48 épisodes

Le monde des médias est en mutation. Que fait-on de ces changements sans fin quand on est journaliste ? Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ?
Avec ce podcast, nous voulons essayer de répondre à ces questions en prenant le temps, en “a parte”, de rentrer dans la fabrication de l’info avec ses artisans. 
Empruntant le format de l’époque, notre podcast conviera dans chaque épisode un.e artisan.e de l’information à parler d’une de ses réalisations, celle qui a retenu notre attention. 
Notre but, c’est de donner de l’inspiration et des idées à toutes celles et tous ceux qui veulent lancer de nouveaux projets dans le monde de l’information.
A Parte est coproduit par Ginkio (www.ginkio.com), la communauté des talents de l'information, et Samsa.fr (https://slack-redir.net/link?url=http%3A%2F%2FSamsa.fr), la solution formation des journalistes engagés dans le numérique.
A Parte est un podcast créé par Jean-Baptiste Diebold et Elise Colette.

A Parte Ginkio

    • Actualités
    • 5.0, 40 notes

Le monde des médias est en mutation. Que fait-on de ces changements sans fin quand on est journaliste ? Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ?
Avec ce podcast, nous voulons essayer de répondre à ces questions en prenant le temps, en “a parte”, de rentrer dans la fabrication de l’info avec ses artisans. 
Empruntant le format de l’époque, notre podcast conviera dans chaque épisode un.e artisan.e de l’information à parler d’une de ses réalisations, celle qui a retenu notre attention. 
Notre but, c’est de donner de l’inspiration et des idées à toutes celles et tous ceux qui veulent lancer de nouveaux projets dans le monde de l’information.
A Parte est coproduit par Ginkio (www.ginkio.com), la communauté des talents de l'information, et Samsa.fr (https://slack-redir.net/link?url=http%3A%2F%2FSamsa.fr), la solution formation des journalistes engagés dans le numérique.
A Parte est un podcast créé par Jean-Baptiste Diebold et Elise Colette.

    Google au secours des médias ?, avec Ludovic Blecher

    Google au secours des médias ?, avec Ludovic Blecher

    Le dernier invité de la deuxième saison d’A Parte est Ludovic Blecher, le responsable de Google News Initiative Innovation (GNI), la structure mondiale créée il y a 3 ans au sein du géant du numérique pour favoriser la “collaboration et le soutien aux initiatives dans les médias”. Un poste d’observation particulièrement intéressant sur le monde de l’information.
    Ludovic Blecher raconte comment, en pleine crise du covid 19, Google a lancé en quelques jours un fonds d’urgence d’aide aux médias qui a permis à plus de 5000 d’entre eux à travers le monde, surtout de petites structures locales, de recevoir quelques milliers d’euros pour faire face aux besoins matériels liés au confinement.
    Cette opération s’inscrit dans une stratégie globale de Google depuis 2013 d’accompagnement de la transformation numérique des médias. La plateforme, décriée comme fossoyeuse des revenus des éditeurs mais devenue indispensable pour leur trafic, lance des appels à projets innovants, finance des études du Reuters Institute ou encore crée des produits utiles à la presse, comme Subscribe with Google, récemment adopté par Le Monde.
    Dans son parcours l’amenant du site internet de Libération jusqu’à Google, en passant par une bourse d’étude à Harvard, Ludovic Blecher raconte sa passion pour le journalisme de qualité et son constat qu’à l’ère numérique il n’existe plus de recette magique. A chaque média d’inventer son modèle.
    Pour aller plus loin 
    Le site de Google News Initiative  (https://newsinitiative.withgoogle.com/intl/fr/)
    Subscribe with Google (https://blog.google/topics/google-news-initiative/introducing-subscribe-google/)

