Les balades du week-end

Laissez-vous emporter par Vanessa Zhâ et Olivier Poels pour une évasion entre tourisme et gastronomie sur Europe 1. Découvrez des trésors du patrimoine, des bons plans de voyage en France et à l’étranger, ainsi que des expériences culinaires uniques. Des escapades qui réveillent vos sens et enrichissent vos idées pour vos prochaines aventures. Entre pépites cachées, adresses gourmandes et récits passionnants, ce rendez-vous est une invitation à explorer et savourer le monde autrement. Voyagez sans attendre ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 6 DAYS AGO

    Concert exceptionnel dans le gouffre du Padirac en Vallée de la Dordogne / Les petits pois

    Vanessa, on part dans la vallée de la Dordogne vivre une expérience artistique unique. Sous terre ! Une véritable performance envoûtante : votre salle de spectacle, c’est le gouffre de Padirac. L’artiste, Marco Poingt, est un pianiste passionné, engagé dans des œuvres caritatives. Il compose et joue sur les plus hauts sommets : les Pyrénées, le Groenland, le Kilimandjaro. Il a même été le premier pianiste à jouer à 6 000 mètres d’altitude… Tapis, musique… et là, pour la première fois, il va descendre dans les entrailles de la terre pour un concert en trois temps. Il glissera d’abord à la corde le long de la paroi sur 75 mètres, piano sur le dos. Dans un spectacle son et lumière qu’il a lui-même imaginé, il embarquera ensuite sur la rivière souterraine et jouera sur l’une des petites embarcations qui mènent au clou du spectacle : la salle du Grand Dôme, où l’attend un piano à queue. Marco est venu en résidence pour s’imprégner des lieux et s’adapter à leur acoustique. Ici, le son ne résonne pas : il remonte. Il a donc composé une musique très cinématographique, entre classique et jazz, pour ce lieu où tous les sens sont exacerbés. La vue, l’ouïe… vous êtes plongés dans la pénombre. Marco Poingt se glisse finalement dans la peau du premier explorateur du gouffre… Édouard-Alfred Martel, le père de la spéléologie française ! C’est en 1889 qu’il descend, suspendu à un câble de 75 mètres, pour s’enfoncer dans ce que les habitants appelaient alors le « trou du diable ». L’explorer… mais sans piano sur le dos ! Marco nous fait ainsi revivre en musique cette aventure au centre de la Terre. Bien sûr, vous ne descendrez pas à la corde, mais par 560 marches. Pensez à vous couvrir : la température ambiante est de 13 degrés. Vous glisserez ensuite sur l’eau, sans savoir où poser les yeux : entre le lac de la Pluie, au-dessus duquel est suspendue une grande pendeloque — une stalactite de 60 mètres qui frôle presque la surface — et le Grand Dôme, véritable cathédrale souterraine de 100 mètres de haut, ornée de fleurs de calcaire ruisselantes, de bénitiers d’albâtre, de piles d’assiettes, de drapés et de dentelle… Et si l’on veut garder des étoiles plein les yeux, on dort où ? À Les Esclargies, un hôtel nature, au calme, au milieu des chênes, à moins de 100 euros à Rocamadour. Notez les dates du concert au gouffre : les 30 avril, 1er et 2 mai. Fiche pratique : Soirée Concert au Gouffre : https://billetterie.gouffre-de-padirac.com/bin/index.php?ctx=HjqP0FMSb4Mv71cfPA3tPw&code_langue=fr&retour=https://www.gouffre-de-padirac.com/billetterie/index-fr.php Les Esclargies: https://www.esclargies.com/ Les petits pois : C’est LE symbole du printemps, et sans doute l’un de mes produits favoris.Appartenant à la grande famille des légumineuses, il est souvent surnommé le “caviar vert”. On le consomme en France depuis le XVIIe siècle, preuve de son ancrage dans notre patrimoine culinaire. Sa saison est malheureusement très courte : dans quelques semaines, il deviendra plus gros et perdra en finesse, avec une texture plus farineuse. Privilégiez-le bien frais et à écosser vous-même. Attention, pour 1 kilo de petits pois avec leurs cosses, vous n’obtiendrez qu’environ 300 g de grains. Ne jetez surtout pas les cosses ! Elles permettent de préparer une soupe savoureuse : coupées en morceaux, cuites avec une échalote et une pomme de terre dans du bouillon, puis mixées avec un peu de crème. Les petits pois ne doivent pas vraiment cuire, mais plutôt être réchauffés délicatement, afin de rester légèrement croquants. Dans une grande casserole, faites-les rouler avec un peu de matière grasse, en ajoutant un filet d’eau ou, mieux encore, du bouillon de légumes ou de volaille. Vous pouvez ensuite les sublimer avec quelques suprêmes d’agrumes ou de petites feuilles de menthe. Pour ma part, je vous propose de les associer à des dés de maquereau fumé et à un peu de zeste de citron Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  2. 12 APR

