48 épisodes

Into The Wind, le podcast des marins qui font des phrases.
Dans Into The Wind, les marins prennent le temps de revenir sur leur parcours et se racontent au long cours, depuis leurs débuts et leurs galères jusqu'à la gloire et aux sommets des podiums...
En explorant leurs trajectoires, Into The Wind cherche à comprendre comment se construisent ceux qui vont sur la mer en course, pour une journée, une semaine, un mois ou un trimestre, seul ou en équipage, en baie ou autour du monde.
Les marins, hommes ou femmes, sont souvent de peu de mots. En leur donnant du temps et en les laissant parler, Into The Wind n'a qu'un objectif : prendre le large avec eux.
Into The Wind est animé par Pierre-Yves Lautrou et produit par Tip & Shaft (http://www.tipandshaft.com), le média expert de la voile de compétition. Pour vous abonner, c'est ici : https://www.tipandshaft.com/abonnement
Générique : In Closing - Days Past
© Tip & Shaft 2018-2020, tous droits réservés.

Into The Wind Tip & Shaft

    • Sports
    • 5.0 • 642 notes

Into The Wind, le podcast des marins qui font des phrases.
Dans Into The Wind, les marins prennent le temps de revenir sur leur parcours et se racontent au long cours, depuis leurs débuts et leurs galères jusqu'à la gloire et aux sommets des podiums...
En explorant leurs trajectoires, Into The Wind cherche à comprendre comment se construisent ceux qui vont sur la mer en course, pour une journée, une semaine, un mois ou un trimestre, seul ou en équipage, en baie ou autour du monde.
Les marins, hommes ou femmes, sont souvent de peu de mots. En leur donnant du temps et en les laissant parler, Into The Wind n'a qu'un objectif : prendre le large avec eux.
Into The Wind est animé par Pierre-Yves Lautrou et produit par Tip & Shaft (http://www.tipandshaft.com), le média expert de la voile de compétition. Pour vous abonner, c'est ici : https://www.tipandshaft.com/abonnement
Générique : In Closing - Days Past
© Tip & Shaft 2018-2020, tous droits réservés.

    #35 Paul Meilhat, du lac de Créteil au Vendée Globe

    #35 Paul Meilhat, du lac de Créteil au Vendée Globe

    Comment devient-on coureur au large quand on naît au début des années 1980 en banlieue parisienne ? La route est longue avant de prendre, comme Paul Meilhat, le départ de transats ou de tours du monde...

    Il faut des parents qui pratiquent la croisière le week-end et l'été, en particulier un père, qui s'engage dans la Mini Transat en 1993. Il faut aussi, la passion qui vous entraîne, en Optimist, sur les lacs de Conflans Sainte-Honorine puis de Créteil. Et enchaîner, ensuite, en Laser, en décrochant un titre de champion de France jeune en 2000.

    C'est l'heure, alors, pour Paul Meilhat, de quitter l'Ile-de-France et de se rapprocher du littoral, à La Rochelle puis à l'ENV à Quiberon en passant au 49er. Mais les années passées à régater lors de Tours du Finistère mémorables à l'adolescence ont laissé des traces et "Paulo" reste irrémédiablement attiré par le large...

    Il cumule donc la voile olympique avec des navigations en IRC entre copains, des Tours de France, un peu de Mini 6.50 et puis le grand saut en 2008 avec la participation à Cap Istanbul, à l'arrache. Première Solitaire en 2009 et deux ans après Paul Meilhat devient skipper Macif.

    Quatre saisons - une victoire dans l'AG2R et trois places dans les 10 premiers - plus tard, SMA lui propose un Vendée Globe, mené sous la houlette de Michel Desjoyeaux. Une campagne difficile, ponctuée par une grave blessure en 2015 et un abandon alors qu'il est 3e, mais qui place Paul Meilhat sous les projecteurs.

    Les saisons suivantes montrent qu'il joue dans la cour des grands (2e la Transat Jacques Vabre 2017, vainqueur de la Route du Rhum 2018) et qu' il faut compter sur lui, même si son sponsor ne poursuit pas l'aventure.

    Depuis, s'il continue à chercher des partenaires pour pouvoir s'aligner à nouveau au départ du Vendée Globe, Paul Meilhat est devenu un équipier recherché, collaborant avec Sam Davies, et pour cette saison 2021, avec Charlie Dalin. Avec un objectif : conserver le titre décroché en 2019 par le skipper d'Apivia.

    Pas mal pour un gars qui a appris la régate à Créteil !

    Générique : In Closing – Days Past
    Post-production : Clovis Tisserand

    • 1h 59 min
    #34 Damien Seguin, navigateur comme les autres... ou presque

    #34 Damien Seguin, navigateur comme les autres... ou presque

    Sur le papier, ça ne semblait pas très raisonnable ; dans les faits, ça n’a pas semblé lui poser de problèmes. Damien Seguin n’a pas de main gauche, et pourtant, il s’est classé 7e du Vendée Globe, avec beaucoup de naturel, si l’on peut dire.

