14 épisodes

Et si on parlait de reconnaissance ? Et, surtout, de la capacité à l’exprimer ?
Oui, parce que, on a beau dire, mais chacun d’entre nous apprécie d’être reconnu pour ce qu’il fait/est.
Surtout quand on fait/est avec passion, cohérence, amour, respect.
Savoir le reconnaître est aussi un acte d’amour et de respect.

Entre le don et la gratitude, il est question d’une belle rencontre, de celles qui rendent meilleur. Il me semble important de mettre en mots la lumière qui s’en dégage et en lumière les mots qui l’expriment. Pour que cela dure

Ça fait plaisir à entendre ‪!‬ Silvia Le Goff

    • Éducation
    • 5,0 • 1 note

Et si on parlait de reconnaissance ? Et, surtout, de la capacité à l’exprimer ?
Oui, parce que, on a beau dire, mais chacun d’entre nous apprécie d’être reconnu pour ce qu’il fait/est.
Surtout quand on fait/est avec passion, cohérence, amour, respect.
Savoir le reconnaître est aussi un acte d’amour et de respect.

Entre le don et la gratitude, il est question d’une belle rencontre, de celles qui rendent meilleur. Il me semble important de mettre en mots la lumière qui s’en dégage et en lumière les mots qui l’expriment. Pour que cela dure

    Mamans d'enfants TSA : dialogue avec Soizic Bruneau

    Mamans d'enfants TSA : dialogue avec Soizic Bruneau

    Voici un dialogue entre deux femmes, deux mères. Soizic Bruneau est Formatrice - Conférencière - Coach professionnelle, experte en transition professionnelle et changements profonds grâce à la Spéléologie Intérieure. Un jour, un post publié sur Linkedin résonne très fort en moi. Soizic y parle de son fils Titouan, diagnostiqué Asperger tardivement. Et là, c'est l'incrédulité et en même temps le sentiment de ne plus être seule. Nos fils ont une histoire très semblable en plus de porter le même prénom.
    Installée en Bretagne, Soizic est mère de deux enfants. L’un de ses posts récents sur Linkedin concerne Titouan, son fils aîné qui, à 19 ans, vient de quitter le nid familial pour parcourir la Bretagne à pieds et se retrouver dans cette errance. Les lignes se suivent et sont imprégnées de tout ce que les parents et les mamans d’enfants Asperger vivent dans leur tête, leur cœur et leurs tripes. Le post a déclenché une avalanche de réations et de soutiens. Soizic a parlé pour une grosse cohorte de parents concernés qui l’ont remerciée d’avoir mis en mots un quotidien souvent difficile.

    On dit toujours que le métier de parent est le plus difficile qui soit et en plus on ne peut pas vraiment s’y préparer. Lorsque notre enfant est atypique et notamment Asperger, cela on se le dit maintes et maintes fois. Car on a à traverser plusieurs situations délicates voire périlleuses tellement elles nous déstabilisent. D’abord, on apprend à dépasser et à accepter l’incompréhension avec un être qui fonctionne différemment tout en étant notre enfant. On apprend notamment à lâcher prise sur les projections que nous pouvions avoir sur lui qui peuvent même créer des malentendus sur des situations que nous pensons être de souffrance et qui ne le sont pas forcément. Et à lâcher prise tout court sur certains aspects de son comportement pour pouvoir préserver notre énergie. Cependant, tout accepter de ce qu’ils nous offrent ce n’est pas les aider.

    De plus, on doit faire preuve d’un ancrage solide lorsqu’on est jugé en tant que parent car nos enfants ne rentrent pas dans les cases. La patience et la gestion des priorités sont des ressources que l’on découvre aussi. Finalement, ces enfants nous font énormément grandir.

    A nous de ne pas nous épuiser en résistant à ce qu’ils sont pour, au contraire, les aider à grandir avec ce qu’ils sont. Sachant que, la plupart du temps, leur confiance est érodée par les moqueries et l’isolement qu’ils subissent. Le rôle de parent est aussi de les rendre conscients de leur propre richesse

    Les parents d’un enfant Asperger doivent aussi encaisser le mot handicap tout en sachant que cela ne résume pas les choses ni ne les décrit avec justesse. Mais au fond, le handicap n’est-il pas plutôt induit par un environnement non adapté ?

