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En Action - Activité physique et santé est un podcast créé par Groupe Défis. Chaque semaine, notre animateur reçoit un.e invité.e pour discuter de tout ce qui concerne la course, la santé et l'envers de l'organisation d'événements sportifs! Écrivez-nous sur notre page Facebook pour nous poser vos questions et idées de sujets.

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En Action - Activité physique et santé est un podcast créé par Groupe Défis. Chaque semaine, notre animateur reçoit un.e invité.e pour discuter de tout ce qui concerne la course, la santé et l'envers de l'organisation d'événements sportifs! Écrivez-nous sur notre page Facebook pour nous poser vos questions et idées de sujets.

    Comment utiliser l'activité physique pour contribuer à l'intégration des jeunes immigrants et des jeunes en milieux défavorisés?

    Comment utiliser l'activité physique pour contribuer à l'intégration des jeunes immigrants et des jeunes en milieux défavorisés?

    L’activité physique peut être une solution à plusieurs problèmes de société : elle contribue à améliorer la santé mentale, la santé physique, peut contribuer à prévenir le diabète de type 2, l’hypertension, etc.



    Mais son rôle est également social : l’activité physique favorise le sentiment d’appartenance, l’esprit d’équipe et l’inclusion.



    Depuis 20 ans, Luc Richer, via l’organisme Motivaction Jeunesse, s’engage à utiliser l’activité physique afin de prévenir le décrochage scolaire, la sédentarité et la délinquance chez les jeunes des milieux défavorisés et contribue à l’intégration des jeunes immigrants à travers des activités sportives, de plein air et en leur faisant vivre des expériences signifiantes. Nous nous sommes donc entretenus avec lui afin de connaître l’envers du décor de son organisme.







    Daniel : Présente nous Motivaction jeunesse : quelle est sa mission et d’où est partie l’idée de vaincre le décrochage scolaire par le biais du sport et du plein-air?



    Luc : Motivaction Jeunesse a été créé afin de lutter contre la sédentarité, la délinquance et le décrochage scolaire, mais aussi afin de favoriser l’intégration de jeunes immigrants par le biais du sport et du plein-air.



    La mission a beaucoup évoluée au long de ses nombreuses années d’existence. J’étais moi-même un peu dysfonctionnel dans le passé et j’ai eu une adolescence difficile, mais le sport a réussi à m’accrocher à la vie et à garder espoir. J’ai immédiatement senti que le sport était un vecteur très porteur : j’ai donc voulu créer quelque chose à mon image et partager ma passion pour le sport et le plein-air.



    Daniel : Tu as reçu une foule de prix et mentions mais seulement à partir de 2011, malgré le fait que tu oeuvres au sein de Motivaction Jeunesse depuis 1992. C’est beaucoup de travail dans l’ombre tu ne trouves pas?



    Luc : Je ne vois pas ça de cette façon. Les prix et reconnaissances sont simplement une tape dans le dos… nos actions ne sont pas motivées par les prix mais bien par les jeunes qui nous accompagnent. Il faut aussi mentionner que je suis le chef d’orchestre de notre équipe ; tous ses membres méritent tout autant ces prix que moi.



    On a énormément persévéré et on récolte présentement ce que l’on sème. Il n’y a pas beaucoup de succès qui viennent facilement ; on doit travailler pour arriver à ses fins et c’est ce qu’on a fait et qu’on continue de faire à tous les jours.



    Daniel : Au fil des ans, tu as favorisé l’intégration des jeunes immigrés et des jeunes défavorisés. Comment utilise-t-on le sport et le plein-air pour favoriser l’intégration ?



    Luc : Le sport et le plein-air sont des activités rassembleuses et en contact étroit avec la nature. Tu dois te mettre en action, tu dois avancer et pendant l’avancement, tu réfléchis beaucoup. Le sport et le plein-air donnent de la confiance, de l’énergie et permettent de développer des aptitudes.



    Aussi, pour t’intégrer, tu dois rencontrer des gens. L’effet de groupe est super favorable et on l’utilise énormément dans nos activités. On permet à des jeunes plus sédentaires de rencontrer d’autres gens, mais en bougeant.



