ContexteÀ la fin du XXe siècle, Vania de Gila, écrivain, danseur, linguiste, dialectologue, ethnosociologue, collecte et publie une suite de contes tsiganes balto-slaves, Le Roi des Serpents, suivie d’une édition bilingue romani-français de récits, La Prière des loups. Ces ouvrages donnent accès à la matière orale, à la genèse des formes et de l’imaginaire collectifs dont se nourrit la littérature écrite. Après Un petit conte tout court, nous partirons sur le chemin du polonais Bruno Schulz. À dix-huit ans, peu de temps avant la mort de l’écrivain, Jerzy Ficowski découvre le monde étrange de Schulz, les « régions de la grande hérésie ». Il n’aura de cesse par la suite de traquer et de recueillir les moindres feuillets et fragments de son œuvre littéraire, épistolaire et graphique, tragiquement dispersés en 1942, lorsque Schulz est confiné dans le ghetto de Drohobych, sa ville natale, où il sera bientôt assassiné. Un petit conte tout court, de Vania de Gila lu par Baptiste MartinLa Solitude, de Bruno Schulz, in Le Sanatorium au croque-mort, lu par Thomas Schetting À l'oreilleSílvia Pérez Cruz & Rocio Molina – Nina, Afrika