15 épisodes

Deux fois par mois, Fabienne Broucaret, fondatrice de My Happy Job, reçoit des acteurs du monde du travail. Des personnes inspirantes qui veulent faire bouger les lignes aujourd'hui et imaginer les nouvelles manières de travailler de demain. L'occasion de partager leur expertise, mais aussi leurs propres expériences.

Ça me travaille ‪!‬ Ça me travaille !

    • Affaires
    • 5,0 • 2 notes

Deux fois par mois, Fabienne Broucaret, fondatrice de My Happy Job, reçoit des acteurs du monde du travail. Des personnes inspirantes qui veulent faire bouger les lignes aujourd'hui et imaginer les nouvelles manières de travailler de demain. L'occasion de partager leur expertise, mais aussi leurs propres expériences.

    Bénédicte Tilloy, entrepreneure

    Bénédicte Tilloy, entrepreneure

    Bénédicte Tilloy  a passé 27 ans à la SNCF, notamment comme DRH. Elle a quitté la SNCF il y a 5 ans pour rejoindre le School Lab.
    "C'est une aventure qui méritait d'être tentée, et que je ne regrette pas, raconte-t-elle au micro de Fabienne Broucaret, rédactrice en chef de My Happy Job by Moodwork. Ce fut deux ans d'apprentissage". Désormais entrepreneure, co-fondatrice de Ask for the Moon et 10H32, elle nous explique les clés pour bien vivre le changement d'un grand groupe à une start-up. Le plus important : "Faire le dueil d'un certain nombre de choses, par exemple du statut. La contrepartie c'est qu'on apprend beaucoup, et pour moi c'est un moteur."



    Bénédicte Tilloy, aujourd'hui âgée de 61 ans, parle de sa reconversion avec authenticité, sans faux semblant. Elle invite les seniors en plus doutes à écouter la petite voix qui devient de plus en plus forte sans se mettre de barrières psychologiques. "Vivre avec des frustrations, être raisonnable et les maintenir, c'est triste, confie-t-elle. Je me suis démandée ce que je pouvais m'autoriser. J'avais confiance en ma capacité à apprendre. C'est important d'écouter la voix qui dit change et la voix qui dit ait confiance dans tes talents et fait les grandir. Les talents ne s'arrête pas avec l'âge ! Le plaisir d'apprendre et de rencontrer des gens nouveaux c'est motivant. Il n'y a pas que des jeunes à potentiel, il y a aussi des vieux à potentiel ! Moi je dis aux seniors, c'est montrer votre potentiel, l'important c'est pas ce que vous avez été mais ce que vous êtes capable de faire aujourd'hui. "



    Comment faire travailler ensemble plusieurs générations ? Pourquoi les start-up devraient davantager employer des seniors ? Qu'est-ce qu'un bon manager ? Comment la crise du Covid a durablement changé nos manières de travailler et la vision des dirigeants ? Voilà autant de questions auxquelles Bénédicte Tilloy, auteure du livre "Team" (Dunod) et passionnée de peinture. "Cela m'apporte du lacher prise, je ne pense à rien d'autre quand je suis en train de peindre. Il faut beaucoup observer pour transmettre une émotion. Et mon atelier est lieu dans lequel je me sens tellement bien..."

    • 25 min
    Thomas Chardin, dirigeant de Parlons RH

    Thomas Chardin, dirigeant de Parlons RH

    Fabienne Broucaret, rédactrice en chef de My Happy Job by Moodwork, échange avec Thomas Chardin, fondateur et dirigeant de Parlons RH. Il est également l'auteur du livre "DRH, mission ou démission : 3 pistes d'action à l'heure du choix (Diateino).



    Ce qui favorise sa qualité de vie au travail ? "C'est d'abord la satisfaction du travail accompli".Parlons RH publie chaque année un baromètre de l'expérience collaborateur. Ses enseignements ? "Si on veut qu'un client soit satisfait, il faut que les salariés ressentent cette même satisfaction. C'est un sujet déterminant pour les entreprises dès aujourd'hui que de se préoccuper de la perception des collaborateurs, et de la manière dont ils vivent les choses. Et ce avant même le recrutement, et après avoir quitté l'entreprise !". Il détaille dans ce podcast les différentes étapes clés dans l'expérience collaborateur : il y a bien sûr les moments forts du parcours professionnel des salariés, mais aussi les rituels du quotidien. Comme il le rappelle très bien, c'est un tout à aborder avec une approche holistique.

    Les leviers clés pour une bonne expérience collaborateur ? "Il n'y a pas de solution qui marcherait dans toutes les entreprises ! Le copier-coller nefonctionne pas, même si on peut s'inspirer d'entreprises pionnières. C'est une histoire de culture, d'outils, notamment de solutions digitales, et de pratiques au quotidien."