    Tellement de naturel, d’ailleurs, que le monde de la voile, plus habitué à voir en lui un compétiteur redoutable qu’un coureur handicapé, n’a perçu que dans le sprint final du Vendée Globe la portée de l’exploit qu’il réalisait.

    Il faut écouter son parcours tout au long des deux heures de cet épisode pour mesurer la détermination nécessaire pour en arriver là.

    Né à Briançon, grandi en Guadeloupe, il est aux portes de l’équipe de France de Tornado quand il découvre, à 23 ans, le 2.4, support solitaire des Jeux Paralympiques qu’il ne quittera que quatre olympiades et trois médailles (dont deux en or) plus tard.

    Dès le milieu des années 2000, le large l’attire, mais le refus de la Solitaire du Figaro de l’accepter en 2005 va faire du bruit et, finalement, lui ouvrir les portes.

    Figaro, Class40 (2 Routes du Rhum, 2 Transats Jacques Vabre), mais aussi Diam 24 (il gagne le Tour Voile en 2017) : « step by step », comme il le raconte, Damien Seguin gravit les marches vers le Graal de nombreux marins.

    C’est donc presque naturellement - encore - qu’il s’aligne, à 41 ans, au départ du Vendée Globe, avec le succès que l’on sait. Pour ce compétiteur acharné, l’objectif est désormais de faire mieux lors de la prochaine édition, sur un bateau plus performant.

    Comme n’importe quel coureur.

    • 1h 58 min
    #33 Dominic Vittet, le routeur aux milliers de milles dans les bottes

    #33 Dominic Vittet, le routeur aux milliers de milles dans les bottes

    Il est là en face de vous, avec sa voix grave, la mémoire précise, les mots justes, le ton direct et quatre décennies de carrière à partager : enregistrer un podcast avec Dominique Vittet, c'est embarquer pour une vraie saga, celle de la course au large à la française.

    Car "Mino" n'est pas que le routeur recherché qu'il est devenu, dispensant désormais son savoir aux marins engagés dans la Mini Transat, la Solitaire du Figaro ou le Vendée Globe. A 63 ans, cet enfant de la banlieue parisienne a navigué sur tout ce qui flotte - ou presque.

    Formé à Jeunesse & Marine, à Groix, Vittet suit des études d'animateur socio-culturel et, très vite, connaît la grande époque des multicoques géants du début des années 1980, avec une rencontre fondamentale pour lui : Eugène Riguidel. Puis, il court la Mini Transat, et prend très vite goût à la compétition, quand l'époque est pour beaucoup, encore, à la bohème.

    Il devient figariste à la fin des années 1980, confiant comme Alain Gautier, que "la Solitaire a guidé sa vie". Il va s'y consacrer corps et âme durant 15 ans, parvenant à décrocher son "graal" en 1993, s'alignant 7 fois au départ de l'AG2R tout en participant à quantité de Tour de France à la voile.

    En 2002-2003, il participe à la Coupe de l'America avec le Défi Areva et plonge dans la météo et les nouvelles technos, une expérience qui va structurer la suite de sa carrière. Il enchaîne ensuite avec les premières années du circuit Class40, avant de courir après des records avec GItana.

    40 ans après sa première course - La Baule-Dakar, en 1980 - Mino est toujours là, formant et partageant son expérience avec les nouvelles générations. Il n'a qu'un seul regret : ne pas avoir pu prendre le départ du Vendée Globe.

    • 1h 47 min
    #32 Romain Attanasio, forcer le destin et devenir double finisher du Vendée Globe

    #32 Romain Attanasio, forcer le destin et devenir double finisher du Vendée Globe

    C’est le genre de trajectoire qui vous fait immanquablement penser que tout est possible : peut-on devenir double finisher du Vendée Globe en étant issu d’une famille de montagnards des Hautes Alpes et en ayant tiré ses premiers bords dans les boucles de l’Oise, en Picardie ? La réponse est oui, et celui qui l’incarne s’appelle Romain Attanasio.

    Quelques semaines après sa deuxième remontée du chenal des Sables d’Olonne, le skipper de Pure - Best Western, 43 ans, n’a pas encore pris de vacances, car cette période post-Vendée Globe est celle du “money time” où se (re)négocient contrats, projets et bateaux.

    Mais le compagnon de Sam Davies prend le temps de raconter dans cet épisode, avec sa verve habituelle, comment on force le destin. Grâce à un grand oncle et des vacances à Port Navalo, d’abord ; en candidatant en sport-études voile sans résultat sportif ou presque, ensuite ; en s’alignant au départ de la Mini-Transat au forceps, enfin.

    Une foi en sa passion qui finit par payer, puisqu’à 20 ans, Romain Attanasio entre au pôle Finistère Course au large de Port-la-Forêt et devient figariste, entrant régulièrement dans le top 10, avant d’être recruté comme navigateur sur le circuit Orma par Michel Desjoyeaux puis Franck Cammas.

    S’ensuit une période moins facile, après le démâtage de Sam Davies lors de son deuxième Vendée Globe, mais le tour du monde en solo continue de l’appeler et il saisit l’opportunité - des rencontres, encore - de s’aligner en mode aventure au départ de l’édition 2016.

