36 min

Avec le coronavirus, l’Afrique inspire Le Monde sur WhatsApp, avec Marilyne Baumard A Parte

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Depuis une semaine, le Monde propose à ses lecteurs de retrouver ses informations sur WhatsApp, pour suivre de plus près l’actualité du coronavirus. C’est l’équipe des Décodeurs qui a mis en place ce service, pour lutter encore plus efficacement contre les fake news. Mais c’est à la porte de leurs consoeurs et confrères du Monde Afrique qu’ils ont frappé pour mieux connaître WhatsApp et ses utilisateurs.

Depuis un an et demi, en effet, Le Monde Afrique est présent sur WhatsApp. D’abord via les groupes, puis en touchant un plus grand nombre de personnes grâce à des logiciels spécifiques. La formule a vite connu un franc succès auprès de ses lecteurs, tant l’application de messagerie est populaire sur le continent africain. Mais depuis la fin de l’année 2019, WhatsApp (qui appartient à Facebook) a changé les règles du jeu et les médias ont dû s’adapter. 

Au Monde Afrique, on est passé à la fabrication de “statuts” pour continuer à diffuser l’information. Et ça marche !

Marilyne Baumard, la rédactrice en chef du Monde Afrique, est l’invitée de ce nouvel épisode d’A Parte. Elle revient avec nous sur l’aventure de sa rédaction sur WhatsApp, de ses bénéfices et de ses limites. Elle nous parle aussi du traitement de l’information au temps du coronavirus.

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Pour aller plus loin 

Pour s’abonner aux statuts du Monde Afrique sur WhatsApp : 

Pour suivre l’actualité du coronavirus avec les Décodeurs sur WhatsApp

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L’essentiel de l’épisode

Le WhatsApp des Décodeurs

Les Décodeurs sont allés chercher un petit peu les mêmes choses que nous sur WhatsApp. C'est à dire un lien beaucoup plus proche avec le lecteur, mais aussi une info qui passe mieux et qui passe vers des personnes qui, peut être, ne passent pas leurs journées à écouter le live du monde.fr. Ça leur permet de toucher un autre public, de le toucher différemment.

Ça permet à ces messages d'être beaucoup plus viraux que ne peut l'être un article du Monde.

Avec la fermeture des frontières un peu partout, bien WhatsApp, c'est une porte d'entrée qui permet d'être écouté, d'être lu dans la francophonie un peu partout dans le monde. C’était un objectif aussi des Décodeurs d'aller, comme Le Monde Afrique, chercher un public non français.

Test and learn

On a commencé sur WhatsApp, au Monde Afrique, en se disant on va voir ce que ça donne. Comme on est aujourd'hui sur Telegram : on voit ce que ça donne. On n’en sait rien. Il faut inventer. Il faut regarder pour regarder ce qui plaît au lecteur, ce qu'il a envie de lire et ce qui est utile dans le paysage aujourd'hui.

Les relations avec WhatsApp

On a déjà eu beaucoup de mal à créer un lien avec l’entreprise WhatsApp. C'est une toute petite équipe qui n’a pas de représentation en France. Donc, ils ne s'embêtent pas à discuter avec les médias.

Les choses sont devenues très compliquées quand ils ont changé les règles du jeu. Ce qui se passait au départ, lorsqu'on a lancé le WhatsApp Afrique, c'est que l'on pouvait, par un logiciel, déplafonner nos 256 abonnés par groupe. Ce qui fait que l'on avait un immense groupe d'abonnés qui ne prenait pas en compte ce chiffre plafond de 256. Et puis, un jour, au cœur de l'été 2019, WhatsApp a donc annoncé que tout ça s'était terminé, qu'il n'était plus question d'avoir des logiciels qui plafonnent et qu’il fallait rentrer dans le moule et se limiter à la diffusion d'une information à 256 personnes. Ce qui était totalement inconcevable pour nous.

L’utilisation de statuts de WhatsApp

Alors on a testé nos abonnés WhatsApp. On leur a demandé : “Qu'est ce qui vous conviendrait? Qu'est ce que vous aimeriez qu'on fasse pour continuer à vous informer via WhatsApp?”

