Swim Smart

Théo Cupcic

Pour les nageurs adultes qui ne veulent plus bricoler leurs séances. On parle de compréhension, de pédagogie, et de choix conscients dans l’eau. Chaque épisode gratuit t’aide à : comprendre ce que tu fais dans l’eau (et pourquoi) identifier ce qui bloque réellement ta progression prendre du recul sur ta pratique arrêter de confondre motivation et structure 👉 Le podcast est volontairement un espace de réflexion. Il ne te dit pas quoi nager. Il t’aide à comprendre comment décider. Parce que progresser durablement ne vient pas d’un exercice de plus, mais d’un cadre clair, adapté à ta vraie vie.

  1. 4 hr ago

    Ne pas savoir nager, c'est un handicap social avec Cindy Le Falher

    Il fait quarante degrés. Tes amis partent sur un bateau, ou simplement à la plage. Tu ne sais pas nager, et tu restes. Cindy Le Falher appelle ça un handicap social, et elle pèse ses mots. Depuis vingt ans, elle utilise le sport pour lutter contre l'isolement relationnel des personnes en situation de handicap, aujourd'hui avec son association Envie de Sens. Elle nage aussi en ultra-endurance : elle a traversé la Manche en 18h24, sans combinaison, à sa deuxième tentative, et elle prépare le détroit de Gibraltar. Dans cet épisode, elle raconte Martine. Polyhandicapée, en fauteuil électrique, sans communication verbale, capable de bouger sa mâchoire pour appuyer sur un contacteur et diriger son fauteuil. Après cinq ans de séances, Martine a traversé dix mètres de bassin sans aucun matériel de flottaison, en bougeant seulement les pieds. Cindy l'a redressée pour lui montrer le trajet qu'elle venait de faire, et Martine s'est mise à pleurer. C'était la première fois de sa vie qu'elle se déplaçait seule. Elle explique pourquoi « est-ce que c'est accessible » est la mauvaise question, et ce qu'il faut demander à la place : une question par étape du trajet, de la place de parking au pédiluve. Une piscine peut avoir acheté du matériel de mise à l'eau que personne dans l'équipe ne sait utiliser. Une plage peut porter un label et s'arrêter là où le tapis se termine, à dix mètres du bord. Et elle donne le plus petit pas concret de toute la journée, celui qui tient dans un sac : la bouée de sécurité. Elle-même s'entraîne seule en mer, tôt le matin, avant l'arrivée des surveillants. Dans sa bouée, son téléphone dans une pochette étanche et de quoi se ravitailler. Ses enfants ont sa position en direct : si le point ne bouge pas depuis six heures au milieu de l'eau, ils savent. La bouée protège, elle ne supprime pas le danger. Ce qui protège, c'est la bouée plus le fait que quelqu'un sache où tu es. Retrouver Cindy Le Falher et son association Envie de Sens : https://www.envie-de-sens.fr Huitième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Ce qui te bloque dans l'eau porte un nom. Le diagnostic Swim Smart te le donne : https://swimsmart.fr/diagnostic

    Ne pas savoir nager, c'est un handicap social avec Cindy Le Falher
  2. 3 days ago

    La règle des 15 secondes : apprendre à un enfant à donner l'alerte avec Guillaume Bourbon

