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Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech.

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Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Green Tech.

    Une start-up française en pointe sur la fusion nucléaire ?

    Une start-up française en pointe sur la fusion nucléaire ?

    Connaissez-vous la start-up Renaissance Fusion ? Il est fort probable que non, et pourtant, retenez bien ce nom, Renaissance Fusion, car c’est peut-être grâce à elle que l’on percera le secret de la fusion nucléaire, et donc que l’on résoudra une grande partie de nos problèmes d’énergie, et par extension, la fin de la pollution liée à la production d’énergie.
    Concrètement, cette start-up vient de lever 15 millions d'euros pour développer sa technologie de fusion. Une somme relativement modeste dans un milieu qui demande des ressources conséquentes, mais qui marque quand même une étape importante dans le développement de sources d’énergies propres et inépuisables pour la start-up. Car si vous ne le saviez pas déjà, la fusion nucléaire est considérée comme l'un des plus grands défis scientifiques de notre temps. Le concept consiste je cite à « fusionner deux noyaux atomiques en un seul, plus lourd, libérant au passage une énorme quantité d'énergie », un peu comment ce qui se produit à l'intérieur du Soleil… autrement dit, l’exact inverse de la fission nucléaire qui se produit dans les réacteurs nucléaires actuellement et qui produit des déchets. Pour résumer grossièrement, si cette technologie venait à être mise au point de manière stable et sécurisée, elle pourrait tout simplement fournir de l’énergie à grande échelle, sans déchets ni pollution.
    Concrètement, Renaissance Fusion se concentre sur la fusion à confinement magnétique. Dans le détail, la start-up a mis au point une technologie innovante qui permet de stabiliser le processus de fusion en utilisant des champs magnétiques très puissants. Si sur le papier, la fusion nucléaire ne semble pas trop compliqué, en réalité, la matière qui entre en fusion est extrêmement instable et doit être stabilisée pour ne pas exploser et faire des dégâts dont on ne peut même pas imaginer la portée. Avec ces 15 millions d’euros, Renaissance Fusion pense être en mesure d'avoir un réacteur en état de marche dans la décennie 2030. Ceci dit, la fusion nucléaire semble à portée de main depuis décembre dernier ! Fin 2022, des chercheurs du laboratoire Livermore en Californie ont en effet réussi à mener une fusion nucléaire produisant plus d'énergie que celle qui a été nécessaire pour la mettre en œuvre. Reste désormais à savoir si leur procédé peut être duplicable pour une utilisation commerciale et quotidienne, ou s’il s’agissait juste d’un one shot.
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    • 3 min
    Éolien & solaire : la France n’atteindra pas ses objectifs en 2023 ?

    Éolien & solaire : la France n’atteindra pas ses objectifs en 2023 ?

    D’après le Baromètre annuel Observ'ER , la France devrait peiner à atteindre ses objectifs en matière d'énergie éolienne et solaire cette année. Le gouvernement français avait pour objectif d’atteindre les 25 GW d'énergie issues de l’éolien d'ici la fin de 2023 et d’atteindre 20 GW de capacité solaire. Cependant, les dernières projections d’Observ’ER montrent que le pays ne pourra pas atteindre ces objectifs à temps.
    Concrètement, les problèmes techniques et les obstacles administratifs continuent de freiner le développement des énergies renouvelables en France. Les délais d'autorisation sont souvent plus longs que prévu, ce qui ralentit le déploiement de nouvelles installations. De plus, la complexité du processus administratif, associée à la forte opposition de certains groupes, peut également entraver les projets. En septembre dernier, la France comptait à peine 16 GW de capacités photovoltaïques, mais au rythme actuel, le parc national ne devrait compter finalement que 19 GW à fin 2023. Si l’on compare à l’objectif de 2028, entre 35 et 44 GW espéré, on constate en effet que l’on en est encore loin.
    Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle édition du baromètre Observ’ER montre je cite « le fossé entre les ambitions affichées, les déclarations et la réalité du terrain » fin de citation. Un projet de loi visant à rattraper le retard de la France en matière d'énergies renouvelables a pourtant été adopté en première lecture à l'Assemblée, début janvier, non sans diviser les députés. Cependant, malgré tous ces défis, certains experts estiment que le pays peut encore atteindre ses objectifs si les obstacles actuels sont surmontés. Par exemple, en accélérant les délais d'autorisation, en simplifiant le processus administratif et en gérant les objections des groupes en opposition.
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    • 2 min
    De l’acier vert sans émission de CO2 ? C’est possible !

    De l’acier vert sans émission de CO2 ? C’est possible !

