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    Pourquoi les chats blancs sont-ils souvent sourds ?

    Pourquoi les chats blancs sont-ils souvent sourds ?

    Si votre chat ne vous obéit pas, ne vous montrez pas trop sévère avec lui. Il se peut tout simplement qu'il ne vous ait pas entendu. En effet, certains chats ont plus de risques d'être sourds.


    Des chats plus souvent sourds que les autres


    Avec leur fourrure immaculée, les chats blancs sont souvent très appréciés. Et plus encore s'ils ont les yeux bleus. Et pourtant ces adorables félins ont un problème : ils sont souvent sourds.


    Ils ont en effet 72 % de chances de développer ce handicap. Le responsable de cette infirmité est le gène W, que le chaton hérite de ses parents. On lui a donné ce nom en référence à la première lettre du mot "white" qui, comme on sait, signifie "blanc" en anglais.


    C'est en effet ce gène qui détermine la couleur blanche du pelage de votre chat. Il empêche donc la pigmentation de la fourrure, mais aussi, dans de nombreux cas, celle de l'iris, qui conserve sa couleur bleue d'origine.


    Une mutation génétique


    Si le gène W se borne à empêcher la pigmentation du pelage et de l'iris, votre chat blanc aux yeux bleus aura l'ouïe aussi fine que ses congénères. Mais il arrive assez souvent que ce gène subisse une mutation.


    Dans ce cas, il n'affecte pas seulement la couleur du chat, il agit aussi sur les cellules de l'organe de Corti. Situé dans l'oreille, c'est lui qui assure la perception auditive et permet d'entendre des sons.


    Chez les animaux victimes de cette mutation génétique, ces cellules sont très vite détruites, dès le début de la vie du chaton. Dans ce cas, les sons ne sont plus transmis de l'oreille interne aux zones du cerveau responsables de l'audition.


    Environ la moitié des chats porteurs de ce gène sont atteints de surdité congénitale. En revanche, elle n'est souvent que partielle chez les chats blancs ayant des yeux "vairons", autrement dit un œil bleu et un œil jaune.


    Dans ce cas, il se peut que ces chats n'entendent que d'une oreille, celle qui se trouve du côté de l'œil jaune.
     
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    • 2 min
    Comment les moules s'accrochent-elles aux rochers ?

    Comment les moules s'accrochent-elles aux rochers ?

    Vous l'avez sans doute remarqué, il n'est pas si facile de récolter des moules. Elles tiennent si bien à leurs rochers qu'il est parfois difficile de les en détacher. En effet, elles sécrètent leur propre "colle", un mécanisme naturel qui pourrait avoir de nombreuses applications.


    Une "colle" très puissante


    C'est par le biais de très fins filaments, dont l'ensemble forme le byssus, que la moule adhère à son rocher. Ces filaments sont produits par des protéines spécifiques, que libère la moule.


    Elle y ajoute certains éléments, comme du fer et des dérivés d'acides aminés, appelés "dopas", qui contribuent en quelque sorte à coaguler ce réseau de filaments. C'est cette association qui explique que la moule tienne aussi bien au rocher qui l'accueille.


    Dès lors, la moule a réussi à fabriquer une "colle" dont la résistance est bien supérieure à toutes les formes de glus que l'homme pourrait fabriquer.


    Une autre protéine vient encore renforcer l'adhérence de cette "colle"; elle n'a pas elle-même de pouvoir adhésif, mais, de par sa composition, elle empêche la "colle" d'être dégradée par l'eau de mer, qui contient en effet un faible niveau d'acidité et une forte teneur en oxygène.


    Enfin, certaines parties du coquillage sont plus acides. Or, d'après les spécialistes, l'acidité permettrait à la moule d'adhérer encore plus à son rocher.


    Une colle naturelle très utile


    La nature inspire souvent l'homme. Cette "colle" fabriquée par la moule lui a en effet donné des idées. Elle pourrait ainsi donner naissance à une glu plus puissante que ses devancières, et résultant, qui plus est, d'un processus naturel.


    Il serait donc possible de produire une colle naturelle à partir du byssus des moules. À condition, toutefois, d'utiliser ces filaments qui, pour l'instant, ne servent encore à rien.


    Cette colle aurait de nombreuses applications, notamment en médecine. Sa fabrication à partir d'éléments naturels et sa nature non toxique en feraient un matériau idéal pour fixer des implants ou soigner des cicatrices. Et son efficacité serait d'autant plus grande que sa résistance dépasse sans doute celle des substances utilisées jusqu'ici.
     
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    • 1 min
    Quelle fut la toute première voiture électrique ?

    Quelle fut la toute première voiture électrique ?

    Les voitures électriques ne datent pas d'hier. Il en existait déjà à la toute fin du XIXe siècle et l'une d'elles, la "Jamais Contente", fut même la première voiture à dépasser les 100km/h.


    Les premiers véhicules électriques


    Cette histoire des premières voitures électriques met en scène trois passionnés d'automobiles. D'une part l'ingénieur belge Camille Jenatzy, surnommé le "diable rouge" en raison de sa chevelure et de sa barbe rousses.