    Les immigrants, quant à eux, ne connaissent pas nos sports hivernaux et ils ont la chance de s’intégrer grâce à ça. Ça leur permet de pratiquer davantage le français, de sortir de la ville, de rencontrer des gens, de bouger, etc. On contribue énormément à leur dynamisme.



    Daniel : On peut penser que vos défis sont purement physiques, mais dans le fond, ça va beaucoup plus loin que ça?



    Luc : En effet, ce n’est pas que récréatif mais bien un processus global. En fait, on utilise le sport et le plein-air comme véhicule dans nos interventions psychosoc

    • 27 min
    Comment améliorer notre qualité de vie et notre efficacité en télétravail en s'organisant mieux?

    Comment améliorer notre qualité de vie et notre efficacité en télétravail en s'organisant mieux?

    Le télétravail a pris d’assaut le Québec dans les derniers mois. Qui dit télétravail, dit également réorganisation d’une multitude d’aspects de notre quotidien. Pour certains, ça se passe relativement bien tandis que pour d’autres, ça peut être plus problématique. Nous nous sommes donc entretenus avec Marie-Sophie Berruex, organisatrice professionnelle, afin de nous orienter dans ce processus.







    Voici un résumé de l’entretien :



    Daniel : Marie-Sophie, tu te définis comme une organisatrice professionnelle, qu’est-ce que ça signifie?



    Marie-Sophie : On aide les gens à s’organiser et à désencombrer leur espace pour qu’ils soient fonctionnels selon leurs besoins. On se déplace donc à leur domicile afin de leur permettre de reprendre contrôle de leur environnement, facilitant ainsi leur quotidien.



    Daniel : Quels sont les avantages pour notre bien-être de mieux s’organiser et d’épurer notre environnement?



    Marie-Sophie : On parle souvent de la charge mentale; conséquence de devoir penser à tout. Plus on a d’objets, plus on a de choses à gérer, ce qui ajoute une charge mentale. Quand on supprime le superflu, ça nous permet de se focaliser sur ce qui est vraiment important dans nos vies.



    Le mode de vie minimaliste fait souvent peur et les gens craignent que je quitte leur domicile avec la totalité de leur possession…alors que ce n’est pas ça. C’est simplement de déterminer quels sont mes besoins dans le moment présent.



    Si tu aimes faire du sport par exemple, c’est tout à fait légitime de garder de l’équipement sportif puisque ça t’apporte une valeur ajoutée dans ta vie.



    Le superflu? C’est de l’énergie, du temps et de l’argent que tu consacres sur des choses qui n’ont pas de valeur pour toi et qui n’apporteront pas de sens à ta vie.



    Daniel : Avec la fusion de l’espace de travail à notre domicile, comment fait-on pour s’organiser adéquatement afin de séparer les deux espaces de façon distincte?



    Marie-Sophie : On vit une situation particulière avec la pandémie. On sort moins donc on est davantage confronté aux problématiques de la maisonnée.



    Le premier truc, c’est de faire un bilan afin de connaître les besoins de chacun dans la maison pour ensuite adapter l’espace. Par exemple, certains auront besoin d’une pièce fermée pour leurs nombreuses rencontres, etc.



    Je dois rappeler que l’espace n’est pas statique; on a tendance à vouloir figer ça alors que tout se réaménage si on y consacre un peu de temps. La chambre des maîtres n’a pas besoin d’être la plus grande chambre de la maison. Pourquoi ne pas y mettre les enfants afin de récupérer une pièce pour y installer un bureau par exemple? Il sera toujours possible de retourner à la configuration initiale une fois le télétravail terminé.



    Pour les espaces restreints, j’aime beaucoup travailler avec la verticalité. Les murs regorgent d’espaces pour s’organiser, par exemple en installant des tablettes repliables.



    Daniel : On a tendance à conserver des choses simplement pour le lien affectif qui y est rattaché; est-il bon de garder un coffre à souvenirs par exemple?



    Marie-Sophie : Il n’y a rien de mal à conserver quelques souvenirs! La problématique, c’est lorsque tu as 25 boîtes d’albums photos/souvenirs dans le sous-sol . On se doit d’être rationnel.



