Beyond the system: Empowered by experience / De l’ombre à la lumière: Parcours de vie post DPJ

Trauma Consortium

Beyond the System: Empowered by Experience   Beyond the system is a bilingual podcast hosted by the Canadian Consortium on Child and Youth Trauma. The core purpose of our podcast is to raise awareness about trauma, particularly as it relates to (former) youth in care, and to advocate for systemic change. As a group of former youth in Care, child welfare professionals and advocates in the field, we aim to share stories, provide educational content, and discuss policy advocacy, while centering the voices of those with lived experience. Our target audience includes (former) youth in care , caregivers, professionals in child and youth services, and anyone interested in trauma-informed care and the experiences of youth in care.   De l’ombre à la lumière : Parcours de vie post DPJ Le podcast bilingue du Consortium Canadien sur le trauma chez enfants et les adolescents a pour objectif de sensibiliser ses auditeurs au trauma, en particulier en ce qui concerne les (anciens) jeunes placés, et de plaidoyer en faveur de changements systémiques en protection de la jeunesse. En tant que groupe d'anciens jeunes placés, de professionels en protection de le jeunesse et de défenseurs de droits, nous partageons nos histoires, du contenu éducatif et discutons de politiques en place, tout en mettant l'accent sur les voix de ceux qui ont vécu le placement en protection de la jeunesse. Notre public cible comprend les anciens jeunes placés, les parents, les professionnels en protection de la jeunesse, et toute personne intéressée par les approches sensibles au trauma et les expériences des (anciens) jeunes placés.      

Episodes

  1. APR 15

    Leaving care, housing insecurity and community building: A discussion with Elijah Olise and Patrick Pouponneau./ La transition à la vie adulte, précarité du logement et mobilisation communautaire.

    In this episode our committee member Elijah Olise meets with long time community organiser Patrick Pouponneau to discuss housing and housing insecurity with a focus on the particular experiences and needs of Care leavers in terms of accessing stable and nuturing housing.     Dans cet épisode, Elijah Olise, membre de notre comité, rencontre Patrick Pouponneau, organisateur communautaire de longue date, pour discuter du logement et de la précarité du logement, en mettant l'accent sur les expériences et les besoins particuliers des anciens jeunes placés, en matière d'accès à un logement stable et accueillant.   About our guest/ À propos de notre invité:   Patrick Pouponneau is a community builder, project manager, and emerging systems leader advancing human security and resilience within African and Caribbean diasporic communities. With over a decade in social services and nonprofit program development, he has led high-impact initiatives in youth engagement, housing stability, and culturally grounded care.   He has led outreach teams and coordinated multi-stakeholder efforts that contributed to the creation of hundreds of new social housing units through collaborative, community-driven approaches. His leadership blends strategic oversight with relational depth—mobilizing partners across government, nonprofit, and community sectors to deliver scalable, trauma-informed solutions.   Patrick Pouponneau est un animateur communautaire, chef de projet et leader émergent dans le domaine des systèmes, qui œuvre à la promotion de la sécurité humaine et de la résilience au sein des communautés de la diaspora africaine et caribéenne. Fort d’une expérience de plus de dix ans dans les services sociaux et le développement de programmes à but non lucratif, il a mené des initiatives à fort impact dans les domaines de l’engagement des jeunes, de la stabilité du logement et des soins ancrés dans la culture. Il a dirigé des équipes terrain et coordonné des efforts multipartites qui ont contribué à la création de centaines de nouveaux logements sociaux grâce à des approches collaboratives et axées sur la communauté. Son leadership allie une vision stratégique à une approche relationnelle approfondie, mobilisant des partenaires issus des secteurs gouvernemental, associatif et communautaire pour proposer des solutions évolutives et tenant compte des traumatismes.   Verbatim:   00:02:46 Intervenant 2 Bonjour, c'est Elijah Olise, l'un des coanimateurs de Beyond the System, et bienvenue. à notre nouvel épisode de podcast. Aujourd’hui, nous allons parler de l’intersection entre la communauté, la jeunesse et le logement. Et j’aimerais vous présenter notre invité d’aujourd’hui, Patrick Pupineau, qui possède une grande richesse de connaissances et d’expérience. 00:03:09 Intervenant 3 Merci beaucoup, Elijah.Je te remercie. C'est un vrai plaisir d'être ici. Oui, je me suis retrouvé dans ce travail essentiellement par le biais de l’organisation communautaire, n’est-ce pas ? Je me souviens Vers 25 ans, j’ai réalisé qu’on pouvait gagner sa vie en faisant preuve de bienveillance, ce qui était révolutionnaire pour moi à l’époque. Je me suis impliqué dans une association à but non lucratif, un café communautaire local. J’ai commencé à y travailler et j’ai pu voir comment une communauté fonctionne de l’intérieur, depuis l’un des lieux phares, vous voyez, et j’ai fini par vraiment tomber amoureuse de ça. Et puis, à partir de là, j’ai déménagé à Vancouver, où je travaillais dans le quartier Downtown Eastside, auprès de personnes souffrant de troubles mentaux, les addictions, les personnes en situation d’itinérance, toutes sortes de choses au sein d’une communauté très particulière. Et oui, j’ai travaillé plus de dix ans dans ce domaine, en faisant tout, de la gestion de l’accueil, vous