    Dès 1898, son esprit fertile s'intéresse à la traction électrique des automobiles. Il fait construire, d'après ses plans, des véhicules qu'on appela aussitôt des "fiacres électriques". Leur concepteur les voyait en effet remplacer, dans un proche avenir, les véhicules hippomobiles qui sillonnaient alors les rues des villes.


    Mais le "diable rouge" doit compter avec un sérieux concurrent, le carrossier Charles Jeantaud, qui, dès 1881, fabrique la première automobile électrique, appelée la "Tilbury".


    Au volant de ces voitures d'un nouveau genre, on trouve un pilote intrépide, le comte Gaston de Chasseloup-Laubat.


    Le record de vitesse pulvérisé


    Camille Jenatzy et Gaston de Chasseloup-Laubat vont se retrouver face à face, dans une compétition acharnée. C'est à qui battra le record absolu de vitesse, au volant de sa voiture électrique.


    De décembre 1898 à avril 1899, les deux pilotes ne cessent de se voler la vedette. C'est Chasseloup-Laubat qui remporte la première victoire : au volant de sa Jeantaud électrique, il dépasse les 63 km/h en décembre 1898.


    Mais, le 27 janvier 1899, Jenatzy roule à près de 80 km/h. Qu'à cela ne tienne : son rival fait monter sa voiture à plus de 92 km/h le 4 mars suivant.


    C'est alors que Camille Jenatzy met au point un nouveau prototype. Ce nouveau véhicule électrique a la forme d'une torpille, cette forme aérodynamique lui permettant de fendre l'air. À l'arrière, deux moteurs électriques propulsent le véhicule.


    L'ingénieur belge n'étant lui-même jamais satisfait, il nomme sa voiture la "Jamais Contente". Le 29 avril 1899, ce bolide atteint la vitesse record de 105,879 km/h ! Cette performance n'assura pas pour autant le succès du moteur électrique, qui dut attendre près d'un siècle pour retrouver les faveurs des constructeurs.
     
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    • 2 min
    Pourquoi y a-t-il de l'or dans les feuilles d'eucalyptus ?

    Pourquoi y a-t-il de l'or dans les feuilles d'eucalyptus ?

    Des scientifiques australiens ont trouvé des traces d'or dans des feuilles d'eucalyptus. Ils ont finalement découvert comment le métal précieux avait pu arriver jusque là.


    Du métal précieux dans les eucalyptus


    Les eucalyptus étudiés par l'équipe de chercheurs australiens poussent dans des endroits très isolés. Cependant, ils n'ont pas été choisis au hasard, car les analyses du sol ont révélé la présence de gisements aurifères dans le sous-sol, juste au-dessous des arbres.


    Les diverses parties de l'eucalyptus ont fait l'objet d'un examen approfondi de la part des chercheurs. De l'or a été trouvé dans l'écorce et aussi dans les feuilles, où on a découvert des particules aurifères dix fois plus petites qu'un cheveu.


    Comme les gisements n'ont pas été exploités, les scientifiques ont écarté l'idée que de la poussière d'or aurait pu imprégner les arbres. Après l'avoir envisagée un moment, ils n'ont pas davantage retenu l'hypothèse d'un transport par le vent des particules d'or.


    Des racines qui aspirent l'or


    En y regardant de plus près, les chercheurs australiens ont fini par trouver la clef de l'énigme. L'or est contenu dans l'eau que les racines de l'eucalyptus pompent à une grande profondeur.


    En période de sécheresse, notamment, l'arbre est capable de capter ces réserves d'eau à plus de 35 mètres de la surface, là où se trouvent précisément les gisements aurifères. Les scientifiques ont d'ailleurs été surpris de cette aptitude de l'arbre à véhiculer l'eau sur une aussi grande distance.


    Les particules d'or atteignent l'écorce, puis elles sont rapidement évacuées vers les extrémités de l'arbre, c'est-à-dire les feuilles. Il s'agit en effet d'un élément assez toxique, dont l'arbre se débarrasse, à terme, avec la chute des feuilles.


    Les chercheurs d'or ne trouveront pas de trésor en abattant un eucalyptus. Il en faudrait environ 500, tous situés au-dessus d'un gisement aurifère, pour obtenir l'or nécessaire à la fabrication d'une seule bague.


    En revanche, ces arbres pourraient servir de repère pour indiquer la présence de gisements. Une telle méthode de détection ne coûterait rien et, au surplus, serait respectueuse de l'environnement. Elle remplacerait donc avantageusement les forages.
     
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    • 2 min
    Quel est le mystère de l'Oxford Electric Bell ?

    Quel est le mystère de l'Oxford Electric Bell ?

    L'Oxford Electric Bell, ou pile sèche de Clarendon, est unique en son genre : elle sonne sans désemparer depuis sa mise en place, sans doute en 1840. Comment expliquer une telle pérennité ?


