166 episodes

De quoi nos assiettes sont-elles les métaphores ? Qu'est ce que la cuisine dit de nous et notre époque ? Tous les mercredis Bouffons présenté par Emilie Laystary décortique un sujet culinaire et sociétal avec un·e invité·e ou plus : chef.fe.s, professionnel.le.s, passionné.e.s mais aussi sociologues ou géographes, pour une discussion qui donne faim tout en donnant à réfléchir.

Bouffons Nouvelles Écoutes

    • Society & Culture
    • 5.0 • 7 Ratings

De quoi nos assiettes sont-elles les métaphores ? Qu'est ce que la cuisine dit de nous et notre époque ? Tous les mercredis Bouffons présenté par Emilie Laystary décortique un sujet culinaire et sociétal avec un·e invité·e ou plus : chef.fe.s, professionnel.le.s, passionné.e.s mais aussi sociologues ou géographes, pour une discussion qui donne faim tout en donnant à réfléchir.

    #132 - Faisons la lumière sur les dark kitchens

    #132 - Faisons la lumière sur les dark kitchens

    Les dark kitchens existent depuis quelques années, mais ont vu leur nombre considérablement augmenter avec la pandémie, aidées par la fermeture des restaurants et l’ère des plats à emporter. On dit même que la crise sanitaire a permis au secteur de gagner trois ans sur son développement.

    Ces cuisines sans salle ne reçoivent aucune clientèle et sont optimisées pour la livraison. Parfois il s’agit de restaurants qui externalisent une partie de leur production pour s’adresser aux utilisateurs des plateformes comme Deliveroo et Uber Eats, d’autres fois ce sont des restaurants totalement virtuels, autrement dit des marques qui n’ont aucun espace physique.

    Optimisation des process exécutés par des équipiers polyvalents travaillant à la chaîne, ingrédients rarement de bonne qualité, système de livraison reposant sur des travailleurs précaires… Quel futur pour la restauration laissent entrevoir les dark kitchens ? Qui les ouvrent ? À qui profitent-elles ? Quels changements induisent-elles sur le PAF, le paysage alimentaire français ?

    Dans cet épisode, Émilie Laystary reçoit le journaliste culinaire Stéphane Méjanès, à l’initiative de la page Instagram « La cuisine, pas l’usine » qui alerte sur le phénomène des dark kitchens. Ensemble, ils expliquent en quoi les dark kitchens actuelles sont rarement éthiques et donnent des clés pour les reconnaître.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.

    Montage et mixage par Laurie Galligani

    Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu

    • 27 min
    #131 - Le CBD français bientôt autorisé

    #131 - Le CBD français bientôt autorisé

    Depuis 2018, le public français consommateur de CBD ne cesse de grimper, surtout au tournant de novembre 2020, à la faveur d’un feu vert donné par la Cour européenne de justice.

    En toile de fond, la pandémie et son lot de stress et d’anxiété ont largement favorisé un intérêt pour ce produit. Consommé sous forme de fleurs à fumer ou de gouttes d’huiles à déposer sous la langue, le CBD est une molécule du chanvre utilisée pour ses bienfaits relaxants. On la compare souvent au THC, qui est l’autre molécule — cette fois, psychoactive – du cousin botanique du chanvre, le cannabis.

    Alors que la France est le premier pays d’Europe à produire du chanvre, les chanvriers n’avaient pas le droit jusqu’à présent d’utiliser les fleurs pour faire du CBD. Mais la législation vient de changer et bientôt, vous pourrez trouver du CBD français.

    Le CBD est également utilisé en cuisine, dans des recettes qui permettent d’allier gourmandise et détente, à condition de respecter quelques étapes de préparation.

    Dans cet épisode, Émilie Laystary s’entretient avec Linda Louis, autrice de nombreux ouvrages de cuisine dont “Super chanvre & CBD” aux Éditions Alternatives.

    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.

    Montage et mixage par Laurie Galligani

    Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu

    • 17 min
    #130 - Le bubble tea de la fierté

    #130 - Le bubble tea de la fierté

    De quoi le bubble tea est-il le nom ? Né à Taïwan dans les années 80, ce thé au lait agrémenté de billes de tapioca est aujourd’hui plus qu’une boisson à succès. Ces dernières années, il est devenu un véritable symbole de fierté pour beaucoup de jeunes Asio-descendant-e-s vivant en Occident.

