36 épisodes

Sismique, c'est un podcast pour prendre le temps de réfléchir à une question fondamentale : où va le monde ?
Des interviews de penseurs et d'acteurs d'un monde en mouvement pour comprendre ce que demain nous prépare... et s'y préparer.
Sismique parcequ' il semble qu'un véritable séisme se prépare et que nous en percevons les signes avant-coureurs, les ondes de chocs à venir qui se mettent en mouvement, parfois de manière imperceptible.
Nous vivons une époque de changements profonds comme peut-être jamais auparavant à cette échelle et les enjeux sont énormes.
On entend parler de réchauffement climatique, de fin des ressources, de surpopulation, d’extinctions de masse, d'effondrement et de chaos; mais aussi d’innovation technologique, de transition énergétique, d’intelligence artificielle ou de changement des consciences qui nous feraient entrer dans une autre humanité...
Qu'est-ce que l'on ne voit pas venir ? Qu'est-ce qui se joue vraiment ? A quoi ressemblera demain ? Comment on s’y prépare aujourd’hui ? Difficile d’y voir clair… Les sujets sont complexes, le bruit permanent et notre attention limitée.
Sismique donne la parole à ceux qui pensent la complexité du monde, à ceux qui comprennent les forces à l’œuvre et leurs enjeux, à ceux qui sont déjà dans l’action pour préparer demain, bref à tous ceux qui peuvent nous aider à trouver des débuts de réponses à ces questions essentielles.

Sismique Julien Devaureix

    • Culture et société

Sismique, c'est un podcast pour prendre le temps de réfléchir à une question fondamentale : où va le monde ?
Des interviews de penseurs et d'acteurs d'un monde en mouvement pour comprendre ce que demain nous prépare... et s'y préparer.
Sismique parcequ' il semble qu'un véritable séisme se prépare et que nous en percevons les signes avant-coureurs, les ondes de chocs à venir qui se mettent en mouvement, parfois de manière imperceptible.
Nous vivons une époque de changements profonds comme peut-être jamais auparavant à cette échelle et les enjeux sont énormes.
On entend parler de réchauffement climatique, de fin des ressources, de surpopulation, d’extinctions de masse, d'effondrement et de chaos; mais aussi d’innovation technologique, de transition énergétique, d’intelligence artificielle ou de changement des consciences qui nous feraient entrer dans une autre humanité...
Qu'est-ce que l'on ne voit pas venir ? Qu'est-ce qui se joue vraiment ? A quoi ressemblera demain ? Comment on s’y prépare aujourd’hui ? Difficile d’y voir clair… Les sujets sont complexes, le bruit permanent et notre attention limitée.
Sismique donne la parole à ceux qui pensent la complexité du monde, à ceux qui comprennent les forces à l’œuvre et leurs enjeux, à ceux qui sont déjà dans l’action pour préparer demain, bref à tous ceux qui peuvent nous aider à trouver des débuts de réponses à ces questions essentielles.

    Terre et espace - Jean-François Clervoy

    Terre et espace - Jean-François Clervoy

    “La Terre est un vaisseau spatial, et nous sommes tous membres d’équipage” - Jean-François Clervoy
    Jean-François Clervoy (@astro_JFrancois) fait partie du club le plus fermé du monde, celui des astronautes. En 1994, lors de son premier vol à seulement 35 ans, il est le 5e français à avoir été dans l’espace. Il y retournera à deux reprises en 97 et 99 à bord des navettes américaines Atlantis et Discovery.
    Jean-François est toujours en activité au sein de l’ESA (European Space Agency) à Paris, où je l’ai interviewé, et continue d’être très actif pour soutenir les sujets qui lui tiennent à coeur, entre autre l’espace, les vols “zéro G" et les océans pour n’en citer que quelques-uns. Je ne m’étends pas sur le CV de Jean-François (que vous trouverez ici) car il est bien trop chargé pour tenir en quelques ligne.
    Voir les étoiles… 
    Voir la Terre depuis l’espace… 
    Qu’est-ce qu’on ressent ? Qu’est-ce qu’on en ramène ? Qu’est-ce que l’on comprend différemment de notre réalité, de notre nature et de notre sort lorsque l’on voit les choses d’en haut, avec du recul ? Qu’est-ce que l’exploration spatiale peut encore nous apporter dans ce siècle où tant de choses se jouent sur notre petite planète. 
    On parle ensemble dans cet épisode de l’émotion de "l’overview effect”, de la beauté du monde, de la fragilité de la vie, d’exploration, d’océans et des humains. 
    Interview enregistré le 22 novembre 2019