    City Break en Charente Maritime / Panisse

    Ce matin, on file en Charente-Maritime pour une escapade maritime et iodée, à l’occasion des 400 ans de la Marine nationale. Premier stop : Rochefort, qui a toujours eu l’âme voyageuse. C’est la ville de Pierre Loti, la ville de départ des grandes explorations scientifiques. Poussez les portes du musée Hèbre pour faire un tour du monde en 80 minutes, à défaut de 80 jours. Leurs collections du Pacifique sont magnifiques. C’est aussi la ville où a embarqué, en 1767, la première femme à avoir fait le tour du monde : Jeanne Baret, qui collectait des spécimens botaniques. C’est également ici qu’a été créée la toute première école de médecine navale au monde, en 1722. Pendant près de 250 ans, elle a formé les chirurgiens embarqués à bord des navires de guerre. Rochefort était le Versailles des mers de Louis XIV : il l’avait choisie pour y construire et y amarrer ses vaisseaux de guerre. La visite de l’Arsenal, construit en 1666, est donc incontournable, tout comme celle de la Corderie Royale pour apprendre à fabriquer de vrais cordages — pas de scoubidous ! Et le musée national de la Marine : les sous-marins et les cuirassés n’auront plus de secret pour vous. Ça sent bon l’appel du large ! Et justement, le vent nous pousse jusqu’à l’île d’Oléron : notre deuxième spot. Alors, juste avant d’emprunter le pont, arrêtez-vous au Fort Louvois, le petit frère de Fort Boyard. Il a été construit pour assurer la défense de l’Arsenal et fait évidemment partie de la fameuse ceinture de fer de Vauban. Ce fort, je l’aime bien : il sent déjà bon les vacances avec l’arrivée des beaux jours — DJ sets et yoga ! Et une fois sur Oléron, là, on est 100 % en vacances : surf, kitesurf pour les plus sportifs. Pour les gourmands : dégustation d’huîtres de Marennes-Oléron, les seules à posséder le Label Rouge. Qui dit huîtres dit Fort Royer, ce petit village typique pour découvrir l’histoire des cabanes ostréicoles. Colorées aujourd’hui, elles étaient à l’origine noires, enduites de coltar, avant que chaque ostréiculteur ne les repeigne de la même couleur que son bateau. Et si on est fan de pêche, justement, vous suggérez quoi ? Découvrir la pêche à pied et la pêche à l’écluse. Les écluses à poissons sont des pièges datant du Moyen Âge, construits en pierres en forme de fer à cheval. Les poissons y entrent à marée montante et s’y retrouvent piégés à marée descendante. Les premières écluses datent, a priori, du Moyen Âge. C’est un patrimoine unique et communautaire : il n’en reste plus que 17 aujourd’hui, contre 237 au XIXe siècle. On finit comme ça sur une belle découverte iodée. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min
  3. 11 APR