savez, en passant par les gardes de nuit, jusqu’à travailler avec et autour de tout le spectre des services sociaux. Donc, tout, des interventions dans les campements aux,gestion des bâtiments, en passant par les interventions de proximité. Je ne sais pas si je l’ai déjà dit, mais tout ça. Et bien sûr, pendant cette période, j’ai malheureusement croisé le chemin de nombreux jeunes qui se trouvaient dans ce genre de situation. Mais c’était aussi le meilleur moment de ma journée : travailler avec eux. 00:04:33 Intervenant 2 C’est génial. Merci de nous en faire part. Et, vous savez, quand on parle de logement, on parle des jeunes, et je pense qu’il y a une attention particulière, Il y a une attention particulière, n’est-ce pas? Parce que nous comprenons à quel point l'itinérance peut devenir chronique une fois qu'on commence à la vivre à un certain âge et qu'elle ne s'arrête tout simplement pas. Et chaque année, nous avons des jeunes qui atteignent l'âge limite pour bénéficier de la prise en charge, en particulier au Québec, et ils sont poussés vers la précarité du logement, n'est-ce pas ? Et ce n’est pas quelque chose de nouveau. Et ceux qui travaillent dans ces milieux, comme vous l’avez dit, comme vous venez de sortir de la prise en charge. Ce n'était pas le cas, ce n'était pas prévu. C'est juste que c'est là qu'on nous trouve souvent, car la majorité d'entre nous, une fois qu'on a 18 ans, dans six mois, on se retrouve en situation de précarité de logement. Et je pense que c'est pour ça que c'est si important Je veux dire, je pense que cela ne devrait pas rester uniquement du ressort de ceux qui travaillent sur le terrain, mais que ces connaissances devraient être utilisées pour éclairer les politiques.   Tout à fait. Oui.   00:05:36 Intervenant 3 Non, c'est comme ça, vous savez, qu'on obtenons et maintenons le changement, n’est-ce pas ? C’est au moment de la transition vers la vie adulte, car c’est une période incroyable et cruciale dans la vie d’une personne, lorsqu’elle quitte le système de prise en charge ou tout autre système de prise en charge dans lequel elle se trouve et qu’elle fait l’expérience de la vie d’adulte à part entière Et il faut tout un éventail de compétences, et il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer pendant cette période de transition. C'est particulièrement vrai pour les jeunes : tant de personnes que j'ai rencontrées sont des jeunes qui ont atteint l'âge limite pour rester en prise en charge. Et c’est le cas de toutes les générations, malheureusement, depuis les personnes que je connais qui vivaient dans des résidences pour personnes âgées et qui parlaient de cette expérience, jusqu’aux pensionnats indiens, en passant par ceux qui viennent tout juste d’atteindre l’âge limite pour sortir du système de prise en charge, n’est-ce pas ? Et c’est toujours déchirant de voir un jeune de 18 ans dans un site de consommation sécurisée ou arriver au refuge avec quelques sacs poubelles. 00:06:32 Intervenant 2 Tout à fait. 00:06:33 Intervenant 3 Et nulle part où aller. 00:06:35 Intervenant 2 Vous avez parlé de cette expérience intergénérationnelle de l’itinérance, n’est-ce pas ? Vous en avez parlé, et cela résonne profondément parce que, en faisant ce travail depuis si longtemps, on voit à quel point le problème est profond et comment des décennies de politiques et de législations inefficaces, associées à un financement insuffisant, ont fait exploser le problème encore plus pendant la pandémie, n’est-ce pas ? amplifié les failles ou les aspects mal conçus de notre infrastructure sociale, n’est-ce pas ? Et je pense qu’il est important de le souligner. Vous avez également mentionné les compétences. J'apprécie vraiment cela car je pense que la plupart des personnes qui ont connu l'itinérance provenaient, par exemple, du système de protection de l'enfance ; le simple fait d'avoir l'opportunité d'être, 00:07:33 Intervenant 2 contribuer de manière positive, d’être un contributeur à la société, comme des citoyens qui se sentent responsables, pas seulement d’eux-mêmes, mais… L’une des étapes principales, ce sont les compétences, qui élargissent vos horizons, vos… vers bien plus d’opportunités, n’est-ce pas ? Et le simple fait d’avoir accès, sans changer, sans transformer l’identité et la marginalisation, pour devenir des membres intégrés de la communauté. Et Je pense qu’on n’en parle pas assez. Et je veux dire, peut-être que vous pouvez, que nous pouvons, c’est quoi, par exemple, certaines compétences, des ensembles de compétences sur lesquels vous pensez qu’il faudrait se concentrer quand on travaille avec eux ? 00:08:16 Intervenant 3 Oui, eh bien, c'est juste que ça m'est venu à l'esprit pendant que vous parliez, quand on y réfléchit, et venant du milieu des services sociaux, et surtout du logement social, n'est-ce pas ? Comme vous, oui, donc on peut en gros, loger quelqu’un sans programme d’accompagnement, n’est-ce pas ? Et là, on se contente de parquer les gens, n’est-ce pas ? Et puis on peut avoir des programmes sans logement. Et ça crée un programme d’accueil ou quelque chose de plus, je ne veux pas dire « temporaire », n’est-ce pas ? Quelque chose qui existe dans un temps et un espace, qui s’ouvre quand on y arrive et qui se referme une fois qu’on est parti.   Donc je pense que, vous savez, la meilleure pratique, c’est quelque chose de vraiment expérientiel, quelque chose qui se passe dans votre vie. n'est-ce pas ? Donc, les types de programmes que j'ai vus et qui sont vraiment utiles, ce sont des choses qui relèvent des modalités de guérison, n'est-ce pas ? Et cela peut couvrir tout le spectre. Donc on parle de tout, du yoga à l'alimentation et à la sécurité alimentaire, n'est-ce pas ? C'est quoi, de faire un budget, d'élaborer une r

