50 épisodes

L'actu culturelle sur Europe 1 Europe 1

    • Famille
    • 4,0 • 3 notes

    Les procès de Jeanne d’Arc

    Les procès de Jeanne d’Arc

    En pleine guerre de Cent Ans, l’intervention d’une jeune paysanne qui se dit guidée par Dieu renverse le conflit en faveur du roi de France, Charles VII. Faite prisonnière, Jeanne d’Arc est condamnée à être brûlée vive pour hérésie en 1431. Mais saviez-vous que la Pucelle d’Orléans a fait l’objet, n'ont pas d'un seul, mais de multiples procès, y compris après sa mort ? Dans un récit inédit, Virginie Girod vous raconte les procès de Jeanne d’Arc.
    Depuis 1337, le royaume de France est en guerre contre celui d’Angleterre. Jeanne d’Arc n’a que treize ans quand elle entend des voix lui parler au nom de Dieu : elle doit libérer le royaume des envahisseurs étrangers. Au terme d’une incroyable épopée militaire, elle parvient à faire couronner Charles VII en 1429. Mais la chance tourne pour la jeune cheffe de guerre. Elle est faite prisonnière par les Bourguignons, alliés des Anglais. Ces derniers l'achètent pour 10 000 livres tournois avant de la transférer à Rouen, qu’ils contrôlent encore. Si les Anglais accordent autant d'intérêt à Jeanne d'Arc, c'est qu'elle a un rôle crucial. Ils comptent la faire juger devant une cour ecclésiastique pour prouver qu’elle est une sorcière. Et surtout, par ricochet, l’envahisseur espère discréditer Charles VII, qui a été couronné grâce à elle !
    Jeanne est accusée d’être sortie de sa condition de femme en s’habillant en homme, ce qui est interdit à l’époque. Elle prétend également être en contact direct avec Dieu. Intolérable pour l’Église qui se veut l’intermédiaire entre le créateur et la communauté des croyants ! La Pucelle d’Orléans refuse d’abord d’abjurer, avant d’accepter in extremis de reconnaître l’autorité de l’Église. Grâce à ce revirement inattendu, elle sauve sa tête. Mais quelques jours plus tard, elle porte de nouveau des vêtements masculins. Pour l’Église, c’est une rébellion. Un deuxième procès s’ouvre aussitôt. Condamnée, elle est brûlée vive en place publique le 30 mai 1431. À la libération de Rouen, Charles VII demande la réhabilitation de sa protectrice. Un nouveau jugement s’ouvre alors, qui invalide en 1456 la sentence de condamnation de Jeanne au bûcher !
    Thèmes abordés : guerre de Cent Ans, Jeanne d’Arc, procès


    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio
    - Présentation : Virginie Girod
    - Production : Caroline Garnier
    - Réalisation : Nicolas Gaspard
    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud
    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte
    - Communication : Marie Corpet
    - Visuel : Sidonie Mangin





    Sources :
    http://www.stejeannedarc.net/

    http://parolesdhistoire.fr/index.php/2023/01/30/272-les-proces-de-jeanne-darc-avec-claude-gauvard/

    https://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/proces-jeanne-darc

    http://jeanmarieborghino.fr/jeanne-darc-brulee-vive-sur-le-bucher/

    • 21 min
    Missak Manouchian, le héros arménien de la Résistance française

    Missak Manouchian, le héros arménien de la Résistance française

    Apatride, il a donné sa vie pour la France. À l’occasion de l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian, Virginie Girod vous propose un récit inédit nourri d'archives Europe 1 sur ce héros arménien de la Résistance.

    Missak Manouchian est né en 1906 au sein d’une famille paysanne arménienne. Dans l’empire Ottoman, qui vit ses derniers instants, les Arméniens sont persécutés. À partir de 1915, les Turcs organisent leur génocide. Missak y perd ses deux parents.

    D’abord envoyé avec son frère Garabed dans un orphelinat sous protectorat français, les deux hommes parviennent à rejoindre l’Hexagone en 1924. Garabed meurt de la tuberculose en 1927. Désormais, Missak est seul. Il se fait embaucher dans les usines Citroën à Paris. Quand il ne pointe pas sur sa chaîne, il suit des cours à la Sorbonne et dévore les livres de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Missak est lui-même poète, sensible aux idées communistes. Il est révolté par l’essor de l’extrême-droite qu’il observe en France lors des manifestations antiparlementaires du 6 février 1934. C’est pour lutter contre la montée des fascismes qu’il décide de s’encarter au Parti communiste français.