    Week-end dans le Périgord vert pour la 6e Édition de “Châteaux en fête" en Dordogne/ La rhubarbe

    Aujourd’hui, pour les vacances de Pâques, la Dordogne lance la 6ᵉ édition de «Châteaux en fête». Parmi la centaine de châteaux qui y participent, vous nous en conseillez deux, dans le Périgord vert. Un que j’apprécie beaucoup : moins touristique, plus secret que le Périgord noir. Le Périgord vert a beaucoup de cachet : on suit la rivière de l’Auvézère, on arpente les chemins de randonnée, on s’enfonce dans les gorges… Et puis, il y a de magnifiques châteaux chargés d’histoire. Comme celui de Jumilhac. Ce château a des airs de conte de fées, avec ses toits en ardoise et ses poivrières. Son histoire, elle, est assez fascinante. Déjà, il appartient à la même famille depuis le XVIᵉ siècle, les marquis de Jumilhac. Aujourd’hui, c’est Henri de La Tour du Pin, 11ᵉ du nom, qui organise lui-même les visites guidées. Après des dizaines d’années de recherches méticuleuses, il a découvert que ce château avait un passé assez mystérieux, grâce à plusieurs symboles ésotériques, dont certains figurent sur le plafond de la chambre de la Fileuse — chambre dans laquelle Louise de Hautefort serait restée enfermée trente ans pour adultère — et qui servait aussi de cabinet à son ancêtre alchimiste. Un château d’alchimistes, j’adore ! On se croirait dans Kaamelott. Et justement, à l’occasion de « Châteaux en fête », qui propose une belle programmation d’animations, à Jumilhac vous allez pouvoir vous immerger dans les décors et les anecdotes du film Kaamelott II. Certaines scènes y ont été tournées. Ambiance torches, bougies et musique pour une visite nocturne. De véritables décors de cinéma, ces châteaux… Vous en avez un autre à nous recommander ? Le château de Hautefort : un joyau du XVIIᵉ siècle. Ce n’est pas anodin si on le surnomme souvent le Versailles du Périgord. C’est un site pour les amoureux des jardins ! Ses jardins à la française sont époustouflants : trois hectares de buis taillés deux fois par an, à la main, pour qu’ils restent bien verts, avec des sculptures de buis et des parterres de broderies. Là encore, un vrai décor de cinéma… Jean Marais et Jean-Pierre Léaud, pour ne citer qu’eux, ont arpenté ses jardins en costume. Cela fait 50 ans qu’Hautefort accueille des tournages de films historiques. Pour « Châteaux en fête », sachez qu’ils organisent une visite privée donnant accès à des salles qui n’ont encore jamais été ouvertes au public. Cela donnera peut-être à certains d’autres idées de films. Hébergement : Soit à La chartreuse du Maine à Cubjac à 20 min de Hautefort ..de tres beaux gites de charme avec chacun un jardin privatif et des vélos a disposition. Sinon Le domaine de la Sabliere à Thiviers à 15 min de Jumilhac. Des chambres d’hôtes dans une belle batisse au milieu d’un parc. La rhubarbe : Une plante qui divise, intrigue… et parfois fait grimacer : la rhubarbe ! Cette tige rosée, souvent confondue avec un fruit, est en réalité un légume — un légume au caractère bien trempé. Originaire d’Asie, la rhubarbe était autrefois utilisée pour ses vertus médicinales. Aujourd’hui, elle a trouvé sa place dans nos cuisines, surtout au printemps, où elle annonce le retour des beaux jours. Une saison qui débute en avril. Car la rhubarbe, c’est une histoire de contrastes. Crue, elle est franchement acide — disons-le, presque agressive — et pas conseillée en grandes quantités, car elle contient de l’acide oxalique. Mais une fois cuite, elle se montre plus consensuelle et douce. Petit rappel quand même : ses feuilles sont toxiques, donc on les oublie ! On garde uniquement les tiges. Très intéressante dans les plats salés, comme un tajine où elle apporte du peps… avec du porc ou de la volaille. Rhubarbe rôtie au four : - 5 à 6 tiges de rhubarbe- 70 g de sucre brun- 1 gousse de vanilleÉplucher et disposer les tiges dans un plat. Ajouter le sucre et les graines de la gousse de vanille. Laisser confire 45 minutes à 170 °C. Servir avec un yaourt à la grecque. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  4. 5 APR