    51 min
  2. MAR 16

    Making our Own Map: Navigating Mixed Identity and Care Experience through the Social Work training journey.

    Making our Own Map: Navigating Mixed Identity and Care Experience through the Social Work training journey. This month our committee member Elijah Olise introduces us to Raymond Jordan Johnson-Brown. Both Elijah and Raymond are Social work students, both are care experienced and identify as mixed-race. Having these elements in common is part of how they first connected. On this episode, they take us on a journey towards troubling labels and identities while encouraging anyone who carries multiple, complex and brilliant identities to create their own map and refuse being put into boxes. Raymond Jordan Johnson-Brown is a multi-hyphenate creative and social worker in training who moves between storytelling, community organizing, and honest conversations about identity, belonging, and systems change. As a former foster kid, Raymond brings lived experience to the work and hosts The Glorious Mess, a podcast about identity, contradiction, and the messy reality of being human. Instagram: @theethnicanomaly Elijah Olise is a passionate advocate, community organizer, and the founder of the Holistic Afro Youth Center, a non-profit dedicated to building holistic housing services and community infrastructures for young adults who have aged out of care. Growing up in care from the age of 3, Elijah's personal experience navigating systemic racism, displacement, and marginalization informs his approach to social justice and policy reform. This episode is in English     Créer notre propre mappemonde: naviguer les identités métissées et les expériences de placement dans le parcours du travailleur social en devenir Ce mois-ci, Elijah Olise, membre de notre comité aviseur, nous présente Raymond Jordan Johnson-Brown. Elijah et Raymond sont tous deux étudiants en travail social, ont tous deux été pris en charge par la protection de  la jeunesse durant leur enfance et s'identifient comme personnes métissés. Ces points communs ont marqué le début de leur amitié. Dans cet épisode, ils nous emmènent dans un voyage à la découverte d’étiquettes et d’identités troubles, tout en encourageant ceux qui vivent aux croisements d’identités complexes et magnifiques  à créer leur propre mappemonde tout en refusant d'être cataloguée. Raymond Jordan Johnson-Brown est un créatif aux multiples talents et un futur travailleur social qui oscille entre la narration, l’animation communautaire et des discussions sincères sur l’identité, l’appartenance et la transformation systémique. Ayant lui-même grandi en famille d’accueil, Raymond apporte son expérience personnelle à son travail. Raymond anime The Glorious Mess, un podcast consacré à l’identité, aux contradictions et à la réalité complexe de la condition humaine. Instagram: @theethnicanomaly Elijah Olise est un défenseur passionné, un organisateur communautaire et le fondateur du Holistic Afro Youth Center, une association à but non lucratif qui se consacre à la mise en place de services de logement holistiques et d'infrastructures communautaires pour les jeunes adultes ayant atteint l'âge limite pour bénéficier de la prise en charge. Ayant grandi en placement à partir de l'âge de 3 ans, l'expérience personnelle d'Elijah face au racisme systémique, au déplacement et à la marginalisation nourrit son approche de la justice sociale et de la réforme des politiques. Cet episode est en Anglais.   Elijah Olise   Bonjour, bon après-midi ou bonsoir, où que vous soyez. Bienvenue à nouveau dans ce podcast. Je m’appelle Elijah Olise. Comme vous le savez, je suis l’un des coanimateurs. Aujourd’hui, je vais m’entretenir avec Raymond. Je vais laisser Raymond se présenter.   Raymond Johnson-Brown   Super. Salut, Elijah. Je m'appelle Raymond, ou RJ, c'est comme tu préfères ou comme tu te souviens, je le dis toujours. Je suis ravi d'être ici et de pouvoir échanger à nouveau avec toi.   Elijah Olise   Tout à fait. Et comme toujours, on a toujours de super conversations. J'ai rencontré Raymond pour la première fois à Solidarity Dialogues, qui fait partie de... The.   Raymond Johnson-Brown   Pledge. Tout le monde, l'acronyme est Pledge. Allez, je veux voir.   Elijah Oui. Je l'ai ajouté là-dedans, mais ça fait partie de Pledge, c'est ça ? Et Pledge, c'est que nous sommes tous les deux étudiants à McGill, donc tu sais, nous sommes dans le programme de travail social, à l'École de travail social de McGill, et nous avons tous les deux une expérience vécue. Donc c'est ça le   Raymond Johnson-Brown   Mhm.   Elijah Olise   C'est le principal, le principal lien.   Raymond Johnson-Brown   Euh, ouais, et je pense... Eh bien, euh, donc oui, j’allais parler de Pledge, oui, à propos de Pledge, je trouve que leur travail visant à rassembler les gens malgré les tensions est vraiment, a toujours été vraiment intéressant, non ? Comme on l’a vu dans cet espace, les tensions liées aux conflits mondiaux se sont retrouvées réunies à ce moment-là. Et tu avais des gens aux deux extrémités du spectre qui essayaient d’avoir discuter. Et je ne sais pas, parfois dans cet espace, je trouvais ça cool que les choses soient inachevées, tu vois, mais là-dedans, quelles sont les chances qu’on se connecte ? Et puis on est tous les deux étudiants en travail social, on vient tous les deux du système de protection de l’enfance. On a tous les deux partagé ça, tu vois, ce que ça veut dire d’être métissé ou de grandir dans des familles différentes de ce qu’on pourrait être   Elijah Olise   M.   Raymond Johnson-Brown   Peut-être ce que dit notre ADN.   Elijah Olise   Tout à fait. Je veux dire, de mon point de vue, oui, je pense qu’on se situe sur ce spectre, n’est-ce pas ? On n’appartient pas à une seule ethnie ou à une seule culture, mais on a un pied dans plusieurs, tout en ayant vraiment deux pieds. C’est donc beaucoup d’être à plusieurs endroits à la fois. Et   Raymond Johnson-Brown   Oui. Mm-hmm. Oui.   Elijah Olise   Tu sais, je... je repense juste à certaines des expériences que j'ai vécues dans le système. Je me souviens d'une fois où je parlais à ma mère, qui, tu sais, vient de Nouvelle-Écosse, et elle m'a dit quelque chose du genre : « Bon, en fait, tu es, tu sais, tu es tu es à moitié noir, en partie blanc et en partie autochtone. Et pour moi, c'est comme si ce que tu, ce que quelqu'un voit quand il regarde ma mère, quand quelqu'un la voit et me regarde, ce sont deux choses très différentes. Et ma mère d'accueil me disait, je parlais à ma mère d'accueil et je lui disais : « Eh bien, tu sais, je suis à moitié ceci et   Raymond Johnson-Brown   M. Mhm.   Elijah Olise   Mais les gens ne voient pas ça, disait-elle. Elle me disait : « Quand les gens te regardent, ils ne te voient pas comme étant à moitié blanc. Ils ne voient rien d’autre. Ils disent que tu es à moitié noir, n’est-ce pas ? Ou noir. Et même au sein de cette identité, tu sais, celle d’être clairement d’origine africaine, mais   Raymond Johnson-Brown   Mhm. Mmh.   Elijah Olise   Et puis, se poser cette question à différents moments, et...   Raymond Johnson-Brown   Mhm. Et puis, j’allais dire que c’est intéressant, parce que les personnes d’origine africaine, mais aussi les Néo-Écossais noirs, sont très différents de, disons, quelqu’un qui a immigré au Canada plus tard, n’est-ce pas ? Comme aujourd’hui. Et on connaît l’histoire de la Néo-Écosse en matière d’identité métissée. Et donc, il y a cette dimension raciale dans la façon dont les autres vous perçoivent. Et puis il y a cette dimension ethnique. C’est pour ça que j’adore me qualifier de   Elijah Olise   Ann. Mhm. Mhm.   Raymond Johnson-Brown   une anomalie ethnique, car sur le plan ethnique, ce n’est pas la façon dont tu me perçois qui compte, mais la façon dont je me perçois moi-même, ce qu’est ma culture, mes histoires, qui je suis, et comment la communauté me voit. Et donc, par exemple, quand tu regardes mon nom de famille, « Johnson » est un nom afro-mi’kmaq.   Elijah Olise   Prof. Mhm.   Raymond Johnson-Brown   Johnson, un Noir néo-écossais et Mi'kmaq. Nous sommes issus de cette lignée de Martin et de Johnson en Nouvelle-Écosse, et plus précisément à Truro, en Nouvelle-Écosse. Mais ensuite, Brown vient de mes parents d'accueil, qui sont des immigrants jamaïcains de première génération. Et donc, dans les milieux jamaïcains, comme j'ai grandi en famille d'accueil, je me sens toujours vraiment partie intégrante de cette communauté sur le plan ethnique à cause de   Elijah Olise   Ça. Mhm.   Raymond Johnson-Brown   être allé en Jamaïque tant de fois dans ma vie, avoir ces proches et faire partie d’une famille. Mais d’un point de vue racial, c’est drôle, tu sais, on finit par se retrouver à jouer à un genre de mathématiques de l’identité. On se dit : « À quel pourcentage de ça tu appartiens ? Oh, tu es à moitié ça. » Et comme si l’ADN était précis de toute façon, mais ce sont toujours les autres qui semblent vouloir te mettre dans une case. Et ils pensent que, quand on parle de prise en charge, c'est comme si, pour obtenir de l'aide du système, il fallait en quelque sorte se mettre dans une case pour accéder aux services, non ? C'est comme : « Oh, tu es de cette couleur. Bon, tu vas là-bas, tu es ça, tu vas là-bas. Et c'est comme si,   Elijah Olise   Mhm.   Raymond Johnson-Brown   L'une des choses que je trouve vraiment regrettables dans la façon dont nous avons conçu le système, c'est que ce n'est pas nous qui l'avons conçu, je ne veux pas en assumer la responsabilité. Ce qui est regrettable, c'est que nous ne pouvons pas, nous n'avons pas le droit d'être

