De retour de festivals

Rencontre d'ici et d'ailleurs

Tables rondes, interviews, rencontres de voyageurs lors des festivals où la radio voyage Allô La Planète débarque et pose son studio mobile.  Ecoutez ou réécoutez les moments forts. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Lyon–Norvège sans avion : quand le voyage devient BD

    2 DAYS AGO

    Lyon–Norvège sans avion : quand le voyage devient BD

    Au micro de Retour de Festival sur Allô la Planète, direction le Festival Cyclo-camping International 2025 pour une rencontre lumineuse avec Coralie, Lucille et Morgane. Deux amies (Coco & Lulu) racontent comment une envie simple – voyager autrement, sans avion – s’est transformée en aventure au long cours… puis en bande dessinée. Tout commence à Lyon : pour atteindre la Norvège sans avion, elles bricolent un itinéraire “bas carbone” en train, Flixbus et autres liaisons terrestres. Une fois sur place, elles enfourchent leurs vélos pour traverser les grands espaces norvégiens et goûter à ce que le cyclotourisme promet de plus précieux : la liberté. Dormir où l’on veut (ou presque), choisir ses kilomètres au jour le jour, se réveiller au milieu de nulle part… Le tout en mode camping sauvage et autonomie grandissante : eau, nourriture, météo, fatigue, et ce fameux “juste ce qu’il faut” dans les sacoches – avec, parfois, un petit extra “confort” assumé. Le trio revient aussi sur l’évolution de leur pratique : leurs premiers voyages à vélo étaient courts, en France, avec peu de matériel (des sacs de rando attachés comme on peut). Puis viennent les sacoches, l’habitude, et surtout une prise de conscience écologique : oui, elles ont déjà pris l’avion plus jeunes, mais aujourd’hui elles veulent aligner leurs rêves de voyage avec leurs valeurs. La Norvège devient alors un laboratoire du slow travel. Moment fort : le woofing. Un mois dans une ferme, des tâches au potager, du bricolage, des rencontres… jusqu’à se retrouver à quarante et dormir dans la paille ! Un “voyage dans le voyage” qui leur révèle une idée clé : on peut avoir l’impression de beaucoup voyager sans bouger. Elles évoquent aussi une parenthèse en voilier, l’envie (vite discutée) d’embarquer les vélos, puis la décision de les revendre sur place pour qu’ils repartent en aventure avec d’autres. Et c’est là qu’entre en scène Morgane : illustratrice, elle n’a pas fait le voyage à vélo, mais elle va le faire vivre sur papier. Coralie et Lucille cherchent un support qui rende le cyclovoyage accessible (budget, matériel, confiance, regard sur les femmes qui partent). Le livre “classique” leur semble déjà très présent, le documentaire hors de portée… La solution : une BD/roman graphique. Par le jeu des contacts, elles rencontrent Morgane, et la synergie est immédiate : même humour, même sens du détail. Morgane apprend même à dessiner des vélos (beaucoup : “cinq vélos par page” sur une BD de 130 pages), en multipliant les versions jusqu’à ce que chaque scène “sonne juste”. Côté production, elles choisissent l’auto-édition et l’indépendance : pour garder la main, vivre l’aventure jusqu’au bout, et surtout rémunérer correctement Morgane. Elles lancent alors un financement participatif Ulule en précommande, atteignent leur objectif et le dépassent. Elles racontent sans filtre la “vraie vie” de la campagne : flyers glissés sur des vélos, pitchs improvisés en train, petits moments de gêne… et beaucoup de bienveillance. Dernier chapitre : une impression envisagée à Lyon, avec une attention portée aux labels et au papier, et un stockage “chez la mamie”. Un épisode inspirant pour celles et ceux qui veulent oser le voyage à vélo, découvrir le woofing, et comprendre comment une aventure devient une œuvre collective. À écouter, et à partager ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    27 min
  2. Armand Portas, administrateur de la F3V