    Bientôt, la guerre se déchaîne en Europe. Missak est d’abord incarcéré en raison de son statut étranger communiste avant d’être incorporé dans l’armée. Mais la France capitule et passe sous le joug allemand. Les communistes ne sont pas censés être une menace pour l’occupant : Hitler et Staline ont ratifié en 1939 un pacte de non-agression. Ils ne font que temporiser. De fait, Manouchian est arrêté lors d’une rafle « préventive » en juin 1941. Relâché, Missak Manouchian rejoint la Résistance. Il trouve sa place dans les FTP-MOI : les Francs-Tireurs et Partisans - Main-d’œuvre Ouvrière Immigrée, où il gravit rapidement les échelons à la force de son courage. Arrêté le 16 novembre 1943 avec d’autres membres du réseau, il est condamné à mort. Son visage et celui des autres membres du “groupe Manouchian” sont imprimés à grande échelle sur la célèbre “Affiche rouge” de la propagande allemande. En voulant faire passer ces résistants pour des criminels, elle en a fait des héros. Missak Manouchian est fusillé au Mont Valérien, le 21 février 1944. 80 ans plus tard, la France lui ouvre les portes de son Panthéon.

    Thèmes abordés : résistance, occupation, seconde guerre mondiale, panthéon, communisme, génocide arménien



    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio

    - Présentation : Virginie Girod

    - Production : Camille Bichler et Caroline Garnier

    - Réalisation : Nicolas Gaspard

    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud

    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte

    - Communication : Marie Corpet

    - Visuel : Sidonie Mangin



    Son d'archives

    Le témoignage de Mélinée Manouchian, à l'occasion de la sortie du film "L'Affiche rouge", dans l'émission "Expliquez vous sur Europe 1", le 10 novembre 1976

    "L'Affiche rouge" dans l'émission "Histoire d'un jour", le 9 mars 1979

    Ressources en ligne :

    https://museedelaresistanceenligne.org/media6561-Missak-Manouchian

    https://www.retronews.fr/conflits-et-relations-internationales/echo-de-presse/2020/03/12/resistance-groupe-manouchian

    https://manouchian-au-pantheon.org/

    https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000900/la-manifestation-antiparlementaire-du-6-fevrier-1934-a-paris-muet.html

    • 16 min
    [2/2] Rose Bertin, la créatrice de la haute couture

    [2/2] Rose Bertin, la créatrice de la haute couture

    Écoutez la suite de l’histoire de Rose Bertin, racontée par Virginie Girod. Née dans une famille modeste de Picardie, elle est devenue la créatrice des “looks” de Marie-Antoinette. Grâce à elle, la reine est une véritable icône de la mode...au grand désespoir des finances de la France.
    Rose Bertin est reçue deux fois par semaine à Versailles dans les cabinets intérieurs de la reine. Un privilège que bien peu de courtisans ont à la cour ! Ensemble, Rose et Marie-Antoinette inventent des styles, comme…le pouf ! Il s’agit d’un coussin en crin qui peut aller jusqu’à 1 mètre 50 de haut sur lequel on colle les cheveux pour réaliser des coiffures spectaculaires. Rose Bertin imagine également des accessoires pour les habiller. Au total, Marie-Antoinette dépense environ 90 000 livres par an dans la boutique de la créatrice, soit environ 1 million 30 000 euros aujourd’hui.
    Dans les années 1780, Rose Bertin est une femme riche, vivement critiquée. Le peuple gronde. On reproche à Marie-Antoinette de vider les caisses de l’État pour remplir les poches de sa marchande de mode. Ses détracteurs affublent la reine d’un nouveau surnom : “madame déficit” !
    Lors de la Révolution française, Rose Bertin préfère s’exiler et suivre ses clients réfugiés dans les cours étrangères. Elle continue cependant à fournir Marie-Antoinette : ce sont les bonnets de Rose que la reine porte dans sa cellule de la Conciergerie pendant son procès. Au sortir de la Terreur, la créatrice reprend ses quartiers à Paris, mais elle est passée de mode...
    Un récit inédit que Virginie Girod vous raconte également dans les pages de Madame Figaro, en kiosques le 23 février. https://madame.lefigaro.fr