    Guillaume Bourbon a accompagné une classe à la piscine, et il a réglé la question en cinq minutes. Tout le monde s'assoit dans le petit bain, chacun met la tête sous l'eau à son tour, et le groupe compte à voix haute. Le meilleur a tenu quinze secondes. À partir de là, le nombre n'est plus une performance, c'est un repère. Quand quelqu'un reste la tête sous l'eau, tu comptes jusqu'à quinze. Au-delà, soit c'est un apnéiste et il te le dira, soit quelque chose ne va pas, et tu vas chercher un adulte. Ce que cette séance installe n'est pas une compétence de sauvetage. C'est un seuil. L'enfant sait à partir de quand une situation cesse d'être normale, et il sait quoi faire. Rien d'autre ne lui est demandé. C'est là que se joue tout l'épisode. On apprend aux gens à secourir, à sortir quelqu'un de l'eau, on leur fait passer un test. On ne leur apprend jamais à reconnaître le moment où il faut y aller. Guillaume a vu un parent accompagnateur et un instituteur regarder un enfant faire le bouchon sans comprendre ce qui se passait devant eux. Ils savaient aller le chercher. Personne ne leur avait appris à voir. Guillaume Bourbon dirige Aquasecurit. Il forme des maîtres-nageurs à la sécurité, et il a passé trente ans comme officier de sapeurs-pompiers, en charge de la surveillance des plages en Savoie. Il présente aussi son mur contre les noyades, où chaque brique est un acteur : l'éducation du public, l'aménagement des espaces, la formation, le savoir nager, la surveillance, la réglementation. Enlève une brique, l'eau passe à travers. Aucune ne suffit seule, et c'est ce qui explique qu'on puisse faire beaucoup et obtenir peu. Et il revient sur une phrase que tous les parents prononcent au bord d'un bassin, « il sait nager », en expliquant pourquoi il refuse d'y répondre. Retrouver Guillaume Bourbon sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/guillaume-bourbon-2446b01aa Il anime une journée de formation sur le POSS le 3 septembre 2026, en présentiel à la piscine d'Yssingeaux. Elle s'adresse aux directeurs d'établissements aquatiques, aux chefs de bassin et aux cadres en charge de l'organisation de la surveillance. Septième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Pour savoir ce qui bloque vraiment ta progression, fais le diagnostic Swim Smart : https://swimsmart.fr/diagnostic

    La règle des 15 secondes : apprendre à un enfant à donner l'alerte avec Guillaume Bourbon
  3. 15 Aug

    Reconnaître une noyade : ce que personne ne voit venir · avec Quentin Duquesnoy

    Un maître-nageur intervient sur une noyade. Il agit correctement, sur une victime qui n'était même pas dans son groupe. Six mois plus tard, il a encore le goût du vomi dans la bouche, à cause des insufflations. Ce qui le marque n'est pas l'intervention. C'est la vingtaine de personnes assises en face de lui, ensuite, à lui demander pourquoi il n'a pas fait autrement. Quentin Duquesnoy raconte ce moment dans cet épisode. Il a fondé Sécur&O, cabinet de conseil et organisme de formation spécialisés en sécurité aquatique : rédaction et harmonisation de POSS, audits de sécurité, accompagnement des exploitants dès la conception, e-formation pour les sauveteurs, les chefs de bassin et les directions. Avant ça, sapeur-pompier, sauveteur en mer, maître-nageur, chef de bassin, puis directeur multi-sites. Il explique pourquoi une noyade ne ressemble pas à ce que montrent les films. Pas de cris, pas de bras qui s'agitent, pas d'appel à l'aide. Une personne qui se noie est silencieuse et verticale, et ça dure moins longtemps que tu ne crois. Il a des vidéos où un enfant est sous l'eau, en arrêt, et où un baigneur le repousse sans comprendre ce qu'il a sous les yeux. Il déroule aussi le chemin que tu fais à chaque séance sans y penser. L'odeur à l'entrée, le pédiluve, les vestiaires dans le courant d'air, la douche froide, les affiches si nombreuses que tu ne les vois plus. Chaque étape a été pensée par quelqu'un, et chacune agit sur ta sécurité sans que tu le saches. Et il donne ce que tu peux faire de ton côté avant d'entrer dans l'eau, en piscine comme en milieu naturel. Repérer le sauveteur, savoir où sont les zones surveillées, et ne jamais quitter des yeux la personne qui t'accompagne. Retrouver Quentin Duquesnoy et Sécur&O, son cabinet de conseil et organisme de formation en sécurité aquatique : https://secur-e-o.com Sixième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Ce qui te bloque dans ta nage a un nom. Le diagnostic Swim Smart te le donne :

    Reconnaître une noyade : ce que personne ne voit venir · avec Quentin Duquesnoy
  4. 12 Aug

    Apprendre à nager à 74 ans : sa première longueur, la tête dans l'eau. avec Séverine Frein

