C dans l'air

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux. 📺 Retrouvez C dans l’air en replay sur france·tv : http://bit.ly/c-dans-l-air-podcast 🎙️ Et en podcast sur toutes les plateformes : https://octopus.saooti.com/smartlink/p/500-C-dans-l-air

  1. Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais? - L'intégrale -

    6 HR AGO

    Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais? - L'intégrale -

    C dans l'air du 25 mai 2026 - Missile hypersonique: Poutine affaibli, plus dangereux que jamais?600 drones et 90 missiles se sont abattus sur la capitale ukrainienne ce week-end. D’intenses bombardements qui ont fait au moins quatre morts, plus de 100 blessés et de nombreux incendies. Les dégâts sont d'autant plus importants que Moscou revendique l'usage d'un Orechnik, un missile hypersonique à capacité nucléaire. La Russie dit avoir frappé Kiev en représailles à l’offensive aérienne ukrainienne d’une ampleur inédite qui a touché, la semaine dernière, le territoire russe. Plus de 600 drones s'étaient abattus sur 14 de ses régions centrales, la Crimée annexée, la mer Noire et Moscou. Vladimir Poutine avait promis une réponse après une frappe de drones ayant fait 18 morts dans la région ukrainienne de Lougansk occupée par les Russes."Crime de guerre", "escalade progressive"... L'Europe s'est insurgée après l'utilisation du missile russe à capacité nucléaire Orechnik. Volodymyr Zelensky de son côté a demandé à la communauté internationale de faire "pression" sur la Russie pour la dissuader d’utiliser son arme. Et cette stratégie militaire de Moscou a également été vivement contestée au sein même du camp russe. Plusieurs blogueurs militaires nationalistes influents ont qualifié ces frappes d’« extrêmement coûteuses » et de « militairement inutiles », affirmant que le tir d’Oreshnik sur la localité de Bila Tserkva ne visait aucun objectif stratégique d’importance. Ces mêmes sources ont rappelé que cette escalade intervient alors que l’armée russe essuie des échecs sur le front.Sur le terrain, les gains territoriaux de la Russie en Ukraine ont progressivement diminué ces derniers mois, et l’armée ukrainienne frappe désormais régulièrement en profondeur sur le territoire russe, révélant au grand jour les failles sécuritaires du Kremlin. Des tirs qui provoquent un malaise et de l’inquiétude dans la population russe, et sèment le doute sur la capacité du pouvoir à protéger le pays.Alors que sait-on du missile russe « Orechnik » ? Pourquoi la Russie a-t-elle utilisé, pour la troisième fois contre l’Ukraine, ce missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) ? Est-ce une marque de fébrilité de Moscou ? Des analystes OSINT affirment qu’un missile Oreshnik lancé par la Russie aurait touché une zone occupée par ses propres forces près de Donetsk, en plus de la frappe dans la région de Kiev. Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi l'Ukraine et l’Europe s’inquiètent-elles autant ? Parallèlement, l’Assemblée nationale a adopté, la semaine dernière, une rallonge de 36 milliards d’euros pour la défense d’ici à 2030, portant les dépenses militaires totales à 436 milliards.Dans les faits, le format des armées ne devrait pas bouger : 210 000 militaires d’active, 225 avions de combat ainsi que 15 frégates de premier rang. Mais l’accent va être mis sur les munitions comme les missiles, les obus et surtout la production de drones. Les combats en Ukraine ont montré l’importance de ces engins depuis quatre ans, et les attaques mutuelles de ces derniers jours témoignent d’un changement de dimension. Reportage ce soir sur l’ancien centre d’essais en vol de l’Essonne, devenu le terrain d’expérimentation des dronistes, avec le soutien du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, soucieux de renforcer les capacités de lutte antidrones.Nos experts :- Général Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN- Vera GRANTSEVA - Politologue - Spécialiste de la Russie- Alain BAUER - Professeur émérite au CNAM, fondateur du pôle sécurité, défense et renseignement- Philippe GELIE - Directeur adjoint de la rédaction Le Figaro