    Notes de l’épisode
    4”- Vivre "l’overview effect”, la Terre vue de l'espace
    “La premiere impression n’est pas du tout une impression de fragilité.”“La Terre est puissante, la Terre nous survivra.”“La Terre est isolée et elle est finie.”Description visuelle de la Terre : c’est le plus beau des tableaux que l’on puisse imaginerLa fragilité de l’atmosphère : “un filet de gaz extrêmement mince, quel chance on a !”“C’est la biosphère qui est fragile, pas la Terre.”“Les dinosaures ont disparu parce qu’ils n’avaient pas de programme spatial” - Arthur C. Clarke
    14”- L’emotion de l’overview effect
    “On se sent Dieu momentanément” "Un complexe de supériorité suivi immédiatement par un complexe d’infériorité”Les premiers mots de GagarineQuel est mon rôle en tant qu’humain ? “Nous ne devrions pas dire la Terre est fragile, nous devrions dire la vie sur Terre est fragile”“La Terre est un vaisseau spatial et nous sommes tous membres d’équipage"“L’espace est le premier pourvoyeur de données pour comprendre comment fonctionne la Terre"
    26” - A quoi sert l'exploration spatiale ?
    Sondes, télescopes, vols habitésLes missions de Star Trek : c’est exactement ce que l’on fait dans les agences spatialesL’exploration est un facteur de coopération international comme aucun autre.Intéresser les jeunes génération à des questions nobles, pas matérialistes.
    32”- Nouveaux enjeux de l’exploration ? 
    Space mining : exploration des ressources extra-terrestre“Ce sera probablement rentable un jour"Exploiter les ressources pour aller explorer encore plus loinAller sur mars ? “Au mieux dans les années 30/40… mais ils ne se poseront pas"Les défis techniques et humains
    38” - Océans et espace 
    Une planète bleue“L’océan est le premier pourvoyeur d’oxygène”. L’acidification des océansL’océan comme terrain d’entrainement pour l'espace“L’avenir il ne s’agit pas de le prédire mais de le rendre possible” - St ExuperyLes prédictions du GIEC sont maintenant très fines
    47” - Préserver la Terre ? 
    “Une planète B c’est option raisonnable à très très long terme, mais ce n’est pas du tout une option à court terme (plusieurs siècles)"“La priorité c’est l’éducation"Ce qui me rend optimiste c’est la nouvelle gén

