12 episodes

Le podcast des femmes qui changent le monde à travers nos assiettes.
Et si chaque coup de fourchette pouvait transformer la société ?
Et si nos assiettes étaient l’épicentre du changement ?
Depuis l’aube de l’humanité, les femmes nourrissent le monde, produisant la plupart des aliments et cuisinant l’immense majorité des repas. Aujourd’hui, elles sont nombreuses à s’engager vers de nouvelles voies, plus saines, plus équilibrées, plus durables, mais toujours savoureuses. 


Cheffes, agricultrices, chercheuses, entrepreneuses… Dans chaque épisode de « Elles s’attablent », une femme, connue ou méconnue dans l’univers de la food, passe à table pour raconter comment elle agit sur le monde présent pour préparer un avenir meilleur. 


© 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot

Elles s'attablent Les podcasts ELLE

    • Arts

Le podcast des femmes qui changent le monde à travers nos assiettes.
Et si chaque coup de fourchette pouvait transformer la société ?
Et si nos assiettes étaient l’épicentre du changement ?
Depuis l’aube de l’humanité, les femmes nourrissent le monde, produisant la plupart des aliments et cuisinant l’immense majorité des repas. Aujourd’hui, elles sont nombreuses à s’engager vers de nouvelles voies, plus saines, plus équilibrées, plus durables, mais toujours savoureuses. 


Cheffes, agricultrices, chercheuses, entrepreneuses… Dans chaque épisode de « Elles s’attablent », une femme, connue ou méconnue dans l’univers de la food, passe à table pour raconter comment elle agit sur le monde présent pour préparer un avenir meilleur. 


© 2020 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot

    Vérane Frediani, la militante du métissage

    Vérane Frediani, la militante du métissage

    Une trajectoire trop linéaire, c’est comme une pizza sans anchois, ça manque de sel !
     
    La preuve en une femme qui en vaut plusieurs, la productrice documentariste Vérane Frediani.
     
    Née à Marseille, Vérane a quitté sa ville natale pour le nord de la France et une grande école de commerce. Venue à Paris, elle présente plusieurs années durant le « Journal du Cinéma » sur Canal+ avant d’entamer une deuxième vie dans l’univers des documentaires. Véritable pavé dans le potage de la misogynie à sa sortie en 2017, « À la recherche des femmes cheffes » est une enquête XXL à la rencontre de celles qui se réalisent aux fourneaux. Au passage, c’est aussi un magnifique pied de nez à ceux qui clament que, non, il n’y a pas autant de grandes cheffes que de grands chefs... Parce qu’elle touche à tout avec talent, Vérane publie dans la foulée un livre de portraits de femmes cheffes. Re-succès. Puis viendra « Cheffes », guide rassemblant plus de « 500 femmes qui font la différence dans les cuisines de France » (éd. Nouriturfu), coécrit avec la journaliste Estérelle Payany.
     
    Et maintenant ? Après avoir mis en valeur les talents au féminin, Vérane a transformé ses confinements à Marseille, loin de la grisaille londonienne où elle vit, en un superbe ouvrage célébrant la vitalité de la cité phocéenne : « Marseille cuisine le monde » (éd. La Martinière), multipliant portraits, anecdotes, interviews et recettes. Son nouveau dada ? Le métissage. S’il est l’essence même de la cuisine, faite d’emprunts, d’échanges et d’enrichissements permanents, le métissage est aussi une promesse pour les sociétés humaines. Et quelle ville mieux que Marseille la rebelle, dynamique depuis plus de trois mille ans, pour l’incarner ?
     
    Au fil de ce nouvel épisode d’« ELLEs s’attablent » enregistré chez Etsi, super restaurant grec du 18e arrondissement de Paris (encore un bel exemple de métissage), on a parlé politique, football, féminisme, mauvaise foi, pizza, enfant, liberté, affirmation de soi, Calanques, voyages et projets… On s’est aussi demandé comment la cuisine pourrait servir à rassembler plutôt qu’à séparer, à rebours des tendances communautaristes contemporaines. Un menu large, coloré, pétillant, iconoclaste et gai, à l’image de Vérane. À Marseille, la vie est plus belle !