    Week-end spécial Pâques : Lisieux en Normandie / Le nid en chocolat

    Vanessa, en ce week-end pascal, on continue notre série des villes sanctuaires. Ce matin, direction la Normandie : Lisieux. Dans ce beau pays d’Auge, ce bocage normand avec ses vergers et ses petits manoirs disséminés, nous sommes sur la terre de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Pas un choix fait au hasard pour le jour de la Résurrection du Christ. Puisque le message de sainte Thérèse, « la petite voie » comme on l’appelle, est un message d’amour et de confiance : « faire de manière extraordinaire des choses tout ordinaires ». Elle disait qu’après sa mort, elle ferait « tomber une pluie de roses ». C’est en remerciement à toutes ces roses que la basilique Sainte-Thérèse a justement été construite en 1929. Elle avait été épargnée par les bombardements de 39-45, alors que 80 % de la ville a été détruite. Elle est souvent comparée au Sacré-Cœur de Montmartre pour son style néo-byzantin et son décor Art déco dans la crypte. Les murs sont recouverts de marbres et de mosaïques, particulièrement impressionnantes. Notamment celle du chœur, que vous avez immédiatement en perspective quand vous entrez, avec la Trinité : l’Esprit Saint, le Père et le Fils, Jésus, entourés évidemment de Thérèse et de Marie. Le sanctuaire de Lisieux ne se résume pas à la basilique : il y a aussi d’autres sites thérésiens : Les Buissonnets, la maison dans laquelle elle va vivre avec son père et ses sœurs après le décès de sa mère. Une maison qui se visite avec le cœur. Sa chambre, dans laquelle Thérèse, qui avait une santé fragile, a guéri instantanément après avoir vu la Vierge Marie lui sourire. Et puis le Carmel, dont la chapelle abrite depuis 1923 ses reliques. Elle y était entrée à seulement 15 ans, avant de décéder de la tuberculose en 1897, et que ses récits soient publiés l’année suivante : « Histoire d’une âme », aujourd’hui traduit en 60 langues et vendu à 500 millions d’exemplaires. Et on ne peut pas finir notre escapade pascale sans parler de chocolats : Ceux de la chocolaterie Mérimée, installée dans un ancien grenier à sel du XVe siècle, le manoir Desmares. Il fait partie du patrimoine lexovien. Il a été restauré et aménagé en chocolaterie et salon de thé. Lisieux : https://tourisme.lisieux-normandie.fr/ Chocolaterie Mérimée : https://www.chocolaterie-merimee.fr/ Hébergement : le grand hôtel de l’Espérance situé en plein cœur de Lisieux : Grand Hôtel de L’Espérance - Hotel Restaurant Lisieux Le nid en chocolat : La tradition d’offrir des œufs à Pâques est très ancienne : les Gaulois les offraient pour célébrer le retour du printemps. Au Moyen Âge, on offrait des œufs de poule ou d’oie décorés, une tradition qui se poursuit à la Renaissance. Il n’y avait pas de chocolat avant la fin du XIXᵉ siècle, période où le moulage du chocolat devint maîtrisé. C’est après la Seconde Guerre mondiale que cette tradition se popularise réellement. Ingrédients :- 70 g de chocolat- 40 g de sucre- 65 g de beurre (à faire fondre)- 60 g de farine- 2 œufs- Zeste émincé d’une orange (facultatif)- 1 c. à c. de levure- 1 pincée de sel- Des petits œufs en chocolatPréparation :- Mélanger le beurre fondu avec le sucre et le sel.- Faire fondre le chocolat et l’incorporer au mélange.- Ajouter les œufs, puis la farine et la levure.- Beurrer un moule à baba et y verser la préparation.- Cuire 40 minutes à 150 °C.- Laisser refroidir avant de garnir de petits œufs en chocolat. Le grand hôtel de l’Espérance situé en plein cœur de Lisieux Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  5. 4 APR