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    L’essentiel de l’épisode 
    L’urgence face à la crise du Covid
    [00:07:45] C'est une lame de fond qui vient toucher, impacter absolument tout le monde. Et moi, ça fait des années, quasiment dix ans, que le cœur de mon métier, c'est de stimuler l'innovation, de pousser les médias à réfléchir, mettre en place des habitudes nouvelles, à tester des choses, à travailler aussi sur leur culture, sur des logiques d'accompagnement du changement, sur les nouveaux modes de production, des nouveaux modes de distribution. Et finalement, là, il n’était plus tellement question d'innovation dans les discussions que j'avais, ou en tout cas plus question de pousser à innover puisque l'innovation et l'adaptation étaient forcées du jour au lendemain. Il fallait réinventer des méthodes de travail. Il fallait inventer immédiatement, mettre en place du jour au lendemain d'autres méthodes de distribution, etc.
    [00:08:49] En revanche, là où s'est vraiment focalisée la conversation, ça a été de dire : le choc est tel que l'on n'est pas sûr d'avoir le minimum pour pouvoir continuer à faire le boulot minimum. Comment on paie nos journalistes? Comment on fait pour s'équiper, pour travailler à la maison? Comment on fait pour s'adapter et assurer le besoin d'information dans cette période si particulière, alors même que les gens ont plus que jamais besoin d'être informés? 
    [00:17:18] On a reçu tout de suite, dès le premier jour, un nombre extrêmement conséquent de projets. Alors, je vous donne le chiffre, évidemment. On a reçu au final plus de 12 000 projets de 140 pays éligibles. Donc, c'est absolument énorme, gigantesque. Et 90% de ces projets venaient de salles de rédaction, d'entités, d'organisation médias, de moins de 26 journalistes. Il y en avait des beaucoup plus grosses, évidemment, mais ça dit à quel point il y avait cet impact, à quel point la crise touchait tout le monde et était dure, brutale, violente.
    [00:19:54] Le nombre de médias aidés, c'est plus de 5300 médias et qui ont reçu ou sont en train de recevoir un soutien entre 5 000 dollars et 30.000 US dollars.
    [00:24:59] Cet d'amortisseur a permis

    • 59 min
    Une radio participative sur WhatsApp en Afrique de l’Ouest, avec Israël Guebo

    Une radio participative sur WhatsApp en Afrique de l’Ouest, avec Israël Guebo

    Ce nouvel épisode d’A parte nous emmène en Côte d’Ivoire, où les jeunes journalistes se tournent de plus en plus vers la communication digitale. Formé à l’ESJ Lille, puis revenu à Abidjan, Israël Guebo innove depuis 10 ans dans les médias en Afrique de l’Ouest. Son dernier projet en date est une radio militante et bénévole qui lutte contre les fake news en diffusant des informations vérifiées sur WhatsApp, Twitter et Facebook. Depuis le début de la crise du coronavirus, WAmédias joue ainsi un rôle fondamental pour sensibiliser et éduquer la population. Son JT touche de nombreux Ivoiriens, au pays et à l’étranger, notamment grâce à la reprise des contenus par des radios communautaires, qui assurent une traduction en langues locales. Dans les prochains mois, WAmédias pourrait continuer son travail de fact-checking à l’occasion de la prochaine élection présidentielle en Côte d’Ivoire.
    Avant Wamédias, Israël Guebo a mené de nombreux autres projets journalistiques, souvent participatif, toujours militant, pour que les médias gardent toute leur place dans le pays. Il a notamment créé une école de journalisme afin d'insuffler aux jeunes le même enthousiasme qui l’anime depuis 10 ans.
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    L'essentiel de l'épisode 
    [00:04:05.460]
    La Côte d'Ivoire a eu son premier cas d'infection au coronavirus le 11 mars. Et dans la foulée, il y a eu beaucoup d'informations qui circulaient, disant par exemple que le soleil tue le coronavirus. Que les Noirs ne meurent pas du coronavirus. Qu’il faut boire de l'eau chaude pour lutter contre le coronavirus. Et à côté de ça, on s'est rendu compte que l'information institutionnelle donnée par le gouvernement restait au niveau au sommet, ne descendait pas auprès des populations. On s'est dit : il faut qu'on arrive à récupérer ces informations, à vérifier et à les diffuser auprès des populations, qu'elles soient en ville ou village. Parce que finalement, ces informations trouvent le bouche à oreille et deuxièmement, faire un écho, faire un relais aux informations officielles qui permettent également de contrer les fake news.
    [00:05:27.970]
    Au tout début, on a lancé un appel à contribution. On a dit : que vous soyez en Chine, au Japon, au Congo-Kinshasa, à Brazzaville, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, si vous avez envie de témoigner sur la situation du coronavirus chez vous, rejoignez ce qu'on appelle la salle de rédaction, qui est en fait un groupe Facebook. Aujourd'hui, près de 600 personnes ont adhéré. Et c'est ainsi que on reçoit des éléments un peu partout dans le monde. Ensuite, nous, on a trois, quatre journalistes qui sont ici à Abidjan et qui vérifient l'information et ensuite diffusent via WhatsApp.
    [00:07:47.070]
    WA médias est inspiré de situations qui existent ici en Côte d'Ivoire. Je me suis rendu compte que dans un village, une femme qui ne savait ni lire ni écrire utilisait WhatsApp pour vendre de l'huile de palme. Elle faisait des notes vocales dans la langue locale, les personnes passaient commande également via une note vocale. J’ai trouvé que c'était une façon assez innovante de communiquer et qu’on pouvait l'adapter à la diffusion de l'information. D'autant plus qu'aujourd'hui aujourd'hui, WhatsApp devient un grand diffuseur de la désinformation. Si on veut contrer les fakes news, c’est sur ce terrain là que nous devons jouer et c’est pourquoi on est arrivé sur WhatsApp.
    [00:09:05.070]
    C’est entièrement bénévole. Et pour être très honnête, je l’ai fait sur un coup de tête. Moi, j'adore la radio, et je me suis dit : qu'est ce qu'on peut faire avec des amis ?
    [00:09:40.970]
    On a eu des radios rurales, des radios communautaires qui nous ont approché. Il y en a aujourd'hui qui récupèrent le son brut du journal et le diffusent sur leurs antennes ensuite, notamment deux radio

