DigitalFeeling

Elodie Chenol

DigitalFeeling, le podcast IA & marketing digital qui passe à l'action Je suis Élodie Chenol, consultante et formatrice spécialisée en Intelligence Artificielle et marketing digital. Chaque semaine, en 10 minutes chrono, je réponds à une question de terrain pour vous aider à intégrer l'IA dans votre stratégie et générer des résultats concrets. Ce podcast est fait pour vous si : - Vous êtes entrepreneur ou dirigeant et vous voulez exploiter l'IA pour développer votre business sans vous perdre dans la technique- Vous êtes marketeur ou responsable communication et vous cherchez à aller plus vite, mieux cibler et créer des contenus qui performent grâce à l'IA- Dans les deux cas : vous voulez des méthodes claires, testées sur le terrain, applicables dès aujourd'hui Posez-moi votre question Contactez-moi sur LinkedIn, les meilleures questions deviennent des épisodes. Pour aller plus loin : 📩 Newsletter : substack.com/@elodiechenol ⭐ Un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify : c'est le meilleur moyen de soutenir le podcast Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 3 days ago

    Episode 161 - Technovation Girls France avec Gaelle Maurugeon

    Technovation Girls France: comment cette association prépare les jeunes filles aux métiers du numérique et de l'IAÀ l'heure où moins de 20 % des étudiants en informatique en France sont des femmes, une association s'attaque à la racine du problème : convaincre les collégiennes et lycéennes que la tech est faite pour elles. Dans cet épisode de Digital Feeling, j'ai reçu Gaëlle Maurujon, vice-présidente de Technovation Girls France, pour tout comprendre de ce programme unique en son genre. Technovation Girls France, c'est quoi exactement ?Technovation Girls est une association internationale née en 2006 dans la Silicon Valley. Son objectif : initier les jeunes filles de 13 à 17 ans à l'entrepreneuriat technologique, à travers un programme de six mois intensif et entièrement gratuit. Le chapitre français a été cofondé par Gaëlle Maurugeon et plusieurs femmes engagées dans le numérique, unies par un même constat : malgré vingt ans de transformation digitale, les femmes restent massivement sous-représentées dans les métiers de la tech. "Ça fait vingt ans que je suis dans le digital et ça ne change pas. Pourquoi on n'a pas plus de filles qui s'engagent dans ces formations ?"Gaëlle Maurugeon, vice-présidente Technovation Girls France Le chiffre qui fait mal : moins de 20 % de filles en informatiqueEn France, les femmes représentent moins de 20 % des étudiants en informatique. Un chiffre qui n'étonne pas celles qui évoluent dans le secteur depuis des années, mais qui méritait d'être documenté pour légitimer l'action associative. Ce déséquilibre ne se corrige pas seul. Il se creuse dès le collège, quand les stéréotypes de genre détournent les filles des matières scientifiques et des ambitions technologiques. C'est précisément là que Technovation Girls intervient. 6 mois pour devenir une mini-entrepreneuse du numériqueLe programme Technovation Girls est conçu comme une immersion dans le monde réel de l'entrepreneuriat tech. Voici ce que vivent concrètement les participantes : 1. Identifier un problème du quotidienLes jeunes filles partent d'une problématique qu'elles observent autour d'elles — dans leur école, leur quartier, leur famille. Elles sont encouragées à relier cette problématique aux 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) de l'ONU, pour inscrire leur projet dans une vision d'impact global. 2. Analyser le marché (comme des pros)Avant de se lancer, elles apprennent à valider leur hypothèse avec des données : chiffres, sondages, analyse de l'existant. Un réflexe d'entrepreneur que peu d'adultes maîtrisent vraiment. 3. Développer une application mobile en no codeAu cœur du programme : la création d'une application mobile no code. Les participantes apprennent les bases du code, comprennent la logique algorithmique, et intègrent progressivement des briques d'intelligence artificielle dans leur application (chatbot, reconnaissance d'images, exploitation de données…). 4. Interroger de vrais utilisateursPour s'assurer que leur solution répond à un vrai besoin, elles envoient des questionnaires à des utilisateurs potentiels. L'approche "user-centric" , centrale dans le développement produit professionnel — est inculquée dès le départ. 5. Créer un plan marketing (ou un business plan)Les collégiennes élaborent une stratégie marketing pour faire adopter leur produit. Les lycéennes vont plus loin avec un Lean Business Canvas, le même outil utilisé par les startups en phase d'amorçage. 6. Pitcher en publicPour conclure, chaque équipe réalise une vidéo de pitch et présente son projet à un jury. Les meilleures équipes peuvent aller jusqu'à pitcher en Californie, au niveau international. L'IA dans le programme : un usage raisonné et encadréTechnovation Girls ne se contente pas d'évoquer l'intelligence artificielle, elle l'intègre concrètement dans les pratiques des participantes. Dès le début du programme, elles sont sensibilisées à : - Ce que l'IA peut apporter : gain de temps, génération de contenu, analyse de données- Ses limites et risques : biais, hallucinations, nécessité de vérifier les sources- Des usages guidés : prompts pour générer un questionnaire utilisateur, améliorer un pitch, réaliser une analyse de marchéL'enjeu est clair : former des utilisatrices critiques de l'IA, pas des consommatrices passives. "On les sensibilise très vite aux limites. On veut qu'elles aient un usage raisonnable de l'IA."Gaëlle Maurugeon Des projets qui prouvent la maturité des participantesEn quatre ans, Technovation Girls France a vu émerger des projets d'une qualité et d'une pertinence remarquables : - Une app pour faire des dons sécurisés aux sans-abri via mobile- Sophia, une application pour aider les jeunes à croiser les sources d'information et développer leur esprit critique- Des outils d'entraide scolaire pour lutter contre le décrochage au collège- Une app sur l'alimentation de saison, pour consommer mieux et plus localCes projets ne sont pas anecdotiques. Certains anticipaient des sujets devenus aujourd'hui des priorités sociétales. La preuve que, bien accompagnées, les adolescentes peuvent produire des solutions à la hauteur des enjeux contemporains. Les mentors : un rôle clé, une expérience transformatriceChaque équipe de cinq filles est accompagnée par deux mentors bénévoles. Le rôle ne requiert pas d'être expert en tech : il s'agit avant tout d'accompagner un groupe, de créer de la cohésion, de faire émerger les idées. Les profils recherchés : - Des personnes à l'aise en digital, design ou marketing- Ou à l'inverse, des profils business, entrepreneuriat, conseil- Et surtout : des personnes qui croient à la cause et ont envie de transmettreLes retours des mentors sont unanimes : ils repartent autant enrichis que les participantes. Gestion des émotions, posture de coach, remise en perspective de leurs propres métiers, le mentorat Technovation Girls est une expérience à part entière. Le programme 2026-2027 se déroule de novembre 2026 à avril 2027. Les inscriptions sont ouvertes sur le site Technovation Girls France. Un programme 100 % en visio, accessible partout en FranceC'est un point souvent méconnu : tout le programme se déroule en visioconférence. Que vous habitiez Paris, Lyon ou une zone rurale, vos filles peuvent participer. L'association travaille activement à toucher des territoires moins connectés aux opportunités numériques, convaincue que la fracture géographique ne doit pas s'ajouter à la fracture de genre. Des partenaires engagés : Oracle, Shopify, Snowflake…Technovation Girls France s'est entourée de partenaires technologiques de premier plan, déjà impliqués en interne sur les sujets de mixité. Ces entreprises participent au jury, organisent des visites de leurs locaux, et intègrent leurs outils directement dans le programme (comme la plateforme data Snowflake). L'association est également présente sur des événements majeurs comme VivaTech et les France Digital Days, offrant aux participantes une immersion dans l'écosystème tech français. Pourquoi ce programme mérite votre attention Technovation Girls ne fait pas dans le symbole. Elle forme concrètement, sur six mois, des adolescentes à : ✔ L'entrepreneuriat et la pensée produit✔ Le développement no code et les bases du code✔ L'usage raisonné de l'intelligence artificielle✔ Le marketing, le business plan, le pitch✔ La confiance en soi et le travail en équipe Tout cela, gratuitement, par des bénévoles passionnés. Si vous avez une fille entre 13 et 17 ans, renseignez-vous sur le site Technovation Girls France.Si vous travaillez dans le numérique, devenez mentor pour la prochaine session.Si vous dirigez une entreprise tech, explorez un partenariat. 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify ✅ Partagez cet épisode à un dirigeant qui en aurait besoin Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    25 min
  2. 21 May