    • 58 min
    Interroger notre rapport au réel - Jocelin Morisson

    Interroger notre rapport au réel - Jocelin Morisson

    Jocelin Morisson fait partie de ceux qui cherchent des réponses du côté de notre rapport au monde, en mélangeant de manière originale science et spiritualité et en posant l’hypothèse que nous ne percevons qu’une partie du réel et que la science n’a pas encore réponse à tout ou du moins, ne pose pas toujours les bonnes questions.
    Cet épisode un peu atypique, voire polémique pour certains, et doit donc être vu comme une introduction à des notions parfois complexes qui méritent selon moi d’être creusées davantage, mais en prenant garde à ne pas tomber dans une lecture “new-age” du réel. Sur ce type de sujet, il faut être particulièrement vigilant car on trouve sur internet de tout (“pseudo-sciences”, théories du complot)… Comme introduction à ces thèmes, ou en complément, je vous propose d’écouter le très bon épisode de l'emission "la conversation scientifique" sur le thème du réel.
    Jocelin Morisson est journaliste scientifique depuis plus de vingt ans et a collaboré à de nombreuses revues et magazines (Inexploré, Nexus, Le Monde des religions, Nouvelles Clés, La Vie, VSD hors-série). Il est également auteur et coauteur de plusieurs ouvrages sur le thème des états modifiés de conscience et de la parapsychologie scientifique.
    NB: après recherche, certains passages de notre conversation peuvent prêtés à confusion, et je vous invite donc à vous référer aux notes de l’épisode pour bien creuser et ne pas tout prendre au pied de la lettre.
    Interview enregistré le 14 juin 2019.
    De quoi parle-t-on ?
    2" - Parcours et grille de lecture de Jocelin Morisson sur le monde
    Science et spiritualité“On peut vivre une spiritualité laïque fondée sur la science et la philosophie"Convergence entre science et spiritualitéDiagnostic de l’état du monde : ce n’était pas mieux avantLes grands enjeux des prochaines années“Je crois à la notion de progrès"
    8” - La nature de la conscience
    “Nous avons une nature spirituelle, nous ne sommes pas qu’un corps"Le discours matérialisme est dangereux“On a beaucoup d’éléments pour penser que la conscience existe au-delà du corps"La notion “d’âme" a une certaine réalité scientifique.NB : Je n’ai ici hélas pas les sources pour corroborer cela. 
    “Nous sommes reliés à la nature"“Le monde intérieur ne fait qu’un avec le monde extérieur"“Notre nature est d’être bienveillant et coopératif"Kant : la différence entre le réel tel qu’il est et tel qu’on le perçoit."La conscience de l’observateur fait apparaitre la réalité par l’acte d’observation”.NB: dans l'état actuel des connaissances, les phénomènes quantiques ne peuvent être extrapolés à l'échelle macroscopique. Jocelin fait référence à l’expérience des fentes de Young mais dans cette expérience, ce n'est pas l'observateur, ni sa conscience ni son intention qui change le résultat de l'expérience, mais le procédé d'observation.
    “Cette réalité là n’est pas la réalité ultime"NB: ce qui est plus communément admis est que nous baignons dans une réalité physique (entre autres), décrite par un océan d'information…
    De la conscience. Un livre pour creuser : "Spinoza avait raison : joie et tristesse, le cerveau des émotions"“A l'échelle des particules, il faut qu'une expérience soit observée pour pour avoir un résultat, [...] il faut l'intervention d'une conscience"NB: Ce n’est pas tout à fait exact, une expérience (même quantique) aura un résultat même s'il n'y a pas de conscience pour l'observer. C'est juste qu'on ne connaîtra pas le résultat…
    “Ce que nous dit la science mainstream…”.NB: qu’est ce que la science non-mainstream
    16” - Que dit la science sur la nature du réel ?
    “On est dans un océan d’information"Conscience collective et création du réel. L’impact du

    • 45 min
    Dette: la fuite en avant - Olivier Delamarche

    Dette: la fuite en avant - Olivier Delamarche

    Olivier Delamarche est un analyste financier spécialisé dans l’analyse macro-économique, aujourd’hui membre des Econoclastes, un groupe de réflexion qui décrypte l’économie en voulant s'affranchir des discours convenus.
    L’économie c’est tout ce qui caractérise les échanges marchands entre les sociétés, les organisations et les individus et c’est un des facteurs clés pour expliquer la marche du monde. 
    Aujourd’hui notre système économique est mondialisé, partout le même, d’une complexité extrême et donc parfois difficile à cerner. 
    Est-on dans un modèle simplement capitalise, ultra-capitaliste, ultra-libéral ? 
    Je n’ai pas encore bien fait le tour de la question mais je commence à comprendre que depuis 2008, beaucoup plus qu’avant, un élément joue un rôle central dans le système et permet la survie d’un modèle à bout de souffle : la dette. 
    On parle avec Olivier de ce qu’il faut comprendre du modèle actuel, de création monétaire, de fuite en avant et des risques systémiques. 
    NB: Olivier est connu pour ses positions critiques voire provocatrices sur la politique des banque centrales et pour son pessimisme sur l’évolution des marchés.
    Interview enregistré le 20 novembre 2019

