Cadre bâti

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Cadre bâti est un podcast sur la ville.

  1. APR 22

    Épisode 46 ~ Débrancher la ville avec Guillaume Ethier

    Cet épisode spécial de Cadre bâti a été réalisé en collaboration avec Radio Phénix, une radio basée à Caen, en France. Dans le cadre de la huitième édition du festival Chantiers communs, l’association Territoires Pionniers invitait à regarder en face la réalité des défis de nos territoires et de l’habiter, pour nous projeter collectivement vers le futur. Le 13 mars 2026 avait lieu la conférence « Débrancher la ville », animée par Guillaume Ethier, pour réfléchir ensemble à une ville qui ne se contente pas d’être efficace, mais qui cherche à être habitée, tout simplement. Sommes-nous condamnés à vivre dans des « Smart Cities » lisses et désincarnées ? Pour parler de la conférence et du livre, Emma et Clara de l’émission C’est pas faux reçoivent Guillaume Ethier, professeur en études urbaines à l’Université du Québec à Montréal. Participe également à la discussion Félix Pareja, codirecteur de l’association Territoires pionniers.Ce fut l’occasion, pour Guillaume, de partager les idées développées dans son livre La ville analogique (Éditions Apogée, 2023), dans lequel il interroge ce que vient changer le numérique dans la ville, et notamment comment les « dispositifs portatifs et ubiquitaires – les fameux téléphones intelligents! – viennent transformer l’espace public. Dans le livre, comme dans cet entretien, Guillaume fait l’éloge de la lenteur, de l’imprévu et du plaisir de la matérialité urbaine. Contre l’obsolescence programmée des espaces et la surveillance algorithmique, la « ville analogique » revendique le droit à l’erreur, au bricolage et à la rencontre physique.Face aux dépendances à la technologie, à la crise de la solitude et à la montée des tensions sociales – toutes alimentées par l’omniprésence du numérique – la solution se trouve plutôt du côté des espaces publics. Construire des espaces publics intéressants, des zones sans connexions wifi, créer des ambiances qui incitent les gens à délaisser leur téléphone. Bref, il s’agit de créer des lieux qui incitent à se débrancher pour se reconnecter à soi et aux autres!

    57 min
  2. MAR 1

    Épisode 45 ~ Dédramatiser l'architecture avec Camille Lefebvre

    Dans cet épisode, Guillaume et Maude parlent avec Camille Lefebvre, architecte et doctorante en cotutelle à l’UQAM et à l’ENSA-Versailles. De retour au doctorat après des années depratique, notamment au Japon, Camille nous partage ses réflexions sur les différents points de frictions dans la pratique de l’architecture.Face aux multiples rigidités — politiques, juridiques ou économiques — de cette pratique, elle invite à repenser la manière de faire les projets et à réenchanter ce que peut être l’architecture au Québec (ou ailleurs !). De son point de vue, ce réenchantement passe notamment par une « dédramatisation de l’architecture », c’est-à-dire retrouver la capacité de prendre des risques, d’expérimenter, plutôt que derester figé dans une culture de la judiciarisation. Pour s’engager dans cette voie, le Québec pourrait s’inspirer de la France, où les projets prennent parfois une forme un peu plus « indisciplinée », un peu moins lisse. Redéfinir l’excellence, donner plus de place à l’expérimentation, fluidifier la conduite des projets, et surtout, leur trouver des assises politiques sont des avenues souhaitables pour le devenir de l’habitat.L’habitat collectif est au cœur de la réflexion de Camille, qui s’y intéresse notamment par ses intérieurs. À l’heure actuelle, le multi-logement est une typologie de plus en plus répandue au Québec, et la proposition est souvent peu intéressante : plafond bas, petites chambres, disparition de la salle à manger au profit d’un ilot dans la cuisine (pratique pour recevoir, moins au quotidien). Ces logements, produits à la tonne, sont peu adaptables et modulables — puisque tout a été décidé en amont : la causeuse va à cet endroit, le lit là, et aucun autre scénario n’est envisageable. Or, cette typologie semble, pour l’heure, peu intéresser les architectes alors qu’il y aurait tout un travail à faire pour améliorer ces espaces et les rendre plus habitables, pour qu’ils s’adaptent aux différentes étapes de la vie et qu’ils puissent être modulables pour chaque ménage qui s’y installe.La pratique de Camille est centrée sur la matérialité : le dessin, l’expérience du voyage, la maquette, le texte. Pour elle, il existe quelques écueils à travailler uniquement avec les outils numériques qui opèrent une mise à distance et rendent plus difficile la saisie d’un projet comme un tout.Cet épisode est un plaidoyer pour l’habitabilité des logements, et notamment des logements collectifs, et s’il n’est pas une feuille de route à proprement parler, il identifie tout de même quelques pistes d’action et prises pour y parvenir !