    Episode 160 - Faut-il encore décider ? Avec Éric Hazan

    Dans ce 160 ème épisode de Digital Feeling, j'ai le plaisir de recevoir Éric Hazan, ancien senior partner en conseil stratégique, investisseur et co-auteur avec Olivier Sibony du livre Faut-il encore décider ? Un ouvrage aussi philosophique que pragmatique, qui interroge notre rapport à la décision à l'ère de l'intelligence artificielle. De quoi parle ce livre ?Structuré en trois parties : l'histoire de l'IA, l'IA ou moi, qui décide ? et dans quelle société voulons-nous vivre ? le livre d'Éric Hazan et Olivier Sibony ne traite pas uniquement d'intelligence artificielle. Il place la décision humaine au cœur du sujet, et utilise la puissance de l'IA pour nous forcer à reconsidérer nos propres processus de jugement. Quand l'algorithme surpasse l'humain Éric Hazan cite une étude saisissante : en radiologie, un médecin seul pose un bon diagnostic dans 74 % des cas, l'IA dans 90 %… mais lorsqu'on donne l'IA au médecin en assistant, on retombe à 76 %. En d'autres termes, l'humain dégrade les performances de la machine par excès de confiance en son propre jugement. Une leçon d'humilité qui questionne nos réflexes décisionnels. La cartographie des décisions : conquises, co-décidées, interdites Éric Hazan propose un cadre concret : certaines décisions peuvent et doivent être déléguées à l'IA (logistique, détection de fraude, certains diagnostics), d'autres doivent rester en co-décision (recrutement, médecine complexe), et d'autres encore appartiennent au domaine interdit, notamment la décision judiciaire, où un être humain doit juger un autre être humain, les yeux dans les yeux. L'aversion algorithmique : pourquoi on pardonne l'erreur humaine mais pas celle de la machine Un paradoxe troublant que j'ai souhaité mettre en lumière dans cet épisode : nous tolérons l'erreur humaine parce qu'elle nous semble compréhensible. Mais une seule erreur algorithmique suffit à faire s'effondrer la confiance. Pourtant, si la machine se trompe 20 % moins souvent que nous… ne devrait-on pas la suivre davantage ? Compass, l'algorithme discriminant des tribunaux américains J'aborde avec Éric ce cas emblématique : un outil de prédiction de récidive utilisé dans le système judiciaire américain, qui reproduisait les biais racistes contenus dans les données historiques. Paradoxe révélateur : l'algorithme n'a pas créé les discriminations, il les a rendues visibles. Ce qui pose une question essentielle : qui audite ? Selon quels critères ? À quelle fréquence ? Gouvernance, démocratie et souveraineté numérique Peut-on faire confiance aux grandes entreprises technologiques américaines qui détiennent les infrastructures de l'IA mondiale ? Mistral est-il à la hauteur de l'enjeu européen ? J'interroge Éric Hazan sur la fracture IA, le retard technologique de l'Europe, et la nécessité d'une gouvernance démocratique, pas seulement réglementaire, où les citoyens participent à la définition des objectifs que l'IA est chargée d'optimiser. La recommandation actionnable pour les dirigeants Cartographiez vos 20 décisions les plus importantes. Pour chacune, posez-vous trois questions : est-ce que l'IA pourrait faire mieux ? Qui porte la responsabilité ? Est-ce une décision interdite ? Cet exercice, avant même tout déploiement technologique, transforme déjà la façon dont une organisation pense et pilote ses décisions. Ma question personnelle à ÉricUne décision qu'il ne confierait jamais à une machine ? Le pardon. Parce qu'il y a des actes qui engagent notre humanité et qui ne se réduisent pas à une optimisation. Le livreFaut-il encore décider ? — Éric Hazan & Olivier Sibony Disponible sur Amazon, à la Fnac et dans toutes les bonnes librairies indépendantes. 🔗 Retrouvez Éric Hazan sur LinkedIn. Vous avez aimé cet épisode ? Partagez-le, laissez un avis et abonnez-vous à Digital Feeling pour ne rater aucune conversation sur l'IA, le numérique et leurs impacts sur notre société. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min
  3. 15 May

