» Ce livre est l'occasion de développer une position critique qui évite cette rhétorique du choix et de la binarité aliénation/libération, surtout à l'endroit du désir, sexuel ou non. (…) je déploie des éropolitiques qui élargissent la définition du désir, dont un des problèmes majeurs jusqu'ici était sa réduction au sexe, génital, privé, hétérosexuel, sous le seul régime de la conquête. « Myriam Bahaffou,Éropolitique : écoféminismes, désirs et révolution – p. 79 Contexte : Vous allez entendre ici une conférence de Myriam Bahaffou, doctorante en philosophie et en études féministes, qui est intervenue à l'Ensad de Limoges sur l'invitation d'Emma Bigé, C'était le 15 avril 2025 à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes. À toutes les deux, un grand merci de leur feu vert pour diffuser cette présentation du livre « Éropolitique – Écoféminismes, désirs et révolution », qui s'écoule et s'écoute comme une « leçon » joyeuse, entre cours en amphi, échanges et questions empreintes de douceur, curiosité, complicité… Faire la place à Éros en politique et dans les luttes écologiques et féministes, en théorie et en pratique, ça donne quoi ? D'abord, un soulagement ? Des outils pour penser le monde comme une intense expérience intérieure : Composter l'ego. S'écologiser de l'intérieur. « Je parle beaucoup dans mon livre de pratiques d'indignité. Pour faire de la politique, on s'est mis dans l'idée (…) que pour être un sujet politique qui a de la valeur, il faut être digne. La quasi totalité de nos mouvements sociaux reposent sur cela, la quasi totalité, pas tous, repose sur l'idée qu'il faut être un sujet digne, entier, plein, reconnu. etc. . Ma proposition éropolitique est exactement l'inverse : comment ...