    Le parcours scolaire est une question d’environnement par excellence. Pour le fils de Soazic, c’est ce qu’elle définit comme le supplice de la goutte d’eau qui l’a amené à la phobie scolaire.

    Avancer à tâtons est également la seule chose à faire avec des enfants qui ont du mal à exprimer leurs émotions et qui sont en déconnexion avec leur corps. 

    • 59 min
    Mathieu Brégégère : de la rue à l'école, un voyage vers soi

    Mathieu Brégégère : de la rue à l'école, un voyage vers soi

    Ancien éducateur de rue à Pau, Mathieu Brégégère a rencontré la méditation en 2012 grâce notamment à Fabrice Midal et à son Ecole occidentale de méditation, rebaptisée Ecole de méditation depuis un an.

    Mathieu a su se faire une place parmi les enfants de la rue puis, depuis quelques années, il a accompagné élèves en difficulté et enseignants dans différents établissements scolaires et dans des grandes écoles, grâce à la méditation. Accompagnement en connaissance de cause. Mathieu, garçon hypersensible, a connu d’importantes difficultés scolaires et a grandi avec le sentiment d’être nul face à des adultes idéalisés et à son incapacité à « faire semblant » comme eux, explique-t-il dans son livre « Et si la méditation était la solution », publié en 2020 aux Éditions Leduc Pratique.

    Cependant, Mathieu développe une grande empathie et une capacité d’écoute qui le rendront capable d’aider les autres.

    Dès ses 15, dans son Sud-Ouest natal, il est animateur et accompagnes des enfants dans le cadre du projet « Rugby Cités ». Il obtient le BAFA, son premier diplôme à 17 ans et les premiers jobs d’animateur.

    C’est le déclic pour avoir le Bac et pouvoir ensuite devenir éducateur spécialisé. Mathieu s’épanouit et, trois ans plus tard, il arrive 3e de sa promotion à l’école des éducateurs. Fini le syndrome de l’imposteur, Mathieu est transformé et il comprend l’importance d’accepter le point d’où on part, avec ses galères et ses difficultés.

    Il peut dorénavant s’appuyer sur les jalons qui marqueront autant son expérience d’éducateur que celle d’enseignant de méditation : curiosité, regard neuf qui affranchit des stéréotypes et des rôles sociaux imposés, ouverture et, in fine, vraie rencontre.

    Mathieu expérimente l’abandon de l’idéal de perfection et la compréhension que seule l’acceptation de ses propres imperfections et de celles des autres rend la rencontre humaine possible. Dès lors, une relation de confiance peut s’instaurer notamment avec les jeunes, du moment où l’on développe une vraie capacité de présence quand on est avec eux.

    Pendant les études pour devenir éducateur, Mathieu découvre une passion pour la philosophie et, plus tard, une fois à Paris, pour les sciences de l’éducation. C’est à ce moment qu’il décroche son premier emploi d’éducateur de rue grâce à une association de prévention spécialisée  en banlieue parisienne tout en poursuivant tes études. Grâce à ce master, il fait sa première rencontre avec la méditation et notamment avec l’approche de Fabrice Midal, qui est une méditation en action, en prise avec le réel, le quotidien et proche de la philosophie.

    Il devient ensuite responsable pédagogique d’une école d’éducateur alors que Fabrice Midal cherche à former de nouveaux enseignants pour l’Ecole occidentale de méditation. Il décide alors de transmettre la méditation à d’autres éducateurs -beaucoup sont victimes de dépression ou de burn-out- pour redonner sa place à l’humain.

    Parallèlement, il décide de s’investir auprès des jeunes scolarisés avec notamment des troubles de l’attention. Mais, au-delà de ce problème, son accompagnement s’avère précieux pour aider les adolescents à affronter les difficultés de leur âge et faire la paix avec eux-mêmes.