    Arrivés à Los Angeles par le biais des immigrés taïwanais dans les années 90, les BBT shops sont à l’époque de véritables lieux de rendez-vous pour la jeunesse états-unienne d’origine asiatique. Au même moment, on sert des BBT en Chine, au Vietnam ou encore en Malaisie.

    Dans les pays occidentaux où l’on trouve de grosses communautés asiatiques, le fameux thé aux perles s’impose alors comme boisson-symbole auprès de celles et ceux qui revendiquent « l’AZN pride », la fierté d’avoir des origines asiatiques, un phénomène porté par la deuxième génération, particulièrement heureuse de voir se déployer une véritable pop-culture asiatique, avec les animés, les groupes de K-pop…

    Dans cette iconographie, siroter un BBT, c’était assumer ses origines asiatiques. Mais le BBT est-il politique pour autant ?

    Dans cet épisode, Émilie Laystary se penche sur l’histoire du BBT et ce qui se joue dans la fierté de marcher avec un gobelet à la main, accompagnée d’Aveline, alias Imperatrice Wu ou @huntergourmet sur Instagram.

    Les références entendues dans l’épisode :Jenny G. Zhang « The Rise (and Stall) of the Boba Generation », Eater (2019)Le podcast « Plan A Magazine », épisode 92 « Boba Liberalism vs. Asian Left Twitter », (2019) 


    Les bonnes adresses parisiennes entendues dans l’épisode :Chatime (Métro Saint Michel, Les Halles, Arts et métiers)Laï Zé Paris (Métro Rambuteau) pour des bubble tea au lait TeaYammi (Métro Pyramides) pour des bubble tea aux fruits Machi Machi, (Métro Pyramides) pour des bulbe tea crème brûléeShodai Matcha (Métro Arts et métiers) pour des bubble tea au taro.


    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.

    Montage et mixage par Laurie Galligani

    Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu

    • 17 min
    #129 - Ustensiles : c’était mieux avant ?

    #129 - Ustensiles : c’était mieux avant ?

    Avez-vous déjà ressenti une certaine satisfaction à utiliser un vieil ustensile de cuisine efficace et fonctionnant grâce à une mécanique qui se passe d'électricité ? Un bonheur suranné à cuisiner dans une vieille cocotte en fonte ? Un plaisir insouciant à manger dans une assiette creuse à fleurs tout droit sortie du vaisselier de vos grands-parents ?

    Pêle-pomme, passe-légumes, poivrier, gros plats à terrine… Depuis quelques temps, on observe un regain d’intérêt pour les ustensiles de cuisine et la vaisselle « vintage » qui existent depuis des générations.

    Même chez Empereur, la plus vieille quincaillerie de France située à Marseille on observe que cet ustensile rudimentaire qu'est la baratte à beurre est aujourd'hui régulièrement en rupture de stock. Nostalgie d'une esthétique passéiste et rassurante, ré-enchantement du quotidien au milieu d'un océan de nouvelles technologies, souci de durabilité…

    Pour analyser la réhabilitation de ces vieilleries, Émilie Laystary s’entretient avec Marie Godfrain, journaliste spécialisée en design, art de vivre et décoration. 

    Les références entendues dans l’épisode :Marie Godfrain, « Cocottes en fonte, passe-légumes, moulins à poivre… Le passé s’invite à table », Le Monde (2020)Maison Empereur est la plus vieille quincaillerie de France. Elle est située au 4 rue des Récolettes, à Marseille (13001) 


    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.

    Montage et mixage par Laurie Galligani

    Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu

    • 18 min
    #128 - Sous le joug de l’algorithme, des livreurs pas tout à fait indépendants

    #128 - Sous le joug de l’algorithme, des livreurs pas tout à fait indépendants

    Terminer une longue journée de travail, ouvrir son frigo et sentir monter la flemme de cuisiner. Après un court moment d’hésitation, se saisir de son téléphone, lancer une application de livraison et commander un plat cuisiné…. Cela vous est-il déjà arrivé ? 

    Depuis 2013, ces plateformes ont largement contribué à modifier nos façons de nous nourrir en ville. Il y a pourtant toujours eu des réfractaires à l’ère de instantanéité et de l’ubérisation généralisées, du côté de restaurants comme d’une clientèle soucieuse de ne pas avoir recours à cette activité avilissante pour les travailleurs précaires.