    • 30 min
    Le collectif “journalistes solidaires” : une open newsroom qui démonte les fake news, avec Lina Fourneau

    Le collectif “journalistes solidaires” : une open newsroom qui démonte les fake news, avec Lina Fourneau

    Chez les Journalistes Solidaires, on fait les conférences de rédaction sur Discord et les enquêtes en mode collaboratif sur AirTable. Ce collectif de pigistes bénévoles répartis dans plusieurs pays a vu le jour au début du confinement. Ensemble, ils traquent les fake news  qui se multiplient depuis le début de la crise sanitaire.
    Leur rédactrice en cheffe, Lina Fourneau, dévoile dans cet épisode le fonctionnement du collectif.  Journalistes Solidaires rassemble une soixantaine de journalistes, dont certains sont des experts du fact-checking et endossent la position de mentors pour encadrer les enquêtes. Enquêtes qui sont relayées par des médias  partenaires.
    Le collectif travaille en open newsroom : toutes les enquêtes sont accessibles à tous en ligne dans des fiches collaboratives. Un fonctionnement qui demande beaucoup de rigueur mais qui crée une grande confiance chez les internautes. 
    Ceux-ci ont la possibilité d’adresser des “signalements” aux Journalistes solidaires, c’est à dire des informations à vérifier ou démonter. Peu de moyens, mais beaucoup de motivation : tel est le credo des JS, qui ne comptent pas arrêter leur travail de fact-checking avec le déconfinement. 
    Leur dernière trouvaille ? Un outil d’intelligence artificielle pour anticiper la viralité potentielle d’une fake news. Une innovation applicable bien au delà du seul coronavirus.
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    Pour aller plus loin 
    https://journalistessolidaires.com/ (https://journalistessolidaires.com/)
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    L’essentiel de l’épisode 
    [00:01:08.360]
    Bonjour tout le monde. Malgré le confinement, on continue d'enregistrer à distance et on parle aujourd'hui de Journalistes Solidaires ou JS pour les intimes. Il s'agit d'un collectif de pigistes né pendant la crise du coronavirus et qui traque les fake news. Nous sommes donc en ligne avec Lina Fourneau. Bonjour Lina, tu es journaliste pigiste et rédactrice en cheffe de Journalistes solidaires. Ou es tu actuellement? Et où sont les autres membres de JS ?
    [00:01:39.420]
    Je suis dans un appartement à Paris et les autres sont un peu partout. Comme le virus, on s'est propagé. On est entre la Belgique et la France principalement. On a quelqu'un en Alaska, au Mexique. On a créé une espèce de d'internationale. Ce sont des journalistes qui se sont regroupés à partir du 16 mars, au moment du discours d’Emmanuel Macron, qui annonçait le confinement. On a eu un message de Julien Cazenave, qui est un journaliste monteur vidéo qui nous proposait de faire quelque chose. Il y avait déjà plein de fake news différentes, tout le monde était un peu perdu sur le flux d'information qu'il y avait face à nous. Sur les réseaux sociaux, on voyait n'importe quoi, donc on se dit qu'il y avait quelque chose à faire.
    [00:05:23.080]
    On est principalement des pigistes. Les pigistes se sont fait couper les commandes au début du confinement. Donc on avait du temps devant nous. On s’est dit :  est ce que je décide de commencer une nouvelle série sur Netflix ou je participe à l'utilité publique? On a tous pris la deuxième option. Moi je suis un bébé de la PQR, j'ai commencé ma carrière il y a un an et demi. Je fais des piges principalement pour la presse économique. On a voulu prendre tout le monde, ouvrir la porte à des étudiants, à des jeunes journalistes comme je l'étais, mais aussi se faire aider par ce qu'on a appelé après des mentors qui étaient des experts du fact checking, qui avaient déjà leur expérience et qui pouvaient nous offrir aussi leurs ressources. Ca a hyper bien marché comme ça, parce qu'il y avait de l'entraide. Parce que, justement, ces journalistes spécialisés dans le fact checking avaient peut être moins de temps, mais beaucoup de choses à nous apprendre.
    [00:08:40.180]
    On a fait comme dans toutes les rédactions. On a créé un salon sur Dis