    Week-end spécial Pâques : le Puy-en-Velay en Auvergne / L'agneau pascalWeek-end spécial Pâques : le Puy-en-Velay en Auvergne / L'agneau pascal

    Vanessa, en ce week-end pascal, on poursuit notre série des villes sanctuaires, direction l’Auvergne : Le Puy-en-Velay. Au départ de la Via Podiensis, l’une des quatre voies menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, tout est simple : il suffit de partir de la place du Plot, colorée aux airs d’Italie, comme les autres places, d’emprunter la rue Saint-Jacques… et puis marcher ! 1 600 km ! Ce sanctuaire marial est fascinant : une cité installée au centre du cratère d’un ancien volcan. Une ville, mais plusieurs sanctuaires. La cathédrale Notre-Dame, Saint-Michel d’Aiguilhe et Saint-Joseph d’Espaly, tourné vers la cathédrale — Joseph répond à la Vierge Marie, à laquelle on doit la fondation de l’édifice. Nous sommes au Ve siècle, lorsqu’elle guide une femme pétrie de fièvre et de douleur avec ces mots : «Va sur le mont Anis, étends-toi sur la pierre sacrée et tu seras guérie.» Aujourd’hui, c’est sur cette pierre des fièvres que les pèlerins viennent déposer leurs peines et leurs espoirs… la première pierre de la cathédrale. Quant aux contreforts, on les doit aux traces qu’un grand cerf aurait laissées lorsque la neige est tombée au moment même du miracle. Une cathédrale romane classée au patrimoine mondial de l’Unesco, au titre des chemins de Saint-Jacques. Incontournable, bien sûr… mais votre cœur penche peut-être davantage pour un rocher. Le rocher Saint-Michel d’Aiguilhe, au sommet duquel est accrochée une chapelle que l’on rejoint après avoir gravi un escalier de 268 marches ! C’est époustouflant ! Un petit Mont-Saint-Michel. Prosper Mérimée disait que c’était un petit bijou de l’architecture romane. Et oui, sa façade est l’une des plus belles d’Occident, recouverte de sculptures mystérieuses — il y a même des sirènes et des bœufs.Cette chapelle est dédiée à l’archange Saint-Michel, le chevalier ailé qui a terrassé le dragon. Une légende qui revit chaque soir d’été avec Puy de Lumières, une scénographie féerique qui fait renaître les sites du patrimoine du Puy, labellisé Ville d’art.Une ville gastronomique aussi, car il n’y a pas que les nourritures spirituelles. Ce que je préfère, c’est l’Artisou, ce fromage qui s’affine sur des claies de peuplier. Pour le goûter, rendez-vous sur la place du marché du Plot. Ensuite, à vous de décider si vous emprunterez la rue Saint-Jacques. www.Lepuyenvelay-tourisme.fr Scénographie Puy de Lumières : https://www.laplanchedemelussac.com/ du 3 juillet au 3 septembre Chambres d’hôtes : Domaine de la Planche de Mélusssac à Cussac-sur-Loire : https://www.laplanchedemelussac.com/ L’agneau pascal : Tradition incontournable à Pâques, l’agneau se décline sous toutes ses formes.Il existe trois catégories d’agneaux :- L’agneau de lait (ou laiton) signifie que l’animal est né et élevé sur une même exploitation. Nourri uniquement au lait maternel, il est abattu entre 40 et 60 jours ; sa chair est donc très blanche, moelleuse et tendre.- L’agneau de bergerie, ou agneau de 100 jours, est nourri au lait de sa mère puis complété au lait de vache.- L’agneau d’herbage, comme son nom l’indique, a commencé à manger de l’herbe ; il est abattu entre 6 et 12 mois. Vous pouvez opter pour une IGP : Pauillac, Aveyron, Limousin ou Sisteron. Côté morceaux : le gigot (patte arrière), l’épaule (avant de l’animal, un peu plus grasse et moelleuse), les côtes (en carré ou individuelles, à griller), la souris (muscle qui entoure le tibia), le collier (le cou, riche en collagène, idéal pour les cuissons longues). L’agneau se déguste rosé ou bien confit. Il aime les herbes et les épices. Épaule confite aux herbes :Enduire l’épaule d’un mélange d’herbes et de beurre pommade. Passer sous le gril du four pour colorer. Placer dans une cocotte avec ail, échalotes, carottes nouvelles, petites pommes de terre et un verre de vin blanc. Laisser cuire à 200 °C pendant 1 heure, puis poursuivre la cuisson à 150 °C pendant 1 heure supplémentaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  6. 29 MAR