    Crédits :


    Production :
    © Juin 2021 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


    Invitée :
    Vérane Frediani


    Remerciements :
    Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd
     
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    • 26 min
    Delphine Plisson, l’épicière pionnière

    Delphine Plisson, l’épicière pionnière

    Et s’il y a une femme qui a compris tout cela bien avant les autres, c’est Delphine Plisson. En fait, elle l’avait même compris avant de le comprendre, est-on tenté de dire ! À l’entendre, elle a en effet toujours rêvé de tenir une épicerie, bien qu’elle ait travaillé vingt ans dans la mode, sans passion. Et puis, un jour, elle décide de changer de vie. Un business plan plus loin, bim ! Sa passion pour les cornichons, le pâté, le vin, les fromages et autres spécialités, ainsi que son efficacité, la rattrapent.
     
    En 2015, Maison Plisson ouvre bd Beaumarchais, à deux pas de là où vit Delphine car, comme elle le dit, « quitte à monter une affaire, autant que ce soit dans un quartier que je connaissais bien : le mien ». Après trois ans à sillonner la France et à déguster avec un jury complice confitures, saucissons et moutardes, Delphine Plisson accueille ses premiers clients dans un lieu magnifique combinant épicerie, restaurant, boulangerie et cave.


    Succès immédiat ! Certains se seraient arrêtés là. Pas Delphine ! Pour cette hyperactive, « à l’énergie épuisante », rien de tel que les projets. Dans la foulée, Delphine Plisson ouvre une deuxième Maison Plisson, encore plus grande, place du marché Saint-Honoré, puis des Petit Plisson et ces jours-ci une terrasse de plus de deux cents places au Jardin des Tuileries. Avec elle, on échange sur les opportunités, l’esprit d’entreprise, le yoga, l’aube, les enfants (elle en a cinq à la maison !), les petits producteurs, le café du matin, l’importance du bien-manger, les copains, les escargots, les grèves, le management et le rosé.
     
    Un pêle-mêle regorgeant de vitalité, d’humour, de bienveillance et d’optimisme… Le cocktail 100 % Plisson qui a raison de tous les grognons !




    Crédits :


    Production :
    © Mai 2021 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


    Invitée :
    Delphine Plisson


    Remerciements :
    Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd
     
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    • 27 min
    Laurence Mentil, l’impératrice de l’ombre

    Laurence Mentil, l’impératrice de l’ombre

    Depuis un an, il y a un chef qui raffle la mise.
     
    Super star de la gastronomie hexagonale, il doit ce succès fou à son sourire, sa gouaille, sa générosité, sa simplicité et son talent, donnant à vivre du bonheur en cuisine à tout un pays. Est-ce tout ? Non, car Cyril Lignac doit aussi une partie de sa réussite à la télévision et dans les affaires à la directrice générale de son petit empire : Laurence Mentil.
     
    Hors du cercle de la gastronomie, rares sont ceux qui la connaissent, tant Laurence Mentil est discrète. Cette superbe blonde à l’allure hitchcockienne l’avoue, rien de ce qui touche à Cyril Lignac ne sort « sans son approbation », car voilà déjà quinze ans que cette Marseillaise « montée à la capitale » a lié son destin au jeune chef aveyronnais ! « Au départ, ce devait être durant quelques mois, pour l’aider à faire face au succès de « Oui chef ! », et puis les choses se sont emballées », avoue-t-elle.
     
    Emballées et même emballantes ! Directrice générale du groupe Cyril Lignac (soit 150 personnes), Laurence Mentil est aux manettes de presque tout, véritable alter ego du chef. L’un est aussi cathodique, expansif, instinctif, énergique, que l’autre est calme, réservée, organisée, déterminée. Laurence Mentil est une canalisatrice, le « roc » d’un artiste entrepreneur. Son rôle ? Rassurer, rendre les projets viables, accompagner tout le monde et, surtout, définir l’univers de Cyril Lignac, tant elle accorde d’attention, à raison, à l’esthétique, aux détails, au graphisme.
     