    Très vite, sa sensibilité aux atmosphères des établissements où il intervient et le retour favorable des enseignants le convainquent que la méditation doit être une approche qui ne néglige aucun intervenant.

    Les enseignants deviennent autonomes dans la pratique de la méditation avec leurs élèves et instaurent avec une relation autrement plus apaisée.

    • 1h 2 min
    Alban Bourdy : un haut potentiel épanoui malgré la souffrance à l'école

    Alban Bourdy : un haut potentiel épanoui malgré la souffrance à l'école

    Comment vivre son enfance et son adolescence en étant à la fois  tête de turc et confident de ses camarades. Comment trouver sa place face à des enseignants la plupart du temps désemparés par un enfant surdoué qui questionne sans cesse ce qu’on lui propose et qui ne veulent pas être bousculés dans leurs certitudes et se mettent à l’abri de la norme.

    Alban Bourdy, auteur, producteur de radio, compositeur et chroniqueur musical, est le fondateur de Surdouessence, association qui a su rassembler une communauté d’hypersensibles et hauts potentiels de l’Europe francophone pour leur permettre de sortir de leur isolément et partager leur perception d’eux-mêmes et du monde.

    Aux antipodes du haut potentiel hautain et inatteignable, Alban Bourdy a, bien au contraire, recherché, pendant ses 30 premières années, un délicat équilibre entre un cerveau hyperpuissant qui a fait de lui un enfant très précoce et une vulnérabilité tout aussi importante. Dans son dernier livre, « Itinéraire d’un haut potentiel sensible », sorti aux Editions Leduc, où Alban se livre avec grande honnêteté, on voit notamment comment sa lutte pour trouver sa place a démarré dès la maternelle. Toute sa scolarité est une illustration du phénomène de la maltraitance éducative. On y retrouve l’ennui, le harcèlement, le regard des autres, la souffrance jusqu’à la maladie. « C’était désespérant, on n’apprenait rien », dit Alban de ses années de maternelle alors qu’il savait déjà lire et écrire à 4 ans. Précocité qui n’a pas plus au directeur du primaire, période où le décalage et l’hypersensibilité à l’environnement ont été particulièrement intenses. C’est à ce moment que l’«étiquette» de "surdoué" est posée et, paradoxalement, cela le condamne à être « le surdoué » de l’école.

    Habité par un « sentiment de trop », Alban se dit que peut-être, les autres sont comme lui mais ils arrivent mieux à le gérer. D’où une course pour trouver leur « méthode » et le paradoxe du « trop » qui devient un « pas assez », une remise en question permanente et une perte de confiance, dans l’effort de « faire comme les autres ».

    Parallèlement, dès son enfance, il perçoit aussi les incohérences et la folie du monde – à commencer par les enseignants qui lui en veulent de savoir ce qu’ils n’ont pas encore enseigné- et se sent souvent le seul capable de voir d’emblée les choses telles qu’elles sont.

    Sortie du cadre scolaire en primaire, Alban fait une parenthèse d’école à la maison pendant deux ans et demi : il peut apprendre et vivre à son rythme, savourer le plaisir d’écouter de la musique et de regarder par la fenêtre, satisfaire son cerveau friand de plusieurs stimuli en même temps. Cependant, il reconnaît que, rétrospectivement, cette expérience l’a aussi isolé.

    D’où le retour à la « vraie vie ». Et là, c’est l’explosion de la violence subie, au collège. Alban n’a que 15 ans quand apparaissent des pensées suicidaires. D’autant plus que les adultes de l’établissement privé catholique, où ses parents ont réussi à le faire entrer, laissent faire. L’école ne joue pas son rôle de lieu sécure. Dans le rôle peu enviable du seul contre tous, Alban souffre aussi physiquement et sa croissance s’en trouve ralentie.

    Heureusement, il y a aussi des bons moments mais le lycée se termine prématurément à cause d’un burn-out en Terminale.