    Il y a 3 types d’objets qui cogitent dans nos vies :



    présent : objets que l’on utilise tout le temps et avec lesquels nous avons le moins de liens affectifs;passé : objets que l’on garde parce que ça nous ramène dans un moment, une émotion et il est très difficile de s’en départir parce que le lien affectif est très fort; futur : les objets “au cas où” qui sont reliés à une émotion d’anxiété face à un futur imprévis

    • 36 min
    Comment augmenter ton niveau de motivation?

    Comment augmenter ton niveau de motivation?

    Tu as sûrement déjà entendu des tonnes de conseils pour augmenter ton niveau de motivation :



    “Lève-toi tôt le matin”;



    “Mets-le à ton agenda”;



    “Imagine que c’est un rendez-vous avec toi”;



    etc.



    Ce sont toutes de bonnes suggestions pour essayer d’être plus constant dans nos différentes habitudes de vie, mais est-ce que ça fonctionne?



    C’est cette question que nous avons explorée avec Jean-Michel Pelletier, psychologue sportif. Il oeuvre notamment auprès de Playful, Académie de psychologie sportive et sera conférencier pour le Défi Entreprises 2021.



    Voici un résumé de l’entretien :



    Daniel : Qu’est-ce qu’on fait quand on est dans le creux d’une vague de motivation?



    Jean-Michel : Il faut regarder ce qui cause la variation. Comme expert, on doit demander à la personne ce qui l’a bloque, sans projeter nos perceptions. C’est un travail très difficile. Toi par exemple, qu’est-ce qui te bloque?



    Daniel : Ce printemps, j’étais moins actif car je consacrais toute mon énergie sur des décisions professionnelles.



    Jean-Michel : Tu étais en mode adaptatif. C’est plus un mode de survie et c’est très drainant lorsqu’il y a plusieurs décisions à prendre. Il existe une théorie qui s’appelle l’ego-depletion qui mentionne que plus on prend des décisions, moins il nous reste d’énergie. L’idée, c’est de cibler plus l’énergie mentale que la motivation et d’identifier ce qui nous donne de l’énergie mentale vs ce qui nous en enlève.



    Daniel : Comment peut-on réussir à se motiver pendant la pandémie si on est quelqu’un qui apprécie les interactions sociales?



    Jean-Michel : On se pose les vraies questions.



    Quel élément est-ce que j’allais chercher au gym ou dans mon sport d’équipe?



    Il faut se poser cette question-là et être honnête avec soi-même.



    Il faut aussi se rappeler que c’est temporaire. C’est pas pour toute la vie et il faut se le rappeler.



    Qu’est-ce qu’on fait quand il fait – 20 degrés et qu’on veut aller faire du ski?



    On s’organise, on s’habille plus.



    C’est la même chose avec la pandémie : comment peut-on s’adapter si on a envie de faire de l’activité en groupe?



    Ne vous gênez-pas pour dire ce qui vous motive vraiment. Est-ce que le gym est beau? Est-ce qu’il y a des citations inspirantes?



    Je dis souvent que la motivation provient de l’environnement dans environ 50% des cas.



    Daniel : Je suis déçu… ça veut dire que tu n’as pas de recette pour nous aider à être motivé?



    Au contraire, je trouve que c’est une très bonne nouvelle parce que les recettes sont déjà disponibles sur internet. Si je te donne des conseils, ce seront sûrement les miens. Ça ne veut pas dire qu’ils vont fonctionner pour toi.



    Tu devrais plutôt te poser des questions sur ce qui t’aiderait à être plus motivé.



    Daniel : Je n’ai jamais valorisé l’aspect visuel des équipements ou des gyms. J’ai toujours pensé que ça n’avait pas d’importance. Je me suis trompé?



    Jean-Michel : C’est drôle, ça c’est ce qu’on appelle de la projection! Toi, tu n’as pas besoin que ça soit beau pour être motivé, mais c’est certain que ça influence d’autres personnes.



    Le design, c’est toujours pertinent. Ça peut toujours ajouter à la motivation.