    Quand on pense pollution et rejet de CO2, on pense évidemment à l’industrie. Et si l’on regarde un peu plus en détail, c’est la sidérurgie qui est l’une des industries les plus polluantes au monde, entre 7 et 9% des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Rien de très étonnant finalement, quand on sait que ce marché représente à lui seul 1 600 milliards de dollars, et que l’on retrouve de l’acier absolument partout autour de nous, dans nos habitations, nos voitures, etc… Quoiqu’il en soit, un verdissement du secteur de l’acier semble inévitable, et c’est justement ce que propose la start-up Boston Metal, qui depuis 10 ans déjà prouve qu'une production d’acier sans émission de CO2 était possible.
    Avant toute chose, que signifie l’appellation « acier vert » ? Et bien, il s’agit tout simplement d’un acier produit à partir de ressources renouvelables et qui a un impact environnemental considérablement réduit par rapport à l'acier traditionnel, voire même quasiment invisible puisque les émissions de CO2 sont presque réduite à néant. Ceci dit, si aujourd’hui Boston Metal se développe rapidement, c’est grâce à l’investissement massif de deux géants : Microsoft et ArcelorMittal. Si l’on ne sait pas exactement combien d’argent Microsoft a investi dans la start-up, le spécialiste européen de l’acier ArcelorMittal a pour sa part déboursé 36 millions de dollars, pour une levée de fonds totale qui a atteint les 120 millions. Un beau chèque qui devrait permettre, je cite, « d'accélérer la production d’acier dit vert dans l’usine de Woburn, dans le Massachusetts, et de soutenir la filiale brésilienne de Boston Metal avec la construction d’une première aciérie en 2024, puis en 2026, d’une usine de taille moyenne » fin de citation.
    Si vous ne connaissez pas Boston Metal, et bien sachez que la start-up est considérée comme l’une des entreprises les plus prometteuses dans la conception d’acier dit « propre ». C’est en 2013 qu’elle a vu le jour, sur le campus du MIT, après que deux professeurs, Donald Sadoway et Antoine Allanore aient publié un article dans la revue scientifique Nature prouvant qu’il était possible de générer de l’acier en n'émettant quasiment aucun gramme de CO2. Conscients du potentiel immense de leur découverte, les deux hommes se sont empressés de breveter leur technologie sans jamais en dévoiler le détail, qu’ils ont mis à l’œuvre jusqu’à aujourd’hui à l’abri des regards via leur entreprise Boston Metal.
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    • 2 min
    Bill Gates veut sauver la Terre des... gaz de vaches ?

    Bill Gates veut sauver la Terre des... gaz de vaches ?

    Le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, a annoncé un nouvel engagement pour lutter contre le changement climatique. Cette fois, le milliardaire veut lutter contre les émissions de méthane provenant des rots et des pets des bovins.
    Concrètement, Bill Gates a annoncé qu'il investirait dans des entreprises et dans des projets de recherche visant à réduire ces émissions, tout comme il l’a déjà fait à hauteur de 12 millions d’euros avec Rumin8. Dans le détail, cette start-up propose une nourriture alternative pour limiter la fermentation des fibres, responsable de la production de méthane dans l’estomac de ces animaux. En l'occurrence, la start-up travaille sur un complément alimentaire à base d'algues rouges qui diminuerait la production de gaz.
    Concrètement, l'objectif de Gates est de réduire de moitié les émissions de méthane provenant de l’agriculture, et plus précisément du bétail d'ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il a également appelé les gouvernements à faire de même, en soutenant des initiatives similaires dans leur pays. À noter que d’après l’ONU, le méthane est un puissant gaz à effet de serre, dont le pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois supérieur à celui du CO2. Outre l'investissement dans des entreprises et des projets de recherche, Gates s'engage également à travailler avec les agriculteurs pour les aider à adopter des pratiques plus durables et à réduire les émissions de méthane. Ceci dit, le milliardaire américain n’est pas la seule grande fortune à se lancer dans un tel projet puisque, tout comme lui, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon et Jack Ma, ex-patron d’Alibaba, maison mère de Google, ont eux aussi investi dans Rumin8.
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    • 2 min
    Utiliser des satellites pour lutter contre le plastique ?

    Utiliser des satellites pour lutter contre le plastique ?