    Yvette a 74 ans. Elle vient à la piscine de la résidence depuis des années, elle regarde ses petits-enfants dans l'eau, et elle reste au bord. Sa peur remonte à l'enfance, à l'époque où on lui disait qu'il y avait des monstres au fond de l'eau. Cet été, elle a demandé à la maître-nageuse si on apprenait aussi à nager aux adultes. Quelques séances plus tard, elle a fait sa longueur, la tête dans l'eau. Cette maître-nageuse s'appelle Séverine Frein. Elle est formatrice dans les métiers du sport, coordinatrice du BPJEPS AAN à Amiens, et c'est elle qui m'a formé. Cet été, elle passe sa première saison au bord d'un bassin, au pied du Mont Ventoux. Dans cet épisode, elle raconte ce qu'elle a construit avec Yvette. La flottaison en premier, parce qu'Yvette flotte remarquablement bien. Les bascules ventrale et dorsale, pour reprendre son souffle sans paniquer au milieu du bassin. Et la tête dans l'eau tenue comme un point non négociable. Elle explique aussi ce qu'elle regarde avant de commencer avec quelqu'un, pourquoi elle refuse de donner une trame toute faite à ses stagiaires, et comment elle a réécrit un règlement intérieur en disant ce qu'il est préférable de faire plutôt qu'en alignant des interdictions. Ce qu'elle porte au quotidien, c'est SF Compétences, sa structure de formation et d'orientation vers les métiers du sport : https://sfcompetences.fr/ Tous ses liens : https://linktr.ee/sfcompetences Cinquième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet. Tu ne sais pas ce qui te bloque dans ta nage. Le diagnostic Swim Smart te le nomme

    Apprendre à nager à 74 ans : sa première longueur, la tête dans l'eau. avec Séverine Frein
  5. 8 Aug

    Progresser en natation : un geste réussi n'est pas acquis · avec Lucas Commenges

    Tu fais l'éducatif qu'on t'a demandé, et tu le fais bien. Deux séries plus loin, plus personne ne te demande rien, et il a disparu de ton crawl. Lucas Commenges appelle ça la différence entre réussir et acquérir. Il entraîne des nageurs à Pau, il forme les futurs maîtres-nageurs chez Pyrénées Secours, et il est éducateur spécialisé de formation. Dans sa formation il couvre tous les publics, du bébé nageur à l'adulte qui apprend à nager. C'est son passage en SESSAD, auprès d'enfants avec troubles du spectre de l'autisme, qui a construit sa pédagogie. Ses mots : tu déconstruis tout, tu repars du pourquoi on se dit bonjour. Trois outils à emporter à ta prochaine séance. Le test de la longueur libre : tu vas d'un bord à l'autre comme tu veux, sans consigne. Ce qui ressort tout seul est ce que tu sais faire. Le reste s'arrête le jour où personne ne le demande plus. Le verbe d'action à la place de la négation, parce qu'un enfant qui entend « ne cours pas » entend d'abord « cours ». Et le cadre, qui passe pour de la rigidité la première semaine et que tout le monde réclame la deuxième. Quatrième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, journée mondiale de prévention de la noyade. Lucasco natation, entraîneur et formateur : lucasco.fr · instagram.com/lucasco_natation Pour savoir ce qui te bloque avant de choisir ce que tu travailles : swimsmart.fr/diagnostic

    Progresser en natation : un geste réussi n'est pas acquis · avec Lucas Commenges
  6. 5 Aug

    Apprendre à nager à 60 ans : ce qui avait échoué, et ce qui a tout débloqué · avec Anne

    Le 25 juillet, journée mondiale de prévention de la noyade, j'ai ouvert l'antenne pendant dix heures. Anne est passée à 14 heures, par téléphone. Elle a 68 ans et elle a appris à nager à 60. Avant ça, elle a passé trente ans à savoir faire les mouvements, mais seulement là où elle avait pied. Dès qu'il n'y avait plus de fond, elle posait la main sur le bord et elle faisait demi-tour. Elle le dit elle-même, ce n'était pas de l'aquaphobie : elle adore l'eau. C'était la profondeur. Elle raconte les cours pris à Marseille entre midi et deux, qui lui ont appris à reproduire des gestes et jamais à être à l'aise. Le jour où elle a menti dans un club de kayak de mer en disant qu'elle savait nager. Et les vingt centimètres d'eau à La Réunion où elle a bien failli y passer, parce qu'un remous lui a pris les chevilles. Puis ce qui a marché. Une amie du même âge, l'étoile de mer dans le bassin des petits, trois séances par semaine pendant trois étés. Une séance chez une hypnothérapeute, et trois jours plus tard elle saute dans une fosse de quatre mètres. Sa conclusion tient en une phrase : l'aisance dans l'eau, la respiration et la conscience de la flottaison. Les mouvements viennent après. Troisième épisode de la série de dix, tirée de la journée du 25 juillet. Tu as appris à nager et tu tournes encore là où tu as pied. Le diagnostic Swim Smart te dit ce qui te retient : https://www.swimsmart.fr/diagnostic