    Et il y a un autre volet : les blocages mentaux. Que tu sois athlète ou une personne normale, ça peut t’arriver.



    Un blocage mental, c’est souvent des gens qu’on remarque qu’ils sont inconfortables, par exemple, dans un gym. La personne ne se sent tellement pas bien que ça attire l’attention.



    Il faut alors se demander ce qui s’est passé quand la personne était jeune. Le corps qui se cri

    • 43 min
    S2E3 : Comment promouvoir la santé et mobiliser les employés dans une grande organisation?

    S2E3 : Comment promouvoir la santé et mobiliser les employés dans une grande organisation?

    Faire la promotion de l’activité physique en entreprises, en temps de pandémie, ce n’est pas toujours facile! Dans une grande organisation qui regroupe plusieurs sites, la communication et la coordination de ces activités représentent un défi de taille.



    C’est pour discuter de ce sujet que nous avons rencontré Éliane Leduc-Mathieu, responsable de la norme Entreprise en santé au Ministère du Transport du Québec.



    Daniel : Vous êtes une entreprise certifiée Entreprise en santé; pouvez-vous nous parler des raisons qui vous ont motivées à aller chercher cette certification?



    Éliane : On est en démarche de certification. Au Ministère, on a 300 lieux de travail et on en a certifié 11 en janvier dernier et on est en voie d’en certifier 33 autres.



    Le processus est le suivant : on passe un sondage, on fait un plan d’action, on fait nos démarches, puis on est audité.



    Ce qui a motivé nos autorités à se lancer dans cette démarche, c’est de vouloir agir sur 2 volets : la prévention et la rétention / attraction de main-d’œuvre.



    Daniel : Vous avez eu près de 500 participants au Défi Entreprises 42 jours l’automne dernier; quel succès! Comment y êtes-vous arrivés? Que est votre secret?



    Éliane : Ça dépend de plusieurs facteurs. C’est certain qu’on est près de 7 000, donc ça aide à motiver plusieurs personnes.



    Ce printemps, on avait plusieurs activités de prévues et le Défi Entreprises 42 jours a été la première activité santé mieux-être rassembleuse et organisée depuis le début de la pandémie.



    Étant virtuel, on a aussi pu aller toucher nos employés qui sont difficilement rejoignables normalement.



    De notre côté, on a aussi créé un réseau sur l’outil collaboratif Yammer; un réseau social d’entreprises dans lequel on a fait vivre le Défi Entreprises 42 jours.



    Daniel : Comment avez-vous géré les communications en lien avec ce Défi?



    Éliane : L’équipe Entreprise en santé compte 7 employés situés à Québec. On compte aussi sur des agents multiplicateurs. Ce sont des personnes volontaires qu’on informe à l’avance et qu’on tient au courant des futures activités, conférences et des actions qu’ils peuvent organiser.



    Dans le cadre du Défi Entreprises 42 jours, ces gens étaient invités à créer des groupes Yammer et des sous-groupes à l’intérieur du Défi Entreprises pour compiler leurs données.



    Il y avait aussi un groupe Yammer ouvert à tous pour les points de services qui voulaient le joindre ou qui n’avaient pas d’agent multiplicateur.On utilise aussi les courriels car Yammer ne rejoint pas tout le monde. Les outils vont rejoindre différents types de personnes. On a d’ailleurs des conseillères en communications qui nous aident pour la rédaction.



    De plus, dans les centres de services dans lesquels les ouvriers travaillent, on utilise des babillards électroniques pour synthétiser l’information.



    Daniel : Est-ce que la pandémie a rendu l’organisation de vos activités plus difficiles?



    Éliane : Je trouve que nos autorités ont été très proactives dans la gestion des communications. On a reçu plusieurs communications, tout au long de la pandémie, de nos autorités. La suite Microsoft a été déployée rapidement et les rencontres d’équipes ont été mises de l’avant.



    Daniel : Est-ce que tu commences à prendre un air d’aller avec la pandémie? Comment ton travail s’est adapté?