    De quoi parle-t-on ?
    1”- Présentation 
     
    4"- Peut-on comprendre le monde sans comprendre l’économie ?
    “L’économie c’est du bon sens”“L’énarque n’a jamais rien compris à l’économie”
    7”- Le modèle économique actuel ? 
    “Vous n’êtes pas dans une crise, vous êtes dans un changement de modèle”“Les vrais chiffres du chômage en France: c’est plus près de 20%”“On vous dit si la finance va bien, l’économie réelle va bien… bah non”“On n’est pas dans une économie de marché, on est dans une économie planifiée dont les prix sont fixés par les banques centrales”“La banque du Japon achète tout son march锓Depuis 2000, le système ne fonctionne plus que par la dette"Les salaires n’augmentent pas, la dette augmente“La dette, c’est de l’impôt futur""L’état s’endette pour fonctionner, pas pour investir"“On ne peut plus revenir à des taux d’intérêt positifs car ça ferait écrouler tout le système” 
    23" - Comment fonctionne la dette ? Où va tout l’argent créé par les banques centrales ? 
    Où est passée l’inflation?Le fonctionnement du Quantitative EasingUn collateral : une garantie d’un investissement“Très peu de l’argent prêté aux banques arrive dans l’économie réelle"Prêter directement à l’économie réelle ? “La monnaie c’est de l’huile dans les rouages, ce n’est pas ce qui fait tourner les rouages"Augmenter la quantité monétaire ne permet pas d’augmenter le nombre de transaction
    31” - Une fuite en avant ?
    “Il n’y a pas de pilote dans l’avion"“Nous sommes dans une fuite en avant"Les politiques préfèrent continuer à s’endetter plutôt que de prendre des mesures impopulaires“Ca s’arrête quand la population se rend compte que son billet ne vaut plus rien"L’exemple du JaponLa crise passera par la rue“Nous sommes en fait déjà en récession” Les banques centrales ne laisseront pas tomber le système. Le mirage de l’économie américaine : “plus de 40% des américains n’ont même pas 400$ d’économie""Obama a détruit la classe moyenne américaine"
    46” - Investir pour le long terme ? 
    “C’est le règne de l’incompétence la plus totale"Le mirage de la transition énergétiqueOn doit se poser la question du changement de modèleLa bombe démographique
    56" - Que faire individuellement ?
    Ce que fait Olivier : mettre son argent dans une banque sûre.Il faudrait séparer les activité de marché des banques
    Références
    Les éconoclastes
    William Nordhaus et Paul Romer, prix de la banque de Suède en économie 2018
    Glass-Steagall a

    • 1h 4 min
    Apprendre au 21e siècle - François Taddei

    Apprendre au 21e siècle - François Taddei

    François Taddei est, entre autre, cofondateur (2005) et directeur du CRI, Centre de Recherches Interdisciplinaires sur les nouvelles manières d'apprendre, d'enseigner, de faire de la recherche et de mobiliser l'intelligence collective dans les domaines des sciences de la vie, des sciences de l'apprendre et du numérique.
    A l’heure de l’intelligence artificielle et d’enjeux mondiaux qui semblent dépasser notre capacité à les penser, François Taddei plaide pour une (r)évolution de nos savoirs, de notre manière de les enseigner et plus largement pour une remise à plat de nos institutions. 
    Comment faire pour que, dans ce monde en pleine mutation, l’éducation, la recherche s’adaptent suffisamment vite ? Quelle est la place de l’humain dans un monde de machines ? Comment s’appuyer sur la technologie pour développer nos capacités individuelles et notre intelligence collective ?

    De quoi parle-t-on ?
    2” - Les défis actuels
    De la capacité des bactéries à s’adapter au changemnent“La vitesse à laquelle croissent les défis dépasse notre capacité à les résoudre"Réfléchir à l’intelligence collectiveLes différentes dimensions du problème: une approche pluri-disciplinaire
    6” - Un système bloqué
    Un système éducatif devenu inadaptéLe modèle de création des élites n’a pas évolué depuis des décennies “Nos systèmes politiques n’ont pas évolué à la bonne vitesse""Les décisions sont nationales mais les problématiques sont mondiales"
    11” - Education et Système éducatif
    "Il faut apprendre à faire des choses que les machines ne savent pas faire"Bien apprendre:Choisir ce que l’on apprendApprendre collectivement, en coopérantApprendre à résoudre des problèmes ouvertsS’appuyer sur le passé mais le mettre à jour pour construire des choses nouvellesEncourager la curiosité : "On France on dit que “la vérité est un vilain défaut"
    18” - Quelles compétences pour demain ?
    La capacité à résoudre collectivement des problèmes va être essentielleFaire le lien entre les sujets complexesCompétences émotionnelles et relationnelles
    21” - Etat des lieux des systèmes éducatifs
    Singapour, Finlande, Canada ont réussi à se transformer : d’une logique de contrôle à une logique de confianceDe la compétition à la coopérationPourquoi certains ont réussi à se remettre en question mieux que d’autres? Pas de budget de R&D sur l’éducation en France… De notre incapacité à regarder ce qui se passe à l’étranger
    26”- Comment progresser ?
    Célébrer les progrèsFestival de la planète apprenante“Tous les grands voyages ont commencé par un premier pas"Les savanturiersDévelopper l'adaptabilité
    35” - Le futur ?
    Remettre l’éthique, l’empathie, la coopération au centreOn doit transformer la manière dont on forme nos élites. Person n’insigne l’éthique de l’action "C’est le première génération qui manifeste au nom de la science"Valerie Masson delmotte "La capacité à se mobiliser collectivement est essentielle"Travailler les interfaces entre les disciplines. 
    Les livres recommandés par François
    Earth emotion - Glenn AlbrechtLes lettres persanes - MontesquieuLe livre du voyage - Bernard Werber
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    • 46 min
    IA : la fin de l'individu - Gaspard Koenig

