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Une dose d'art au quotidien.
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    • Arts
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    Quel fut le plus grand concert de l’histoire ?

    Quel fut le plus grand concert de l’histoire ?

    Il vous est sûrement déjà arrivé, de vous rendre à un concert et d’y croiser un grand nombre de spectateurs, qui comme vous, venaient voir leurs groupes ou leurs artistes préférés. Pour vous donner un ordre de grandeur en France, l’AccorHotels Arena à la possibilité d’accueillir au maximum 20 300 personnes comme ce fut le cas pour le concert de Muse en 2019. Plus encore, le stade de France a atteint lors de la représentation de U2 le 18 septembre 2010 une affluence de 96 540 personnes. Mais qu’en est il du concert ayant enregistré le plus grand nombre de spectateurs au monde ? Figurez vous que le record est détenu par un artiste français et dépasse de loin les chiffres évoqués précédemment.
    Le site  américain Songkick a fait le top 5 des concerts les plus fréquentés de tous les temps, et on retrouve des groupes comme les Rolling Stones ou encore des chanteurs comme, par exemple, Rod Stewart dans la liste. Mais arrive en première place avec 3,5 millions de personnes présentes pour le voir, l’auteur compositeur Français Jean-Michel Jarre présent à Moscou, pour les 850 ans de la ville, le 6 septembre 1997. Il faut dire que l’artiste français est un habitué des records, lui qui était rentré dans le Guinness Book une première fois pour avoir rassembler 1 million de personnes lors d’un concert à Paris sur la place de la Concorde. Il avait par la suite battu son propre exploit en réunissant 1,5 millions de personnes à Houston, puis une seconde fois avec 2.5 millions avant de réaliser ce quatrième record devant l’université de l'État de Moscou.
    Jean Michel Jarre, artiste réputé notamment pour son travail dans la musique électronique, était venu présenter une grande partie de son show de l’époque, appelé Oxygène tour. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l'événement était réalisé en grande pompe : l’ouverture de la prestation était assurée par quatre avions de chasse de l’armée russe qui se sont également occupés de lâcher des feux d’artifices au moment de leur passage au-dessus de la scène. Le concert de Jean Michel Jarre était bien évidemment centré sur la culture russe, et l’on pouvait alors distinguer pendant les 2h15 de live des projections murales en l’honneur du pays, mais aussi des poupées géantes disséminées sur le lieu. En plus des 3,5 millions de personnes présentes physiquement pour célébrer Moscou avec Jean-Michel Jarre, le concert était retransmis en direct sur la célèbre Place Rouge grâce à un dispositif d’écrans géants. Le compositeur français s’est même offert une retransmission de son concert dans l’espace ! Il était en liaison avec les cosmonautes depuis MIR , la station spatiale russe. Un spectacle grandiose pour un artiste qui a, tout au long de sa carrière, voulu lié musique et technologie. Ainsi, le fils du grand compositeur de musiques de films Maurice Jarre, aura marqué à sa manière l’histoire de la musique et sera devenu, à travers ses nombreuses manifestations scéniques, un phénomène mondial.


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    • 2 min
    De quoi le personnage du Cri de Munch a-t-il peur ?

    De quoi le personnage du Cri de Munch a-t-il peur ?

    Vous avez sûrement déjà vu ne serait-ce qu’une seule fois ce visage et son expression si particulière. Positionné au centre de notre toile du jour, un être que la frayeur semble déformer se tient dans un décor onduleux envahie par une couleur rouge vive. Le Cri, Skrik en norvégien, est une œuvre créée par Edvard Munch, artiste originaire d'Oslo qui s’inscrit dans le courant de l'expressionnisme. Mais le saviez-vous ? L'œuvre n’est pas unique, il en existe 5 versions au total qui ont été réalisées entre 1893 et 1917 dont 2 faites à la peinture, une au pastel, une au crayon et une lithographie. La plus célèbre d'entre elles reste une huile sur toile exposée à la Galerie nationale d’Oslo. La renommée de la toile est basée en grande partie sur l’atmosphère pesante qui en découle et l’angoisse qui semble presque tordre les différents éléments représentés dans la scène. Mais alors, que symbolise donc ce tableau ?

