avec Chloé Roubert et Christina Contandriopoulos

    Lors de cet épisode enregistré au sein même de la galerie SBC, Guillaume et Maude discutent à micros ouverts avec l’artiste Chloé Roubert et l’historienne en architecture Christina Contandriopoulos. Comment percevoir les rapports unissant les pigeons, les faucons et le cadre urbain ? Quels sont les moyens architecturaux et urbains mis en place pour contrer la présence de l’un et inciter l’épanouissement de l’autre ? De plus, dans un contexte où les municipalités s’avèrent de plus en plus aseptisées, c’est-à-dire exemptes de toute saleté, comment envisager une telle cohabitation entre humains et non-humains ? Chloé Roubert, artiste-invitée dans le cadre de l’exposition Faucons pigeons, traite ouvertement de cette question de l’aseptisation dans son projet A pigeon’s perspective (2013).

    • 1 hr 20 min
    Épisode 19 - Les lumières de la ville avec Josianne Poirier

    Épisode 19 - Les lumières de la ville avec Josianne Poirier

    Dans cet épisode, Guillaume et Emile discutent avec Josianne Poirier autour du récent livre Montréal fantasmagorique, ou la part d’ombre des animations lumineuses urbaines (Lux Éditeur).

    On apprendra au fil de l’échange que Josianne porte plusieurs chapeaux : historienne de l’art, chargée de cours en histoire de l’art et commissaire, son travail est au confluent des études urbaines et de l’art public.

    Depuis quelques années, plusieurs grandes (et moins grandes) villes du monde se sont dotées de plans lumière. L’idée à la base du livre, tiré des constats de sa thèse de doctorat, consistait à interroger les discours sur la mise en lumière de certains espaces urbains à Montréal, discours dont on peut dire qu’ils étaient marqués par un enthousiasme très consensuel.

    La lumière apparaît ainsi comme une force motrice pour réenchanter les espaces urbains et asseoir l’identité de Montréal comme ville créative — on peut penser ici à la mise en lumière du pont Jacques-Cartier visant à faire du pont une icône montréalaise.
    La mise en lumière apparaît aussi comme un outil qui vient pacifier les espaces urbains, pacifier la nuit urbaine et mettre à l’écart certaines populations et certaines pratiques qui ne cadrent pas avec une image normée de la ville.

    Que nous disent ces mises en lumière vis-à-vis d’une vie nocturne urbaine déjà riche et abondante, mais aussi essentielle pour certaines sous-cultures et certains groupes marginalisés dont les pratiques se font plutôt dans l’obscurité ? N’y a-t-il pas là un regard moralisateur sur la nuit urbaine ?Cet épisode, comme le livre de Josianne, aborde de manière dialectique et nuancée la question de la nuit urbaine et des animations lumineuses, la lumière étant en fin de compte un excellent prétexte pour parler de la ville au XXIe siècle.

    • 1 hr 42 min
    Épisode 18 - Géographies de l'altérité avec Bochra Manaï

    Épisode 18 - Géographies de l'altérité avec Bochra Manaï

    On avait bien hâte de rencontrer Bochra Manaï, la toute première commissaire au Bureau de la lutte contre le racisme et les discriminations systémiques à la Ville de Montréal. Nul besoin de préciser, s’il fallait encore s’en convaincre, que Bochra n’a pas grand-chose à voir avec la figure polarisante qu’on a bien voulu dépeindre au détour de sa nomination.

    Géographe de cœur (et d’action), docteure en études urbaines de l’INRS (une autre !), Bochra nous livre son parcours au fil des lieux traversés : son enfance en Tunisie, ses années de jeunesse à Paris, sa découverte et son amour pour Montréal. De ses migrations jusqu’à la recherche en études urbaines, elle nous parle du fait de devenir l’Autre, de conjuguer des identités multiples, de cohabiter sur un territoire et de faire cohabiter intérieurement ses identités.Bochra nous livre ici à une géographie de l’intime, à une réflexion sur ces lieux traversés qui nous transforment et nous révèlent à nous-mêmes. Que peut bien vouloir dire quitter son chez-soi, puis arriver dans un nouveau lieu et expérimenter l’altérité ?

    Cet épisode est aussi l’occasion d’explorer comment la recherche transforme la chercheuse ou le chercheur, comment cela nous force à nous situer — et dans le cas de Bochra, à « situer sa propre intersectionnalité » à travers l’étude de réalités autres.

    Au fil de la discussion, les morceaux du casse-tête se mettent en place et on en vient à comprendre ce qui l’anime dans son poste de commissaire, soit le fait de maintenir une « saine tension utile » pour que survienne un changement nécessaire à la Ville de Montréal. Bochra nous donne accès à son quotidien de commissaire : comment localiser les angles morts, identifier les acteurs de la transformation et les soutenir pour, à terme, faire de Montréal une administration — et une ville — inclusive. Devenir l’autre pour mieux revenir à soi : voilà le parcours qui est proposé ici.

    • 1 hr 54 min

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