    4 DAYS AGO

    Armand Portas, administrateur de la F3V

    Dans cette interview en direct du festival Cyclo Camping International 2025, l'équipe d'Allo la Planète reçoit Armand Portas, administrateur de la F3V (Association française pour le développement des véloroutes et voies vertes), pour un échange sur le combo vélo + train (et les galères qui vont avec). Armand fait vélo-train au quotidien et constate les difficultés récurrentes (réservation, accès aux quais, saturation, règles différentes selon les régions). Qui décide de quoi ? Les Régions sont autorités organisatrices des TER (donc règles variables). La SNCF pilote la partie TGV (logique commerciale). L’État finance les Intercités / trains de nuit (trains d’équilibre du territoire).Résultat : pour voyager sereinement, il faut comprendre ce “millefeuille” d’acteurs. Retour terrain : Armand raconte avoir testé un Tour de France en 17 jours en mixant vélo et train, et repère les “grains de sable” . La SNCF est selon lui, plutôt à l’écoute, notamment parce que de plus en plus d’agents sont eux-mêmes cyclistes. Mais les évolutions matérielles prennent du temps. Enquête nationale : la F3V lance un questionnaire et récolte 1250 retours, pour objectiver les problèmes et peser dans les discussions. Réservation vélo et harmonisation : la tendance est à davantage de réservation. Un point clé : il faut harmoniser les règles régionales si la France veut être une destination vélo “simple” à utiliser pour tous, y compris pour les touristes étrangers. Chiffres donnés (qui montrent l’explosion de la demande) : environ 100 000 places vélo réservées en TGV (en hausse forte depuis 2021), 75 000 en Intercités, 390 000 en TER (sans compter certains usages non réservés). Clin d’œil local : Armand cite l’Ardèche comme territoire “en avance”, avec une véloroute testée et un projet de site pour recenser les mobilités afin de venir/voyager sans voiture. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    15 min
  3. Une bourse pour les voyageurs

    4 DAYS AGO

    Une bourse pour les voyageurs

    Dans cet épisode “Retour du festival Cyclocamping International 2025”, Flo' et Steph' d’Allô la Planète sont en direct du festival pour parler d’un temps fort : la bourse CCI destinée aux jeunes voyageurs et voyageuses à vélo. Claire, membre du jury, explique le principe de cette aide (créée vers 2018) : donner un coup de pouce à des projets de voyage sans assistance, pour des participants de moins de 30 ans, sur une durée de 2 à 12 mois. La sélection se fait uniquement sur dossier, évalué via une grille de critères par un jury de 5 personnes : présélection, seconde lecture collective, puis délibération. Cette année, environ 20 candidatures pour 3 bourses. Les trois projets lauréats 2025 : Timothé Girard : traverser la France à vélo pour rencontrer les artisans du cycle (cadreurs, équipementiers…) et créer un atlas illustré. Maude et Bénédicte Macédoine : un voyage au service de la “Fresque des migrations”, avec des animations dans des écoles françaises pendant leur itinérance. Éléonore : un voyage de 5 à 6 mois jusqu’en Pologne, projet jugé très sincère et “frais”. Elle raconte aussi son expérience marquante : à 13 ans, elle a rejoint des voisins pour un grand voyage à vélo jusqu’à la mer Noire (plusieurs milliers de km). Cette fois, elle part seule, avec beaucoup d’appréhension, pour s’émanciper. En fin d’échange, Claire souligne deux débats récurrents : l’importance d’aider des projets où 1 000 € (montant évoqué) ont un vrai impact (plutôt que sur des budgets énormes), et la question du “voyage pour une cause” versus “voyager juste pour voyager” — une tension ancienne, illustrée par l’exemple de l’exploratrice Freya Stark.Les lauréats sont aussi invités à donner des nouvelles (récits, photos) via les supports de CCI (magazine, Facebook, etc.). Découvrir les lauréats 2025 : ICI Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    35 min
  4. Antoine Bussier, Bikepacking colors et Home to Marrakech