    Mais cette dernière année, un élément perturbateur de taille aura contribué à asseoir l’hégémonie des Uber Eats et autres Deliveroo : la pandémie. Avec la crise sanitaire, ses confinements et son couvre-feu à 18h, ces plateformes ont pu tranquillement recruter chez un nombre grandissant de restaurants sommés de pratiquer la livraison, de clients sacrifiant leurs principes sur l’autel de la praticité et des nouveaux livreurs, poussés par le manque de perspectives professionnelles par ailleurs.

    Cette banalisation des services de livraison de plats cuisinés interroge sur le futur du secteur. À bien des égards : celui de la multiplication des “dark kitchen”, ces cuisines sans salle de restaurants, calibrées pour débiter des plats à emporter. Ou encore celui de la santé mentale des livreurs — et c’est ce dont parle l’épisode du jour.

    Sous le joug d’une constante recherche de productivité, d’un esprit de compétition ravivé par la pandémie et du fait d’être esclave d’un algorithme qui les note sans arrêt, leurs conditions de travail ne se sont pas améliorées. Pire : elles préfigurent sur le long terme une société définitivement contrôlée par les calculs.

    Dans cet épisode, Émilie Laystary tend son micro à Fabien Lemozy, sociologue et chercheur à l’institut de psychodynamique du travail afin de comprendre les impacts du métier de livreurs sur la santé mentale de ceux-ci. “Nous assistons à une industrialisation du rapport de service de livraison. Comme à l’heure du capitalisme industriel, on a ici des livreurs qui sont le maillon d’une chaîne, non plus mécanique mais algorithmique”, prévient-il.

    Les références entendues dans l’épisode :Amélie Quentel, « Couvre-feu, confinement…Le triomphe des plateformes de livraison », Reporterre (2021)Gurvan Kristanadjaja, « Uberisés. Travailleurs des plateformes : “Coronavirus ou pas, on bosse sinon on ne gagne rien” » Fabien Lemozy, « La tête dans le guidon : être coursier à vélo avec Deliveroo », La Nouvelle Revue du TravailSous la direction du professeur Christophe Dejours, et avec son collègue chercheur Stéphane Le Lay, Fabien Lemozy a travaillé sur le vécu des livreurs de plateformes, en les faisant discuter de leur travail sous forme d’entretiens collectifs.


    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.

    Montage et mixage par Laurie Galligani

    Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu

    • 27 min
    #127 - Et si l’école pouvait lutter contre la fracture alimentaire ?

    #127 - Et si l’école pouvait lutter contre la fracture alimentaire ?

    De la même façon qu’il existe une fracture sociale, il existe plus précisément une fracture alimentaire.

    À l’école par exemple, il y a les élèves qui ont pu dîner la veille attablé-e-s en famille autour d’un bon plat et les autres, qui arrivent le ventre presque vide. D’une classe sociale à l’autre, tout le monde n’arrive pas en cours avec le même horizon culinaire.

    En toile de fond, il y a cette autre problématique, qui est celle du lien rompu entre les champs et l’assiette. Rares sont les enfants à savoir à quoi ressemble une betterave avant qu’elle ne soit coupée en dés dans une salade de cantine…

    Dans ce contexte, comment renouer avec la nature et offrir aux plus jeunes de quoi se forger une culture alimentaire ?

    Dans cet épisode, Émilie Laystary est allée à la rencontre de Camille Labro, fondatrice de « L’école comestible » , un collectif ayant pour objectif de réparer les liens brisés entre la terre et l’assiette, en proposant à l’école une éducation alimentaire.

    Les références entendues dans l’épisode :Aude Vidal, Egologie: écologie, individualisme et course au bonheur, Le monde à l’envers (2017)Le site de l’école comestible: écolecomestible.org L’Edible Schoolyard, un programme lancé par Alice Waters en 1995 aux États-Unis grâce auquel plus de 5 000 écoles à travers le monde ont pu bénéficier d’ateliers d’éducation alimentaire. Son site : edibleschoolyard.org 


    Bouffons est un podcast de Nouvelles Écoutes, animé par la journaliste Émilie Laystary avec l’aide en coulisses de Cassandra de Carvalho et Charline Yao.

    Montage et mixage par Laurie Galligani

    Générique réalisé par Aurore Meyer Mahieu

    • 27 min

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7 Ratings

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Kobedjine ,

Great podcast

Ça s'écoute facilement, on apprend plein de choses et ça donne envie de bouffer 😊

jonathansydney ,

J’adore

Super podcast food, par quelqu’un qui connait et est clairement passionné. Merci!

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