    Son message aux DRH à travers son livre ? "J'aime la fonction RH et les professionnels qui l'exercent. Soyez audacieux ! Agissez pour retrouver une synchronicité avec vos aspirations initiales. Osez être vous."



    Comment favoriser l'engagement en mode hybride ? "l est dDifficile de proner une dynamique d'engagement quand on n'est pas soi-même bien dans ses baskets. Je ne sais pas quel degré d'hybridation est la bonne mais, ce qui est clé, c'est d'adopter une démarche de progressivité (du command and controle à la responsabilité et la confiance), d'exemplarité et de collégialité."Sa bonne résolution pour 2022 ? Travailler moins !

    • 18 min
    Jean-Edouard Grésy, anthropologue

    Jean-Edouard Grésy, anthropologue

    Fabienne Broucaret, rédactrice en chef de My Happy Job by Moodwork, interviewe Jean-Edouard Grésy, co-fondateur du cabinet Alter Nego, auteur de "La révolution du don" et de "Gérer les ingérables", conférencier et anthropologue.
    Il nous raconte son parcours de médecin contrarié à médiateur : "Ce que j'aime le plus dans mon métier, c'est le lien et le contact." Il nous explique en quoi le don est essentiel, même au travail : "C'est le le roc sur lequel la société est fondée, ce qui est constitutif du lien social. Sans cela, impossible de générer de l'entraide et du partage d'idées. C'est ce qui fait qu'on a un sentiment d'appartenance et de bien-être au quotidien. La connaissance mutuelle des uns des autres crée un filet de protection dans le corps social quand l'un rencontre des difficultés les autres s'en aperçoivent. C'est le capital immatériel de l'entreprise. Cela demande de faire le pari de la confiance. Donner envie aux collaborateurs de donner d'eux-mêmes ne se décrète pas, et c'est cela qui est passionnant."



    Mais comme le disait Marcel Mauss, "donner, ce n'est pas se sacrifier !"  Jean-Edoard Grésy nous rappelle les multiples étapes du don : donner, recevoir, rendre et demander. Et la dernière est certainement la plus difficile : "Ose demander tu seras surpris de recevoir."



    Quelles différences entre le don et la négociation ? Ce sont deux systèmes d'échanges qui se complètent. Alors que le don est inconditionnel et qu'il ne se quantifie pas, à l'inverse, la négociation est conditionnelle et quantifiable. Le principe de base de toute négociation : "Pas de concession sans contrepartie.."

    Jean-Edouard Grésy intervient également sur les questions de leadershipe. "Deux-tiers des collaborateurs ne se sentent pas reconnus, c'est une catastrophe, regrette-t-il. On confond encore reconnaissance matérielle et immatérielle. Les managers doivent reconnaître les efforts, les compétences et les individualités. C'est ce qui fait que les gens se sentent exister tout simplement dans l'entreprise."



    Ce que la crise a changé selon lui ? "Il y a une tendance de fond inquiétante, accélérée par la crise sanitaire : ce sont les solitudes. Elles augmentent et elles tuent. La conflictualité augmente aussi dans les entreprises. Il est nécessaire de trouver un bon équilibre entre le distanciel et le présentiel pour que les conflits n'explosent pas quand les gens se revoient." Trois réactions nourrissent ainsi les conflits : fuire, céder ou riposter.



    Sa plus grande fierté ? "Avoir créé une entreprise, une fierté partagée avec mes associés et mes collaborateurs. C'est ce qui me permet de tenir aussi, c'est un plaisir de revenir au bureau après des médiations difficiles. Une chance !"



    Son arme secrète pour décompresser ? La nature !
    Il nous parle enfin de l'influence de sa mère, Brigitte Grésy, personnalité et auteure engagée pour l'égalité homme-femme et contre le sexisme, qui lui a transmis, notamment, la valeur de respect - "le creuset du vivre ensemble", et lui a permis d'apprivoiser très tôt les stéréotypes.

    • 23 min
    Julien Peron, réalisateur, entrepreneur et conférencier

    Julien Peron, réalisateur, entrepreneur et conférencier

    Slasheur et digital nomade, entrepreneur, réalisateur, créateur d'un magazine, d'un jeu de cartes et d'un festival, champion de kung fu, auteur du TedX "L'éducation à la vie"... Julien Peron est un quadra heureux dont les multiples engagements impressionnent. Son parcours est aussi inspirant que sa simplicité et son authenticité. Interview par Fabienne Broucaret, rédactrice en chef de My Happy Job by Moodwork.