    • 39 min
    Le confinement consacre la percée du streaming de l’info, avec Ari Assuied

    Le confinement consacre la percée du streaming de l’info, avec Ari Assuied

    Au moment où les kiosques physiques souffrent et alors que le distributeur de la presse Presstalis s'enfonce dans la crise, les kiosques numériques trouvent leur place, après une lente émergence. Ari Assuied, le PDG et fondateur de Cafeyn (ex-LeKiosk), raconte la percée de ce qu’il préfère appeler un service de “streaming de l’information”.
    Avec le confinement, le nombre de fans de Cafeyn a explosé, atteignant 1,5 million d’utilisateurs actifs. Essentiellement grâce aux partenariats avec les groupes de télécoms mais aussi avec une offre illimitée en direct. Ce sont encore beaucoup de CSP+ urbains, même si l’usage commence à se populariser au-delà. Ces lecteurs sont des “papillonneurs” utilisant la lecture à l’article, avec en moyenne une dizaine de titres consultés par mois.
    Aux éditeurs inquiets de perdre le contrôle sur leurs abonnés, singulièrement Le Monde grand absent de Cafeyn, Ari Assuied désigne le monde de la vidéo et de la musique, où les abonnements sans engagement avec larges catalogues se sont imposés. Autant de revenus supplémentaires pour les médias, à côté des abonnements en direct à leurs fidèles. Un peu comme dans le luxe, avec d’un côté la vitrine du sur mesure et de l’autre la rentabilité avec le prêt-à-porter et les accessoires.
    Cafeyn entame maintenant la conquête du grand public, son internationalisation et veut s’imposer comme un “havre d’accès à de l’information de qualité”.
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    Pour aller plus loin 
    https://www.cafeyn.co/fr/newsstand/ (https://www.cafeyn.co/fr/newsstand/)
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    L’essentiel de l’épisode
    Un usage qui a explosé durant le confinement
    [00:02:22] 
    On n’aime plus trop la notion de kiosque numérique, qui nous semble être une notion peu comprise finalement par les utilisateurs, et on se positionne plutôt sur le streaming de l'information. C'est vraiment la troisième verticale des contenus, après celle de la musique ou de la SVOD. Et ce type de plateforme et ce type de services ont connu pendant la période de confinement une véritable explosion des usages et on a évidemment pleinement bénéficié.
    [00:03:30] 
    Cafeyn, qui existe depuis 14 ans, s'est extrêmement bien développé au cours de ces cinq dernières années, notamment grâce à un certain nombre de partenariats qu'on a mis en œuvre. On a un business modèle un peu particulier, fondé sur pas mal de partenariats, notamment avec des opérateurs télécoms comme Bouygues Telecom, comme Free. Nous sommes également intégrés dans les offres de Canal+, dans Mycanal. Nous sommes également avec CDiscount intégrés dans les programmes de programmes de fidélité, c’est un peu l'équivalent de ce que fait Amazon avec Amazon Prime.
    [00:04:34] 
    Beaucoup de gens qui étaient chez ces différents opérateurs ne savaient pas forcément qu’ils avaient accès à Cafeyn et, dans la période de confinement, ils ont eu plus de visibilité. Ensuite, ça s'est fait aussi de façon organique puisque ce n'est pas notre seul canal de distribution. Les gens peuvent aussi s'abonner directement à Cafeyn via notre offre en illimité en direct.
    [00:05:13] 
    On a multiplié chaque mois pendant les deux mois de confinement par 5 nos inscriptions et une augmentation très significative du nombre de nouveaux souscripteurs à notre service. On a eu une véritable explosion de l'usage sur tous les canaux de distribution du Cafeyn.
    Le profil des utilisateurs
    [00:07:54] 
    Ce qu’on constate, c'est l'abonné type est plutôt un papillonneur plutôt qu’un habitué d'une marque. C'est aussi ça la force de notre modèle. On ne va pas cibler des grands consommateurs d'une marque unique qui vont plutôt s'abonner directement auprès de cette marque.
    [00:08:34] 
    Il y a des magazines ou certains quotidiens qui sont consommés très rapidement et d'autres qui sont consom