    Episode 159 - IA générative et normalisation avec Thierry Coulmain

    IA Générative et normalisation : ce que les marketeurs doivent savoirDans ce 159 ème épisode de DigitalFeeling, j'ai le plaisir de recevoir Thierry Coulmain pour un échange sur le Marketing, l'IA & la Pensée Critique. Et si l'intelligence artificielle ne nous remplaçait pas, mais nous rendait… tous pareils ? C'est la question au cœur de ce nouvel épisode de Digital Feeling, une discussion avec Thierry Coulmain, marketeur et communicant expérimenté, passionné de sémantique et d'IA, Responsable communication et RSE de LEA Partners. Loin des discours techno-optimistes habituels, cette conversation aborde sans détour les risques réels de la générative pour les professionnels du marketing et de la communication — normalisation, perte d'esprit critique, dépendance aux outils mais aussi les opportunités concrètes offertes par les agents IA. L'IA Générative ne nous remplacera pas, mais elle nous normaliseC'est la thèse centrale de l'épisode, empruntée à une philosophe invitée sur France Inter : l'IA ne prend pas notre place, elle remodèle notre façon de penser. Thierry Coulmain l'explique avec clarté : les modèles de langage sont probabilistes. Ils favorisent la réponse la plus probable, donc la plus commune. À force de déléguer notre réflexion à ces outils, nous risquons de nous adapter à leur logique, et non l'inverse. Ce n'est pas l'IA qui prend les rênes. C'est nous qui les lui donnons. Pour les marketeurs et communicants, la conséquence est directe : si tout le monde utilise les mêmes prompts pour générer les mêmes types de contenus, les stratégies de marque finissent par se ressembler. La différenciation, pierre angulaire du marketing, s'érode. Trois risques identifiés 1. La normalisation des contenus et des stratégies marketingÉlodie Chenol pointe un phénomène qu'elle observe sur le terrain : des professionnels qui utilisent les mêmes méthodes de prompting, qui obtiennent des résultats similaires, et dont les communications finissent par converger. En design, en copywriting, en stratégie éditoriale : le risque d'uniformisation est réel. 2. La sur-confiance des clients envers les LLMPhénomène inattendu : certains clients arrivent désormais chez les commerçants armés de réponses générées par ChatGPT, qu'ils opposent aux recommandations des professionnels. Ils font davantage confiance au modèle qu'à l'expert en face d'eux. Ce glissement de confiance soulève une question fondamentale pour tous les consultants, formateurs et agences : comment préserver sa valeur ajoutée humaine dans ce contexte ? 3. Le déficit d'acculturation à grande échelleDes étudiants qui soumettent des KPI inventés par l'IA sans les vérifier. Des enseignants dépassés. Des managers de middle management laissés pour compte dans les transformations IA des entreprises. Les deux interlocuteurs s'accordent : le problème majeur n'est pas l'IA elle-même, c'est le manque de formation et d'esprit critique de ceux qui l'utilisent. Comment bien utiliser l'IA : la posture de Thierry CoulmainThierry Coulmain propose une approche qui tranche avec l'usage courant : "Utiliser l'IA, ce n'est pas l'utiliser pour gagner du temps. C'est l'utiliser pour qu'elle nous apporte une contradiction ou une connaissance." Sa méthode : - Partir d'une expertise solide avant de consulter l'IA- Utiliser l'IA comme garde-fou, pas comme oracle- Challenger les réponses plutôt que de les accepter passivement- Se servir de l'outil pour affiner sa réflexion, pas la remplacerCette posture, celle du professionnel qui sait ce qu'il cherche, est la seule qui permette de tirer un vrai bénéfice de ces technologies sans se laisser "écraser par une normalisation". La position d'Élodie Chenol : l'IA dans le champ de sa maîtriseFormatrice, Élodie Chenol a développé une règle simple mais puissante : "J'utilise l'IA dans ce que je maîtrise." Pourquoi ? Parce que si vous demandez à l'IA ce que vous ne maîtrisez pas, vous n'avez aucun moyen d'évaluer la qualité de la réponse. Vous acceptez alors implicitement d'être remplacé par elle. À l'inverse, utilisée dans son domaine d'expertise, l'IA devient un amplificateur de compétences : elle permet d'aller plus loin, plus vite, tout en gardant le contrôle critique. Les Agents IA : la prochaine frontière du marketing digitalLa deuxième partie de l'épisode s'ouvre sur un sujet d'avenir : les agents IA. Qu'est-ce qu'un agent IA ?Un agent c'est un système capable d'exécuter une séquence d'actions de façon quasi-autonome, en suivant une logique définie par l'utilisateur : recherche d'informations, qualification de prospects, envoi de messages personnalisés, clustering de données… Le Marketing One-to-One à grande échelleThierry Coulmain voit dans les agents la réalisation d'une promesse ancienne du marketing digital : le one-to-one à grande échelle. Concrètement : - Vous définissez l'ADN de votre entreprise (valeurs, offre, positionnement)- L'agent identifie les profils susceptibles d'être intéressés- Il construit un message personnalisé, adapté à chaque cible- Il orchestre les relances selon le comportement du prospectFini le message générique "Je suis sûr que ça vous intéressera." Place à une approche réellement contextualisée. La vision d'Élodie : des agents sur-mesure pour une vraie souverainetéÉlodie Chenol, formée sur N8n et Zapier, défend une position nuancée : les agents développés sur des plateformes grand public présentent des risques (RGPD, hallucinations, dérive des processus). Sa conviction : pour une efficacité maximale et une vraie sécurité des données, un agent doit être développé sur mesure, avec du code, par un professionnel. Un point de vue courageux à l'heure où tout le monde promet des agents "en trois clics". Le middle management : l'oublié de la transformation IAUn point souvent négligé dans les déploiements IA en entreprise : le management intermédiaire. Ni décideurs (qui poussent la transformation), ni exécutants (qui la vivent au quotidien), les managers de proximité se retrouvent dans une position inconfortable : ils doivent accompagner leurs équipes sans avoir eux-mêmes été formés. Les deux invités s'accordent : toute stratégie de déploiement IA en entreprise doit inclure une formation spécifique du middle management, pour qu'il puisse jouer son rôle d'interface et de relais humain. Si vous travaillez en marketing, communication ou formation, cet épisode vous invite à trois prises de conscience : - L'IA n'est pas neutre : elle influence la façon dont vous pensez si vous ne la questionnez pas- Votre valeur professionnelle réside dans votre esprit critique, pas dans votre capacité à générer du contenu rapidement- Les agents IA représentent un saut qualitatif majeur et nécessitent une approche rigoureuse pour être déployés de façon responsable👉 Abonnez-vous pour ne manquer aucune conversation sur l'IA, le marketing digital et la transformation des métiers. Digital Feeling est le podcast animé par Élodie Chenol, formatrice en Intelligence Artificielle et Marketing Digital. Chaque épisode explore, sans complaisance, comment l'IA transforme les pratiques professionnelles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min
  4. 7 May