    Les nombreuses images de décharges marines ou encore du continent de plastique nous ont montré à de multiples reprises que la pollution plastique est un problème majeur pour l’environnement. Elle affecte en effet non seulement les océans en surface, mais aussi les écosystèmes marins, les animaux qui y habitent, les champs, les forêts, les rivières et a également un impact significatif néfaste sur la santé humaine. Pour faire face à ce que l’on pourrait considérer comme une catastrophe, des scientifiques et des ingénieurs se tournent vers les satellites pour surveiller et lutter contre le plastique.
    En clair, des informaticiens américains ont mis au point un outil qui exploite les données en libre accès des satellites Sentinel-2 de l'Agence spatiale européenne. Ces derniers observent la Terre en continu depuis 7 ans, en repassant au même endroit tous les 5 jours. Couplé à une puissante intelligence artificielle, cet outil devient un gendarme du plastique depuis l’espace ! À noter que l’IA de cet outil a été entraîné pour reconnaître la signature visuelle des décharges plastiques. Testé en Indonésie, le système a 374 décharges, soit deux fois plus que celles qui sont officiellement recensées. Autre intérêt non-négligeable, le fait que ces satellites puissent traquer les déplacements des déchets plastiques en mer. Ce suivi permet donc de cartographier les routes de déplacement des déchets plastiques et de cibler les zones les plus touchées pour y mener des actions de nettoyage.
    À noter que ces satellites peuvent également être utilisés pour surveiller les activités humaines qui sont à l'origine de la pollution plastique. Un atout essentiel quand on sait que cette année, environ 11 millions de tonnes de plastiques devraient être déversés dans l'océan d’après les projections des scientifiques… un chiffre qui pourrait même tripler d'ici 2040, sachant que 90% de cette pollution vient des rivières, où s’amoncellent les déchets avant d’être déversés naturellement dans les mers et les océans.
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    • 2 min
    La couche d’ozone bientôt totalement reformée ?

    La couche d’ozone bientôt totalement reformée ?

    La couche d'ozone, qui protège la Terre des rayons ultraviolets nocifs du soleil, est en train de se reformer plus vite que prévu. Selon une étude publiée dans la revue Nature début janvier, la couche d'ozone pourrait être complètement réparée d'ici 2066.
    Placée sous très haute surveillance depuis 1985, l’évolution du trou dans la couche d’ozone semble aller dans la bonne direction, selon le dernier rapport de l’ONU. Chaque année, en septembre, à la fin de l’hiver polaire, une diminution drastique des niveaux d’ozone atmosphérique engendre un trou dans notre bouclier planétaire. À l’origine de cet accroc : l’utilisation de chlorofluorocarbures (CFC), des gaz utilisés en grande quantité dans de nombreux domaines comme les réfrigérateurs, les climatiseurs et les aérosols. Ceci dit, ces derniers ont été progressivement bannis dans les années 1980 et 1990 grâce à la mise en place de protocoles internationaux tels que le protocole de Montréal.
    Je cite l’étude, « [Les CFC], à l’origine, étaient des gaz assez "magiques", parce qu’ils sont tout à fait inoffensifs pour la santé. Ils sont incolores, inodores, ils ne prennent pas feu… Il n’y avait que des avantages à ces gaz quand on a commencé à les introduire dans les années 1970 » fin de citation. Aujourd’hui, les scientifiques ont découvert que les efforts internationaux pour réduire les émissions de CFC ont eu un impact beaucoup plus important que prévu sur la récupération de la couche d'ozone. En utilisant des données satellites et des modèles climatiques, ils ont constaté que la couche d'ozone dans l'hémisphère sud (où elle avait été la plus endommagée) s'est considérablement épaissie au cours des dernières décennies.
    Bien que ces résultats soient encourageants, les chercheurs soulignent qu'il est important de continuer à réduire les émissions de CFC et d'autres produits chimiques nocifs pour l'ozone pour s'assurer que la récupération se poursuive. Ils rappellent également que la couche d'ozone n'est pas encore complètement réparée et qu'il reste encore beaucoup de travail à faire pour protéger notre planète contre les rayons ultraviolets nocifs.
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    • 2 min

Avis

4,5 sur 5
60 notes

60 notes

Le.petit.prince ,

Top, clair, documenté, constructif

Bien à l’opposé des lignes éditoriales des groupes de presse standards ici :
- anti catastrophisme avec juste l’annoncé de faits
- des coups de projecteurs sur un bon nombre d’initiatives tous azimuts. !

En résumé on sait bien que ce sujet n’est pas brillant (donc pas la peine d’en rajouter…. Du coup on a presque que le sentiment qu’en fait il y a tout plein de choses qui se passe et qui s’inscrivent dans un avenir plus durable et qu’il ne nous reste qu’à nous y mettre (nous les anonymes).

Merci 🙏 c’est tellement bon de voir que ça bouge
… vous faites des conférences en entreprise ?

jean De Lva ,

Au top.

Bravo, clair et précis. Petit format.
Merci.

Mimi243_ ,

Veille numérique ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

C’est super pour faire de la veille numérique !
J’adore le format mini épisode, bravo 🎉

Classement des podcasts dans Technologies

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Caroline Mignaux
Audrey Couleau et Mat alias @profduweb
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