    • 35 min
    La fabrique d’un succès : le podcast “13 Novembre l’enquête”, avec Sara Ghibaudo

    La fabrique d’un succès : le podcast “13 Novembre l’enquête”, avec Sara Ghibaudo

    Dans cet épisode (enregistré avant le confinement), la journaliste de France Inter Sara Ghibaudo raconte les coulisses de la création de “13 Novembre, l’enquête”. Ce podcast natif publié en novembre dernier est un des tout premiers de la grande chaîne publique. Il connaît un succès phénoménal avec plus de deux millions d’écoutes.
    En 9 épisodes d’une vingtaine de minutes, Sara Ghibaudo remonte le parcours des terroristes du 13 Novembre, avec notamment leur passage et leur “formation” en Syrie. C’est la journaliste qui a eu l’idée de proposer à sa direction cette reconstitution, rendue possible par ses quatre années passées à couvrir au jour le jour cette actualité tentaculaire. Elle a pu réaliser quelques interviews majeures - un repenti ou le procureur fédéral de Belgique - et travaillé avec deux productrices de Radio France pour retracer le récit de ce petit groupe d’individus qui ont plongé la France dans l’effroi.
    Une saison 2 ? Rendez-vous peut-être en 2021, l’année du procès de Salah Abdeslam. Une chose est sûre, pour France Inter c’est le premier grand succès de la catégorie des podcasts originaux.
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    Pour aller plus loin 
    https://www.franceinter.fr/emissions/13-novembre-l-enquete (https://www.franceinter.fr/emissions/13-novembre-l-enquete)
    https://www.franceinter.fr/personnes/sara-ghibaudo (https://www.franceinter.fr/personnes/sara-ghibaudo)
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    L’essentiel de l’épisode 
    Un podcast à France Inter
    [00:03:54] 
    Il fallait restituer la vision d'ensemble (sur les attentats) et recoller un peu tous ces morceaux. Et c'est le moment où, effectivement, France Inter a lancé sa politique de podcasts natifs, et je me suis dit : c'est un format qui permet d'être à la fois dans la narration, dans le documentaire, et je vais pouvoir utiliser largement la matière accumulée. On ne va  pas du tout réinventer la radio, le feuilleton, la série, tous ces choses qui existent depuis très longtemps, mais là je me suis dit que c'était vraiment un format à exploiter pour ce projet. 
    [00:07:27] 
    Je pense que c'est vraiment quelque chose qu'il faudrait refaire honnêtement, d'exploiter les enquêtes ou des sujets qui se prêtent comme ça à une narration longue sous ce format-là.
    Dire “je”
    [00:08:05] 
    C'est sûr que quand on est habituée comme moi à des formats très courts, c'est une autre écriture. Moi, j'avais eu l'occasion déjà d'écrire un livre d'enquête. Quand on est journaliste, on sait jongler un peu avec les formats. Moi, j’ai trouvé ça vraiment enthousiasmant. Après, ce qui était plus déroutant pour moi, c'est quand on a commencé à m'expliquer : tu sais Sara, le podcast il faut parler à la première personne, c'est très loin de ma culture.
    C'était notamment lors des conversations avec mes réalisatrices puisque j'ai travaillé avec des réalisatrices qui étaient chargées de la mise en ondes, qui ont trouvé le générique, la musique. Et même la directrice de France-Inter, Laurence Bloch, me l'avait dit. Il faut non seulement raconter cette histoire, mais aussi expliquer comment tu travailles. Et c'est très intéressant d'ailleurs, je trouve que ça fait partie d'une d'une charte de transparence et d'une nouvelle relation à l'auditeur. Si on peut lui expliquer pourquoi je vous raconte ça, comment je le sais, d'où ça vient, ce que je ne sais pas aussi, pourquoi je fais plusieurs hypothèses et finalement, on ne peut pas trancher... Ça, c'était la démarche pour moi qui tranchait le plus avec mon travail habituel.
    [00:09:49] 
    Dire “je”, je trouve que c'est pertinent quand il s'agit d'expliquer mon travail, comment je procède et sans doute que j'aurais pu aller un peu plus loin et prendre encore plus le temps de le faire. Pourquoi je vous dis ça? Comment je le sais? Les questions que je me pose, les questions que