    Episode 158 - Canva Create 2026 : le design vient de changer de nature

    Dans ce 158 ème épisode de DigitalFeeling, je vous débriefe de la Convention de Canva : Canva Create, un show à l’américaine qui annonce toujours plein de surprise. Mais cette année, c’est la plus grande évolution de Canva depuis son lancement en 2013 ! Il y avait 6 500 personnes présentes à SoFi Stadium. Des millions d’autres en ligne (dont moi obviously). Les trois co-fondateurs avait un message très clair : Canva ne veut plus être seulement un outil de design mais veut venir la plateforme où tout votre travail se passe. Le virage : du template au promptDepuis ses débuts, Canva fonctionnait sur un modèle simple. Vous choisissez un template. Vous l’adaptez. Vous exportez. Ce modèle est en train de basculer. Avec Canva AI 2.0, le point d’entrée n’est plus le template, c’est le prompt. Vous décrivez ce que vous voulez créer, et Canva génère un design complet, structuré, entièrement éditable. Pas une image. Pas un fond. Un vrai design opérationnel, avec mise en page, textes et branding intégrés dès la première instruction. C’est le changement le plus profond depuis les débuts de Canva. La plateforme nous propose une nouvelle façon de travailler. Canva c’est : Canva AI 2.0 : la plateforme devient conversationnelle Disponible en research preview depuis le 16 avril. Le changement est architectural : on ne part plus d’un template, on décrit ce qu’on veut. Canva génère un design complet, structuré, entièrement éditable. Quatre fonctions fondamentales sont au cœur de cette refonte. Les 4 briques de Canva AI 2.0Conversational DesignDécrivez votre objectif en langage naturel, Canva génère un design structuré avec mise en page, branding et contenu dès la première instruction. Plus besoin de partir d'une page blanche ou d'un template. Agentic OrchestrationDonnez un objectif, partagez une ébauche ou un brief : la couche d'orchestration comprend votre intention, sélectionne les bons outils et coordonne la création de tous les formats nécessaires à une campagne multicanal. Object-Based IntelligenceDemandez de changer une image, de réécrire un titre, d’ajuster une police : seul cet élément est modifié. Le reste du design ne bouge pas. Canva répond à la critique classique des outils génératifs qui "regénère tout" pour un détail. Living MemoryCanva apprend de vous. La plateforme mémorise progressivement votre style visuel, vos préférences, votre branding, et les applique automatiquement d’un projet à l’autre. L’outil évolue d’éditeur assisté vers un collaborateur créatif personnalisé. Concrètement : moins d’ajustements répétitifs, plus de continuité entre vos créations. Les workflows intelligents : Canva se connecte à vos outils de travailCanva AI 2.0 introduit des Connectors : des connexions directes avec les outils que vous utilisez au quotidien dans votre travail. Avec l’IA, vous pouvez : - Générer une newsletter à partir de l’activité Slack de votre équipe- Transformer des emails clients en argumentaires de vente personnalisés- Créer des briefs de réunion depuis vos transcriptions Zoom- Produire des résumés depuis vos documents Google DriveLes connecteurs disponibles au lancement seront ceux de Slack, Notion, Zoom, Gmail, Google Drive, Google Calendar, HubSpot. D’autres arriveront dans les prochaines semaines. Avec une fonctionnalité intéressante : le Scheduling. Canva peut exécuter des tâches récurrentes en arrière-plan, même lorsque vous êtes hors ligne. Produire du contenu chaque semaine, résumer des flux d’information, préparer des campagnes complètes, sans intervention manuelle à chaque cycle. Canva devient un outil asynchrone. Claude Design by Anthropic × CanvaAnthropic et Canva viennent de franchir une étape majeure dans leur partenariat. Anthropic a lancé Claude Design, un nouveau produit propulsé par Claude Opus 4.7, qui utilise le moteur de design de Canva comme couche d’exécution visuelle. En clair : depuis Claude, vous décrivez ce que vous voulez créer : une présentation, un prototype, une landing page, et Claude génère un design entièrement éditable que vous pouvez exporter directement dans Canva (PDF, PPTX, URL ou édition directe). La frontière entre rédaction et design est en train de s’effacer. Claude Design est disponible en research preview pour les abonnés Pro, Max, Team et Entreprise. La cible : les profils qui n’ont pas de background design mais ont besoin de produire des visuels : fondateurs, chefs de produit, responsables marketing. On crée, on valide, on passe à Canva pour affiner et publier. Un seul flux de travail. Ce partenariat dure depuis deux ans. Le MCP Canva pour Claude existe depuis juillet 2025. Claude Design est l’étape suivante : un produit à part entière construit sur cette intégration. Les autres annonces à retenirMode hors-ligneCe mode est réclamé depuis longtemps par la communauté. Vous pouvez désormais travailler sur un design sans connexion. Synchronisation automatique au retour en ligne. Disponible sur desktop et mobile. C’est une petite révolution ! Print ShopUne expérience e-commerce repensée, entièrement intégrée à Canva. Plus de 60 nouveaux produits physiques commandables directement depuis votre workflow de création. Et une dimension RSE concrète : chaque commande = un arbre planté, via des projets au Malawi, en Tanzanie et aux Philippines. Learn GridUne plateforme pédagogique dédiée aux éducateurs, avec des milliers de ressources calées sur les programmes scolaires et une création d’activités assistée par IA en 16 langues. Pour ceux qui forment, c’est un signal intéressant sur la direction prise. Cavalry gratuitL’outil de motion design professionnel, anciennement payant, est désormais accessible à tous les comptes Canva. 5 millions de créatifs ont déjà adopté Affinity depuis son intégration. La suite professionnelle se complète. 100 millions de dollarsCanva s’engage à verser 100 M$ à GiveDirectly, en transferts directs en cash à des familles en extrême pauvreté. Pas un programme de subvention avec intermédiaires. De l’argent qui part directement. Les versements ont déjà commencé. Ce que ça change pour vousLa gouvernance du branding devient un sujet urgentLiving Memory mémorise le style visuel de l’entreprise mais qui valide ce que l’IA “apprend” ? Qui contrôle ce qui est automatiquement appliqué dans les créations de vos équipes ? C’est un sujet à poser maintenant, avant que les premières dérives de cohérence visuelle n’arrivent. Les outils s’accélèrent. Les processus de validation, eux, n’ont pas suivi. La production de contenu va changer de vitesse et de profilAvec Canva AI 2.0 et les Connectors, un responsable marketing peut générer une newsletter depuis l’activité Slack, un argumentaire depuis un email client, un rapport depuis une réunion Zoom. C’est un changement dans la façon dont vos équipes vont travailler. La compétence clé ne sera plus “savoir utiliser Canva”, ce sera de savoir briefer l’IA pour produire ce qu’on veut. L’intégration Claude × Canva est un signal à surveillerLes frontières entre LLM et outils créatifs n’existent plus. Dans 12 mois, la question ne sera plus “est-ce que j’utilise l’IA pour créer des visuels ?” mais “dans quel outil est-ce que je pilote mes agents créatifs ?”. Les éditeurs qui répondront à cette question en premier capteront l’essentiel des usages en entreprise. 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify ✅ Partagez cet épisode à un dirigeant qui en aurait besoin Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  5. 1 May

    Episode 157 - IA et PME : Comment Harakiwi automatise vos processus métier ?