    53 min
  3. FEB 15

    Restoring rest: sleep, safety and healing across the foster care journey / (Re)trouver le sommeil: le sommeil, le sentiment de sécurité et le processus de guérison pendant et après le placement

    This month our committee member, Dr, Amanda Keller met with Dr. Jelena Komanchuk. Amanda and Jelena recently completed research exploring the sleep difficulties in Care experienced youth and adults. Dr. Komanchuk starts by sharing  findings from her research which looked at the quality of sleep of young people currently in kinship and foster care. Dr. Keller shares her PhD research which considered the experiences of older alumni of care (aged 30 and over), including some interesting findings on the quality of sleep in participating alumni of care. Together, Amanda and Jelena weave in and out of research findings, lived experience, and participant perspectives to create an insightful conversation about the vital importance of sleep, how trauma can impact sleep quality as well as some  tried and tested strategies to help with sleep difficulties. Throughout this powerful conversation, our presenters center the experiences of (former) youth in care as we always try to do here on Beyond the system.   Amanda Keller: Amanda Keller | Canadian Consortium on Child & Youth Trauma Jelena Komanchuk: Jelena Komanchuk | Canadian Consortium on Child & Youth Trauma   Ressources cited in the episode: Sleep tips for all ages from the Canadian Sleep Research Consortium: https://www.researchsleep.ca/sleep-tips General resources for children with insomnia and other sleep problems https://mysleepwell.ca/cbti/managing-insomnia-in-children/ Insomnia and CBT-I for adults: https://www.researchsleep.ca/insomnia https://mysleepwell.ca/insomnia/   This episode is in English.   Ce mois-ci, notre membre, la Dr Amanda Keller, a rencontré le Dr Jelena Komanchuk. Amanda et Jelena ont récemment mené des études sur les troubles du sommeil chez les jeunes et les adultes ayant été pris en charge par la protection de l’enfance. La Dr Komanchuk nous présente d’abord les conclusions de son étude, qui portait sur la qualité du sommeil chez les jeunes actuellement pris en charge par des familles d'accueil. La Dr Keller partage ensuite ses recherches doctorales qui ont porté sur les expériences d'anciens jeunes placés (âgés de 30 ans et plus), y compris certaines conclusions intéressantes sur la qualité du sommeil des participants. Ensemble, Amanda et Jelena entremêlent les résultats de leurs recherches, leurs expériences vécues et les points de vue de leurs participants au fil de leur conversation perspicace sur l'importance vitale du sommeil, sur la façon dont les traumatismes peuvent avoir un impact sur la qualité du sommeil, ainsi que sur certaines stratégies éprouvées pour aider à surmonter les difficultés liées au sommeil. Tout au long de cette conversation passionnante, nos présentatrices se concentrent sur les expériences des (anciens) jeunes pris en charge, comme nous essayons toujours de le faire sur ce podcast.   Cet épisode est en anglais. La transcription traduite en francais est ici:       00:04:42 Dr Amanda Keller Bienvenue dans notre dernier podcast intitulé « Restoring Rest : Sleep, safety, and healing across the foster care journey » (Retrouver le repos : sommeil, sécurité et guérison tout au long du parcours en famille d'accueil). Je m'appelle Amanda et je suis l'animatrice d'aujourd'hui. Je suis ravie de vous présenter notre invitée spéciale, le Dr Jelena Komenchuk. Aujourd'hui, nous allons parler un peu du sommeil et du placement en famille d'accueil, mais j'ai pensé qu'il serait intéressant d'en savoir un peu plus sur le Dr Jelena et ce qui l'amène ici aujourd'hui.   00:05:01 Dr Jelena Komanchuk Merci beaucoup, Amanda. Je suis très heureuse d'être ici aujourd'hui et de parler du sommeil avec vous. Je suis infirmière diplômée et je suis également chercheuse postdoctorale à l'Université de Colombie-Britannique à Okanagan, un poste qui nécessite une formation supplémentaire après l'obtention d'un doctorat. J'occupe ce poste depuis deux ans et j'essaie de mieux comprendre le sommeil des enfants placés en famille d'accueil ou chez des proches. Je m'intéresse notamment à la durée du sommeil des enfants et à la fréquence de leurs réveils nocturnes. J'ai également interrogé des parents d'accueil et des proches aidants afin de connaître leur expérience en matière de sommeil et celle des jeunes enfants dont ils s'occupent, mais aussi de comprendre comment le sommeil influe sur les relations entre les aidants et les enfants. Nous avons lancé un projet visant à recenser les ressources disponibles en matière de sommeil pour les familles d'accueil et les proches aidants au Canada, car nous avons trouvé très peu d'informations sur ce sujet et les aidants nous ont fait part de son importance. 00:06:03 Dr Amanda Keller Je trouve ce travail très important et intéressant, et il rejoint un peu celui que je fais moi-même. Je m'appelle Amanda Keller et je suis postdoctorante à l'Université de Montréal. Je viens de commencer ce poste, car j'ai terminé mon doctorat en juin à l'Université McGill. Ma thèse portait sur le bien-être tout au long de la vie des personnes qui ont été placées en famille d'accueil lorsqu'elles étaient enfants. J'ai donc interrogé des personnes âgées, et une partie de ce travail portait sur leur sommeil et leur santé. J'ai rédigé un article à ce sujet, dont je parlerai un peu aujourd'hui. Mais pouvez-vous me dire comment vous en êtes venue à vous intéresser au sommeil et au placement en famille d'accueil ? 00:06:55 Dr Jelena Komanchuk Oui, lorsque je travaillais comme infirmière diplômée, j'ai exercé dans plusieurs domaines, mais je m'occupais notamment de nombreux enfants placés en famille d'accueil. En tant qu'infirmière diplômée, et probablement dans n'importe quel autre métier, il arrive que certaines personnes vous marquent et restent dans vos pensées, voire dans votre cœur. Beaucoup de ces enfants sont restés gravés dans ma mémoire et je pense souvent à eux. Quand j'étais bébé, mes grands-parents ont pris soin de moi pendant une période très difficile pour mes parents. Certains membres de ma famille proche ont également été placés en famille d'accueil. Quand j'ai décidé de faire des études supérieures, je voulais vraiment étudier les moyens de soutenir les enfants et les familles pris en charge. Nous savons que le sommeil est essentiel à pratiquement tous les aspects de la santé, comme notre santé physique, la santé de notre cœur, notre santé mentale, nos comportements, et même le fonctionnement des enfants et des adultes. Je pense que nous pouvons tous comprendre ce que c'est que d'avoir un sommeil vraiment mauvais et d'avoir plus de mal à fonctionner dans notre vie quotidienne et au travail, mais les enfants en font également l'expérience à l'école. Lorsque j'ai commencé mon poste de post-doctorante, je me suis intéressée au sommeil dans le cadre du placement en famille d'accueil, et j'ai été très surprise de constater qu'il n'existait pratiquement aucune recherche sur le sujet. Lorsque nous avons lancé notre première étude sur le sommeil avec des familles d'accueil et des proches aidants il y a deux ans, de nombreux aidants ont souhaité y participer. C'était vraiment passionnant de voir à quel point les aidants étaient enthousiastes et je n'oublierai jamais l'une des premières aidantes qui a participé à l'étude et qui m'a dit qu'elle avait pleuré en voyant l'étude et que personne ne lui avait jamais vraiment posé de questions sur son sommeil ou celui des enfants dont elle s'occupait et que le simple fait de voir l'affiche de notre étude l'avait aidée à se sentir considérée.   00:08:59 Dr Amanda Keller Exactement. Et parce que le sommeil est essentiel au bon fonctionnement des personnes et à la capacité des familles d'accueil à assumer leur rôle parental. Donc, si nous ne demandons pas aux parents d'accueil comment ils vont, comment ils dorment, comment dorment les enfants dont ils s'occupent, nous risquons de passer à côté d'un élément clinique vraiment essentiel et d'un élément sur lequel il est possible d'intervenir.   00:09:24 Dr Jelena Komanchuk Tout à fait. Oui, c'est exactement ça. Et ce qui m'a vraiment intéressée chez vous, Amanda, c'est de savoir ce qui vous a amenée à vous intéresser au sommeil.   00:09:34 Dr Amanda Keller C'est une très bonne question. Mon intérêt pour le sommeil vient en fait de mon expérience personnelle. J'étais une enfant gravement traumatisée et, lorsque j'étais en foyer, au début, je dormais trop. Mais au milieu de mon adolescence, j'avais vraiment du mal à m'endormir et à rester endormie. Et bien sûr, après avoir quitté le foyer, j'avais beaucoup de mal à m'endormir et à rester endormie, je pouvais me réveiller 20 ou 30 fois au milieu de la nuit. Et le matin, après avoir eu beaucoup de mal à dormir, je me souviens ne pas me sentir bien. Je me souviens avoir eu du mal à me souvenir de mes rendez-vous et à arriver à l'heure. Et je me souviens que les gens avaient une véritable intolérance à cela, comme si vous n'étiez pas au sommet de votre forme, ils ne pouvaient pas comprendre. Quand je suis allée à l'université, j'ai réalisé que je me passionnais vraiment pour les résultats du placement en famille d'accueil, et j'ai lu de nombreuses études sur le placement en famille d'accueil, sur la situation des personnes, le pourcentage de personnes scolarisées, le pourcentage de personnes pouvant travailler après le placement en famille d'accueil. Et je voyais que les chiffres étaient assez catastrophiques en ce qui concerne les jeunes qui avaient atteint l'âge limite pour bénéficier du placement, leur situation. Mais je me demandais toujours : « Et le sommeil ? Si quelqu'un ne travaille pas, ne va pas à l'école et n'a aucun projet de vie, comment dort-il ? Comment va-t-il mentalement et physiquement ? » C'est une question