    • 29 min
    Quand marketing et journalisme font bon ménage, avec Guillaume Lecointre

    Quand marketing et journalisme font bon ménage, avec Guillaume Lecointre

    Certains groupes de presse régionale surveillent de près leurs lecteurs et le bassin de population sur lesquels ils interviennent. C’est le cas du groupe Rossel-La Voix du Nord, qui a créé il y a plus de vingt ans une direction des études. Guillaume Lecointre, le directeur, est venu nous expliquer son fonctionnement, son lien avec la rédaction en chef et l’évolution de l’attitude des journalistes vis-à-vis des études marketing.
    Nous avons aussi parlé de ces fameux lecteurs-clients, de la manière dont ils avaient évolué et de ce qu’ils attendaient aujourd’hui de la presse.
    Entre l’enregistrement de cet épisode, dans les studios de Créatis à Paris, et sa diffusion, nous avons tous été confinés. Mais tout était prêt de notre côté et nous sommes en mesure de vous proposer cet épisode, qui ne parle ni de Covid-19, ni de toux, ni de couvre-feu et encore moins de malades.
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    Pour aller plus loin
    http://www.rossel-lavoix.fr/ (http://www.rossel-lavoix.fr/)

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    Crédits 
    Interviews : Sébastien Bailly (https://twitter.com/sbailly), Elise Colette (https://twitter.com/elizco), Philippe Couve (https://twitter.com/couve), Jean-Baptiste Diebold (https://twitter.com/xjbdx), Marianne Rigaux (https://twitter.com/mariannerigaux)
    Idée originale :  Elise Colette (https://twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (https://twitter.com/xjbdx)
    Réalisation sonore : Raphaël Bellon
    Design graphique : Benjamin Laible (https://www.design216.com/)
    Communication : Laurie Lejeune (https://www.linkedin.com/in/laurielejeune/)
    Générique et habillage sonore : Boris Laible (https://www.borislaible.com/)
    Intégration web : Florent Jonville (https://www.florentjonville.com/)
    Production : Ginkio (http://www.ginkio.com/) et Samsa.fr (https://www.samsa.fr/)

    • 31 min

Avis d’utilisateurs

5.0 sur 5
40 notes

40 notes

@gregoire ,

Appréhender le futur des médias

Une couverture très complète et avec le ton approprié de la façon dont les médias se transforment et des chemins à suivre et explorer pour les nouvelles générations des talents de l’information.

TheBulgaro ,

Excellent

Vraiment super pour les gens intéressés par les médias :)

Cyceron92 ,

Eclairant et dynamique !

Un éclairage constructif, dynamique sur les problématiques médiatiques, l'avenir des médias, des journalistes et de l'information. Très agréable !

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