    4 DAYS AGO

    Antoine Bussier, Bikepacking colors et Home to Marrakech

    Pour cette interview en direct duCyclo Camping International 2025, l’équipe d’Allô la Planète est avec Antoine Bussier, cyclo-voyageur, photographe et vidéaste, venu présenter son projet Bikepacking Colors et surtout son livre Home to Marrakech. Le voyage : Clermont-Ferrand → Marrakech, 70 jours Antoine raconte son voyage avec Hélène : départ de Clermont-Ferrand (plus logique pour rejoindre l’Espagne, et parce qu’Hélène y a de la famille) pour arriver à Marrakech.Le périple dure environ 70 jours, dont 50 jours de vélo et une vingtaine de jours “off” pour visiter. Ils roulent en mode off-road : environ 80 % de chemins, très peu de route, avec un objectif clair dès le départ : produire des images (photos/vidéo). Film d’abord, puis le livre (autoédition) À la base, le projet est un film, finalisé après presque un an de montage.Quand le festival CCI valide la projection et lui propose un stand, Antoine se dit que c’est l’occasion de tester un autre support : mettre le film “sur papier”. Il se lance donc dans un livre autoédité et autodiffusé, fait “à la maison”. Voyager en filmant : un “voyage parallèle” Antoine insiste sur la réalité du tournage : il faut souvent s’arrêter, poser la caméra, refaire des passages. Hélène accepte ce rythme (et “le supporte”, dit-il en souriant). Dans des lieux très photogéniques comme les Bardenas, ils font peu de kilomètres “sur le papier”, mais énormément d’allers-retours et de temps passé à filmer (drone, prises multiples).L'auteur explique que son récit n’est pas un journal détaillé : il est plutôt philosophique, centré sur notamment sur les relations humaines. Le livre est en vente sur son site : antoinebussier.fr (mentionné à l’antenne), avec un remerciement à Geoffrey qui l’a aidé sur la partie web Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  5. L'odyssée d’EduCarT, quand un dessin d’enfant fait le tour du monde

    11/11/2025

    L'odyssée d’EduCarT, quand un dessin d’enfant fait le tour du monde

    Dans cet épisode d'Allô la Planète de retour de Festival partez à la découverte d’EduCarT, une aventure née d’un rêve d’enfant et devenue un projet mondial. À bord de son Combi Volkswagen de 1975, Anthony, enseignant-voyageur, relie les écoles du monde à travers un simple dessin. Son initiative, Dessine-moi ta vie, prouve qu’un crayon peut devenir le plus beau passeport pour la rencontre et la solidarité. De la salle de classe à la route : la naissance d’un rêve Tout commence avec deux passions : l’enseignement et les voyages. Inspiré depuis l’enfance par les vans Volkswagen, Anthony imagine un projet éducatif itinérant. Son idée : proposer aux enfants de dessiner leur vie pour échanger ces créations avec d’autres écoliers du monde. Ce concept devient la clé qui lui ouvre les portes des écoles d’Amérique latine. De Mexico à l’Argentine, Educart prend forme : plus de 90 établissements visités, 18 pays traversés et des milliers de dessins échangés. Quand les rêves d’enfants deviennent universels Le tournant du projet survient au Mexique, lorsqu’un élève demande à envoyer son dessin en Afrique du Sud — un pays hors itinéraire. Sa réponse bouleverse Anthony : « Tu nous as dit qu’on pouvait vivre nos rêves. » Cette phrase fait naître une idée lumineuse : ouvrir EduCarT à d’autres voyageurs, des “ambassadeurs” prêts à porter les dessins plus loin. Depuis, l’association s’est transformée en réseau mondial, reliant les enfants du Malawi, du Maroc, du Népal, de la Suède et bien d’autres. Les ambassadeurs : voyageurs du lien Des jeunes en van, des cyclistes, des retraités ou même des collégiens deviennent messagers d’EduCarT. Marine et Charline, en tour d’Europe, ont découvert la force du projet face aux défis du voyage : refus administratifs en Italie, accueil chaleureux en Albanie, sourires d’enfants partout. Chaque ambassadeur prouve que voyager avec un but transforme l’aventure en mission humaine. Un dessin pour changer le monde Derrière chaque feuille partagée, une graine de tolérance germe. EduCarT révèle que des enfants à 10 000 km partagent les mêmes rêves, les mêmes terrains de foot, les mêmes espoirs. Certains, comme Myriam au Nicaragua, deviennent à leur tour ambassadrices, bouclant la boucle d’une solidarité dessinée à l’encre de l’humanité. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1 hr
  6. Van Life Expo : le salon où la liberté prend la route