    "Je suis dyslexique et dysorthographique, explique Julien Peron d'entre de jeu. On m'a collé très tôt l'étiquette d'enfant différent, notamment à l'école. Ce n'était pas évident à gérer, j'avais l'impression d'être normal moi ! J'ai réussi à transformer cela positivement et à cultiver cette différence. Je n'ai aucun diplôme, mais j'ai eu plein déclics dans ma vie, notamment un premier voyage aux Etats-Unis très jeune. J'ai le sentiment d'avoir appris 100 fois plus lors de cette expérience que sur les bancs de l'école. Je suis issu d'une famille modeste. Adolescent, j'ai travaillé avec mes parents en les aidant dans leurs tâches de gardien d'immeuble pour mettre de l'argent de côté et faire mon premier voyage en solo en Egypte vers 15/16 ans. Depuis, tous les ans, j'essaie de partir un mois seul avec mon sac à dos, je réserve juste l'hôtel en arrivant. Pour moi, c'est le meilleur outil de développement personnel parce qu'on est connecté à soi, aux autres et à la nature."

    Qu'est-ce qui le rend heureux dans son travail ? "C'est d'apporter une pierre positive à notre planète. Je me considère comme un jardinier qui sème des graines. J'aime participer à des prises de conscience. Chacun à son échelle peut être le changement qu'il veut voir dans le monde et inspirer les gens à être la meilleure version d'eux-mêmes. Nous avons tous des talents et des dons, autant les mettre au service des autres et de la planète !"

    Etre moins dans le savoir-faire et plus dans le savoir-être

    "Beaucoup de personnes passent à côté d'elles-mêmes, estime le créateur du Festival de l'école de la vie. On devrait accompagner les enfants le plus tôt possible à apprendre à se connaître pour communiquer avec les autres, trouver un job qui a du sens et s'épanouir tout simplement. Etre davantage dans la connaissance de soi, c'est ce qui nous manque aujourd'hui dans notre société."

    Cultiver des temps d'introspection et prendre soin de soi

    Selon Julien Peron, nous devrions tous nous poser une question fondamentale : quels sont mes besoins ? "A chacun de déterminer ses besoins pour être heureux et de mettre des actions en place pour s'épanouir, précise-t-il. Il faut faire de soi une priorité : ce n'est pas être égoïste ! Concrètement, de quoi avez-vous besoin pour être heureux ? Ensuite, il faut mettre en place des routines et des actions simples : pratiquer un sport, avoir une alimentation saine, soigner son sommeil, se couper d'informations négatives, s'entourer de personnes positives, profiter de la nature et faire des exercices de relaxation. Personnellement, voyager est un besoin fondamental pour moi, je me sens vivant quand je suis en mouvement. J'ai pris l'habitude de voyager et de travailler en même temps. Du moment que j'ai une bonne connexion Internet et de quoi jardiner, tout va bien ! A Montpellier, ou ailleurs."

    Un film tourné aux quatre coins de la planète

    Depuis le premier confinement, son film "C'est quoi le bonheur pour vous ?" est en accès gratuit sur YouTube : il cumule désormais près d'un million de vues : "La crise a permis de catalyser les prises de conscience. Les gens ont eu plus de temps pour eux, cela a accéléré des prises de conscience autour de l'éducation, de l'environnement ou encore du sens donné au travail."

    Son dernier conseil ? Prenez le temps de mesurer le chemin que vous avez parcouru. "J'en ai pris conscience pour ma part lors de la préparation de mon TedX, confie-t-il. J'ai mesuré de là où je suis parti, et ressenti un sent

    • 29 min
    Laetitia Vitaud, experte sur le futur du travail

    Laetitia Vitaud, experte sur le futur du travail

    Laetitia Vitaud est devenue experte du futur du travail après avoir été prof, un métier qu'elle rêvait d'exercer enfant. Aujourd'hui auteure et conférence, elle a co-fondé le média "Nouveau Départ" et vient de lancer "Vives média" avec Bayard presse.



    Ayant vécu en Angleterre et en France, habitant aujourd'hui en Allemagne, elle nous apporte dans ce podcast un éclairage international sur le monde du travail, et notamment sur les inégalités hommes-femmes.



    Comprendre le monde du travail au-delà de l'opérationnel
    Ce qui la passionne dans le sujet du travail ? "Je suis partie de ma vie personnelle, j'ai été malheureuse au travail dans ma première expérience au sein d'une société en services informatiques, je ne savais pas ce que je voulais exactement après HEC. Je suis partie de ce sujet intime pour aller vers un angle plus politique, économique et sociétal. Je suis aussi passionnée d'histoire et d'intercuturel, j'aime appréhender le sujet travail sous différents prismes, comprendre le monde du travail au-delà de l'opérationnel."
    Selon elle, les changements apportés par la crise sont profonds : "Beaucoup de transitions déjà à l'oeuvre se sont accélérées depuis 18 mois. Il y a aussi eu des prises de consciences, par exemple l'imbrication entre le privé et le professionnel. La crise a fortement touché les femmes. On parle désormais de "Shecession". Je sens émerger une vague de prise de conscience et de questionnements, les inégalités hommes-femmes sont un enjeu société et politique."