    Dans ce 156 ème épisode de DigitalFeeling, j'ai le plaisir de recevoir Emilie Mariti, fondatrice d'Harakiwi avec qui nous avons échangé sur IA et PME : Comment Harakiwi automatise vos processus métier ? Introduction : Quand l'IA devient l'alliée des dirigeants de PMEL'intelligence artificielle est sur toutes les lèvres : LinkedIn, médias, conférences. Mais entre les grandes entreprises qui communiquent massivement sur leur transformation digitale et les PME qui peinent à savoir par où commencer, il existe un fossé réel. C'est précisément ce fossé qu'Emilie Mariti, fondatrice de l'agence Harakiwi, a décidé de combler. Dans cet épisode de Digital Feeling, Emilie nous plonge au cœur de ce que signifie déployer l'IA dans une PME : de la distinction entre chatbot et agent IA, jusqu'aux enjeux de confidentialité des données, en passant par la formation des équipes et les cas d'usage concrets qui changent la donne. Qu'est-ce qu'Harakiwi ? La rigueur du samouraï, l'audace du kiwiLe nom Harakiwi n'est pas le fruit du hasard. Il incarne une promesse double : la rigueur du samouraï pour maîtriser l'IA, et l'audace du kiwi pour voir plus loin. Emilie a fondé cette agence avec un constat simple : les PME gèrent encore leur opérationnel à grand renfort de fichiers Excel, de relances manuelles et de CRM utilisés à moitié. "L'IA peut aujourd'hui automatiser toutes les tâches répétitives. C'est ce constat qui m'a poussée à choisir cette cible et à créer Harakiwi." Emilie Mariti L'objectif affiché : rendre aux dirigeants de PME du temps, de la sérénité et la capacité de se concentrer sur ce qui compte vraiment : innover, piloter, conquérir de nouveaux marchés. Chatbot, assistant, agent IA : quelle différence ?C'est l'une des questions les plus fréquentes dans les formations et accompagnements. Emilie donne une grille de lecture claire : - Le chatbot est réactif. Il répond à une requête dans un cadre défini, sans accès à vos outils ou données externes.- L'assistant IA (ex. : GPT personnalisé, Gem sur Gemini) reste dans son écosystème. Il ne peut pas extraire des données depuis un email, ni agir sur votre agenda ou votre messagerie.- L'agent IA, lui, sort de cet écosystème. Il se connecte à vos outils métier : messagerie, tableaux, CRM, et applique vos règles business pour agir de façon autonome.La métaphore qu'Emilie utilise est parlante : "La différence entre un consultant et un collaborateur autonome." Pourquoi les PME ont-elles besoin d'une agence spécialisée ?Des outils comme Make ou n8n permettent aujourd'hui à chacun de créer des automatisations simples. Extraire une information d'un email pour l'insérer dans un agenda ? Faisable en quelques clics. Mais les PME n'entrent pas dans les cases standardisées. Chez Harakiwi, les projets sont sur-mesure. Exemple concret évoqué dans l'épisode : un centre événementiel avait besoin d'une veille concurrentielle en temps réel. L'agent développé agrège des données sectorielles, les croise avec l'offre et l'historique commercial du client, et produit des analyses pour ajuster les prix, puis a évolué pour générer des idées de contenus réseaux sociaux et préparer les commerciaux avant chaque appel prospect. "C'est le client lui-même qui a eu l'idée d'ajouter un chat pour interroger l'agent avant d'appeler un prospect. C'est ça, l'appropriation" Emilie Mariti Le processus de déploiement : comment Harakiwi accompagne ses clients1. Identifier la bonne tâche pour démarrerEmilie recommande une méthode simple et efficace : cibler une tâche à fort volume et à faible valeur ajoutée. Un exemple frappant : un dirigeant dans la location courte durée qui passait chaque soir de 19h à 20h à copier manuellement des commissions depuis des PDFs vers Excel. Un agent peut extraire, structurer et insérer ces données automatiquement, libérant une heure par jour, chaque jour. 2. Construire une base de données solideAvant même de déployer un agent, Harakiwi effectue un travail de centralisation et de structuration des données qui peut prendre plusieurs semaines. Ce socle est indispensable pour que l'agent dispose d'une connaissance métier fiable. 3. Former et accompagner les équipesL'agent est développé, mais le travail ne s'arrête pas là. Harakiwi inclut un premier mois de maintenance pour observer les ajustements nécessaires, affiner les prompts système et gérer les cas non identifiés lors des tests. Les équipes sont également formées pour comprendre l'outil, l'utiliser et l'alimenter. "89 % des équipes adoptent l'IA après une formation accompagnée." Chiffre cité par Emilie Mariti Données et confidentialité : un sujet incontournable pour les PMELa question des données est souvent source d'anxiété et elle est légitime. Emilie est directe sur ce point : - Tous les projets font l'objet d'une clause de confidentialité signée dès le démarrage.- Les agents sont développés sur des API sécurisées (Claude, Mistral selon les cas), et non sur des versions grand public sans garanties RGPD.- Chaque agent n'a accès qu'aux données nécessaires à sa mission, pas à l'ensemble des ressources de l'entreprise.- Pour des clients particulièrement sensibles sur la sécurité, Harakiwi peut déployer des serveurs internes avec des modèles comme Mistral.Un point de vigilance soulevé : de nombreux collaborateurs utilisent encore des versions personnelles de ChatGPT sans avoir vérifié que l'entraînement du modèle sur leurs données est désactivé. La sensibilisation est donc un axe majeur de l'accompagnement. La formation : le levier qui fait toute la différenceEmilie partage une observation récurrente dans ses formations d'équipes : la peur de l'IA est quasi universelle en groupe, même chez ceux qui sont enthousiastes en individuel. Chacun arrive avec ses croyances limitantes et la plus commune est : "L'IA va remplacer mon travail." Son approche : montrer par la pratique, sur des cas réels de l'entreprise. Un exemple lors d'une formation, un responsable marketing a commencé à dire, provocation à l'appui, qu'il ne servait plus à rien. Jusqu'à ce qu'il réalise que l'IA structurait le contenu, mais que c'était lui qui apportait le positionnement, le ton, la singularité. Son expertise était essentielle — l'IA lui faisait gagner du temps pour s'y consacrer davantage. "Ce sont souvent les plus sceptiques qui repartent avec la roadmap d'utilisation la plus ambitieuse." Elodie Chenol La vidéo IA : une offre complémentaire portée par Thomas LapierreHarakiwi ne se limite pas aux agents. L'agence propose également de la production vidéo par IA, menée par Thomas Lapierre, co-fondateur et développeur IA. Spots de marque, animations, effets spéciaux, multi-formats, multi-langues, tout cela à partir d'une orchestration de plusieurs outils. Une offre qui attire notamment des agences de communication souhaitant produire leurs propres contenus vidéo augmentés. Le conseil d'Emilie pour se lancer en 2026La question finale de l'épisode : quel conseil donner à une PME qui veut se lancer dans l'IA cette année ? "Un agent bien déployé sur un cas concret change la façon dont une équipe se projette sur l'IA. C'est ce premier pas qui ouvre tout le reste." Commencer petit, mesurer l'impact, former les équipes, et laisser les collaborateurs eux-mêmes identifier les prochains cas d'usage. C'est cette dynamique d'appropriation progressive qui transforme durablement une organisation. Retrouver Emilie Mariti et Harakiwi- LinkedIn : Emilie Mariti- LinkedIn : Thomas Lapierre (co-fondateur)- Site de l'agence : Harakiwi 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify ✅ Partagez cet épisode à un dirigeant qui en aurait besoin Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  6. 24 Apr

    Episode 156 - IA Act, ACPR et secteur financier : ce que vous devez savoir avant août 2026