    Éliane : Je dois avouer que c’est difficile, car toutes les activités que j’organisais étaient rassembleuses. Il faut tout repenser. Comment offrir tout les outils de façon équitable pour tous? On a dû développer des nouvelles capacités, des nouvelles habiletés.



    Daniel : Dans une grande organisation comme le MTQ, comment sont réparties les tâches en termes de p

    • 29 min
    S2E2 : Comment améliorer notre relation avec la nourriture?

    S2E2 : Comment améliorer notre relation avec la nourriture?

    Se dire qu’on doit arrêter de manger des chips, c’est facile. Passer à l’action? C’est autre chose. Est-ce que le problème ne résiderait pas plutôt dans notre relation avec la nourriture? Comment améliorer notre relation avec celle-ci?



    C’est cette question que nous avons explorée avec Karine Gravel. Karine a complété un Baccalauréat, une Maîtrise et un Doctorat en nutrition à l’Université Laval. Elle est une pionnière de l’alimentation intuitive, formatrice en alimentation intuitive, conférencière pour le Défi Entreprises et auteure sur le blogue monÉquilibre.



    Daniel : Ta spécialité, c’est l’alimentation intuitive. D’où t’es venue cette idée de t’intéresser à ce sujet?



    Karine : J’ai eu une maman à la diète, comme probablement plusieurs d’entre vous. Il y a quelque chose qui me dérangeait là-dedans. Ma mère, je la trouvais belle et je ne comprenais pas pourquoi elle se privait.



    Ensuite, au début de mon Doctorat, en 2009, ma directrice de thèse qui m’a tendu un article sur l’alimentation intuitive. Cette approche-là est maintenant très populaire parce qu’on sait que les diètes restrictives, ça ne fonctionne pas.



    Daniel : On dirait qu’on a fait un bout de chemin en terme de diversité corporelle, mais en même temps, on est bombardé de publicités de diètes amaigrissantes. Est-ce que ça a du sens de faire une diète finalement?



    Karine : C’est drôle, car ce que tu décris, ça porte un nom; la cacophonie nutritionnelle. Ça peut créer du stress, du scepticisme et de l’anxiété chez certaines personnes. La culture des diètes, c’est un terme qu’on emploie de plus en plus et ça englobe tout ce qui nous porte à penser que l’on devrait maigrir.



    Quand on prend le temps de s’y attarder, on remarque que beaucoup de choses dans la vie nous amènent à vouloir perdre du poids mais celle-ci ne nous rend ni plus intelligent ni plus heureux!



    Daniel : Tu remets en question l’objectif de perte de poids?



    Karine : Un des principes de l’alimentation intuitive, c’est de rejeter la culture des diètes. L’objectif est d’améliorer notre relation avec la nourriture et avec notre corps. C’est plutôt de voir comment on peut prendre soin de son corps en évitant d’entrer en guerre avec lui.



    Daniel : Dans ta pratique, il y a certainement des gens qui viennent te voir pour perdre du poids. Qu’est-ce que tu leurs dis?



    Karine : Je leur demande pourquoi ils veulent perdre du poids et quelles sont leurs motivations à perdre du poids.



    Souvent, quand les gens veulent perdre du poids, ils n’en sont pas à leur première diète. Une statistique mentionne qu’au Québec, 45 % des femmes font au moins deux tentatives de diètes par année.



    En alimentation intuitive, on travaille avec le poids naturel. C’est le poids auquel notre corps est confortable et dans lequel on se sent bien avec un niveau d’énergie optimal. Le poids naturel n’est pas toujours notre poids rêvé par contre.



    Daniel : Est-ce qu’il y a une composante psychologique dans ton travail?



    Karine : Je m’intéresse à la psychologie effectivement! La bonne réponse est propre à chaque personne.



    Avant, la nutrition était très prescriptive et médicale.



    L’alimentation intuitive, c’est plutôt de s’intéresser à la personne qui mange. On va essayer de comprendre la personne, sa perception de l’activité physique, ce qu’elle aime, ce qu’elle n’aime pas.



    Daniel : Est-ce que l’alimentation intuitive fonctionne aussi pour l’activité physique?



    Karine : Oui! J’avais rencontré un kinésiologue pour la course et il m’avait parlé de perception d’effort plutôt que de minutes par kilomètres. J’ai adoré son approche!



