1h 11 min

Pos. Report #59 avec Imogen Dinham-Price, Damian Foxall et Lalou Roucayrol Pos. Report

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A la veille de l’ouverture du premier One Ocean Summit de Brest, ce 59e épisode de Pos. Report se penche sur le développement durable dans la voile de compétition avec trois invités concernés par cette thématique : Imogen Dinham-Price, consultante sur ce sujet pour la classe Imoca, Damian Foxall, manager du programme « sustainability » de l’équipe américaine 11th Hour Racing, et Lalou Roucayrol, dont le chantier Lalou Multi vient de mettre à l’eau un Class40 100% recyclable, Captain Alternance, pour Keni Piperol.

Nous évoquons d’abord le One Ocean Summit, à laquelle la classe Imoca, Charlie Enright, skipper de 11th Hour Racing Team, et Lalou Roucayrol vont d’ailleurs participer, un « honneur » pour ce dernier, Damian Foxall estimant que c’est l’occasion pour les coureurs et les teams de « montrer leur adhésion » aux sujets liés à la préservation des océans, mais également de « réfléchir à leurs obligations et à leurs devoirs. »

Tous estiment que même s’il existe une part de « green washing », le développement durable est de plus en plus pris en compte par les marins professionnels, notamment par les plus jeunes, même si quelques pionniers, comme Roland Jourdain, ont montré la voie. Imogen Dinham-Price cite ainsi le rôle moteur joué au sein de l’Imoca par Boris Herrmann ou par 11th Hour Racing qui a mis cette thématique au centre de ses préoccupations.

Avec une priorité, mesurer l’impact écologique des projets (construction de bateaux, fonctionnement au quotidien…) pour ensuite prendre les mesures les plus adéquates afin de le limiter et le compenser. 11th Hour Racing a ainsi réalisé une analyse de cycle de la vie de la construction de son dernier Imoca, qui a fait apparaître 550 tonnes de CO2 émis, à comparer avec les 340 tonnes mesurés plus de dix ans plus tôt par Roland Jourdain sur un Imoca.

« C’est l’inverse de ce qu’il faut faire et ça pointe le doigt sur les challenges que nous devons relever », commente Damian Foxall qui explique cette différence importante par les foils (environ 100 tonnes de CO2 émis) et des « bateaux de plus en plus complexes construits avec un mélange de matériaux plus important. »

Lalou Roucayrol raconte ensuite comment le chantier Lalou Multi a construit Captain Alternance, avec une résine thermoplastique et une mousse recyclables pour un poids et un prix équivalents à un Class40 construit en fibre de verre/époxy, même s’il reconnaît une « prise de risque » quant à la mousse, peu éprouvée en compétition. Il explique également comment les moules ayant servi à la fabrication des bras avant de l’Ocean Fifty Arkema 4 ont été ensuite déconstruits et recyclés.

Imogen Dinham-Price détaille de son côté les mesures prises par l’Imoca dans la jauge votée en 2021 : incitation à utiliser des matériaux bio-sourcés pour des éléments non-structurels des bateaux, obligation d’une voile « verte » en 2023… Des mesures appréciées par Damian Foxall car « elles laissent aux équipes l’option de faire leurs propres choix. » Nos invités finissent par évoquer le rôle important qu’ont à jouer les classes et les organisateurs de classe pour contribuer à limiter l’impact écologique de la course au large. 



Diffusé le 8 février 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil

A la veille de l’ouverture du premier One Ocean Summit de Brest, ce 59e épisode de Pos. Report se penche sur le développement durable dans la voile de compétition avec trois invités concernés par cette thématique : Imogen Dinham-Price, consultante sur ce sujet pour la classe Imoca, Damian Foxall, manager du programme « sustainability » de l’équipe américaine 11th Hour Racing, et Lalou Roucayrol, dont le chantier Lalou Multi vient de mettre à l’eau un Class40 100% recyclable, Captain Alternance, pour Keni Piperol.

Nous évoquons d’abord le One Ocean Summit, à laquelle la classe Imoca, Charlie Enright, skipper de 11th Hour Racing Team, et Lalou Roucayrol vont d’ailleurs participer, un « honneur » pour ce dernier, Damian Foxall estimant que c’est l’occasion pour les coureurs et les teams de « montrer leur adhésion » aux sujets liés à la préservation des océans, mais également de « réfléchir à leurs obligations et à leurs devoirs. »

Tous estiment que même s’il existe une part de « green washing », le développement durable est de plus en plus pris en compte par les marins professionnels, notamment par les plus jeunes, même si quelques pionniers, comme Roland Jourdain, ont montré la voie. Imogen Dinham-Price cite ainsi le rôle moteur joué au sein de l’Imoca par Boris Herrmann ou par 11th Hour Racing qui a mis cette thématique au centre de ses préoccupations.

Avec une priorité, mesurer l’impact écologique des projets (construction de bateaux, fonctionnement au quotidien…) pour ensuite prendre les mesures les plus adéquates afin de le limiter et le compenser. 11th Hour Racing a ainsi réalisé une analyse de cycle de la vie de la construction de son dernier Imoca, qui a fait apparaître 550 tonnes de CO2 émis, à comparer avec les 340 tonnes mesurés plus de dix ans plus tôt par Roland Jourdain sur un Imoca.

« C’est l’inverse de ce qu’il faut faire et ça pointe le doigt sur les challenges que nous devons relever », commente Damian Foxall qui explique cette différence importante par les foils (environ 100 tonnes de CO2 émis) et des « bateaux de plus en plus complexes construits avec un mélange de matériaux plus important. »

Lalou Roucayrol raconte ensuite comment le chantier Lalou Multi a construit Captain Alternance, avec une résine thermoplastique et une mousse recyclables pour un poids et un prix équivalents à un Class40 construit en fibre de verre/époxy, même s’il reconnaît une « prise de risque » quant à la mousse, peu éprouvée en compétition. Il explique également comment les moules ayant servi à la fabrication des bras avant de l’Ocean Fifty Arkema 4 ont été ensuite déconstruits et recyclés.

Imogen Dinham-Price détaille de son côté les mesures prises par l’Imoca dans la jauge votée en 2021 : incitation à utiliser des matériaux bio-sourcés pour des éléments non-structurels des bateaux, obligation d’une voile « verte » en 2023… Des mesures appréciées par Damian Foxall car « elles laissent aux équipes l’option de faire leurs propres choix. » Nos invités finissent par évoquer le rôle important qu’ont à jouer les classes et les organisateurs de classe pour contribuer à limiter l’impact écologique de la course au large. 



Diffusé le 8 février 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil

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