  7. 1 Aug

    Savoir nager ne suffit pas : ce qui sauve, c'est la flottaison · avec Lucas Foehrle - FNMNS

    Le 25 juillet, journée mondiale de prévention de la noyade, j'ai ouvert l'antenne pendant dix heures. Lucas Foehrle est passé en milieu de journée. C'était sa première fois dans un podcast.Il dirige la Fédération nationale des métiers de la natation et du sport depuis le 1er janvier, après dix ans au bataillon des marins-pompiers de Marseille. Il continue d'intervenir dans les quartiers nord pour apprendre à nager à ceux qui n'ont pas accès aux piscines.Et il dit une phrase qui remet en cause la façon dont on apprend à nager dans ce pays. Ce n'est pas la nage codifiée qui sauve. Ce qui sauve, c'est la flottaison.Tu peux avoir appris les quatre nages et rester en danger, parce que personne ne t'a jamais appris à ne rien faire dans l'eau. Son mot pour ça : former des citoyens de l'eau, au lieu de fabriquer des générations d'aquaphobes.Il détaille le plan d'enseignement aquatique qu'il porte, en trois piliers. La prévention, qu'il veut voir entrer à l'école comme y est entrée la sécurité routière. L'enseignement, qui commence par l'aisance dans l'eau avant la technique. Et les bons comportements, à apprendre aux parents autant qu'aux enfants.Il y a aussi ce que personne ne dit sur les brassards. C'est une fausse sécurité, et il l'a vu se produire : crème solaire plus plastique, l'enfant saute, les bras se lèvent, les brassards partent.Puis les signes qui doivent alerter, qui n'ont rien de ce qu'on voit dans les films. Un enfant qui joue dans l'eau et qui cesse d'un coup de faire du bruit. Quelqu'un dont les cheveux tombent sur les yeux sans qu'il les écarte. La tête qui bascule en arrière pour chercher de l'air.Et l'après, du côté du maître-nageur cette fois. Les gendarmes qui arrivent, les sauveteurs isolés, les questions posées une à une. Il l'a vécu à dix-sept ans.Deuxième épisode de la série de dix, tirée de la journée du 25 juillet.Tu as appris à nager, et tu n'es toujours pas à l'aise dans l'eau. Le diagnostic Swim Smart te dit d'où ça vient : https://www.swimsmart.fr/diagnosticPour aller plus loin :Le Brief, un mail par jour pour reprendre ta nage en main : https://www.swimsmart.fr/inscription-brief/Le Club, pour parler de tes séances avec d'autres nageurs : https://www.swimsmart.fr/clubLa bibliothèque, pour chercher un épisode par ce qui te bloque : https://www.swimsmart.fr/bibliLe Premium, quand tu veux la méthode en entier : https://www.swimsmart.fr/premium

    Savoir nager ne suffit pas : ce qui sauve, c'est la flottaison · avec Lucas Foehrle - FNMNS

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Pour les nageurs adultes qui ne veulent plus bricoler leurs séances. On parle de compréhension, de pédagogie, et de choix conscients dans l’eau. Chaque épisode gratuit t’aide à : comprendre ce que tu fais dans l’eau (et pourquoi) identifier ce qui bloque réellement ta progression prendre du recul sur ta pratique arrêter de confondre motivation et structure 👉 Le podcast est volontairement un espace de réflexion. Il ne te dit pas quoi nager. Il t’aide à comprendre comment décider. Parce que progresser durablement ne vient pas d’un exercice de plus, mais d’un cadre clair, adapté à ta vraie vie.

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