    IA : la fin de l'individu - Gaspard Koenig

    Quel avenir pour l'individu et ses libertés à l'ère de l'intelligence artificielle ? Pour répondre à cette question urgente, puisque l’IA se développe à une vitesse qui semble un peu nous dépasser, Gaspard Kœnig, que je reçois dans cet épisode, a entrepris un tour du monde de San Francisco à Pékin, d'Oxford à Tel Aviv et de Washington à Copenhague. Il a rencontré plus de 120 professeurs, entrepreneurs, intellectuels, politiques, économistes et artistes pour tenter de faire émerger une sorte de philosophie de l’intelligence artificielle et nous donner une clé de lecture essentielle sur cette révolution technologique, individuelle et sociétale en marche. 
    Enregistré le 18 sept 2019

    De quoi parle-t-on ?
    1" - Pourquoi une enquête sur l’IA ? Qu’est-ce qu’une IA ? 
    Leibniz Yuval Harrari, Homo Deus : nous allons abandonner notre libre arbitre à l’IA et cela remet en cause les fondements de nos sociétés“L’IA n’est pas si révolutionnaire que ça.”Comment reconnaitre un chat... ? “Une IA repose sur du travail humain de classification.” Amazon Turk et le Turc Mécanique
    10” - La singularité ? 
    Westworld, Her, 2001, Terminator… le fantasme de la super intelligence artificielleStephen Hawking, Nick Bostrom, Max Tegmark, ce ne sont pas des spécialistes de l'IA“L’erreur fondamentale est sur la définition de l’intelligence.” Antonio Damasio : l’intelligence est avant tout un phénomène biologique
    15” - Tourniquets et Nudges
    "L’IA nous incite à déléguer notre capacité de choisir."Dating apps, GPS...Le piège du confort et le cerveau qui s’attrofie Le Principe du tourniquet et les “nudges”: on se laisse guider de plus en plus dans nos choix sans même s’en rendre compteMaximisation des plaisirs individuels au sein d’un groupe : utilitarisme. Pieter Thiel : “L’IA est communiste.” 
    25” - IA et moralité
    Pour les chinois le progrès est forcément positifLes technologies IA “collectivistes" conviennent tout à fait aux valeurs chinoises confucéennesCrédit social chinoisL’IA pour les chinois : outil de puissance géopolitique et outil de développement sociétal“Pour la premiere fois en occident les notions de liberté économique et de prospérité individuels s’opposent.” Kai-Fu Lee
    35” - IA, individu et capitalisme
    De l’importance de l’individu dans la culture européenne Norbert Elias “Notre société repose sur cette idée que nous sommes libres de nos choix.” HayekUber vs Didi“L’IA nous permet de nous passer de l’idée de marché et nous fait rentrer dans une nouvelle ère de la planification.” 
    42” - IA comme outil de puissance
    Notre dépendance aux plateformes américaines (et demain chinoises)Clausewitz: “le but de la guerre n’est pas de conquérir des territoires mais des gens. Maintenant il suffit d’avoir leurs données.” “Il faut prendre en compte la dimension du traitement des données dans l’analyse géopolitique” “On n’a pas d’autre choix que d’avoir une Europe unifiée.”
    46” - Redonner de la place à l'individu
    Faut-il reprendre le contrôle de sa vie ?“On confond progrès et optimisation.”“Le progrès vient de l’erreur… il faut donc protéger la capacité à diverger.” “La souffrance est importante.” Réabiliter le libre arbitre“ Il faudrait pouvoir imposer à l’IA mes propres paramètres, fussent-ils des erreurs pour moi ou des inconvénients pour le groupe.” Du contrôle des données individuellesLa propriété privée comme moyen d'anticipationLe droit à l'erranceExemples de vigilances sur l’utilisation des données individuelles
    1’03”- Conclusion   
    La chine est train de réinventer un modèle de société basé sur l'IALa méconnaissance absolue de ces sujets par ceux qui nous gouvernent“L’IA est aussi struct