    Au cours de cet entretien, il sera évidemment question de cuisine, mais aussi de projets, d’un million de livres, de complicité, de velours, de centaines de plats testés, du sens de l’observation, de maternité, d’amitié, de réserve, de management, de féminité, de sens des opportunités, de confiance en soi, de délégation, de sauce tomate et de pâtisserie… Un bref résumé donc de son quotidien trépidant et de ses multiples responsabilités. Et un joli cadeau aussi que cet autoportrait à cœur ouvert de la part d’une femme qui sait si joliment mettre en lumière autrui. Laurence, la fille du soleil qui transforme la France, tout en restant dans l’ombre !


    Crédits :


    Production :
    © Avril 2021 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


    Invitée :
    Laurence Mentil


    Remerciements :
    Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd
     
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    • 28 min
    Julia Bijaoui, la business food girl

    Julia Bijaoui, la business food girl

    Naît-on entrepreneuse ou le devient-on ?
    Dans le cas de Julia Bijaoui, la réponse semble aisée. Encore qu’au fil des échanges, on se rend compte que ce qui a nourri son parcours, c’est tant un atavisme réel qu’une envie de changer le monde et un palais bien affûté.
     
    Rembobinons. Julia, petite trentaine, coche toutes les cases de la réussite à la française : super bac, super prépa, super école, super cabinet de conseil, super start-up... Au milieu de la vingtaine, la voici chez Birchbox, l’entreprise qui popularise en Europe les abonnements à des box beautés. Comme elle le dit joliment, elle y trouve en plus le bonheur, sous la forme de Quentin Vacher qui va devenir son amoureux et son associé. Reste que l’envie d’un business à elle la démange.
     
    Le déclic viendra de trop. Trop de travail, trop de soirées devant l’ordinateur et trop de sushis moyens gobés sur un coin de table. C’est que, chez les Bijaoui, la food, c’est quasi une religion et toutes les occasions sont bonnes pour passer à table. D’où l’idée d’un service de livraison à domicile de plats préparés « comme à la maison », équilibrés, sains et savoureux, respectant les saisons et les circuits courts. Banco ! Quentin dit oui et tous deux se lancent. Frichti voit le jour en 2015.
     
    Leur projet est ambitieux car ils voient grand tout de suite. Comme le dit Julia, « notre concept est basé sur la maîtrise de toute la chaîne et le volume qui, seul, permet de garantir des prix raisonnables ». Pour cela, ils « sourcent » un à un les producteurs, vont leur rendre visite, élaborent en interne les recettes, les testent et les retestent, intègrent même dans un premier temps des livreurs salariés, lèvent des fonds pour assurer la croissance de Frichti, lancent un « super marché » pour ceux qui voudraient recevoir des produits bruts à domicile en 15 minutes… Évidemment, ça marche ! Si des dents grincent dans le microcosme des start-ups devant cette réussite éclatante, les Parisiens deviennent accro. L’avenir ? Julia Bijaoui le voit dans les grandes villes de France, ainsi qu’ailleurs en Europe.
     
    Pour ce nouvel épisode enregistré dans les bureaux de Frichti, installés depuis peu dans un grand bâtiment baigné de lumière de l’Est parisien, nous avons parlé d’esprit d’entreprise, de circuits courts, d’alimentation, de culture, du statut des livreurs, de fromage, d’enfants, de féminité, d’indépendance, de responsabilité sociale et de nouveaux projets. Grâce à Julia Bijaoui, on se dit que la tech, à l’image de Frichti, peut changer la food, la société, voire le monde, pour peu que les femmes, elles aussi, se fassent confiance. Fichtrement intéressant donc !




    Crédits :


    Production :
    © Mars 2021 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


    Invitée :
    Julia Bijaoui


    Remerciements :
    Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd
     
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    • 29 min
    Hélène Darroze, l’étoilée libre

    Hélène Darroze, l’étoilée libre

    « La vie est un chemin en liberté » pourrait être la devise d’Hélène Darroze, cheffe tout juste couronnée de deux étoiles Michelin à Paris pour son restaurant Marsan, et de trois étoiles pour celui située dans l’hôtel The Connaught à Londres.
     
    Rien ne prédisposait pourtant cette bonne élève née dans le Sud-Ouest à étinceller derrière les fourneaux !
     