    39 min
  4. JAN 15

    La notion de "famille" suite au placement-Conceptualising family after being care

    Pour faire suite au dernier épisode du podcast du CCTEA qui portait sur la parentalité chez les anciens jeunes placés, cette fois-ci c’est au tour de Annie et de Janis de nous parler de leur conceptualisation de la famille, et comment leur rapport à la famille a été façonné par le fait d’avoir grandi sans la présence régulière de leurs parents biologiques. Puisque Annie et Janis ont eu des trajectoires de placement très différentes, leur perspectives dresse un portrait de différentes  visions possible de la famille, et comment la famille se construit pendant et suite au placement. Cet épisode est en français.      Following  from the last episode of our CCCYT podcast, which focused on parenting experiences among former  youth in care, this time  Annie and Janis share how they conceptualize family and how their relationship with family was shaped by growing up without the regular presence of their biological parents. Since Annie and Janis had very different placement trajectories, their perspectives provides different possible visions of family and how family is built during and after placement into Care. This episode is in French. A translation of the full episode transcript is available below:   Transcript:   Introduction: Anaïs Cadieux Van Vliet Welcome to Beyond the System: former youth in care, empowered by experience. Hosted by the Canadian Consortium on Child and Youth Trauma, Beyond the System is conceptualized and produced by a committee of lived experts who are former youth in care and advocates. Following on from the last episode, which focused on parenting experiences among former youth in care, this time it's Annie and Janis's turn to share how they conceptualize family and how their relationship with family is shaped by growing up without the regular presence of their biological parents. Since Annie and Janis had very different placement trajectories, their perspectives provide different possible visions of family and how family is built during and after placement into care. This episode is in French. You will find a translation of the full episode transcript in the show notes. We hope you enjoy listening to this episode as much as we enjoyed making it. Annie Hello, today we are with Janis and Annie, two former youth in care. Today, the topic we will be discussing is family. Janis decided to stay in touch with her biological family, while Annie decided to cut ties. That's what today's  podcast will focus on.   Janis Yes exactly.  Annie, how did you decide to stop talking to your biological family?   Can you explain why? And how?   Annie  To make a long story short, I was placed in foster care at the age of 2, and I went back and forth between my biological family and foster families several times. When you're young, you love your mom and dad, you love them, you carry them in your heart. They're still our parents, the people who matter most to us. But as you grow up, you lose some of that naivety and you understand certain things. For me, the realization came quite early, around the age of 10, I think. I understood that my parents, whom I now refer to as my progenitor, had not played their role of parents. That's how I started to distance myself from progenitors. But it's not like, you know, I say that, I call them my progenitors, but I didn't do that from the age of 10. I called them Mom and Dad in my everyday life, and it was only at the age of 25, during my last therapy sessions, that I decided to call them progenitors to differentiate between Luc and Pauline, who are now my family, the ones I consider my mother and father, but I don't call them Mom and Dad. It's something, it's a word I'm not really able to say, like I'll never tell you I'll never call my mother Pauline mom or Luc dad.  When I have (called them mom or dad), I kind of reacted like, "Oh my God, I'm sorry..." They're like: “you know, it's okay.” I'm not an adopted child. That's something you should know too, that I wasn't adopted. It's something I wish Youth protection Services had permitted, for me to be adopted. To this day, my biological father is deceased and my biological mother is still alive, and then, It's still kind of heartbreaking, like, OK, is she OK, is she not OK? But at the same time, I haven't spoken to her in a long time, but on the one hand, I'm fine. But the little Annie inside me would like to hear from her, so that's kind of how I feel about my biological family and my family today. Janis Do you ever feel like talking to her even though you've cut off contact? Do you have any questions or things you'd like to ask her? Annie I would say that there are times when I catch myself thinking about her, but at the same time, I don't really want to know how she's doing. But the part of me that doesn't want to know how she's doing is really the grown-up Annie of today, on the cusp of 30, who doesn't need that toxic person in her life. But the little Annie deep down inside me is like, you know, I'd like her to care about me, to wonder how I'm doing, what I'm going to do with my life, what my favorite color is. Then you know, it's just about being interested in me because my mother always introduced me as, “hey, this is my daughter, she has beautiful eyes, and she's beautiful.” But I think my good, I think. I believe I have much more value than just my physical appearance. Yes, I am a beautiful woman, but I have skills, I have ambitions, I have dreams. It's something that when your family knows you at your core, they're usually interested in the person you want to become. Janis Yeah, it's not just about looks. Annie No, that's it, I mean, that's how it is today, too, it's all compliments. But I have more difficulties because I'm like, but I'm not just beautiful, I have other things, I have other things I'm capable of doing in life than just being beautiful, if you want to put it that way. But you're different from me. You decided to stay in touch with your biological parents. Why and how did you come to that decision? Janis Well, because when I was very young, my mother was a single parent. You should know that I have two brothers and a sister, but we're all half-siblings. So the brother who was with me and my mother is the one who raised me. There's a nine-year age difference between us. So he was like a father figure to me until I was nine. When he was nine, he placed himself into foster care, so he left, and my mother, since she had never really taken care of me and wasn't capable of taking care of a child, she sent me to a foster family. But throughout my placement, it was always the same. Sure, like I said earlier, she wasn't a very emotionally present mother, like she never understood my needs 100%. But she did provide me with all my basic physical needs. So if I needed, I don't know... Help with food, help with... You know, it was very material, she was my motherbut she was a rather superficial person. And she said so herself, for her, physical appearance is important. And that's something she passed on to me. For me, my physical appearance has become important, how I look. Because for her it's important, it was the first thing. Then after that, until I was 23 or 24, we kind of had a falling out, and now I'm a bit torn about whether I want to keep talking to her or not. Because I love her, I adore her. She's my mother. She did her best, and today, I understand why she is the way she is. You know, I know that at the end of the day, her goal was not to hurt me, but I know that she has her own demons that she hasn't healed. But in any case, it affects me so negatively that I have a hard time continuing in this situation. I have a hard time seeing myself, OK, but in the long run, what will a relationship like this lead to? Because it's toxic. In a way, it's like she still sees me as a child, she still treats me like Janis, 9 years old, before I was placed in foster care, so you know, it isn't a normal dynamic, if I can say that, between a mother and her child. we can't have normal conversations or she's not really interested in me and wants to build something solid. So that's why I love her the way I do, but at the same time, it really hurts me to keep talking to her. As for my father, I have no contact with him. I see him once in a while, but I don't want to have anything deep with him. You know, it's very superficial, like, "Hi, how are you? " I also have a little sister, she's 20 and I'm very close to her. I grew up with her from the age of 12 to 18. Then, when I was 18, I decided to move into an apartment, but we have such a special connection. I don't have that connection with anyone else in the family, and I really love her as if she were my baby. I don't know how to explain it. Right now, she's going through a difficult phase, and we're definitely a little more distant, but I feel that with time, when she gets older, when she understands things, you know, we'll reconnect and it'll be like it was before. And I have another brother, who is basically my father's son, and my little sister, who is my father's daughter. I don't see him as often because he lives far away, but I still have a normal relationship with him.    And I'm in close contact with my father's side of the family, so when I see my aunts and uncles, I'm really happy. They ask me how I'm doing sometimes, but it's like once a year. So they're not very present. You know, they're not like, "Hey, are we going to do something this weekend? Are we going to the cottage? Are we going skiing?" No, we really just see each other at Christmas, and that's pretty much it. So for me, it's kind of hard to really have the connection I need with them. But at the same time, I need them in my life because I grew up with them. They've always been there in their own way. So I didn't feel like I had no one. Annie You have brothers and sisters, but so do I. I only found out