    Depuis l’enfance, Alban a pu se ressourcer dans l’écriture et la musique puis, plus tard, dans le théâtre, ou mieux, sur scène. C’est par ces passions qu’il a pu se réaliser et surmonter les peurs et les doutes qui l’ont tenaillé pendant longtemps…

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    Musiques

    Ehrling : Lounge - https://soundcloud.com/ehrling/ehrling-lounge

    Ehrling : This is my passion - https://soundcloud.com/search?q=ehrling%20this%20is%20my%20passion

    • 1h 3 min
    Isabelle Boivin : une parentalité plus en lien avec les besoins de l'enfant

    Isabelle Boivin : une parentalité plus en lien avec les besoins de l'enfant

    Isabelle Boivin, physioéducatrice, spécialiste des bébés et des enfants à besoins intenses, est une femme qui a appris sur le tas, pour ne pas dire sur sa peau et dans sa chair, ce que veut dire trouver des solutions adaptées pour éduquer et sécuriser ses enfants tout en préservant sa vie d’adulte. A l’origine de son parcours au service de la petite enfance et des parents, il y a eu des situations très douloureuses dont elle parle avec grande transparence sur son site lenfanceenconfiance.com.

    Tout au long de ses expériences qui l’ont conduite à créer l’Enfance en confiance, son fil conducteur a toujours été de rendre les parents conscients de l’impact de leurs choix -y compris dans les situations a priori anodines du quotidien- sur l’équilibre et le développement de leurs enfants. Sans pour autant, les angoisser ou les culpabiliser.

    Son approche de la parentalité et de la petite enfance s’appuie beaucoup sur son expérience qui l’a conduite à créer le métier de physioéducatrice. Après un parcours marqué par la petite enfance et notamment par l’éducation bienveillante, découverte lors d’un stage en école Montessori, elle a réalisé qu’on ne portait pas suffisamment d’attention aux besoins physiologiques de l’enfant. D’où ce métier où les deux aspects se rejoignent et l’on peut prévenir aussi des situations de difficulté scolaire plus tard.

    Isabelle a aussi été marquée puis motivée par son expérience parfois douloureuse de mère d’un enfant atypique où elle a été confrontée à la maltraitance éducative et à des situations d’injustice et d’isolement. Sur ce chemin, se faire confiance et découvrir ses compétences a été aussi fondamental pour accompagner au mieux cet enfant dont le diagnostic Asperger n’est tombé qu’à l’adolescence. De plus, la pédagogie Montessori a littéralement changé la vie d’Isabelle en transformant le regard qu’elle portait sur elle-même. Elle a été aussi très aidante en la rendant capable d’observer l’enfant et de temporiser avant d’éventuellement intervenir. Capacité qui lui est utile d’ailleurs même avec des adolescents voire des adultes.

    De cette posture découle naturellement l’acquisition de la confiance en soi chez l’enfant, surtout s’il est respecté dans ses rythmes dès la naissance, et de l’autonomie qui est souvent inhibée dans l’éducation, que ce soit à l’école ou à la maison. (ADME) Or, il s’agit de lui accorder le droit à l’erreur tout en lui posant un cadre. Au lieu de dire « tu te trompes » on demande à l’enfant « tu es sûr ? ».

    Isabelle propose des formations, du coaching ou des ateliers pour les parents et les professionnels de l’enfance. Le portage physiologique peut prévenir notamment des problèmes de croissance psychique et physique ainsi que la survenance de troubles de l’apprentissage. Bien porter l’enfant contre soi en amont de soins médicaux peut l’apaiser et réduire la douleur, souligne Isabelle qui regrette à quel point il est difficile d’évoquer les émotions avec le corps médical.

    De plus, laisser l’enfant « faire ses preuves » en imitant l’adulte lui permet d’acquérir son autonomie, dès les premiers jours. En faisant de la place à ses aptitudes naturelles, on pourrait se passer beaucoup plus tôt des poussettes, affirme-t-elle.