    D’abord, il faut préciser qu’Edvard Munch est un peintre qui aura eu pour thèmes récurrents dans ces œuvres la douleur, la peur de la mort ou encore l’angoisse. Cela vient en grande partie de son histoire personnelle, Munch connaissant de nombreux décès dans son entourage couplé à des dépressions nerveuses et des hallucinations qu’il avait tendance à combattre avec l’alcool. L’origine du Cri prend donc sa source dans une des angoisse de son auteur, qui se promenait alors avec ses amis face à un coucher de soleil rouge sang. Je cite les lignes du peintre écrites dans son journal : “ il y avait des langues de feu au-dessus du fjord de la ville, j'y restai, tremblant d'anxiété,” Ainsi, Munch nous donne ici par la même occasion l’explication du tableau en lui-même. Il représente un homme, traversé par une crise d’angoisse existentielle que l’auteur détaille comme “ un cri infini qui passait à travers l'univers et qui déchirait la nature. » d'où cette sensation de voir l’être central se couvrir les oreilles avec ces mains. Ce n’est donc pas le personnage principal qui pousse ce hurlement strident mais bien la nature elle-même, ce que confirme le premier nom de l'œuvre qui était "Le Cri de la nature". Mais, de quoi l’auteur s’est-il inspiré pour faire sa toile ?
    Ce visage si emblématique est dans sa forme calquée d’une momie péruvienne présentée à Paris durant l’Exposition Universelle de 1889, que l’on retrouve également dans le tableau "D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?" de Paul Gauguin. En fond, la couleur rouge vif du ciel que l’on pourrait croire sortie de l’imagination du peintre aurait pourtant réellement existé à la suite de l’éruption du volcan indonésien Krakatoa en 1883, dont la violence était telle que l’Europe en aurait ressenti les conséquences. Ainsi, vous en savez un peu plus sur un tableau unique en son genre, qui s’est au fil du temps profondément ancrée dans notre culture populaire moderne, se retrouvant dans nos portables au travers de l’émoji à son image, ou encore dans les films que nous regardons, le personnage du long-métrage Scream étant par exemple grandement inspiré du Cri de Munch.


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    • 3 min
    Quelle est la première bande dessinée à avoir reçu le prix Pulitzer ?

    Quelle est la première bande dessinée à avoir reçu le prix Pulitzer ?