    1hr 5min
  2. Iran : vers de nouvelles frappes américaines ? - L'intégrale -

    2 DAYS AGO

    Iran : vers de nouvelles frappes américaines ? - L'intégrale -

    C dans l'air du 23 mai 2026 - Iran : vers de nouvelles frappes américaines ?Dans un contexte de négociations tendues, Téhéran accuse Washington de saboter les discussions, Donald Trump a bouleversé son emploi du temps à la dernière minute, et envisagerait une intervention imminente. Le président américain a également annoncé qu'il ne se rendra pas, ce week-end, au mariage de son fils Donald Trump Junior pour des raisons liées aux affaires de l'État.De son côté, l’Iran réaffirme son emprise sur le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitaient, avant l’offensive israélo-américaine du 28 février contre la République islamique, près d’un cinquième du pétrole mondial et un quart du gaz exporté dans le monde. La pression monte dans cette zone clé du commerce énergétique mondial. Face aux tensions croissantes, l’Union européenne a ouvert vendredi la voie à des sanctions contre des "personnes" ou "entités" iraniennes accusées de bloquer le trafic maritime. "Les actions de l’Iran à l’encontre des navires transitant par le détroit d’Ormuz sont contraires au droit international", a affirmé Bruxelles dans un communiqué. La situation pourrait s’envenimer dans les prochains jours. Selon plusieurs responsables américains, Donald Trump envisagerait également de nouvelles frappes contre Téhéran en l’absence d’avancée diplomatique. Les perturbations dans le Golfe commencent déjà à bouleverser le marché pétrolier. Entre le 11 et le 17 mai, 55 navires ont traversé le détroit d’Ormuz, contre seulement 19 pétroliers la semaine précédente. Un ralentissement qui pousse les grandes puissances pétrolières à rechercher des routes alternatives pour sécuriser leurs exportations. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis s’appuient déjà sur des oléoducs reliant la mer Rouge et le golfe d’Oman, mais leurs capacités sont presque saturées. L’Irak dispose aussi d’une route terrestre de 1 200 kilomètres vers les terminaux syriens en Méditerranée, même si le manque d’infrastructures limite fortement son efficacité. Dans ce contexte tendu, les États-Unis profitent de la situation. Les exportations américaines ont atteint un record de 5,2 millions de barils par jour en avril, soit 30 % de plus qu’en février. Alors que l'Amérique retient son souffle, le co-belligérant Israël soulève l'indignation nationale. Le ministre suprémaciste israélien Itamar Ben Gvir a diffusé une vidéo humiliante pour les membres d'une flottille de Gaza interceptée par l'armée israélienne. Ces images ont rapidement suscité des critiques internationales contre le gouvernement de Benjamin Netanyahou. Le gouvernement israélien défend une opération de sécurité destinée à empêcher toute aide susceptible de bénéficier au Hamas. Les organisateurs de la flottille dénoncent au contraire une violation du droit international et une instrumentalisation de la crise humanitaire. L’affaire illustre ainsi le bras de fer entre la ligne sécuritaire défendue par Netanyahou et les accusations croissantes visant la gestion de la guerre à Gaza. En quoi le contrôle du détroit d’Ormuz constitue-t-il un levier géopolitique majeur pour l’Iran ? Le développement de nouvelles routes énergétiques peut-il modifier l’équilibre des puissances au Moyen-Orient ? Pourquoi l’interception de la flottille pour Gaza a-t-elle provoqué un tel tollé international ?Nos experts :- David RIGOULET-ROZE - Chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique, associé à l’EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de Défense et enseignant à Sciences Po - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Elisabeth SHEPPARD SELLAM - Maître de Conférence à l’Université de Tours et spécialiste défense/sécurité