    Si on pratique une activité physique seulement pour perdre du

    • 36 min
    S2E1 – David Gill : utiliser l’activité physique comme outil de développement

    S2E1 – David Gill : utiliser l’activité physique comme outil de développement

    Dans l’épisode d’aujourd’hui, on discute avec David Gill de promotion de l’activité physique au sein des Premières Nations. On se pose la question : comment utiliser l’activité physique comme outil de développement social?



    Qui est David Gill?



    David Gill est un ex-athlète de haut-niveau, qui s’est spécialisé sur la distance du 800 mètres et qui a fait partie de l’équipe nationale d’athlétisme.



    Il est le fondateur de TotalCoaching et de Phydeo; deux applications servant aux professionnels de la santé.



    Aujourd’hui, il s’implique auprès des Premières Nations par différents projets, comme le Défi des Ancêtres.



    Daniel : tu es un membre des Premières Nations, comment ça a influencé ton parcours sportif ?



    David : Pour moi, ça a été un gros avantage dans ma carrière sportive et après sportive. C’était une façon de me distinguer et de me faire remarquer.



    Daniel : comment la vie sur une communauté est-elle différente ?



    David : Premièrement, j’invite les gens à aller découvrir les communautés. C’est bizarre de vivre si près et en même temps de se sentir si éloigné.



    La vie sur une communauté, c’est un peu comme la vie dans une petite communauté éloignée. Il manque évidemment d’opportunités et souvent, les activités dépendent d’une personne.



    Heureusement dans mon parcours, il y a eu les Jeux Autochtones Interbandes qui étaient le seul événement auquel on pouvait participer.



    Daniel : est-ce qu’il y a un risque quand toutes les activités reposent sur les épaules d’une seule personne?



    David : Oui et c’est d’ailleurs un problème. Souvent, dans les communautés qui sont plus éloignées, des gens viennent s’impliquer pendant quelques années, puis quittent.



    De plus en plus, ce qu’on essaie de faire, c’est de travailler avec les communautés pour développer des infrastructures pour que les initiatives soient pérennes.



    Daniel : tu travailles présentement sur différents projets reliés à la promotion de l’activité physique chez les Premières Nations, comment ça fonctionne?



    David : Il y a quelques années, je commençais à être moins satisfait de travailler dans mes 2 entreprises, alors j’ai décidé de travailler seulement 1,5 jour par semaine et de faire du bénévolat dans mes autres projets 3,5 jours par semaine.



    J’ai donc maintenant 3 grands projets qu’on organise en partenariat avec différents organismes.



    Ushket 5 km : un programme pour accompagner les gens qui veulent arriver à faire un premier 5 km. C’est 80 courriels qui comprennent un entraînement et une vidéo que je fais. J’explique comment choisir sa chaussure, si les étirements sont importants, etc. C’est vraiment intéressant! Ce qu’on demande aux gens, en échange du programme gratuit, c’est de partager leur entraînement chaque jour sur le groupe Facebook. C’est un défi qui est vraiment plus axé pour les adultes.



    Le Défi du renard : on essaie de faire des renards. Un renard, c’est quelqu’un qui parcours en raquette, à la course ou à la marche, une distance de 2 km. Si tu as réussi, tu peux essayer de devenir un porc-épic, qui signifie parcourir 4 km. Le gros avantage, c’est que quand tu arrives à 6 km, 8 km ou 10 km, les gens commencent à modifier leurs habitudes de vie pour réussir à courir ces distances-là. C’est un défi qui s’addresse vraiment à tous, les plus jeunes et les plus âgés.



    Le Défi des Ancêtres est né parce qu’on cherchait quelque chose qui permettrait d’accrocher les plus jeunes et de leur donner un sentiment d’appartenance à l’école. Le décrochage scolaire dans les communautés est quand même un gros problème, alors on veut que les jeunes soient fiers de leur école. J’ai donc proposé un concept pour remplacer l’événement qu’ils

    • 46 min

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Groupe Défis ,

Merci!

Notre balade préféré (on est un peu biaisés :) )

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