    1h 30m
  3. JAN 17

    Épisode 44 ~ L'urbanité visible avec Nadine Gomez

    Dans cet épisode enregistré dans la fébrilité du pré-temps des fêtes (ça se sent…), la cinéaste et documentariste Nadine Gomez raconte sa mythologie personnelle par fragments, comme un cumul de rencontres. Son parcours débute avec un premier documentaire collectif sur les raves, marqué par la rencontre de Mistress Barbara, figure emblématique de la culture urbaine montréalaise. Elle vit ensuite à Londres, avant d ’entreprendre un baccalauréat en journalisme. Sa mère a grandi à Schefferville. Son père est originaire de Mexico. Leur histoire commence à Acapulco, histoire de commencer à lier des lieux disjoints.Très tôt, elle développe un rapport au déplacement, à l’errance. Elle bumme, fait des pèlerinages alimentaires : aller manger loin, comme une aventure en soi. Se rendre aux Galeries Concordia pour un pad thaï, prendre le train versBrossard en écoutant Snoop Dogg, ou simplement regarder les passants, le temps d’une bière sur Saint-Laurent. Elle enregistre déjà.Chronique d’une ville naît de la mise en dialogue entre ses expériences documentaires précédentes et d’un désir de donner forme aux questionnements que la ville fait émerger dans sa pratique. Son parcours débute notamment avec undocumentaire tourné à Griffintown, Le Horse Palace (2012), réalisé dans la veine du cinéma direct, mêlant entrevues et archives. Il se poursuit avec Métro (2015), un film fondé sur une observation silencieuse de l’architecture, puisavec un projet réalisé en Grèce, Exarcheia, le chant des oiseaux (2018), dans lequel elle s’est engagée dans une démarche consistant à provoquer du mouvement, travailler la rencontre et explorer différentes manières d’aborderle réel à l’aide des outils du cinéma. Ce qui traverse entre autres les œuvres de Nadine, c’est cette sensibilité à la sociabilité dans l’espace public : le désir et la nécessité d’être ensemble.   Son plus récent documentaire –Chronique d’une ville - prend appui sur des sensations, ainsi que sur une recherche de dispositifs formels et narratifs au sein du langage documentaire. En résulte un film qui prend des chemins à la fois onirique et narratif pour raconter la ville, au fil de ses rythmes, frottements, moments de rencontre. Nadine s’intéresse à l’idée de déboulonner l’objectivité en journalisme, Pour elle, il faut assumer la subjectivité du regard, la reconnaître et se rendre responsable vis-à-vis des images et récits créés. En assumant sa subjectivité et ses choix de cadrage, elle cherche à rejoindre le public sans le tromper etproduire des représentations dans lesquelles celui-ci peut se reconnaître. Et ça marche !

    1h 26m
  4. 2025-11-25

    Épisode 43 ~ Une exploration de la ville relationnelle avec Pascal Le Brun-Cordier

    Cet épisode de Cadre bâti a été réalisé en collaboration avec Culture Montréal à la suite de son forum Soin, culture et territoire, tenu le 5 juin 2025 (pour en savoir plus).Il y a des conversations qui ne se livrent pas d’un coup. Elles se dévoilent comme une ville qu’on arpente à pied : un coin de rue, une vibration, un détail révélateur. Cet épisode en fait partie.Pour cette exploration, Emile et Guillaume reçoivent Pascal Le Brun-Cordier. Professeur associé à la Sorbonne, directeur de Villes In Vivo, responsable d’un master consacré aux projets culturels dans l’espace public, mais surtout, pour qui sait écouter, Pascal est un praticien de la ville sensible. Son récent ouvrage, La Ville relationnelle, coécrit avec Sonia Lavadinho et Yves Winkin, ne se contente pas de proposer une autre lecture de l’urbanisme ; il invite à reconnaître que les liens — humains, sonores, émotionnels — sont le véritable tissu de nos milieux de vie.Avec Pascal, la discussion glisse naturellement des principes aux sensations. On parle d’espaces publics, de scénarios urbains et de politiques culturelles, mais aussi de bruits de fond, de musiques qui accompagnent une marche, de rencontres essentielles pour comprendre ce qui fait communauté. On s’aventure sur le terrain de l’intime, là où se forge cette capacité à capter ce que la ville dit quand elle semble silencieuse.Ce qui se dessine peu à peu, c’est une vision profondément incarnée de l’urbanisme culturel : une ville qui n’est pas seulement aménagée, mais interprétée ; une ville qui se fabrique dans l’écoute autant que dans la planification. À travers ses exemples, Pascal montre comment l’espace public peut devenir un atelier ouvert, où se croisent création, participation et désir de collectif.Si cette conversation touche autant, c’est peut-être parce qu’il rappelle que transformer la ville ne commence pas par de grands gestes, mais par une attention renouvelée au quotidien. Par la reconnaissance que chaque rencontre, chaque ambiance, chaque trace sonore peut devenir le point de départ d’un imaginaire urbain plus fertile — et, surtout, plus humain.