    47 min
  5. 2025-12-17

    Parenting after leaving care/ La parentalité après la transition a la vie adulte

    In this episode Amanda and Marie share their insights as professionals, and as parents on parenting after leaving care. This episode is in English.    Dans cet épisode, Marie et Amanda nous partagent leurs perspectives en tant que professionels et en tant que parents anciennement jeunes placés sur la parentalité après la transition à l'âge adulte. L'épisode est en Anglais. La traduction du verbatim de l'épisode est disponible ci-dessous.     Transcription   Amanda Bonjour à tous,  nous sommes ici pour notre deuxième podcast et, aujourd'hui, nous allons parler un peu de l'expérience de devenir parent après avoir été placé en famille d'accueil à l’enfance. Je voudrais donc vous présenter Marie Christian, qui est ici avec nous et qui apporte ses connaissances grâce à son rôle au sein de Voices, Manitoba. Voulais-tu te présenter ?   Marie Je m'appelle Marie. Je suis l'ancienne directrice de Voices, le réseau des anciens jeunes placés du Manitoba, où j'ai acquis la plus grande partie de mon expérience professionnelle concernant les besoins et les expériences des parents ayant été pris en charge par les services sociaux à l’enfance. Bien sûr, j'ai ma propre expérience personnelle, ayant moi-même été prise en charge par les services sociaux puis étant devenue mère peu après, mais j'ai beaucoup appris des jeunes du réseau et je suis heureuse de partager avec vous une partie de cet apprentissage aujourd'hui.   Amanda Je m'appelle Amanda et je suis une personne ayant été placée en famille d'accueil qui est également devenue mère. Je suis donc devenue mère à 25 ans. Ma fille a maintenant 15 ans. Vous pouvez donc deviner mon âge. Mais j'ai également été clinicienne. J'ai donc travaillé avec des jeunes sortant du système pendant environ huit ans et j'ai contribué à la création du réseau d’anciens jeunes placés au Québec, appelé CAREjeunesse. Dans le cadre de ces deux fonctions, j'ai beaucoup interagi avec des parents ayant été placés lors de leur enfance. Je suis aujourd'hui chercheuse et une partie de mes recherches portent également sur la parentalité le placement. Je vais donc vous parler un peu de tout cela. Marie Puisque tu as mentionné le moment où vous êtes devenu parent, je suis moi aussi devenue parent. C’est drôle, si vous essayez de faire le calcul pour deviner mon âge, vous vous tromperez, mais ce n'est pas grave. Je suis donc devenue mère à 19 ans et mes enfants ont aujourd'hui 30 et 25 ans, mais vous ne pouvez pas calculer mon âge, et nous expliquerons pourquoi un peu plus tard dans l'épisode.   Amanda OOOH J'adore !  Hum, d'accord, donc la première chose que nous voulons dire, alors que nous entamons cette conversation, c'est que le rôle de parent est difficile pour tout le monde. (Marie : Mhmm !)  Et c'est quelque chose qu'il est vraiment important de reconnaître, car les personnes qui n'ont pas été placés sont confrontées à des difficultés dans leur rôle parental, et en tant qu’ancien jeune placé vous pouvez rencontrer des difficultés dans votre rôle de parent sans que cela ait un rapport avec votre placement en protection de la jeunesse.   Marie Tout simplement parce que les enfants ne viennent pas avec un mode d'emploi, et que chaque enfant est différent. Amanda Exactement. Chaque parent est différent et parfois, les différents âges sont difficiles pour différentes personnes. Oui. Hum, et donc, nous allons parler de la parentalité en relation avec le fait d'avoir été placé en enfance, car il y a certains défis qui viennent du fait de ne pas avoir été élevé par sa famille d'origine, peut-être de ne pas avoir eu de soutien intergénérationnel, par exemple. Nous allons donc approfondir un peu ce sujet aujourd'hui. Hum, alors tout d'abord Marie, dis-moi, hum, à quel moment es-tu devenue parent ?   Marie La raison pour laquelle il serait difficile de calculer mon âge actuel par rapport à celui de mes garçons est que je suis devenue mère par choix. À l'âge de 19 ans, les enfants de ma sœur ont été placés en famille d'accueil et le système m'a donné l'ultimatum suivant : soit je devenais leur tutrice légale, soit ils resteraient en famille d'accueil. À l'époque, leur première expérience, c'était à l'époque où les enfants étaient placés dans des hôtels. Rien qu'en les entendant raconter cela, je me suis dit NON. Et d'après l'expérience de mes propres frères et sœurs, qui ont tous été séparés et placés dans différents foyers d'accueil, je ne voulais pas que cela arrive à ces garçons. J'ai donc choisi de devenir leur tutrice. Ils étaient très jeunes lorsqu'ils ont emménagé chez moi. Et euh, nous avons dû trouver une solution ensemble. Alors pourquoi suis-je devenu parent ? Parce que je ne voulais pas qu'ils vivent la séparation de leurs fratrie. Euh, comme mes frères et sœurs et moi l'avons vécu quand nous étions plus jeunes.   