    Barcelone qui célèbre cette année l’artiste Gaudi / La ficelle picarde

    Ce matin, direction Barcelone pour célébrer l’artiste Gaudí, le génie derrière la Sagrada Familia, à l’occasion de notre escapade urbaine. Son chef-d’œuvre… toujours inachevé. Et justement, la Sagrada Familia offre une très belle idée de visite pour les célébrations de Pâques. Tout commence aujourd’hui avec le dimanche des Rameaux : la façade de la Passion va s’illuminer lors d’un spectacle musical pendant trois jours. Un moment qui s’annonce splendide. Et 2026 est une année majeure pour la basilique : la plus haute tour du monument, la tour de Jésus-Christ, sera bénie et inaugurée. La date est désormais connue : ce sera le 10 juin. Notez-la bien, car ce sera un grand moment, symbolisant l’accomplissement spirituel du projet de Gaudí, à la croisée de l’art, de la foi et de la modernité. Vous aviez justement envie de nous emmener dans un lieu aux alentours de Barcelone, en lien avec la Sagrada Oui, la crypte de la Colònia Güell, sur la Costa Barcelona. C’est en quelque sorte le laboratoire de la Sagrada ! Pourquoi ? Parce que Güell, le mécène de Gaudí, lui donne carte blanche pour construire la chapelle de ce nouveau quartier. C’est là que l’architecte exprime tout son génie créatif et affine ses techniques, notamment ses fameuses voûtes en paraboloïde hyperbolique… avant de s’attaquer à la Sagrada Familia. Gaudí disait même que s’il l’avait achevée, cela aurait été « la maquette monumentale de la Sagrada ». Le site est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et notez que les 17 et 18 octobre, la Colònia Güell accueillera, comme chaque année, la Fête du Modernisme. Vous évoquiez son mécène Güell, il y a forcément un lien avec le célèbre parc Güell En effet ! Gaudí l’avait conçu pour la famille Güell, et c’est aujourd’hui l’un des symboles de la ville. Le 26 avril 2026, on fêtera le centenaire de son ouverture au public. Pour l’occasion, un grand dîner inspiré des fêtes du début du XXe siècle sera organisé… et il sera ouvert à tous. Et pour terminer, une dernière date à noter dans cette année Gaudí : une idée pour le nouvel an. Un spectacle immersif autour de la Casa Batlló, l’une des maisons modernistes construites par Gaudí sur la plus célèbre avenue de Barcelone, le Passeig de Gràcia. Un autre incontournable, pour conclure une année entièrement dédiée au maître du modernisme catalan. Une adresse ? L’emblématique édifice moderniste « casa Fuster », qui a été transformé en Hôtel Office du tourisme de Catalogne https://www.catalunya.com/fr/ Hôtel casa Fuster www.hotelcasafuster.com La ficelle picarde est une