4ème de couverture

Natalie David-Weill

Natalie David-Weill présente « 4ème de couverture », une émission littéraire d’une demi-heure sur Radio Judaïca. (90.2 à Bruxelles) Qu’il s’agisse de romans, d’essais, de blogs ou de films, un écrivain confie ses secrets, ses sources d’inspiration comme ses doutes, en un mot il va dévoiler les dessous de la création.  (A partir de l'épisode 109) Jusqu'à l'épisode 108,  un lecteur - de tous les horizons - parle d'un roman qui l’a marqué, ému ou amusé. Une occasion de découvrir des oeuvres souvent oubliées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. MAR 2

    266. Myriam Spira « L’envol de la mémoire » (Grasset)

    Myriam Spira « L’envol de la mémoire » (Grasset) Betty, résistante, a vingt et un ans lorsqu'elle est arrêtée à Bruges, en mars 1942, pour avoir dissimulé un poste émetteur clandestin. Elle est déportée au camp de Ravensbrück puis de Mauthausen. Joseph, juif et résistant, est arrêté quelques mois plus tard, Gare du Midi à Bruxelles, et déporté à Auschwitz-Birkenau. C'est après leur libération, à bord d'un train de la Croix-Rouge, que Betty et Joseph se rencontrent. Cinq enfants grandissent dans l'ombre de ce couple singulier, beau et meurtri. Cinq enfants pour reconstruire une famille décimée, celle de Joseph, dont le père et les quatre frères et soeurs ont été assassinés dans les camps. Petite, Myriam Spira écoutait ses parents raconter : la faim, le froid, les souffrances, la douleur des expériences médicales. Mais aussi leur combat pour la vie, l'espoir de retrouver une existence normale. Cet héritage douloureux imprègne l'âme des enfants qui connaîtront le mal-être existentiel, et la difficulté à devenir parents à leur tour. Autant de symptômes d'une transmission souvent indicible. Myriam Spira nous offre le récit rare d'une " deuxième génération ", l'histoire de sa vie déportée dans les souvenirs de ses parents, mais aussi de sa reconstruction : à quarante-six ans, grâce à une volonté féroce, elle obtient sa licence de pilote privé et part seule survoler les camps, pour comprendre, maintenant adulte. Et raconter à son tour. Un récit bouleversant. Musique : Idan Raichal « Le rêve des autres » Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min
  2. FEB 17

    264. Tobie Nathan "L'assassin du genre humain" (Stock)

    Tobie Nathan "L'assassin du genre humain" (Stock) Le lundi 18 mars 1946, au Palais de justice de Paris, s’ouvre le procès du docteur Marcel Petiot, accusé de vingt-sept assassinats mais dont il est permis de penser qu’il y en eût beaucoup d’autres. Prétendant appartenir à un réseau de résistants et faciliter l’évasion de familles juives, Petiot les dévalisait, les droguait, et les achevait dans le calorifère du 21 rue Le Sueur, où l’on retrouva les traces d’une dizaine de ses victimes. Ce procès ne fut pas seulement celui d’un criminel mystérieux, qui croyait aux forces du mal et à la puissance du Verbe, mais aussi celui d’une époque : la France de l’occupation, des délateurs et des profiteurs.De nos jours, à Paris. Jade, brillante étudiante, prépare une thèse de doctorat en criminologie sous la direction de l’ambigu professeur Nagral : « Personnalité et meurtres du docteur Marcel Petiot (1897-1946). » Jade, possédée par son sujet au point d’avoir des visions du passé comme du futur, est persuadée que Petiot est un idéologue en action, le sismographe d’une époque où la barbarie emporta tout sur son passage.Mais en a-t-on vraiment terminé avec l’horreur ? Est-ce que le passé peut resurgir ? Et les démons revenir hanter nos nuits ? Musique: Lucienne Delyle "Mon amant de Saint-Jean" Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min
  3. FEB 7