Amanda C'était un choix très courageux et je suis vraiment heureuse que tu as pu être là pour eux.   Marie  Je pense que c'est un choix très « 19 ans ». Je me souviens que certains adultes de mon entourage à l'époque me disaient : « Non, tu es juste au début de ta vie, tu viens de commencer l'université, le monde t'appartient, bla bla bla... ». Mais il y a quelque chose de merveilleusement courageux chez les jeunes de cet âge, ce sens de justice sociale qui leur fait dire « Non, je refuse que ç se passe comme ça! »... Est-ce que j'aurais eu le même courage et la même audace aujourd'hui ? J'espère que oui. Ce n'était pas quelque chose que je voulais pour eux et bien sûr, mis à part le fait que je ne voulais pas les séparer, je les aime. Ce sont mes neveux. Ce sont mes meilleurs amis de toute façon, mais en plus de cela, je veux simplement plus pour eux qu'une expérience en foyer.   Amanda Hmm. Eh bien, mon parcours vers la parentalité a été un peu différent. Euh, je savais dès mon adolescence que j'allais avoir des problèmes de fertilité, euh, et je suis tombée enceinte par hasard à 25 ans. Un peu plus jeune que je ne l'aurais souhaité si j'avais pu le planifier. Mais je savais qu'il y avait une chance que si je ne menais pas cette grossesse à terme, je n'aurais jamais d'enfants. C'était donc un choix. Dès que j'ai appris que j'étais enceinte, j'étais ravie et je voulais avoir mon bébé, mais c'était plus tôt que si j'avais eu la possibilité de m'établir dans ma carrière et financièrement. J'aurais préféré attendre quelques années. Il y a eu des difficultés financières et une adaptation brutale à la parentalité, car j'étais en train de faire ma maîtrise lorsque je suis tombée enceinte. J'ai quand même terminé mes études, ce dont je suis très fière. Mais cela a également été un défi. Oui, c'était un peu plus tôt que je ne l'aurais souhaité. Marie C'est très bien quand même. Je suis fière que tu aies réussi à terminer ta maîtrise ! Avec un nouveau-né. Si quelqu'un regardait mon dossier scolaire à cette époque, oh non. Je n'ai pas trouvé le bon équilibre entre le travail, les études et l'éducation des enfants. Il fallait donc faire un choix. C'est devenu... les études ont dû attendre et je me suis concentrée sur la recherche d'un emploi et l'éducation des garçons. Je suis donc heureuse que tu aies réussi à terminer tes études.   Amanda Oui, c'était un défi, mais le timing était parfait, car j'ai découvert que j'étais enceinte pendant que je rédigeais ma thèse. C'était une maîtrise avec thèse, et j'ai donc soumis ma thèse avant d'accoucher, mais j'ai dû faire des modifications,  juste après sa naissance. Je me souviens que ces modifications ont été très difficiles, car j'ai eu un accouchement très difficile. Mais c'était quelque chose qui... Oui. Oui. Je suis contente d'avoir réussi. Oui. Peux-tu nous dire où tu en es dans ton parcours parental ? Marie  Eh bien, je suis maintenant à l'étape du nid vide, donc l'une des choses que nous défendons vraiment dans le réseau d’anciens jeunes placés, c'est cette politique de la porte ouverte. Ce n'est pas parce qu’un jeune a atteint la majorité qu’il ne devrait plus  revenir au milieu d’acceuil ou de bénéficier de soutient, et mes garçons ont... Ils ont exercé ce droit à plusieurs reprises pendant leur transition vers l'âge adulte, ce qui ne me dérange pas du tout. Donc, mon plus jeune fils, il a déménagé. Oui, je crois qu'il avait 21 ans. Il est tombé amoureux et elle vit à l'autre bout du monde. Il est donc parti vivre avec elle et n'est revenu qu'une seule fois, pour travailler un peu plus avant de repartir s'installer définitivement là où elle vit. Mais mon fils aîné a fait plusieurs allers-retours. Et je pense que cette fois, c'est définitif. Je pense, je pense que cette fois-ci, ça va durer. Je pense donc que je suis dans la phase du nid vide. Amanda Mais c'est formidable d'avoir pu être là pour tes neveux et leur apporter le soutien dont tu n'as pas bénéficié à cet âge charnière, n'est-ce pas ? Marie Tout à fait. Et tu sais quoi ? Chaque fois que je rentre à la maison et que mes épices ont disparu, qu'il n'y a plus d'huile d'olive parce qu'il a pris la bouteille supplémentaire dans mon placard, qu'il n'y a plus de papier toilette parce qu'il a pris tout le paquet, sachant que sa tante pouvait en racheter, ça ne me dérange pas, en fait je préfère ça. Amanda Oui, j'adore ça. Il se sent suffisamment en sécurité pour rentrer à la maison. Oui, oui, oui, Tu es son point d’accroche C'est incroyable.   Marie Et toi, où en es-tu ? Amanda Euh, ma fille a maintenant 15 ans. Elle entre en quatrième année du secondaire ici au Québec. Il lui reste donc deux ans d'études secondaires, puis elle ira au CEGEP. (Marie : oh, wow !) Oui... Et c'est fou de voir c