    "En Allemagne, avoir un enfant, c'est renoncer à son indépendance économique !"


    Laetitia Vitaud explique ainsi les différences de situations pour les femmes  en France, en Angleterre et en Allemagne. "Dans ces deux pays, les femmes travaillent moins, il y a plus de temps partiel, les écoles se reposent beaucoup sur les femmes. En France, les femmes sont des superwomen qui doivent être partout ! Elles ont une pression énorme." Connaissez-vous l'indicateur de pénalité maternelle ? Il montre comment la carrière des femmes reculent après la maternité en mesurant l'écart de revenus 10 ans après la naissance d'un enfant par rapport à avant. "Au Danemark, il est de 20%, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis de 40% et en Allemagne il s'élève à 62% ! En France, il est estimé entre 30 et 40%, mais on manque encore de données. " 



    Le présentéisme, un mal bien français ! 



    Les différences cultutrelles dans les manières de travailler existe bien, notamment en matière de présentéisme. "En Angleterre et en Allemagne, c'est mal vu de rester tard au bureau. Mais je constate aujourd'hui en Allemagne un brouillage, beaucoup se plaignent des mails le soir, ce qui était moins le cas avant la crise."
    Pour elle, penser que retourner au bureau va automatiquement relancer l'engagement et de collectif est un leurre. "Il n'y aura pas comme par magie de la serendipité, des rencontres, des échanges... Le lieu ne fait pas tout ! Il faut travailler sur les rituels, la communication, les valeurs partagées, l'accès à l'info, etc. pour créer le sentiment d'appartenance. Il peut y avoir du lien social à distance, ce n'est pas simple, mais pas impossible non plus. Et inversement, ce n'est pas parce qu'on travaille dans le même lieu qu'il y aura forcéménent du collectif et de vrais liens."



    Egalement au menu de ce podcast : Qu'est-ce qu'une journée de travail réussie pour elle ? Son astuce pour bien télétravailler ? A quoi ressemble son bureau ? Sa plus grande fierté professionnelle ?

    • 26 min
    Alexandre Stourbe, Directeur Général du Lab RH

    Alexandre Stourbe, Directeur Général du Lab RH

    Pour ce 10ème épisode de "Ca me travaille !", Fabienne Broucaret, rédactrice en chef de My Happy Job by Moodwork, reçoit Alexandre Stourbe, Directeur Général du Lab RH, une association rassemblant plus de 250 startups engagées dans l'innovation RH et 80 grandes entreprises adhérentes. Un écosystème collaboratif pour créer des liens et favoriser les interactions.
    Après avoir travaillé dans le conseil et avoir été entrepreneur, Alexandre Stourbe a rejoint le Lab RH d'abord comme startupper, avant d'en devenir le Directeur Général.
    Selon lui, "il y aura un avant et un après crise sanitaire : le rapport au travail des salariés a changé, le sujet de la santé mentale a pris de l'ampleur, les salariés ont aussi de nouvelles attentes, on parle de plus en plus de quête de sens et d'évolution des pratiques managériales. On est encore en train de tâtonner et d'expérimenter mais cela bouge."



    Les enjeux clés pour les DRH : "l'utilisation même des bureaux, qu'est-ce qu'on en fait ?Il n'y a pas de recette miracle, à chaque entreprise de voir selon son ADN. La QVT est aussi un enjeu fort : comment je rends les salariés les plus épanouis possibles, donc comment je les manage et développe leurs compétences, dont les soft skills qui sont aujourd'hui un des critères de recrutement".



    Quelles sont justement les bonnes pratiques du Lab RH en matière de QVT ? Le télétravail libre tout d'abord. "Dans nos métiers, il est facile de tout gérer à distance, j'ai moi-même déménagé à Marseille l'an dernier. Tout est une question de confiance envers les salariés et freelances". L'association laisse aussi des moments de respiration dans la semaine à ses salariés : "Tous les vendredis après-midis sont libres, sans rendez-vous prévu en interne". Et pour entretenir le lien social ? "On essaie de garder le lien virtuellement par des réunions à distance, on revient au bureau avec un planning pour se voir et travailler de manière collaborative, on ne vient pas au bureau pour traiter ses mails ou passer des appels, on privilégier les temps d'échanges quand on est dans nos locaux."



    Quel métier rêvait-il d'exercer enfant ? Qu'est-ce qu'une journée de travail réussie pour lui ? Quelles sont ses astuces pour bien télétravailler ? Quid des clés d'une bonne QVT pour lui ? "Je suis très attaché à l'équilibre vie pro - vie perso, j'ai moi-même besoin de temps pour faire du sport, il est aussi important d'avoir une bonne ambiance, une vision claire et partagée, ainsi que de la confiance mutuelle."

    • 15 min

Avis

5,0 sur 5
2 notes

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