    Le prix Pulitzer est une récompense mise en à place en 1917, à la mort de son créateur Joseph Pulitzer, un des précurseur du journalisme d’investigation. Mais dans quel but ce prix a-t-il été créé ? Il vise à saluer l’excellence principalement de personnalités américaines dans un total de 21 domaines, dont font bien évidemment partie le journalisme mais également la littérature, l’histoire ou encore la composition musicale. Il est aujourd’hui considéré comme l’une des distinctions les plus prestigieuses du monde. De nombreux lauréats du prix restent célèbres, comme le président américain John Fitzgerald Kennedy pour son autobiographie ou Carl Weinstein et John Woodward pour leurs investigations sur l’affaire du Watergate. Mais en 1992, tombe alors une nouvelle qui fait grand bruit parmi les plus fervents adeptes du 9ème art.
    Cette année-là, pour la première fois dans l’histoire du prix, est récompensée une bande dessinée. Une bande dessinée exposée l’année précédente au MOMA, celle de l’auteur américain Art Spiegelman. L’œuvre se nomme Maus, est publiée en noir et blanc de 1988 à 1991 et va marquer une rupture inédite dans l’histoire d’un art qui jusqu’ici était considéré par certains comme mineur. Maus, c’est un récit fondé sur les entretiens de l’auteur avec son père, juif rescapé des camps de concentrations. Art Spiegelman retrace avec précision l’histoire de son père, de son arrestation au milieu des années 1930 jusqu'à la Libération en 1945. Mais alors qu’est ce qui caractérise son œuvre ? Hé bien, Maus propose une vision de la seconde guerre mondiale zoomorphique, ou les nazis sont représentés par des chats, les polonais par des cochons et les Juifs par des souris. Alors, Pourquoi ces choix de représentation qui pourraient paraître ambigus ? Parce que la souris symbolise la déshumanisation intrinsèque au projet des Nazis, opposé à son prédateur, le chat qui incarne alors le bourreau. L’auteur considère que c’est au lecteur de “réinterpréter ces signes qui semblent être en porte-à-faux avec l'histoire racontée”.
    En recevant un prix Pulitzer spécial dans la catégorie lettres en 1992, Maus permet à un art qui peiné à se faire reconnaître comme légitime, de remporter une victoire symbolique forte. Art Spiegelman prouve que la bande dessinée peut elle aussi aborder des thèmes graves qui ne se destinent pas seulement aux enfants. Entre autobiographie, biographie et témoignage historique, les cases de Maus auront touché le public, inspirés de nombreux travaux universitaires, et aident encore actuellement certains professeurs d’histoire à aborder le thème de la Seconde Guerre mondiale.

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    • 2 min
    Pourquoi le théâtre a-t-il hérité du vocabulaire marin ?

    Pourquoi le théâtre a-t-il hérité du vocabulaire marin ?

    Le théâtre est un art qui accueille en son sein une grande quantité de termes précis et de superstitions propres. En se rapportant à son étymologie grecque, théatron, la discipline désigne également toute la partie cachée au public par le rideau. Et c’est en passant en revue le vocabulaire spécifique à cet art du spectacle vivant que l’on se rend compte des points communs qu’il entretient avec le monde de la marine. Jean Vilar, créateur d’une des plus importantes manifestations théâtrales du monde, le festival d’Avignon, disait lui même : « Les grandes traditions de la machinerie théâtrale sont celles de la marine à voile ». Mais alors, comment s’est effectué ce transfert étonnant d’un domaine à l’autre ? Nous allons voir cela...
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    • 2 min
    D'où vient le mot “turlupiner” ?

    D'où vient le mot “turlupiner” ?

    Vous vous en doutez peut-être, si je vous parle aujourd’hui de ce terme, c’est qu’il est dans ses racines étroitement lié au domaine des arts, et plus précisément rattaché au théâtre. Le mot “turlupiner” dans son sens originel, s’éloigne quelque peu de la définition que nous lui accordons aujourd’hui. Turlupiner signifiait selon le dictionnaire de la langue française, dans son utilisation première le fait “de se moquer de”, comme on le retrouve dans la correspondance de Joseph de Maistre, homme politique père de la philosophie contre-révolutionnaire. Il écrit par exemple en 1807 : “Il a reçu les papiers où on le turlupine, et il les a fait courir lui-même de fort bonne grâce”. Le terme a évolué pour rentrer dans notre vie courante comme le synonyme de “Se tourmenter, se faire du souci.” On retrouve une trace du sens moderne du mot dans les Œuvres complètes de Verlaine dans lequel il déclame en :” [L'amant] se turlupine donc à tort! Puisque il est l'aimé! “. Mais alors quelle est l’origine de ce mot étonnant ? Figurez-vous que ce terme rentre dans la catégorie des antonomases.