    Dans ce 156 ème épisode de DigitalFeeling, je vous parle de réglementation. Non ne partez pas ! L'IA Act entre en vigueur pour les systèmes à haut risque en août 2026. Je vous partage le rôle de l'ACPR dans la supervision des IA bancaires et assurantielles en France, et ce que cela change concrètement pour vos clients et vos formations. La réglementation européenne sur l'intelligence artificielle n'est plus une perspective lointaine. Avec l'échéance d'août 2026 qui approche, les règles applicables aux systèmes IA à haut risque entrent très bientôt en vigueur. Et si vous travaillez avec des clients dans la banque ou l'assurance, un acteur clé vient de prendre position en France : l'ACPR. L'IA Act en bref : une logique par les risquesVoté en 2024, l'IA Act est le premier cadre réglementaire européen dédié à l'intelligence artificielle. Son architecture repose sur une classification des systèmes IA en quatre niveaux de risque : - Risque inacceptable → interdit (ex. : notation sociale de masse)- Haut risque → obligations strictes de documentation, traçabilité et contrôle humain- Risque limité → obligation de transparence (ex. : indiquer qu'un visuel est généré par IA)- Risque minimal → usage quasi libreLa date charnière à retenir : 2 août 2026, lorsque les obligations pour les systèmes à haut risque entrent pleinement en application. Qui contrôle l'IA en France ? L'ACPR, nouveau shérif du financierLa question de la supervision nationale était en suspens depuis 2024. La réponse est arrivée en septembre 2025 : la France a opté pour un modèle sectoriel, avec une dizaine d'autorités compétentes selon les domaines, coordonnées par la Direction Générale des Entreprises. Pour le secteur financier, c'est l'ACPR ( Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution ) qui prend le dossier. Rattachée à la Banque de France, elle supervise historiquement banques et assureurs. Avec l'IA Act, son périmètre s'élargit considérablement : elle devra désormais auditer et contrôler les systèmes décisionnels à IA qui ont un impact direct sur les personnes. Ce n'est pas un glissement cosmétique. C'est un changement de paradigme : on ne parle plus seulement de solvabilité ou de gouvernance financière, mais de comprendre et d'encadrer des algorithmes qui prennent des décisions. Pourquoi la banque et l'assurance sont particulièrement concernéesLe secteur financier est l'un des plus avancés dans l'adoption de l'IA, notamment parce qu'il traite des données structurées répétitives, idéales pour l'automatisation. Deux cas d'usage illustrent bien les enjeux : 1. L'assurance : tarification et souscription Les assureurs utilisent l'IA pour affiner la tarification en temps réel selon l'évolution des risques marché. Mais comme le souligne l'Institut des Actuaires dans son rapport de février 2025, des risques réels existent : biais reproduits dans les données, manque de transparence, vulnérabilités cybersécurité. Le consensus est clair : l'IA augmente l'expert, elle ne le remplace pas. 2. Le crédit à la consommation : un enjeu sociétal majeur Quand une banque utilise l'IA pour évaluer votre solvabilité, elle se situe exactement dans ce que l'IA Act qualifie de système à haut risque. Les risques de discrimination (âge, origine, genre) sont documentés. Avec une croissance du crédit à la consommation de +4 % en septembre 2025, l'urgence réglementaire est d'autant plus forte. Ce que l'ACPR va contrôlerPour les IA à haut risque, les établissements devront notamment justifier : - La qualité et la représentativité des données d'entraînement- La documentation complète des algorithmes- La traçabilité des décisions (pourquoi l'IA a dit oui ou non)- L'existence d'une surveillance humaine dans la boucle- Des contrôles internes adaptésL'ACPR ne sera pas qu'un organe de sanction : elle devra aussi produire des lignes directrices et accompagner les acteurs du marché. Un défi de taille, tant l'expertise technique nécessaire est pointue. L'ACPR se dote elle-même d'IA pour superviserFait notable : l'ACPR envisage d'utiliser l'IA dans ses propres processus de supervision. Les établissements transmettent des volumes massifs de données réglementaires qu'il est impossible d'analyser manuellement. L'IA permettrait de détecter des anomalies, identifier des signaux faibles et cibler les inspections de manière plus réactive. La règle vaut pour tous : si l'ACPR utilise l'IA, elle doit être exemplaire sur les principes qu'elle impose : transparence, gouvernance, surveillance humaine. L'IA devient à la fois l'objet et l'outil de la régulation. Une supervision de nouvelle génération. Ce qu'il faut retenir pour votre activitéQue vous soyez consultant, formateur ou responsable digital dans une organisation : - L'IA Act n'est pas une contrainte lointaine : les règles pour les IA à haut risque s'appliquent dès août 2026- Si vous accompagnez des clients dans la banque ou l'assurance, l'ACPR est votre nouvel interlocuteur réglementaire- Les notions de traçabilité, d'explicabilité et de contrôle humain ne sont plus des options — elles deviennent des obligations légales à intégrer dans vos pitches et vos formations- L'humain reste central : les actuaires, les analystes crédit, les juristes conservent un rôle clé dans la validation et la fiabilité de ces systèmes- La régulation qui s'équipe elle-même d'IA, c'est un signe de maturité, pas de méfiance💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! 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    9 min
  7. 17 Apr

    Episode 155 - Ce qu'il faut savoir sur les agents IA en entreprise avant de se lancer