    1h 40m
  5. 2025-11-14

    Épisode 42 ~ Guide de l'émerveillement avec Pierre Thibault

    Pierre Thibault est architecte et l’a toujours été. Il ressent très intimement l’espace et souhaiterait que l’on construise collectivement des environnements bâtis plus intéressants, ce à quoi il a consacré sa pratique et son enseignement. On pourrait dire à ce titre que sa grande qualité comme personne consiste à nous tirer collectivement vers le haut. C’est un peu là qu’il nous attend, d’ailleurs : dans des rêves d’écoles inspirantes, de maisons consacrées à la contemplation — du paysage et de nos proches — et dans des quartiers en contact avec la nature. Des rêves qu’il s'emploie par ailleurs à concrétiser un à un dans les projets de sa firme Atelier Pierre Thibault. Dans cet entretien devant public réalisé aux Jardins de Métis, Pierre nous emporte dans son univers. Architecte, il est de plus conteur. On imagine en l’écoutant qu’il s’inscrit à la suite d’une longue tradition orale québécoise, avec ses montées dramatiques, ses creux de vagues murmurés et une gestuelle tout en bras dans les airs et en expressions faciales (ce qu’a confirmé la série de photos prises lors de l’évènement...). De quoi a-t-il parlé à Emile et Guillaume ? Un peu de tout finalement, mais beaucoup d’émerveillement pour le paysage, ce muscle atrophié à une époque de repli sur soi et sur les écrans.Il est aussi question du fleuve comme univers et milieu de vie, de granges, de l’amour du bois, de la maquette comme socle de la création architecturale, du mode de vie des moines à l’Abbaye Val Notre-Dame qu’il a conçu, de la médiocrité des environnements urbains construits à la va-vite et du problème de l’accélération dans la conception de tout. Dans un Québec qui multiplie les projets de condos avec vue sur stationnement, Pierre, dont le travail est reconnu à travers le monde, nous montre plutôt le chemin inverse, celui qui nous élève et nous tire vers le haut.

    1h 13m
  6. 2025-10-08

    Épisode 41 ~ Posture d'une marcheuse avec catherine d'amours

    Pour un épisode festif enregistré devant public, Guillaume et Emile ont la chance de discuter avec catherine d’amours, artiste multidisciplinaire et professeure-chercheure à l’École de Design de l’UQAM. Elle est notamment l’autrice d’un ouvrage paru chez Atelier 10 en 2025, Les paysages intérieurs. catherine s’est tournée récemment vers l’enseignement dans une recherche d’alignement. La transmission et les legs sont au cœur de la réflexion qui entoure son approche pédagogique. Au fil d’une discussion qui porte sur les postures et pratiques pédagogiques, la salle de classe est décrite tantôt comme un grand espace de liberté, comme le lieu d’expression de parcours divers et d’élaboration de différentes postures critiques sur le monde, mais aussi comme un espace de connaissance de soi, où l’objectif final consiste à former une relève qui peut faire face aux enjeux contemporains. La marche a une importance marquée dans sa pratique, à la fois artistique, comme designer, mais aussi comme prof et comme mère. Une pratique qui a d’abord été envisagée comme un moyen de se mettre en action et qui se révèle comme un acte méditatif permettant de prendre conscience du monde qui nous entoure, de ses petits et grands bouleversements. Dit autrement, marcher constitue moins l’acte de traverser l’espace qui nous entoure que de se laisser traverser par lui. C’est un exercice tout simple, mais puissant, qui permet de prendre conscience et capter ces petites choses qui sont néanmoins immenses : un rayon de soleil l’hiver, une vue sur l’horizon. À travers son livre, catherine aborde la notion de solastalgie, qui est en quelque sorte la nostalgie des lieux qui se transforment ou disparaissent sous l’action humaine. Or, si l’écoanxiété risque d’immobiliser par la peur et l’abstraction de ce qui vient, la solastalgie est un moyen de ne pas être tétanisé par cette peur et de se mettre en action face à ce qui est déjà en train de changer. C’est une invitation à réfléchir non pas à partir du passé ou d’une utopie future abstraite, et à ramener la réflexion à ce qui est plus près de nous, ou « réfléchir à partir du milieu » pour reprendre l’expression de Donna Harraway dans Vivre avec le trouble (2016). Pour Catherine, le design constitue un levier pour imaginer ce qu’on veut faire pour la suite du monde, au regard des changements qui surviennent. Certains paysages deviennent mythiques dans nos vies, et devant les bouleversements en cours, la solastalgie sert autant d’outil de compréhension de soi que de moteur d’action et d’imagination, un aller-retour entre l’intérieur et l’extérieur qui n’a pas fini d’alimenter sa réflexion sur la pratique du design.Site web de cadre bâti : cadrebati.org