crêpe farcie au jambon et aux champignons, spécialité traditionnelle de la région d’Amiens, née dans les années 1950. Elle a été créée par le chef Marcel Lefebvre, de l’Hôtel du Commerce.Il s’est inspiré d’une préparation plus ancienne : la duxelles de champignons, inventée au XVIIe siècle par le célèbre cuisinier Pierre-François de La Varenne, originaire de Dijon.Cette garniture est composée d’un hachis de champignons, d’échalotes et d’oignons cuits au beurre.Un débat a longtemps opposé crème et béchamel. La confrérie de la ficelle picarde a tranché : dans la recette originale, on utilise de la crème fraîche. La béchamel est apparue plus tard pour des raisons de conservation. La ficelle picarde est une crêpe farcie au jambon et aux champignons, spécialité traditionnelle de la région d’Amiens, née dans les années 1950. Elle a été créée par le chef Marcel Lefebvre, de l’Hôtel du Commerce.Il s’est inspiré d’une préparation plus ancienne : la duxelles de champignons, inventée au XVIIe siècle par le célèbre cuisinier Pierre-François de La Varenne, originaire de Dijon.Cette garniture est composée d’un hachis de champignons, d’échalotes et d’oignons cuits au beurre.Un débat a longtemps opposé crème et béchamel. La confrérie de la ficelle picarde a tranché : dans la recette originale, on utilise de la crème fraîche. La béchamel est apparue plus tard pour des raisons de conservation. Ingrédients (pour 4 personnes)- 4 crêpes- 250 g de champignons de Paris bien fermes- 100 g d’échalotes- 20 g de beurre- 4 à 5 tranches de jambon- 50 g de crème fraîche épaisse- 75 g de comté ou d’emmental râpéPréparation1. Préparer la duxelles- Éplucher et hacher finement les échalotes.- Nettoyer les champignons puis les couper en très petits dés.- Faire fondre le beurre dans une poêle.- Ajouter les échalotes et les faire revenir doucement.- Incorporer les champignons et laisser cuire à feu moyen jusqu’à évaporation de l’eau.- Ajouter une cuillère à soupe de crème fraîche, mélanger et réserver.2. Garnir les crêpes- Déposer une tranche de jambon sur chaque crêpe.- Répartir la duxelles de champignons dessus.- Rouler les crêpes pour former des ficelles.3. Montage- Disposer les crêpes roulées dans un plat à gratin beurré.- Napper avec le reste de crème fraîche.- Parsemer de fromage râpé.4. Cuisson- Enfourner dans un four préchauffé à 180 °C.- Laisser gratiner pendant environ 20 minutes, jusqu’à ce que le dessus soit bien doré.Servir bien chaud. Bon appétit ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  7. 28 MAR

    On enfourche notre vélo, à l’assaut de la dernière des véloroutes, la Méditerranée à Vélo / La Truite