    Une cloche qui ne s'arrête jamais


    C'est un professeur de chimie enseignant à Oxford qui aurait commandé cette Oxford Electric Bell. Elle aurait été conçue par une fabrique d'instruments londonienne en 1825. Mais elle ne fonctionnerait que depuis 1840.


    Comme elle ne s'est jamais arrêté depuis, elle est donc la cloche ayant le plus sonné au monde, plus de 10 milliards de fois sans doute.


    Cet appareil est composé de deux piles sèches. On les appelle ainsi parce que les électrolytes, qui transportent le courant, sont enrobés d'une pâte faiblement humide. Deux petites cloches en laiton sont fixées sous les piles.


    Entre les deux piles, une boule de métal est suspendue à un fil. L'ensemble est recouvert d'un globe de verre, qu'on ne saurait soulever sans provoquer l'arrêt du mécanisme. Cet ingénieux dispositif repose sur un socle en bois.


    L'action de la force électrostatique


    Mais comment expliquer le mouvement perpétuel qui semble animer le battant de cette Oxford Electric Bell ? En fait, il semble que ce battant, constitué d'une minuscule boule métallique, soit animé par l'action de la force électrostatique.


    Celle-ci désigne le mouvement d'attraction ou de répulsion qui opère entre deux objets chargés électriquement. Ainsi, quand la petite sphère de métal touche l'une des cloches, elle est repoussée par la force électrostatique, tout en étant attirée par l'autre cloche.


    Ainsi le mouvement d'une cloche à l'autre se nourrit-il en quelque sorte de lui-même, ne déplaçant qu'une très faible quantité de charge électrique.


    Les piles sont recouvertes de soufre, pour les protéger de l'humidité. Mais personne ne sait exactement de quoi elles sont composées. On ne pourrait le découvrir qu'en ouvrant l'appareil, mettant ainsi fin à une expérience qui ne pourrait ainsi aller à son terme.


    Si le mouvement animant le battant devrait continuer, il se peut que les cloches finissent par s'user. Dès lors, on n'entendrait plus leur son, aussi menu soit-il.
     
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    • 2 min
    Comment la pression atmosphérique fut-elle découverte ?

    Comment la pression atmosphérique fut-elle découverte ?

    Bien qu'ils ne le ressentent pas, les savants des siècles passés se doutent que l'air a un "poids" spécifique. Mais il faudra attendre les travaux de Galilée et plus encore de Pascal, au XVIIe siècle, pour que la pression atmosphérique soit démontrée.


    Les travaux de Galilée et Torricelli


    Le savant italien Galilée, à qui l'on doit notamment la fabrication de lunettes astronomiques très précises, est intrigué par ce que lui racontent des gens habitués à puiser l'eau des puits.


    Pour ce faire, ils utilisent une pompe, formée d'un tuyau immergé dans l'eau, au fond du puits, et d'un levier, qui permet de l'aspirer. Mais, si le tuyau mesure plus de 10 mètres, l'eau, à un moment donné, ne monte plus.


    Se penchant sur ce problème, Galilée et son ami, le physicien italien Torricelli, finissent par trouver la solution. Si l'eau s'arrête de monter dans le tuyau, c'est que deux forces doivent s'équilibrer : la pression exercée par l'eau et celle de l'air.


    Pour confirmer de manière plus commode cette hypothèse, Torricelli a l'idée, en 1643, de verser du mercure dans une éprouvette, qu'il retourne. Le mercure se stabilise alors à une hauteur de 76 cm. C'est donc donc la pression de l'air qui empêche la colonne de mercure de monter plus haut.


    L'expérience de Pascal


    Aussi convaincante soit-elle, cette expérience de Torricelli ne prouvait pas de manière indubitable l'existence de la pression atmosphérique.


    C'est à Blaise Pascal qu'il incomba de fournir cette preuve. Le mathématicien et philosophe auvergnat imagine, en 1648, de transporter l'éprouvette de mercure en hauteur.


    Il pense en effet que si la pression atmosphérique existe, elle doit varier avec l'altitude. Par conséquent, le niveau d'une colonne de mercure placée en hauteur devrait être moins haut.


    Pour le vérifier, Blaise Pascal emporte éprouvette et mercure au sommet du Puy de Dôme. Et là il constate que le mercure ne s'élève pas à plus de 62,5 centimètres. Il venait de démontrer l'existence de la pression atmosphérique. C'est pour lui rendre hommage que l'unité qui mesure la pression atmosphérique a reçu le nom de pascal.
     
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    • 2 min

Customer Reviews

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16 Ratings

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bouba09 ,

Excellente qualité - très éducatif et efficace!

Merci pour ce podcast et les contenus. Toujours un regal et j'apprend toujours beaucoup. Bien à vous.-Bouba

CKoslowArt ,

Super podcast!

Ce podcast m'aide tenir au courant à tous les nouvelles dans la monde du tech. Il est super.

Steve, VT ,

Très intéressant podcast pour apprendre à un niveau intermédiaire

J’aime bien les sujets même que le niveau de vocabulaire et la vitesse de parole - merci, Louis.

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