Le président a assisté en personne hier, mercredi 1er avril, aux plaidoiries sur le droit du sol devant la Cour Suprême. C’est une première, soulignent les médias américains. Donald Trump avait pris, en janvier 2025, un décret visant à restreindre l’acquisition automatique de la nationalité pour les bébés nés sur le sol américain. Un droit « inscrit dans le 14e amendement de la Constitution, entré en vigueur en 1868 », indique la NPR. Hier, la Cour Suprême, à majorité conservatrice, s’est montrée « sceptique » quant aux arguments avancés par le gouvernement, affirme le Washington Post. Les juges « ont bombardé de questions indiscrètes le principal avocat de l’administration Trump », poursuit le New York Times. Parmi les arguments développés par l’administration américaine, mettre fin « au tourisme natal », relève le Temps, soit le fait de venir accoucher aux États-Unis pour en repartir aussi vite. Une pratique qui « abuse » de la Constitution américaine. Mais « d’après le centre pour l’étude de l’immigration américaine, entre 20 000 et 26 000 bébés naîtraient chaque année dans cette situation, soit moins d’1% du total annuel », pointe le journal suisse. La plus haute juridiction américaine devrait rendre son verdict fin juin ou début juillet. « Une décision défavorable à Donald Trump constituerait le dernier d’une série de revers subis par le président ces derniers mois », les juges ayant déjà invalidé ses droits de douane en février et bloqué le déploiement de la Garde nationale à Chicago en décembre, rappelle le Washington Post. Homicide Toujours concernant les États-Unis, le cas d’un réfugié rohingya fait également couler de l’encre ce jeudi matin. Nurul Amin Shah Alam est décédé en février quelques jours après avoir été déposé par des gardes-frontières lors d’une nuit glaciale sur le parking d’un restaurant à Buffalo. La mort de cet homme, presque aveugle, qui ne parlait pas anglais, « avait suscité l’indignation dans tout le pays », rappelle le New York Times. Le médecin légiste chargé de l’autopsie vient de conclure à un homicide. Le décès de Nurul Amin Shah Alam est « dû » aux complications « d’un ulcère duodénal perforé, aggravées par l’hypothermie et la déshydratation. « Cette décision donne un nouveau poids à l’enquête », souligne le Guardian. Les responsables des gardes-frontières nient toute implication de leurs agents dans ce décès et dénoncent (je cite) « une supercherie propagée par les médias (…) pour diaboliser les forces de l’ordre ». Poussière lunaire Décollage réussi pour la mission Artemis 2 hier, les quatre astronautes sont partis pour un voyage spatial autour de la Lune. Dans ce contexte, le Guardian s’intéresse aux entreprises qui cherchent à exploiter les ressources lunaires, notamment un certain type d’hélium qui est présent dans la poussière lunaire mais qui « si rare sur Terre qu’un récipient de la taille d’une paume de la main vaudrait des millions », explique le quotidien britannique. L’hélium 3 est utilisé pour l’imagerie médicale mais « ses propriétés pourraient s’avérer essentielles pour les ordinateurs quantiques. » « La demande est en hausse mais les stocks disponibles sont extrêmement limités, explique un expert interrogé par le journal. C’est un produit dont le prix est suffisamment élevé pour justifier un voyage dans l’espace. » Plusieurs entreprises lèvent donc déjà des fonds pour « être les premières à profiter d’une économie lunaire naissante ».