Cette semaine dans Ciné Dimanche, on va surveiller des voisins, filer des suspects, traverser des galaxies lointaines, distribuer quelques baffes italiennes et, pour finir, se faire poursuivre par une orque visiblement très remontée contre l'humanité. Autant dire que le programme est chargé. Lecorbooo ouvre le bal avec Étroite Surveillance (Stakeout, 1987, réalisé par John Badham). Un film qui rappelle cette époque bénie où Hollywood savait mélanger polar, comédie et charme sans avoir besoin de faire exploser trois immeubles toutes les dix minutes. Deux policiers en planque, une surveillance qui devient de plus en plus compliquée, des personnages attachants et un vrai sens du rythme : Lecorbooo a passé un excellent moment et viendra nous expliquer pourquoi ce film mérite largement qu'on le sorte de son relatif oubli. Et comme une planque n'arrive jamais seule, il enchaîne avec Indiscrétion assurée (Another Stakeout, 1993, réalisé par John Badham). Une suite qui reprend les ingrédients du premier en essayant de voir si la recette fonctionne encore quelques années plus tard. Plus de surveillance, plus de situations absurdes, plus de personnages qui compliquent les choses alors qu'ils devraient les simplifier. Bref, tout ce qu'on attend d'une bonne suite quand elle n'oublie pas ce qui faisait le charme de l'original. De mon côté, je partirai beaucoup plus loin avec The Super Mario Galaxy Movie (2026, produit par Illumination et Nintendo), la nouvelle aventure cinématographique du plombier moustachu. Cette fois, les champignons et les tuyaux ne suffisent plus : direction les étoiles, les planètes improbables et les paysages cosmiques inspirés de l'un des jeux les plus appréciés de la série. Le film est sorti au printemps 2026 et poursuit la collaboration entre Nintendo et Illumination autour de l'univers de Mario. Je reviendrai sur ce voyage spatial, sur ce qu'il réussit, sur ce qu'il apporte à l'univers Mario, et sur la manière dont il tente de retrouver la magie du jeu dont il s'inspire. Je resterai ensuite dans une ambiance beaucoup plus terrestre avec Pairs et Impairs (Pari e Dispari, 1978, réalisé par Sergio Corbucci). Bud Spencer et Terence Hill sont de retour pour distribuer des coups, des blagues et des paris absurdes à un rythme soutenu. J'ai globalement passé un bon moment devant ce grand classique de la comédie populaire italienne, même si tout n'est pas parfait. Certains passages accusent un peu leur âge, mais le capital sympathie du duo reste redoutablement efficace. Enfin, Lecorbooo terminera l'émission avec Killer Whale (2026, réalisé par Jo-Anne Brechin). Sur le papier, l'idée semblait pourtant simple : deux amies coincées dans une lagune isolée avec une orque devenue leur pire cauchemar. Le film est un thriller de survie récent qui mise tout sur cette confrontation aquatique. Malheureusement, cette rencontre avec le prédateur marin s'est révélée être un sérieux naufrage pour Lecorbooo, qui n'a absolument pas adhéré à l'expérience et viendra détailler les nombreuses raisons de sa déception. Des policiers en planque, Mario dans les étoiles, Bud Spencer qui distribue des mandales et une orque qui cherche des ennuis : une fois encore, Ciné Dimanche prouve qu'il n'existe absolument aucun fil conducteur dans nos choix de films. Et c'est probablement pour ça qu'on aime autant faire cette émission.