    Musiques 

    Drake - In My Feelings (VAVO & Steve Reece Remix)

    Musique proposée par La Musique Libre Ikson - Reflect : https://youtu.be/JFJqZ_pSvDM ou https://soundcloud.com/ikson

    • 55 min
    Les moments jaunes-bleus : transformer les peurs et répondre aux questions sur la guerre

    Les moments jaunes-bleus : transformer les peurs et répondre aux questions sur la guerre

    Que ce soit en France, au Canada, en Belgique ou en Suisse, les thérapeutes interviewés sont unanimes : les adultes doivent parler, répondre aux questions des enfants voire les interroger s’ils le sentent inquiets ou perturbés, ne pas laisser des non-dits tout en restant factuels. D’autant plus que l’information circule et n’échappe pas aux enfants. Or, les adultes doivent protéger les enfants de la surexposition aux media ou aux réseaux sociaux et filtrer l’information pour éviter de les traumatiser, surtout les plus jeunes. Les adultes ont bien-sûr aussi le droit de dire qu’ils ne savent pas tout. Ce qui importe c’est qu’ils doivent rester un rempart rassurant, un référent de confiance pour l’enfant qui ne comprend pas tout (l’adulte non plus d’ailleurs, parfois) mais qui absorbe tout comme une éponge. A ce sujet, par exemple, Christine Barois, pédopsychiatre à Paris a dit, dans une interview dans Libération : « Les parents ont sûrement un rôle dans la supervision des médias accessibles aux enfants, mais il faut surtout rassurer en dialoguant. Je pense qu’il faut dire aux plus jeunes que les crises font partie de l’histoire, et que les périodes angoissantes et de récession sont suivies de moments plus féconds ». Et on peut ajouter que, tout au long de sa vie, chaque être humain, alterne moments de crise et de paix.

    Evidemment, il faut parler aux enfants, en fonction de leur âge, de leur capacité de discernement et de compréhension. L’idée étant de répondre le plus simplement possible sans trop entrer dans les détails qui peuvent être angoissants. Et de faire attention à leur sensibilité voire à leur hypersensibilité.

    Les spécialistes interviewés rappellent que les enfants sont d’abord touchés par l’état émotionnel des parents ou des adultes qui les entourent. Ceux-ci doivent pouvoir répondre de manière factuelle aux questions sans avoir besoin d’être un spécialiste en géopolitique pour autant. Il peut s’aider de cartes pour montrer où le conflit a lieu et il peut aussi proposer à l’enfant de traduire en dessin la représentation qu’il se fait de la situation.

    Rappelons-nous aussi que les enfants nous regardent parler et agir, ils prennent les adultes comme modèle et il est important d’éviter qu’ils perdent confiance ou leurs repères parce qu’il y a des adultes qui enfreignent toutes les règles et les codes.

    On peut rappeler aux enfants que face à la violence, il peut y avoir d’autres réponses que la violence.

    D’abord, créer un espace pour que les enfants puissent exprimer leurs émotions. Comme cela peut être le cas face à n’importe quelle épreuve qui les touche directement ou indirectement.

    Ne pas les laisser seuls à se questionner sans savoir que faire ou pire en ayant peur.

    Dans ce contexte, l’Ecole en conscience vous invite, à la maison ou en classe, à organiser des moments d’expression jaune-bleue, les couleurs du drapeau ukrainien, pour que enfants et adultes puissent se relier au peuple du pays envahi, exprimer leur soutien, leur sympathie, le désir que les Ukrainiens soient en sécurité et qu’ils puissent vite retrouver la paix. La participation de l’adulte nous semble importante pour montrer qu’il est aussi touché par les événements tout en restant rassurant. Montrer que nous sommes aussi vulnérables n’est pas un aveu de faiblesse ; c’est être authentique et montrer que toutes les émotions sont légitimes, qu’il n’y en a pas qu’il faut bannir ou cacher.