    L’antonomase est une figure de style qui consiste à transformer un nom propre en nom commun ou dans notre cas en verbe. En effet, le mot turlupiner découle du nom Turlupin, qui était un personnage de théâtre inventé et incarné par le comédien parisien Henri Legrand au 17ème siècle. Il sera apprécié pour son personnage présent dans des farces, qui lui fait valoir un certain succès aux alentours des années 1620. Il développe un personnage inspiré des "zannis", les valets de comédies descendant des bouffons de la comédie antique, à ceci près qu’il lui insuffle un caractère fourbe et une tendance à la moquerie. Faisant partie d’un trio avec deux autres farceurs du nom de Gaultier Garguille et Gros-Guillaume, Turlupin reste néanmoins le plus italien des trois personnages, en se montrant au public galant et jovial. Il est donc dans cette optique l'ancêtre du Scapin de Molière. Turlupin donnera son nom à un genre de farce, que l’on nomme Turlupinades , dans lesquelles se côtoient calembours, mises en scènes burlesques et jeux de mots faciles. De là, le mot sera tombé dans notre vocabulaire comme “une plaisanterie de mauvais goût”, avant de glisser sémantiquement dans la peau d’un verbe passant de la moquerie à la tourmente et au souci.
    Aujourd’hui, le mot s’est enrichi dans notre utilisation d’un pronom réfléchi de la même personne que le sujet, comme dans l’exemple : “Cela me turlupine”. Voilà, vous en savez donc un peu plus sur ce mot à l’histoire riche et sinueuse que l’on aura hérité du monde du théâtre et plus précisément de la farce.

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    • 2 min
    Pourquoi la Vénus de Milo n’a-t-elle plus de bras ?

    Pourquoi la Vénus de Milo n’a-t-elle plus de bras ?

    La Vénus de Milo est sûrement l’une des statues, si ce n’est la statue, la plus célèbre du Musée du Louvre. Composée de marbre de Paros, d’une excellente qualité, cette statue date de la période hellénistique, et a été faite en Grèce entre 150 et 130 av. J.-C. Selon la principale hypothèse, elle représenterait la déesse grecque Aphrodite, divinité de l’amour debout, le torse dénudé et les jambes recouvertes d’un drap. Mais alors qu’est ce que cette statue a de spécial? Hé bien d’abord, la célébrité de la Vénus de Milo provient de la grande qualité du travail apporté à ce corps sculpté. En effet, première statue venue de Grèce à entrer dans les collections du musée du Louvre, les spécialistes ont rapidement vu la différence entre cette œuvre et les copies romaines auxquelles l’Europe était habituée jusqu' alors.
    Mais comme vous vous en doutez, la Vénus de Milo tient aussi sa renommée du fait qu’elle ai été retrouvée et exposée sans ses bras. Pour être précis, il lui manque également son pied gauche, une partie de son socle et d’autres micro fragments. Elle devient à son exposition en 1821, il y’a un peu plus de 200 ans, la première pièce incomplète à être montrée au Louvre. Et cette absence de membres supérieurs entretient encore aujourd’hui les doutes sur son identité et son attitude, qui été entre autres définis par ce que tenait la statue dans ses mains. Des chercheurs dont fait partie Marianne Harnaux défendent la thèse selon laquelle cette statue aurait porté le bouclier d’Arès, dieu grec de la guerre, dans lequel elle pouvait se contempler. Mais pourquoi la Vénus de Milo n'a-t-elle plus de bras ? A sa découverte en avril 1820 sur l'île de Milo en Grèce, par un paysan qui la voit par hasard, l'œuvre n’a déjà plus de bras rattaché à son buste.
    Une des explications les plus répandues concernant la perte de ses membres pourrait être la suivante :Dans l’antiquité grecque, les sculptures étaient créées en pièces détachées. Elles étaient par la suite assemblées à l’aide de pièces en métal, qui comme vous le savez, rouillent au fil du temps. Il semblerait ainsi que les bras de cette célèbre statue se soient détachés du bloc supérieur de l'œuvre avec les années et aient disparus dans la nature. Ainsi, bien des éléments entourant La Vénus de Milo restent encore flous à ce jour, comme par exemple le nom de son ou de ses créateurs. Malgré tout, l’absence de ces bras continue à alimenter les hypothèses des experts et à faire rêver les millions de visiteurs qui passent devant elle chaque année.

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