    Vanessa, on enfourche nos vélos à l’assaut de la dernière des véloroutes : la Méditerranée à Vélo ! Il s’agit de la partie française de l’EuroVelo 8, un itinéraire de 8 500 km reliant Cadix à Izmir. Notre tronçon français ne fait «que» 850 km. Il part des Pyrénées-Orientales, longe la côte jusqu’à Aigues-Mortes. Et puis, c’est là son originalité : on s’attend à suivre littéralement le littoral méditerranéen. Eh bien non, on file dans l’arrière-pays, on traverse le nord des Alpilles et du Luberon, le sud du Verdon, avant de rejoindre la côte à Mandelieu et de filer jusqu’à Menton. Avec cette traversée de l’arrière-pays, on sort justement du cliché Méditerranée / Côte d’Azur. On découvre des lieux moins communs, parfois touristiques, mais aussi le silence de grands espaces naturels, puisque l’itinéraire traverse plusieurs parcs naturels régionaux. Alors justement, vous nous recommandez un tronçon à cheval sur deux parcs naturels Les Alpilles et le Luberon. À faire au printemps, et surtout pas en plein été : il fait beaucoup trop chaud pour rouler. Sur cette portion, on peut faire des boucles, traverser des villages, se poser en terrasse à l’ombre d’une fontaine. Cela peut paraître cliché, mais c’est très appréciable. On pédale au milieu des champs d’oliviers, de lavande, des vergers… Et du côté des villages perchés du Luberon, ce n’est pas mal non plus, entre Cavaillon, la capitale du melon, et Apt, la capitale des fruits confits. Mes spots : Bonnieux pour son pont Julien, pont romain entièrement dédié aux vélos, son ancienne tour de guet transformée au XVIe siècle en clocher. D’une cloche, on est passé à quatre, et son carillonneur est l’un des derniers de France. Roussillon et son sentier des Ocres : une explosion de couleurs jaunes, oranges et rouges qui tranchent avec le ciel bleu et le vert des arbres. D’ailleurs, on a l’impression que certains sont plus verts que d’autres, mais ce n’est qu’une illusion d’optique. Poussez les portes du musée d’Okhra, vous aurez la réponse. Ménerbes, où Picasso a acheté une maison en échange d’un tableau. Il l’a offerte à Dora Maar en cadeau de rupture. Aujourd’hui, c’est une maison d’artistes, et la seule chose qu’il reste d’elle, c’est sa mobylette sur laquelle elle sillonnait les routes du Luberon. Déjà un deux-roues pour humer l’air provençal. Le site de la méditerranée à vélo : www.lamediterraneeavelo.com La truite : Sauvage ou d’élevage, la truite est un poisson d’eau douce bon marché. La pêche est d’ailleurs ouverte depuis la mi-février. La plupart des truites que l’on trouve aujourd’hui sont issues de l’élevage, idéalement bio et français. Il en existe différentes variétés, avec des textures parfois très différentes. La mode est actuellement à la truite saumonée (aussi appelée arc-en-ciel) : une truite à la chair rosée et de belle taille, qui remplace avantageusement le saumon — ce qui reste toutefois discutable. Très sensible à la surcuisson, la truite ne doit pas dépasser 55 °C : au-delà, les fibres se contractent et l’eau s’échappe. Il est également préférable de la saler légèrement un peu à l’avance. La cuisson en papillote est particulièrement adaptée, avec des herbes et un peu de vin blanc. J’aime aussi la manger crue : en gravlax, mais également en tartare ou en ceviche. Il existe aussi la célèbre truite au bleu (et non le fromage). Il faut deux truites entières, vidées mais non lavées, un court-bouillon, 10 cl de vinaigre blanc et 10 cl de vin blanc. On ne lave pas la truite, car la fine couche de mucus naturelle présente sur la peau réagit avec le vinaigre chaud et donne cette teinte bleuâtre caractéristique. Si on la rince, on perd cet effet. La cuisson est le moment crucial : il faut faire bouillir le vinaigre et le vin blanc puis arroser les truites. On les plonge ensuite délicatement dans le court-bouillon qui doit juste frémir, sans jamais bouillir. La cuisson dure 6 à 8 minutes selon la taille. La peau prend immédiatement une teinte bleutée ou grisée, exactement ce que l’on recherche. On sert avec un beurre noisette. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min

About

Laissez-vous emporter par Vanessa Zhâ et Olivier Poels pour une évasion entre tourisme et gastronomie sur Europe 1. Découvrez des trésors du patrimoine, des bons plans de voyage en France et à l’étranger, ainsi que des expériences culinaires uniques. Des escapades qui réveillent vos sens et enrichissent vos idées pour vos prochaines aventures. Entre pépites cachées, adresses gourmandes et récits passionnants, ce rendez-vous est une invitation à explorer et savourer le monde autrement. Voyagez sans attendre ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

More From Europe 1

You Might Also Like