    1hr 3min
  3. Trump et le fisc : petit arrangement entre amis ? - L'intégrale -

    3 DAYS AGO

    Trump et le fisc : petit arrangement entre amis ? - L'intégrale -

    C dans l'air du 22 mai 2026 - Trump et le fisc : petit arrangement entre amis ?Aux États-Unis, alors que de nouvelles accusations de conflits d’intérêts visent Donald Trump, le fisc américain a annoncé un deal inédit avec le milliardaire. En mars, le président des États-Unis avait attaqué sa propre administration, demandant 10 milliards de dollars de dommages et intérêts aux services fiscaux, en raison d’une fuite dans la presse de ses déclarations de revenus de 2020. Le The New York Times rapportait alors que le magnat de l’immobilier n’aurait payé que 750 dollars d’impôts fédéraux en 2016 et en 2017, et même aucun lors de dix des quinze années précédentes, en raison notamment d’importantes déclarations de pertes de ses sociétés.L’accord trouvé cette semaine interdit à jamais de poursuivre Donald Trump en cas de fraude ou d’arriérés d’impôts antérieurs au 18 mai 2026. Cette immunité fiscale à vie concerne aussi sa famille et leurs entreprises. Le document prévoit également la création d’un fonds d’indemnisation de 1,8 milliard de dollars, pouvant indemniser les personnes affirmant avoir été « injustement ciblées » par les administrations précédentes. En clair, cela pourrait concerner les 1 600 émeutiers du 6 janvier, graciés par Donald Trump, alors qu’ils avaient pris d’assaut le United States Capitol en 2021, estimant que la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle était usurpée.Au Congrès, cet deal scandalise l’opposition. « C’est une carte “sortie de prison gratuite” qu’il a négociée avec lui-même. Mais qu’est-ce que c’est que cette Amérique ? », a fustigé Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat. La polémique enfle dans la presse et le malaise gagne les rangs de la majorité présidentielle. Deux policiers ayant défendu le Capitole en 2021 viennent de saisir les tribunaux. Ils veulent faire annuler cette décision, que les associations de transparence en politique qualifient de plus corrompue de l’histoire des États-Unis.Pendant ce temps, Donald Trump a présenté aux journalistes le chantier de sa salle de bal ultrasécurisée à la White House. Un sujet qui obsède depuis des mois le locataire du Bureau ovale. Ce dernier la mentionne en moyenne un jour sur trois depuis le début de l’année 2026, a recensé le The Washington Post. Mais si ce projet immobilier, monumental et coûteux, revient de manière récurrente dans les discours du président, qui veut « la plus belle salle du monde », cette marotte, soulignant la déconnexion du milliardaire avec les préoccupations de la population, inquiète de plus en plus les républicains. Seuls 28 % des citoyens jugent cette construction nécessaire. Une population dont le pouvoir d’achat est de plus en plus impacté par la flambée des prix des carburants, alors que les turbulences internationales s’accumulent.Iran, Canada, Cuba… Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump pratique la diplomatie par les menaces et les ultimatums. Mais son mépris pour le Canada a eu l’effet d’un repoussoir pour le tourisme aux États-Unis, et les villes frontalières sont les premières à souffrir des tensions inédites entre les deux pays voisins. Les négociations sur la fin de la guerre en Iran se poursuivent, sans aboutir, et le détroit d’Ormuz demeure bloqué. Washington vient d’annoncer qi’l mettait en pause ses ventes d’armes à Taïwan afin de « s’assurer de disposer de munitions suffisantes » pour la guerre contre l’Iran. Parallèlement, l’administration Trump accentue la pression sur le régime cubain. L’ancien président cubain Raúl Castro vient d’être inculpé aux États-Unis, alors que le USS Nimitz (CVN-68) arrive en mer des Caraïbes.Nos experts :- James ANDRÉ - Grand reporter à France 24- Lauric HENNETON - Historien, spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l’Université Versailles-Saint Quentin- Dominique MOÏSI -Géopolitologue, conseiller spécial de l’institut Montaignebr

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