    262. Charles Dantizg "Inventaire de la Basse Période" (Grasset)

    Charles Dantzig "Inventaire de la Basse Période" (Grasset) Le monde occidental vit un moment à la fois piteux et menaçant. Ce moment, Charles Dantzig l’appelle la Basse Période. Basse,  comme il y a marée basse  ; période, parce que les choses n’ont pas encore suffisamment duré pour pouvoir être qualifiées d’époque. Nous pensions les barbares à l’extérieur. Quel optimisme. Ils sont à l’intérieur, et à l’œuvre. La réaction la plus glaciale est au pouvoir dans bien des pays, souvent portée par une alliance entre des milliardaires et une partie de l’électorat qu’ils ont enragée. Cet Inventaire  établit l’accumulation des faits anciens et récents qui, joints à cette volonté de conspirateurs en plein jour, sont devenus des causes  : l’injure institutionnalisée, l’abandon du droit au profit de la force, la destruction de toute culture, la course à l’obéissance, un narcissisme féroce…Direction  : la tyrannie, dans cet espace mental nommé Occident pourtant fondé contre elle. Ses ennemis intérieurs cherchent à créer un nouvel espace mental d’archaïsme moral joint à la technique la plus perfectionnée.Et parmi cela, la vie, la vie qui continue, distraite, frivole, avec l’amour, la jalousie, la sexualité… qui ne sont pas des absolus. Les sentiments sont aussi des produits du monde où ils apparaissent. Et eux aussi changent, et bien souvent dans le sens de la réaction contre toute humanité.La marée remontera-t-elle ou la tyrannie nous entraînera-t-elle par le fond  ? Musique : Billie Eilish L’amour de ma vie Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    25 min
  4. JAN 26

    261. Vincent Jaury "Archive de Berthe Bendler" (Grasset. Le courage)

    Vincent Jaury "Archive de Berthe Bendler" (Grasset. Le courage) «  J’aurais préféré que ce soit toi qui partes et non ton frère  »  : voilà les mots d’Eisik Bendler à sa fille Berthe, en 1945, lorsqu’il apprend que son fils aîné déporté dans les pays baltes a été tué par les Allemands un an plus tôt.Issue d’une famille de Juifs polonais établie en France dans les années 1930, Berthe Bendler, grand-mère paternelle de Vincent Jaury, a dû subir ce poids de la mort évitée malgré elle. De son adolescence en province à sa vieillesse  à  Paris, en passant par Nice durant la guerre, voici le portrait bouleversant d’une jeune femme à la jeunesse anéantie par la tragédie devenue une grand-mère viscéralement attachée à son petit-fils.  Sans pathos, Vincent Jaury évoque les traumatismes de la Shoah et les ineffaçables traces qui affectent jusqu’aux descendants de ceux qui l’ont subie. Tiraillée entre l’expression de son héritage juif et l’intégration dans la société française, Berthe fait d’abord le choix de l’oubli au profit de l’assimilation, avant de renouer avec son passé douloureux.Grâce à ses souvenirs, aux récits de sa grand-mère et à des archives administratives et judiciaires inédites, Vincent Jaury construit un récit personnel et émouvant qui s’inscrit dans l’histoire générale. Comme on disait dans la poésie classique, ce livre est un tombeau, à la fois hommage, résurrection et enterrement : «  Un cercueil, où l’on enferme pensées, émotions et souvenirs, pour toujours.  » Berthe Bendler, vivante. Musique : The Beatles « Love me do » Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min

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Natalie David-Weill présente « 4ème de couverture », une émission littéraire d’une demi-heure sur Radio Judaïca. (90.2 à Bruxelles) Qu’il s’agisse de romans, d’essais, de blogs ou de films, un écrivain confie ses secrets, ses sources d’inspiration comme ses doutes, en un mot il va dévoiler les dessous de la création.  (A partir de l'épisode 109) Jusqu'à l'épisode 108,  un lecteur - de tous les horizons - parle d'un roman qui l’a marqué, ému ou amusé. Une occasion de découvrir des oeuvres souvent oubliées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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