    Membre de la quatrième génération d’une famille d’aubergistes, c’était son frère qui était destiné à reprendre l’affaire. Elle ? « J’aimais cuisiner, mais j’ai fait des études de commerce », dit-elle. C’est sans compter avec le destin et sa nature. En stage chez Alain Ducasse à Monaco, elle s’arrête en cuisine, s’y sent « chez elle » et y revient, avant de s’avouer que oui, c’est cela qu’elle rêve de faire. Et elle ose tout : quitter le Sud-Ouest par amour, venir à Paris et se lancer dans une première affaire, abandonner les tendances pour faire du « vrai », autrement dit travailler ses produits de cœur : foie gras, canard, asperges des Landes, etc.
     
    Très vite, Hélène prend la lumière, attire les projecteurs et dérange le Landerneau culinaire. Elle fait fi des (mauvais) conseils. Pas par arrogance, juste par liberté, affranchie des règles. Elle adopte seule deux petites filles au Vietnam. Elle mène sa carrière tambour battant, se partageant entre Paris et Londres grâce à une organisation de championne (#chargementale). Elle écrit aussi un ouvrage qui va faire un (mini) scandale où elle se dévoile, entremêlant récit romanesque et recettes. Elle monte sur les plateaux de télé avec « Top Chef » où elle stimule, encourage, materne, fidèle à elle-même. Elle ouvre Joià, une table de cœur, festive, réconfortante et généreuse car elle rêve de faire quelque part du poulet frit…


    C’est à Marsan, son restaurant 2 étoiles situé dans le 6e arrondissement qu’Hélène Darroze nous a parlé à cœur ouvert. Dans ce nouvel épisode, il est question de liberté évidemment, d’hérédité, d’affranchissement, de maternité, de regard posé sur la « féminité » en cuisine, de réponses franches aux critiques, de burger, de confiance en soi, de vérité, d’investissement et du vertige des étoiles. Aujourd’hui et pour toujours le portrait d’une affranchie délicieusement libre !


    Crédits :


    Production :
    © Février 2021 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


    Invitée :
    Hélène Darroze


    Remerciements :
    Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd
     
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    • 28 min
    Camille Labro, la journaliste militante

    Camille Labro, la journaliste militante

    Et si, comme un battement d’aile de papillon, une plume pouvait changer le monde ?


    C’est le défi que relève Camille Labro, journaliste au Monde, en lançant avec d’autres passionnés un projet disruptif : « L’École comestible ». Derrière ce collectif, des nutritionnistes, chefs, enseignants, parents, agriculteurs, jardiniers, chercheurs… L’idée ? Proposer aux enfants, dès le plus jeune âge, un programme d’éducation alimentaire transversal qui leur permette d’interagir avec les mathématiques, les sciences, l’histoire ou le français pour en faire des citoyens éclairés. Comme le dit Camille : « Éduquer les enfants à mieux manger, c'est aussi leur apprendre à prendre soin d'eux-mêmes, des autres et de leur environnement, tout en se régalant. C'est une démarche écologique, humaine, vertueuse et délicieuse ».
     
    Utopique ? Pas du tout. Inspiré du célèbre « Edible Schoolyard » lancé par la cheffe américaine Alice Waters (par ailleurs marraine de Camille), l’École comestible décline pour chaque école un éventail de possibles : potager, compost, cours de jardinage et de cuisine, visites, ateliers, lien avec la cantine… Et ça marche, tant le domaine est infini et riche ! Pour Camille Labro, native de Berkeley qui a eu la chance de grandir à Vence sur la Côte-d’Azur, « la conscience écologique est primordiale car on sait que l’alimentation va jouer un rôle crucial dans la transition vers une société durable ».
     
    Dans le cocon d’un appartement parisien, il sera question de PAC, de terre vivante, de l’idée d’une communauté, de biomasse, du rituel familial du dîner, des cultures qui envahissent son appartement, de solidarité, du triangle qualité-temps-coût, des petits urbains perdus devant une courgette, des enseignements subliminaux et des académies récalcitrantes. Plus que jamais, l’assiette est politique !




    Crédits :


    Production :
    © Janvier 2021 - CMI France : Danièle Gerkens / Olivier Vignot


    Invitée :
    Camille Labro


    Remerciements :
    Danièle Gerkens, Claire Fimes, et Jean-Philippe Siourd
     
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    • 28 min

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