    Romain Attanasio n’a pas quitté, depuis, le circuit Imoca. Et prépare déjà son troisième Vendée Globe.

    Générique : In Closing – Days Past
    Post-production : Clovis Tisserand

    • 2 h 6 min
    #31 Ian Lipinski, l'ancien des Glénans devenu cador du Mini 6.50 et du Class40

    #31 Ian Lipinski, l'ancien des Glénans devenu cador du Mini 6.50 et du Class40

    Qui a dit qu'il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s'est bien rattrapé durant la décennie suivante !

    Elevé en banlieue parisienne, ce fils d'une institutrice et d'un chercheur au CNRS attend l'adolescence pour découvrir la mer. A 15 ans, il participe à son premier stage aux Glénans, au cœur de l'archipel du même nom et c'est une révélation. Après des études scientifiques, il renonce à sa carrière d'ingénieur aéronautique pour un long séjour aux Glénans puis un tour de l'Atlantique en croisière.

    A son retour, il plonge dans le grand bain du Mini 6.50 et s'installe à Lorient ; il n'en ressortira que 6 saisons plus tard, avec un palmarès inégalé jusqu'ici : chavirage dans la Mini Transat 2013, vainqueur de l'édition 2015 en série, puis de l'édition 2017 en prototype, un doublé inédit en 40 ans d'histoire de l'épreuve.

    Ian Lipinski est monté d'une division en lançant en 2018 un projet Class40, restant fidèle à l'architecte de son dernier Mini 6.50, David Raison, qui lui dessine le premier "scow" de la classe, financé par le Crédit Mutuel. Quatre mois après sa mise à l'eau, il remporte avec Adrien Hardy la Transat Jacques Vabre, puis bat le record du Tour des îles britanniques en solo l'été suivant.

    A bientôt 40 ans, il a beau être l'un des favoris de la prochaine Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum 2022, il confie pourtant souffrir encore du "syndrome de l'imposteur", fruit d'un parcours hors des sentiers battus. Un drôle de syndrome... qui l'amène cependant à aller très vite sur l'eau !



    Générique : In Closing – Days Past
    Post-production : Clovis Tisserand

    • 1h 35 min
    #30 Charlie Dalin, marin rationnel dévoré par la passion de la course

    #30 Charlie Dalin, marin rationnel dévoré par la passion de la course

    Il a fini le Vendée Globe voilà un mois et il vous reçoit tranquillement dans sa cuisine, à peine entamé par 80 jours de course autour des trois caps. A peine fatigué, non plus, de répéter quelques pans de la course avant d'entrer dans les détails de son parcours.

    Ainsi va Charlie Dalin, 2e du Vendée Globe - mais premier sur la ligne - tout entier dévoré par la passion de la mer, des bateaux et de la course, piqué depuis un stage d'optimist à 6 ans en presqu'île de Crozon.

    A 36 ans, le skipper d'Apivia dévoile dans une conversation tranquille le parcours d'un jeune homme que pas grand-chose ne prédestinait à tutoyer le très haut niveau de la course au large. Mais l'on sent bien, tout au long de cet épisode de 2 heures, la détermination d'un garçon qui décide, dès l'adolescence, que sa vie se ferait sur l'eau.

    Après quelques années en voile légère, il part étudier l'architecture navale à Southampton puis se jette dans le bouillon de culture de la Mini, terminant 2e de la Mini Transat en 2009. Deux ans plus tard il s'attaque au circuit Figaro et au bout de 3 saisons, il s'installe sur le podium de la Solitaire pour ne plus le quitter - exploit unique - jusqu'en... 2018.

    Ministe devenu figariste, il enchaîne en Imoca, bien entouré par des parrains comme Yann Eliès, François Gabart, Pascal Bidégorry, avec toujours une obsession : apprendre, encore et toujours. Un apprentissage accéléré qui le mène à la victoire sur la Transat Jacques Vabre puis à ce Vendée Globe hors norme qui semble d'ores et déjà digéré.

    Charlie Dalin est déjà passé au coup d'après : la Jacques Vabre 2021, la Route du Rhum 2022... et le Vendée Globe 2024.

    Générique : In Closing – Days Past
    Post-production : Clovis Tisserand

    • 2 h 11 min

Avis d’utilisateurs

5.0 sur 5
642 notes

642 notes

Didiver ,

Un vrai bonheur

De très belles interviews de très belles personnes.

alexflex123 ,

Un bon bol d’air

Toutes les itw sont très bien orchestrées. J’aime beaucoup les récits de leurs débuts dans la voile et tous les détails de course que l’on ne voit pas dans la presse publique. Cela permet de s’immiscer un peu plus dans la vie d’un coureur au large et de s’évader le temps de l’itw.
(Peut être faire attention à moins couper la parole de temps en temps :) )

Un grand merci en tout cas

Fran92 ,

Top !

Super podcast avec Romain Attanasio ! Passionnant et vraiment sympa à écouter. 2 heures qu’on ne voit pas passer. Grand merci PYL !

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