    • 1h 8 min
    Rethinking how technology shapes the world - Ramesh Srinivasan

    Rethinking how technology shapes the world - Ramesh Srinivasan

    Ramesh Srinivasan, doctorant de Harvard et du MIT, étudie les relations entre technologie, politique et société dans le monde en tant que chercheur et professeur à l’université de Californie (UCLA). Il a notamment fondé le “Digital Culture Lab” qui explore la manière dont la technologie se répand dans le monde, loin de son lieu d’origine, et a publié plusieurs ouvrages sur le sujet (voir plus bas). 
    Ramesh plaide pour une meilleurs prise en compte des nombreux biais inhérents aux technologies numériques alors que celles-ci se diffusent dans le monde entier, influençant la vie de milliards de personnes. 
    Qui décide de l’orientation que prend l’innovation technologique ? Quels sont les biais culturels qu’il faut comprendre ? Quels sont les conséquences de l’utilisation des réseaux sociaux sur nos sociétés et sur nos vies d’individus ?… 
    Ramesh estime ainsi qu’il faut réaligner les technologies avec des valeurs démocratiques, d’égalité et de diversité. Il s’agit de lutter contre la construction, via le digital, d’un monde uniforme.
    On parle d’un peu tout ça dans cet épisode court de 30 minutes. 
    NB : Episode en anglais.
    Interview enregistré le 24 juin 2019 à la conférence USI (Unexpected Sources of Inspiration)
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    De quoi parle-t-on ?
    1" - La question de l’origine culturelle de la technologie
    Certaines technologie utilisées par des milliers de personne dans le monde émergent des décisions de seulement quelques-uns.Ces technologies ont un impact sur la vie des gens et sur nos sociétés partout dans le monde.
    3” - Comment définir la technologie ? 
    Les technologies digitales sont extrêmement différentes des technologies traditionnelles car elles se diffusent beaucoup plus rapidement et qu’elles sont apprenantes.
    6”- Qui décide de l’évolution de la technologie ?
    Les technologies numériques viennent de la Silicon Valley (et de Chine) mais ont un impact sur le monde entier. L’exemple de l’impact de Facebook sur le génocide des Rohingas en Birmanie. Il y a des biais inhérents à la culture d’origine de la technologie dans le design de celles-ci. Il faut donc poser la question de la conception et de l’orientation. "La technologie n’est pas neutre, la science n’est pas neutre”. Nous créons les choses à partir de ce que nous sommes, de notre vision du monde. Il faudrait comprendre l’existence de ces biais pour adopter une approche collaborative dans la conception de ces technologies qui ont impact planétaire.
    10” - L’impact de la technologie
    L’impact de la page de résultat de Google sur nos vies alors qu’on ne sait pas comment l’algorithme fonctionne vraiment. L’utilisation des réseaux sociaux a un impact sur la construction du cerveau des jeunes et crée des depressions.L’exemple de Facebook durant la dernière élection américaine du fait du fonctionnement de l’algorithme: le biais vers la consommation des information extrêmes et des informations qui nous enferment dans nos propres convictions. Les sociétés deviennent de plus en plus polarisées du fait de la consommation de l’information sur les réseaux sociaux.Les risques pour le fonctionnement de la démocratie sont énormes: celle-ci est fondée sur l’idée du débat d’opinion pour finalement atteindre une forme de consensus, mais les réseaux sociaux nous enferment dans nos grilles de lecture. Les logiciels de reconnaissance de visage sont biaisés et pourtant déjà utilisés par les gouvernements. 
    18” - Les risques ?
    Personne ne décide vraiment… Les algorithmes ne sont pas visibles, on a de plus en plus de mal à en voir les biais. On pense que la technologie est neutre mais ce n’est pas le cas. On a tendance à faire confiance à la tech de manière aveugle et on a tort. Du problème des inégalités au

    • 27 min

Avis d’utilisateurs

2412Eloyer ,

Éclaire les chemins de la réflexion

Un excellent podcast qui éclaire la vision d’un futur en perpétuel mouvement. Bravo Julien !

Bruteche ,

Top

Excellent contenu, très pédagogique.

Merci, continuez !

Dataronome ,

Un podcast qui fait bouger les lignes

Excellent podcast. Ligne éditoriale parfaitement libre de Julien. Des points de vue fort éclairants et souvent hétérodoxes sur la marche du monde. Sans sensationnalisme, juste avec du bon sens et de bonnes intuitions, notre réflexivité en ressort gagnante. Merci.

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