Et ils nous ont dit : “Nous, on regarde les statuts WhatsApp.” C'est là qu'on a commencé à faire des petites vidéos qui présentent aussi une actualité dans les s

Depuis une semaine, le Monde propose à ses lecteurs de retrouver ses informations sur WhatsApp, pour suivre de plus près l’actualité du coronavirus. C’est l’équipe des Décodeurs qui a mis en place ce service, pour lutter encore plus efficacement contre les fake news. Mais c’est à la porte de leurs consoeurs et confrères du Monde Afrique qu’ils ont frappé pour mieux connaître WhatsApp et ses utilisateurs.

Depuis un an et demi, en effet, Le Monde Afrique est présent sur WhatsApp. D’abord via les groupes, puis en touchant un plus grand nombre de personnes grâce à des logiciels spécifiques. La formule a vite connu un franc succès auprès de ses lecteurs, tant l’application de messagerie est populaire sur le continent africain. Mais depuis la fin de l’année 2019, WhatsApp (qui appartient à Facebook) a changé les règles du jeu et les médias ont dû s’adapter. 

Au Monde Afrique, on est passé à la fabrication de “statuts” pour continuer à diffuser l’information. Et ça marche !

Marilyne Baumard, la rédactrice en chef du Monde Afrique, est l’invitée de ce nouvel épisode d’A Parte. Elle revient avec nous sur l’aventure de sa rédaction sur WhatsApp, de ses bénéfices et de ses limites. Elle nous parle aussi du traitement de l’information au temps du coronavirus.

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Pour aller plus loin 

Pour s’abonner aux statuts du Monde Afrique sur WhatsApp : 

Pour suivre l’actualité du coronavirus avec les Décodeurs sur WhatsApp

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L’essentiel de l’épisode

Le WhatsApp des Décodeurs

Les Décodeurs sont allés chercher un petit peu les mêmes choses que nous sur WhatsApp. C'est à dire un lien beaucoup plus proche avec le lecteur, mais aussi une info qui passe mieux et qui passe vers des personnes qui, peut être, ne passent pas leurs journées à écouter le live du monde.fr. Ça leur permet de toucher un autre public, de le toucher différemment.

Ça permet à ces messages d'être beaucoup plus viraux que ne peut l'être un article du Monde.

Avec la fermeture des frontières un peu partout, bien WhatsApp, c'est une porte d'entrée qui permet d'être écouté, d'être lu dans la francophonie un peu partout dans le monde. C’était un objectif aussi des Décodeurs d'aller, comme Le Monde Afrique, chercher un public non français.

Test and learn

On a commencé sur WhatsApp, au Monde Afrique, en se disant on va voir ce que ça donne. Comme on est aujourd'hui sur Telegram : on voit ce que ça donne. On n’en sait rien. Il faut inventer. Il faut regarder pour regarder ce qui plaît au lecteur, ce qu'il a envie de lire et ce qui est utile dans le paysage aujourd'hui.

Les relations avec WhatsApp

On a déjà eu beaucoup de mal à créer un lien avec l’entreprise WhatsApp. C'est une toute petite équipe qui n’a pas de représentation en France. Donc, ils ne s'embêtent pas à discuter avec les médias.

Les choses sont devenues très compliquées quand ils ont changé les règles du jeu. Ce qui se passait au départ, lorsqu'on a lancé le WhatsApp Afrique, c'est que l'on pouvait, par un logiciel, déplafonner nos 256 abonnés par groupe. Ce qui fait que l'on avait un immense groupe d'abonnés qui ne prenait pas en compte ce chiffre plafond de 256. Et puis, un jour, au cœur de l'été 2019, WhatsApp a donc annoncé que tout ça s'était terminé, qu'il n'était plus question d'avoir des logiciels qui plafonnent et qu’il fallait rentrer dans le moule et se limiter à la diffusion d'une information à 256 personnes. Ce qui était totalement inconcevable pour nous.

L’utilisation de statuts de WhatsApp

Alors on a testé nos abonnés WhatsApp. On leur a demandé : “Qu'est ce qui vous conviendrait? Qu'est ce que vous aimeriez qu'on fasse pour continuer à vous informer via WhatsApp?”

Et ils nous ont dit : “Nous, on regarde les statuts WhatsApp.” C'est là qu'on a commencé à faire des petites vidéos qui présentent aussi une actualité dans les s

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