    05/11/2025

    Van Life Expo : le salon où la liberté prend la route

    Et si la liberté tenait dans un fourgon ? Dans cet épisode, partez à la rencontre de Philippe Colas, fondateur passionné du Van Life Expo, le salon français dédié à la culture du voyage en véhicule aménagé. Né dans la foulée du Covid, cet événement devenu incontournable à Rennes, Grenoble et bientôt Bordeaux raconte bien plus qu’une tendance : c’est une véritable révolution dans notre manière de voyager, de vivre et de rêver la route. De la tempête bretonne à la naissance d’un phénomène Tout commence avec le Breizh Van Festival, un rassemblement convivial créé après les confinements pour réunir les passionnés d’auto-construction. Une tempête viendra tout bousculer… et donner naissance à un projet plus ambitieux : un salon en intérieur, le Van Life Expo. En trois ans, l’événement rennais a triplé de taille, passant de 4 000 à 13 000 m², avant de s’étendre à d’autres régions emblématiques de la van life. Une philosophie du voyage libre et accessible Philippe défend une vision authentique : la van life n’est pas une mode, mais une réponse au besoin profond de liberté post-pandémie. Le salon se distingue par son espace “Team Van Life”, où voyageurs expérimentés partagent leur quotidien sans démarche commerciale, et par ses conférences dédiées à la vie nomade et à l’auto-construction. Loin des clichés Instagram, le Van Life Expo montre que l’aventure est accessible à tous, qu’on parte en 4x4, en bus familial ou simplement avec un matelas dans un van. Un mouvement qui redéfinit la liberté Le succès du Van Life Expo reflète une inversion du marché : les vans et fourgons ont détrôné les camping-cars, incarnant une mobilité plus agile, économique et libre. Derrière ce succès, c’est une philosophie de vie qui s’affirme : celle d’une communauté en quête d’autonomie, de rencontres et d’un ailleurs plus proche. 🎧 Plongez dans cet épisode et découvrez comment une simple envie de voyage est devenue un mouvement national. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    31 min
  7. Vivre libre à bord d’un véhciule XXL

    24/10/2025

    Vivre libre à bord d’un véhciule XXL

    Dans cet épisode du Vanlife Expo de Rennes 2025, Allô la Planète vous embarque dans un voyage hors norme. Ici, la vanlife ne rime pas avec minimalisme, mais avec grands espaces roulants, ingéniosité mécanique et philosophie de liberté. Deux visions du nomadisme s’y croisent : celle d’une famille qui a fait d’un camion Mercedes son foyer sur roues, et celle d’un couple installé dans un imposant camping-car américain. Des véhicules géants pour un rêve de liberté Pour Loïc et sa famille, vivre sur la route avec deux adolescents imposait de voir grand. Leur Mercedes 814 de 1991, ancien camion de team de cyclo-cross, offre neuf mètres de confort et d’autonomie. Véritable maison roulante, il incarne le rêve d’enfant de Loïc : “monter un stand, repartir dans une autre ville, comme les forains d’autrefois.” De son côté, Éric, accompagné de sa compagne, a succombé au charme démesuré d’un camping-car américain de 1986, long de 11,5 mètres et pesant près de 19 tonnes. Plus qu’un véhicule, un coup de cœur mécanique devenu un art de vivre à part entière. L’autonomie comme philosophie de vie Derrière ces projets titanesques se cache une réalité exigeante : l’autonomie. Gestion de l’eau, énergie solaire, réparations improvisées et bricolage permanent forment le quotidien de ces aventuriers modernes. Loïc, qui “ne savait pas planter un clou” avant de se lancer, a tout appris sur la route. Quant à Éric, il raconte avec humour comment il a remplacé des toilettes sur un parking de supermarché américain ou réparé un chauffage en pleine nuit glaciale en Finlande. Chaque panne devient un défi, chaque réparation, une victoire sur la dépendance. Voyager en famille ou en couple : deux visions du monde Pour la famille Lovicar Tribu, la route est une école de vie. Les enfants suivent des cours en itinérance, entre deux escales, tandis que les voyages nourrissent leur curiosité et leur ouverture d’esprit. Pour Éric et sa compagne, c’est une quête de confort, d’esthétique et de plaisir partagé. Deux modes de vie différents, mais une même certitude : la liberté se construit à la mesure de ses rêves. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    39 min

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