    Concrètement, ces moments peuvent ressembler à des ateliers de dessin ou d’activité manuelle pour permettre à l’enfant d’exprimer son émotion et de matérialiser son envie de faire quelque chose. Ainsi, le sujet est abordé, en douceur, à sa hauteur. Il se sentira entendu et moins impuissant s’il sait qu’il peut, à défaut de changer le cours de l’histoire, exprimer son besoin de sécurité, de sout

    • 7 min
    Julien Peron, rassembleur des nouveaux possibles

    Julien Peron, rassembleur des nouveaux possibles

    Et si bien se connaître était la clé d’une vie réussie ? Malgré une enfance pas toujours évidente et une scolarité marquée par la dyslexie, la dysorthographie, Julien est aujourd’hui associé à de nombreux événements autour de l’éducation : le congrès "Innovation en éducation", le "Festival pour l’Ecole de la vie", qui se tient tous les ans à Montpellier, et le film homonyme. Julien est aussi l’auteur du film-documentaire « C’est quoi le bonheur pour vous ? ». Depuis l’année dernière, il édite aussi le magazine et le podcast "Innovation en Education".

    Sa première expérience fondatrice a été son séjour d’un mois aux États-Unis alors qu’il n’a que 10 ans. Julien en revient avec un sentiment de plénitude, celui qui vient quand on sent qu’on est à sa place et… une envie furieuse de reprendre la route. Ce qu’il fera à plusieurs reprises.

    Autre terrain d’apprentissage, le kung-fu, qu’il pratique pendant 12 ans avec succès, lui apporte un cadre nécessaire pour canaliser son énergie.

    À 23 ans, l’intuition le pousse à créer son entreprise dans le domaine du tourisme écoresponsable qu’il contribue à lancer mais qu’il va quitter pour créer l’agence de communication « Néo bien-être » au service des thérapeutes. Il participe ainsi à la sensibilisation au développement personnel, au yoga et à la méditation, à l’époque accueillis avec scepticisme.

    Julien se voit volontiers comme précurseur, mu par la conviction que tout devient plus fluide quand on est en phase avec qui on est profondément.

    D’où son investissement dans l’éducation pour introduire plus tôt dans la vie de chacun ce qu’il faut de connaissance de soi et œuvrer pour véritablement changer le monde où la peur aura un peu moins la part belle.

    L’ensemble de ces expériences ont permis à Julien de développer son ouverture d’esprit que d’autres systèmes éducatifs sont plus enclins à développer, souligne-t-il, ainsi que la persévérance et l’équilibre. Sans oublier la prise de conscience de l’importance de la liberté pour l’être humain et… la confiance !

    Celle que l’on peut perdre facilement quand on ne suit pas le mouvement à l’école mais que l’on peut retrouver grâce à quelqu’un qui croit en vous et que l’on peut « muscler » aussi via l’optimisme et les pensées positives.

    Cependant, Julien est optimiste : « dans quinze ans, il se passera beaucoup de choses ! », prévient-il. Car la méditation, la sophrologie, l’hypnose ou encore la communication non violente ont fait leur entrée dans les écoles, via le courant -qui grossit- de la pédagogie positive. Julien Peron encourage les enseignants engagés dans cette voie.

    Si toutes les expériences menées à l’étranger ne sont pas facilement transposables en l’état, il y en a qui sont applicables assez facilement : sas de relaxation avant les cours, laisser les élèves bouger en classe, créer des groupes d’élèves au « fonctionnement » similaire, « jouer » avec les émotions. Encore faut-il que les enseignants reçoivent la formation qui peut les sensibiliser et les préparer à ces méthodes innovantes.

    Julien Peron a encore de nombreux projets dont un nouveau film autour de l’éducation et qui devrait voir le jour dans 2 à 3 ans.

    Résolument optimiste, il s’appuie sur le succès de ce qu’il a déjà entrepris : le Festival de L’École de la vie de Montpellier réunit chaque années 15 000 personnes et a donné vie à plus de 300 écoles atypiques ; le magazine Innovation en éducation a rassemblé 8 000 abonnés dans 40 pays en moins d’un an.

    Un impact que Julien rapproche du besoin vital de l’homme de contribuer, de servir quelque chose qui le dépasse.

    Prochains événements :


    6e Festival de l’École de la vie : troisième week-end de septembre 2023
    5e Congrès Innovation en Éducation : fin février 2023

    • 55 min

Avis

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Classement des podcasts dans Éducation

Alhine K
Miracle Fajr Podcast
Marie Martinat
Martange
Binge Audio
Maud Ankaoua