    Dans ce 155 ème épisode de DigitalFeeling, je vous partage ce qu'il faut savoir sur les agents IA avant de les déployer en entreprise. Les agents IA sont sur toutes les lèvres. Tout le monde s'interroge sur le sujet. Comment déployer concrètement un agent IA ? A quoi ça sert ? Quelles sont les précautions à prendre ? C’est quoi un agent IA ?Commençons par la définition parce que la confusion est fréquente. Un LLM (comme ChatGPT ou Claude), c’est un modèle qui répond à vos questions. Vous entrez votre commande et il répond. Son intervention s’arrête là. Un agent IA, c’est un système capable de percevoir son environnement, de “raisonner”, de décider et d’agir de manière autonome pour atteindre un objectif (celui que vous lui avez fixer) sans que vous ayez besoin d’intervenir à chaque étape. Imaginez que vous lui demandiez : “Analyse les avis clients de notre dernière campagne et envoie un rapport hebdomadaire au directeur marketing.” Un agent va : extraire les avis → les analyser → identifier les tendances → rédiger le rapport → l’envoyer automatiquement. Sans que vous touchiez quoi que ce soit entre chaque étape. Les 4 composantes d’un agent IA : - Perception : ce qu’il reçoit en entrée (texte, données, résultats d’outils)- Mémoire : à court terme (la conversation) et long terme (base de données externe)- Raisonnement : le modèle qui décide quoi faire- Action : les outils qu’il peut déclencher (web, code, emails, CRM…)Comment développer un agent IA ?Il n’existe pas une seule façon de créer un agent. Tout dépend de votre niveau technique, de vos besoins et de vos contraintes. Voici 5 grandes approches pour développer votre agent IA, de la plus simple à la plus complexe. 1. Environnements agents clé en mainDes solutions packagées comme Claude Cowork, Claude Projects, les GPTs d’OpenAI ou Microsoft Copilot embarquent déjà la logique agentique, prêtes à l’emploi, sans aucune compétence technique requise. ✅ Idéal pour : des cas d’usage rapides sans infrastructure à déployer Délai de mise en œuvre : quelques heures 2. No-code / Low-code (pour les profils métier)Au-delà de Make, Zapier et n8n, Google Workspace Studio, intégré dans Gmail, Drive, Calendar et Sheets, permet de créer des workflows automatisés en langage naturel grâce à Gemini. Côté choix, une distinction importante à connaître pour la sécurité : - n8n — open source, peut être auto-hébergé gratuitement sur vos propres serveurs (option la plus souveraine), désormais enrichi de 70 nœuds IA natifs connectés aux grands LLM- Make — hébergé en Europe, conforme RGPD, propose une option on-premise (hébergé en local)- Zapier — 100% cloud hébergé aux États-Unis, sans option self-hosted (à éviter pour les données sensibles)✅ Idéal pour automatiser des tâches marketing répétitives (lead nurturing, reporting, publication réseaux sociaux). Délai de mise en œuvre : quelques heures 3. Frameworks d’orchestration (pour les profils techniques)LangChain a sorti sa version 1.0, et son successeur LangGraph est désormais le framework recommandé pour les agents en production : il gère des workflows complexes et des agents multi-étapes de manière bien plus robuste. LangChain a également lancé Deep Agents, une librairie inspirée de Claude Code pour les tâches longues et complexes. Le reste de l’écosystème reste solide : LlamaIndex pour la gestion documentaire et le RAG, CrewAI pour les équipes d’agents multi-rôles en production, AutoGen (Microsoft) pour les conversations entre agents. ✅ Idéal pour des agents multi-rôles qui collaborent entre eux, ou des besoins très spécifiques. Délai de mise en œuvre : quelques jours. 4. API des grands modèles (pour les développeurs)Appeler directement l’API d’Anthropic (Claude), d’OpenAI (GPT-4) ou de Google (Gemini) et construire la logique autour. Le function calling et le tool use permettent à l’agent d’appeler des outils externes de façon structurée. ✅ Idéal pour : intégrer un agent dans un produit ou un SI existant Délai de mise en œuvre : 1 à 2 semaines 5. Développement from scratch (pour les équipes engineering)Construire un agent en Python pur, en gérant soi-même la boucle de raisonnement, la mémoire, les outils et la gestion des erreurs. La solution la plus exigeante techniquement, mais aussi la plus souveraine. ✅ Idéal pour : des besoins très spécifiques ou des contraintes fortes de souveraineté des données Délai de mise en œuvre : plusieurs semaines Et la sécurité ?C’est souvent l’angle mort des déploiements d’agents IA en entreprise. Et c’est pourtant le plus critique.Le risque : ne pas savoir où partent vos données !Quand votre agent IA traite des informations : données clients, données RH, données financières, ces informations transitent quelque part. La question est : où ? Quelle que soit la solution choisie : - Anonymiser ou pseudonymiser les données avant de les injecter dans un prompt- Cloisonner les accès : l’agent ne doit accéder qu’aux données strictement nécessaires- Logger et auditer toutes les interactions de l’agent- Former les collaborateurs à ne pas copier-coller des données sensibles dans des interfaces grand publicLa sécurité d’un agent IA n’est pas une question de modèle, c’est une question d’architecture et de gouvernance. Le DPA : le document sous-estiméLe DPA (Data Processing Agreement) est un contrat juridique obligatoire dès lors que vous confiez le traitement de données personnelles à un prestataire externe. C’est l’article 28 du RGPD qui l’impose. Ce qu’il doit obligatoirement contenir : - La nature et la finalité du traitement- Le type de données et les catégories de personnes concernées- La durée du traitement- Les obligations du sous-traitant- Les mesures de sécurité mises en place- Les conditions de sous-traitance ultérieure- Les modalités de suppression des données en fin de contratSans DPA, vous êtes en infraction RGPD et exposé à une amende pouvant atteindre 4% de votre chiffre d’affaires mondial. Bonne nouvelle : Anthropic, OpenAI, Microsoft Azure et Google Workspace Enterprise proposent des DPA standards téléchargeables et signables en ligne. Google allant même jusqu’à fournir un guide DPIA (Data Protection Impact Assessment) pour accompagner les entreprises dans leur analyse d’impact. Mistral AI propose quant à lui un DPA de droit français. Le DPA est le document qui prouve que votre entreprise est en conformité quand elle utilise un agent IA avec des données personnelles. Faites-le valider par votre DPO avant tout déploiement. Ce qu’il faut retenirLa technologie sécurise l’infrastructure. Le contrat sécurise le cadre juridique. Mais c’est la formation qui sécurise l’usage au quotidien. Adopter un agent IA en entreprise n’est jamais une décision purement technique. C’est une décision stratégique qui engage la direction juridique, le DPO, la DSI et qui nécessite que les équipes comprennent ce qu’elles utilisent réellement. 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    13 min
  8. 10 Apr

    Episode 154 - Google veut former la France à l'IA !