    1 hr
  7. 2024-12-04

    Épisode 40 ~ Toutes les couleurs avec matali crasset

    matali crasset a quelque chose d’iconique qui n’est ni forcé, ni le résultat d’une tentative visant à se distinguer dans une mer de designers industriels anonymes. Ce qu’elle est, elle le porte et elle le fabrique : elle brille tout court. Coupe en bol, lunettes imposantes de sa propre conception, il faut bien sûr lui avoir parlé pour comprendre qu’elle n’a rien du monument intimidant qu’on pourrait imaginer, et ce, même si sa carrière ne cesse de montrer qu’elle compte parmi les géantes du domaine. Son parcours singulier, depuis une trentaine d’années, l’a vue passer notamment chez le célèbre designer Philip Starck, puis développer une pratique indépendante qui se déploie en design d’objets, architecture, design urbain, scénographie, commissariat d’exposition, mais aussi dans des projets qui confondent les cadres disciplinaires en travaillant à partir  des espaces interstitiels, de méditation ou des expositions. Son processus créatif est profondément inductif, partant d’une définition des besoins et désirs des personnes qui utiliseront ses espaces pour construire non pas de nouvelles formes dont le monde regorge déjà, mais l’expression d’une relation avec autrui, d’un lien traduit dans l’espace. Sa conception d’espaces publics traduit d’ailleurs parfaitement ces considérations humaines. De ses installations souvent modulaires ressortent ainsi un réel désir de penser des utilisations diverses, incontestablement humaines, comme celles des enfants, par exemple, qui ont une lecture tout aussi humaine du mobilier urbain, évidemment, si ce n’est que trois pommes plus bas. Rencontrée en deux occasions par Guillaume dans son studio de Belleville, à Paris, matali nous livre en toute générosité les clés de sa conception d’un design aussi chaleureux qu’inventif.

    1h 17m
  8. 2024-07-12

    Épisode 39 ~ Construire une Cité autre avec Philippe Dufort

    On fait un écoquartier ? Oui, bien sûr. On commence par quoi ? … Certains de nos épisodes sont plus longs que d’autres. Il faut mettre la table, on dirait, apprendre à se connaître. La patience d’une conversation vaut sûrement la peine, dirons-nous, surtout quand il s’agit, comme dans le cas de cet épisode avec Philippe Dufort, de parler d’aboutissements dont on pourrait croire, à tort, qu’ils ont poussés du néant et dans leur forme définitive. Dans un exercice qui s’apparente à reparcourir un labyrinthe en suivant le bon trajet dessiné au sol, l’équipe de Cadre bâti est retournée aux Jardins de Métis pour discuter de CMētis avec son président et fondateur, Philippe Dufort. Se décrivant comme un « universitaire désagrégé », Philippe a été jusqu’à très récemment professeur en innovation sociale à l’Université St-Paul à Ottawa, point d’orgue d’un parcours universitaire et engagé où il va passer des années à l’international, et notamment en Colombie. Dans un spectaculaire revirement de situation, Philippe et sa conjointe, surmené·es, ont volontairement choisi un retour en famille dans le Bas-Saint-Laurent, un changement de rythme de vie nécessaire et qui les a mené·es, de fil en aiguille, à abandonner la vie universitaire. Ce rare retour à la case départ aurait pu être l’occasion de ranger l’idéalisme dans les tiroirs. Ce ne fut pas le cas. Un désir toujours vivant de transformation sociale, amplifié par la crise du logement dans le Bas-Saint-Laurent, on fait naître un premier projet d’écoquartier à Métis-sur-Mer, coopté à même la communauté, puis à un second à l’étape de projet à Rimouski, le tout piloté par CMétis, un organisme à but non lucratif « […] à haut impact de transformation sociale intégrant les expertises de la conception, de la construction et du développement immobilier écologique ». On commence par quoi, alors ? C’est le sujet de la seconde partie de cet entretien avec Emile et Guillaume. Suivant un premier projet dont la principale qualité, nous dit notre invité, est d’exister, contre vents et marées, il est question ici du défi constant à mettre sur pied un commun, à s’assurer de le financer adéquatement et d’en faire une pièce maîtresse dans le déploiement d’autres projets similaires, mais jamais identiques, car émergent de leur milieu d’implantation. Ce qui frappe le plus notre invité dans sa nouvelle carrière ? La capacité d’impact d’une telle approche, car pour peu qu’on en accepte les énormes complications et responsabilités, l’échelle de l’écoquartier constitue l’un des moyens les plus efficaces aujourd’hui de construire des interstices dans un système dont on critique les paramètres, et de faire une cité autre, certes, mais de la faire surtout autrement.

    1h 41m

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