    Thématiques abordés : haute couture, Versailles, Marie-Antoinette, révolution Française


    "Au cœur de l'histoire" est un podcast Europe 1 Studio
    - Présentation : Virginie Girod
    - Production : Caroline Garnier et Camille Bichler
    - Réalisation : Clément Ibrahim
    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud
    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte
    - Communication : Marie Corpet
    - Visuel : Sidonie Mangin

    • 13 min
    [1/2] Rose Bertin, la créatrice de la haute couture

    [1/2] Rose Bertin, la créatrice de la haute couture

    La France est le pays de la haute couture. Mais connaissez-vous mais connaissez-vous sa créatrice, Rose Bertin ? "La ministre des Modes" de Marie-Antoinette dicte les dernières tendances vestimentaires depuis sa boutique, "Au Grand Mogol". Tout Versailles s’arrache ses créations ! Dans un récit inédit en deux parties, Virginie Girod vous fait découvrir le destin de celle qui a inventé la mode.
    Le vrai prénom de Rose Bertin est en réalité Marie-Jeanne. Mais les historiographes du XIXe siècle l’ont rebaptisé Rose, pour plus de glamour. Née en Picardie en 1747, sa carrière semble toute tracée : depuis l’intervention de Colbert, le ministre de Louis XIV, la région a développé son activité autour de la confection de tissus et de la couture.
    Mais Rose ne sera pas une simple couturière. Elle est confiée à une de ses tantes, une marchande de mode, qui ne fait pas les robes en tant que telles, mais fabrique et pose tous « les enjolivements » sur les vêtements. Travailleuse acharnée et douée, Rose Bertin est embauchée dans la boutique "Le Trait Galant" qui fournit l’aristocratie parisienne.
    Elle y réalise des commandes de prestige, comme la robe de mariée de la princesse de Chartres. C’est par l’entremise de cette dernière que Rose Bertin fait la rencontre de Marie-Antoinette. Entre la reine et la marchande de mode, c’est le coup de foudre. Ensemble, elles vont inventer la mode. D'ordinaire, ce sont les favorites qui imposent leurs styles à la cour. Cette fois, Marie-Antoinette va devenir le mannequin vedette de Rose Bertin, et sa première cliente ! Bientôt, toutes les femmes de la cour se pressent dans sa boutique, "Au Grand Mogol", pour l’imiter. Et comme Rose a le sens des affaires, elle gonfle ses prix. Au point d’impacter les finances de la France.
    Un récit inédit que Virginie Girod vous raconte également dans les pages de Madame Figaro, en kiosques le 23 février. https://madame.lefigaro.fr

    Thématiques abordées : haute couture, Versailles, Marie-Antoinette


    "Au Coeur de l'Histoire" est un podcast Europe 1 Studio
    - Présentation : Virginie Girod
    - Production : Caroline Garnier
    - Réalisation : Clément Ibrahim
    - Composition de la musique originale : Julien Tharaud et Sébastien Guidis
    - Rédaction et Diffusion : Nathan Laporte
    - Communication : Marie Corpet
    - Visuel : Sidonie Mangin

    • 12 min
    La voix est livre - Joseph Incardona

    La voix est livre - Joseph Incardona

    Nicolas Carreau met la littérature à l'honneur chaque dimanche, de 19h à 20h.

    • 48 min
    Le livre «Stella et l'Amérique» de Joseph Incardona et le compte à suivre «Les répliques cultes»

    Le livre «Stella et l'Amérique» de Joseph Incardona et le compte à suivre «Les répliques cultes»

    Chaque week-end, Laurie Cholewa, Laura Tenoudji et Nicolas Carreau, font le tour de l'actualité culturelle.

    • 5 min

Avis

4,0 sur 5
3 notes

3 notes

Classement des podcasts dans Famille

Clémentine Galey
Clémentine Sarlat
Encore une histoire
Images Doc et Muséum national d'Histoire naturelle
France Inter
Madame Karima

D’autres se sont aussi abonnés à…

Europe 1
France Inter
France Inter
France Inter
France Inter

Plus par Europe1

Europe 1
Europe 1
Europe 1
Europe 1
Europe 1
Europe 1