    Dans ce 154 ème épisode de Digitalfeeling, on parle d'une annonce que j'ai trouvée intéressante, et que je veux décrypter avec vous, parce qu'elle touche directement à ce que je fais au quotidien : la formation à l'IA. Le 24 mars dernier, Google France a publié sur son blog le lancement d'un programme baptisé "L'IA en action", pensé pour accompagner les TPE-PME et les professionnels français. Au menu : un nouveau parcours d'apprentissage, une étude d'impact menée avec Ipsos et France Travail, et un nouveau certificat IA. Mais derrière les annonces bien formulées, qu'est-ce qu'il y a vraiment ? Qu'est-ce que ça dit de l'état de l'adoption de l'IA en France ? Et surtout qu'est-ce que ça change pour vous, que vous soyez dirigeant de PME, salarié ou formateur ? C'est ce qu'on va explorer ensemble. Le cas concret qui ouvre le débat : Vent de VoyageGoogle commence son article avec une histoire. Celle d'une PME de Saint-Malo : Vent de Voyage, qui upcycle des voiles de bateaux pour en faire des sacs et accessoires. Un savoir-faire artisanal, ancré dans un territoire. Accompagnée par les Google Ateliers Numériques, la responsable marketing de l'entreprise a utilisé l'IA pour traduire et adapter plus de 400 fiches produits. Résultat : la part du chiffre d'affaires réalisée à l'export est passée de 10 à 30 %. Je veux m'arrêter là-dessus une seconde, parce que c'est exactement le type de cas qui fait tomber les objections que j'entends souvent en formation. "L'IA, c'est pour les grandes entreprises tech." Non. Une PME d'upcycling en Bretagne vient de tripler sa part à l'export grâce à un usage concret et maîtrisé de l'IA. "L'IA va remplacer les humains." Non. Ici, elle a permis à une responsable marketing de faire quelque chose qu'elle n'aurait jamais pu faire seule, faute de temps et de budget : adapter 400 fiches produits pour des marchés internationaux. Et Google le formule très bien dans son article : les vrais bénéfices de l'IA ne résident pas dans l'automatisation de ce qu'on faisait déjà, mais dans l'élargissement de ce qu'on peut accomplir. Cette phrase, je vous invite à la noter. C'est une grille de lecture extrêmement utile pour évaluer n'importe quel projet IA dans votre organisation. Les chiffres qui font mal : où en est vraiment la France ? Avant de parler du dispositif Google, parlons de la réalité du terrain. Parce que Google ne lance pas ce programme dans le vide — il répond à un diagnostic préoccupant. Ipsos a mené une étude sur la perception et les usages de l'IA chez les professionnels français. Le taux d'utilisateurs a doublé en deux ans, passant de 28 % en 2023 à 51 % en 2025. Ça, c'est la bonne nouvelle. La courbe monte. Mais voilà où ça coince : seuls 9 % des salariés utilisent l'IA au quotidien. Et le retard est encore plus marqué dans les PME. 51 % qui ont essayé. 9 % qui l'ont vraiment intégrée. C'est le fossé entre l'expérimentation et l'adoption réelle. Et c'est précisément ce fossé-là que je vois dans mes formations. Les gens essaient ChatGPT, ils sont impressionnés, et puis... ils retournent à leurs habitudes. Parce qu'ils ne savent pas quoi en faire concrètement dans leur métier. Et justement, le premier frein cité par les professionnels, c'est un manque de concret : ils se demandent simplement "comment l'IA peut-elle m'aider, moi, dans mon métier ?" Cette question, elle est légitime. Et elle est saine. Ce n'est pas du scepticisme mal placé, c'est une demande de pertinence. Un dernier chiffre qui me marque : 72 % des dirigeants estiment que l'IA sera un avantage compétitif indispensable d'ici trois ans — mais seulement 21 % des salariés français déclarent avoir reçu une formation dédiée, et c'est encore moins dans les petites entreprises. Il y a donc un dirigeant sur deux qui croit à l'IA… mais qui n'a pas encore formé ses équipes. C'est le paradoxe central de ce moment. Le dispositif "IA en action" : ce que Google propose concrètement Alors que fait Google face à ce constat ? Le programme "L'IA en action" repose sur trois axes. Premier axe : un parcours repensé pour les TPE-PME. Ce nouveau parcours "Entrepreneurs", porté par les Google Ateliers Numériques et co-construit avec France Travail, vise à accompagner des étapes concrètes : étude de marché, pitch commercial, visibilité en ligne. Ce qui me plaît ici, c'est le mot "co-construit". Parce qu'un des problèmes récurrents des grandes formations institutionnelles, c'est qu'elles sont pensées par des gens qui ne sont pas dans les entreprises. Partir des vrais besoins de terrain, c'est la condition pour que ça marche. Deuxième axe : une étude d'impact avec Ipsos. Cette mesure est menée avec France Travail et les CCI dans cinq régions pilotes. Elle vise à évaluer l'impact de parcours de sensibilisation sur l'adoption de l'IA, les gains de productivité, et les freins identifiés — pour alimenter les futures politiques d'accompagnement. C'est la partie la plus intéressante à mes yeux, parce qu'on manque cruellement de données robustes sur ce qui fonctionne vraiment en matière de formation à l'IA. Mesurer l'impact, c'est rare. Et c'est nécessaire. Troisième axe : le nouveau Certificat Google IA professionnel. Ce certificat vise à équiper les professionnels avec les compétences en IA les plus recherchées par les recruteurs — de l'analyse de données à la gestion de projets, en passant par la génération de contenus visuels et la création d'applications métiers sans coder. Et l'ambition est chiffrée : en 2026, Google et France Travail visent 20 000 certificats distribués aux demandeurs d'emploi et aux conseillers. 20 000 certificats. C'est ambitieux. Est-ce que c'est suffisant face à l'échelle du défi ? On en parle juste après. Mon analyse : ce que ça dit, ce que ça ne résout pasVoilà ma lecture à moi, celle d'une formatrice qui travaille sur ces sujets depuis plusieurs années. Ce que cette initiative dit de juste : La formation par les cas d'usage, c'est non négociable. 62 % des actifs réclament des formations basées sur des cas d'usages concrets. Ce n'est pas une demande de confort, c'est une condition d'efficacité. On n'apprend pas à utiliser un outil en lisant sa notice. On apprend en le manipulant sur un problème réel. Et l'engagement de Google de renforcer "la partie pratique" du parcours, c'est une bonne direction. La preuve par l'usage, comme ils le disent eux-mêmes, c'est la condition incontournable de l'adoption. Ce qui mérite d'être nuancé : Google reste Google. Ce dispositif, aussi bien intentionné soit-il, s'inscrit dans un écosystème : les outils mis en avant seront des outils Google. Gemini, Workspace, les outils Google Ads… C'est normal, mais c'est à garder en tête. La montée en compétences en IA ne doit pas être synonyme de dépendance à un seul acteur. Deuxièmement : 20 000 certificats, c'est un chiffre qui sonne bien mais rappelons que la France compte plus de 4 millions de TPE-PME. La formation à l'IA ne peut pas reposer uniquement sur des acteurs privés ou sur des dispositifs nationaux ponctuels. Elle doit s'intégrer dans les stratégies RH des entreprises elles-mêmes. Le vrai enjeu n'est pas l'accès à la formation. C'est le transfert de compétences dans le poste de travail. On peut avoir le meilleur certificat du monde, si personne dans l'entreprise ne crée les conditions pour expérimenter, la compétence reste théorique. Ce que je retiens de cette annonce Google, au fond, c'est qu'elle confirme ce que le Baromètre du Numérique nous disait aussi : la France est à un point charnière. L'adoption de l'IA est en train de s'accélérer. Les outils sont là. Les ressources de formation se multiplient. Mais le vrai défi, celui qui va faire la différence entre les organisations qui avancent et celles qui restent à quai, c'est la capacité à ancrer ces compétences dans le quotidien des équipes. Et ça, ça ne vient pas d'un certificat. Ça vient d'un changement de posture managériale, d'une culture d'expérimentation, et d'un accompagnement humain qui ne se substitue pas à la technologie mais qui la rend intelligible. C'est pour ça que je fais ce que je fais. Si cet épisode vous a aidé à y voir plus clair, partagez-le. Et si vous voulez structurer la montée en compétences IA de vos équipes, que vous soyez dirigeant, responsable formation ou DRH, retrouvez-moi sur LinkedIn ou sur digitalfeeling.fr. À très vite. 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. 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DigitalFeeling, le podcast IA & marketing digital qui passe à l'action Je suis Élodie Chenol, consultante et formatrice spécialisée en Intelligence Artificielle et marketing digital. Chaque semaine, en 10 minutes chrono, je réponds à une question de terrain pour vous aider à intégrer l'IA dans votre stratégie et générer des résultats concrets. Ce podcast est fait pour vous si : - Vous êtes entrepreneur ou dirigeant et vous voulez exploiter l'IA pour développer votre business sans vous perdre dans la technique- Vous êtes marketeur ou responsable communication et vous cherchez à aller plus vite, mieux cibler et créer des contenus qui performent grâce à l'IA- Dans les deux cas : vous voulez des méthodes claires, testées sur le terrain, applicables dès aujourd'hui Posez-moi votre question Contactez-moi sur LinkedIn, les meilleures questions deviennent des épisodes. Pour aller plus loin : 📩 Newsletter : substack.com/@elodiechenol ⭐ Un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify : c'est le meilleur moyen de soutenir le podcast Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.