    49 min
  6. 2025-11-27

    L'équilibre/ Finding Balance

    Pour faire suite à notre premier épisode qui portait sur la recherche du bien-être suite à la transition à la vie adulte, cette fois-ci c’est au tour de Annie et de Janis de nous parler de  l’équilibre dans la vie adulte et des défis que cela peut représenter – le fameux metro-boulot-dodo mais aussi, entres-autres famille-Santé et loisirs, le tout. Au fils de l’épisode Annie et Janis tissent un lien clair entre les défis qu’elles ont vécus à l’enfance, les apprentissages et les outils qu’elles ont su développer ainsi que leur adaptation face à l’adversité en bas âge. Mur de réflexions pertientes pour les professionnels et les auditeurs en générale, il est ici question de fines stratégies pour maintenir l’équilibre tout en souligant les dynamiques particulières de ce processus tel qu’il peut être vécu par d’anciens jeunes placés à l’âge adulte. Cet épisode est en français. Je vous souhaite un bon épisode   For our second episode, our members Annie and Janis share some of the challenges they face in achieving balance in adulthood—the infamous 9 to 5 grind, all the while trying to juggle family, health, leisure, and everything else. Throughout the episode, Annie and Janis draw a clear link between the challenges they experienced in childhood, the lessons they learned and their adaptations in the face of adversity. Rich in content relevant to professionals and listeners generally, this episode discusses subtle strategies for maintaining balance while highlighting the particular dynamics and challenges of this process as it may be experienced by former youth in care. This episode is in French. A translation of the full episode transcript is available on our podbean page: https://gabriellechapdelaine.podbean.com/ We hope you enjoy listening to this episode as much as we enjoyed making it.   Transcript Translation: Annie Here we go. OK, ready. Hi, everyone. Today we're with Janis and Annie. We're going to talk about balance. So, let's start with the first question, which is, how do you define balance in your life? Janis For me, it's the key to happiness. It keeps me from going to extremes and gives me a certain amount of control over what's happening in my environment. Annie That's a very good answer. I would say that balance is found in all areas of our lives, whether it's family, sports, or work. I think you have to find a certain balance so you don't become, how can I put it, a workaholic, for example. Work takes up too much space and we don't have enough time to do other things. We have to find that balance to be mentally healthy. That's it. What helps you maintain balance, Janice? Janis One word: routine. For me, it's routine. Having a Google Calendar, always writing down what I have planned, what I have to do. I know it can be intense sometimes because it's always about preparation, always about the future, but at the same time, that's what allows me to stay in the present moment because I know what I have to do from week to week. It takes some of the pressure off. There's a kind of lightness after that. And also the fact that I went to school for a long time. I went all the way to university. So at some point, you have no choice but to be more organized, to make a schedule, a routine, and then stick to it to have a certain balance. Your classes mean you have a schedule to follow, and then you add sports into that. You see your family, your friends. It's like a good foundation for knowing where you're going. Annie But I agree that balance starts, I think, with school. We're in school from age 5 until you decide to finish CEGEP or university. And of course, for me too, a planner is really important.   I still use the old-fashioned method, which is a paper planner. I prefer to write things down because it frees up my brain a little. It means I don't have to think all the time. I also had to start making to-do lists. I was fine with "today I'm going to do this and that..." Then I realized that making to-do lists stressed me out because I never got through them. And I realized that you never get through a to-do list. That's what a to-do list is for. But I've come up with a new slogan recently, and it's called "Just for today." So, I make a to-do list, and it's just for today, I'm going to do that, and that's going to be it, my accomplishments. That way, I can find a certain balance, even at work. OK, today I did that. When I leave work, I leave work behind, and tonight I focus on my family, my hobbies, my passions, and my son too, because he takes up a lot of space. That way, we find a certain balance in a life that moves very quickly. We don't live life at a thousand miles an hour every day, but we try to find balance in it. Janis So for you too, it's a bit about organization? Annie Well, it's really part of my life. If I don't have organization, I'd be a little lost, but it's not a big deal either. If, say, we said to Laurent, "Hey, we want to do this or that," and today we're not doing it, well, it's not a big deal. And I'm telling you, it's not a big deal, but in real life, it is a big deal. Every time, I'm like, "Oh, we didn't do this or that." But then, when I think about it, I'm like, "Oh yeah, it's not a big deal, today I accomplished at least this one thing, and tomorrow there will be another accomplishment, and it's not a big deal." Yeah, but it's okay, it's like letting go and seeing what you've accomplished and not what you haven't done. That's right, but it's a daily struggle in my life to let go of that kind of thing. Janis Absolutely, I think it's something a lot of people have to work on. Anie Yes, definitely. Next question. To maintain balance, we engage in activities such as sports, dance, or other pursuits. What has been most helpful to you in your journey toward balance?   Janis Well, when I was in high school, I was in the dance program. So I was introduced to dance at a very young age. I often performed in shows and learned all kinds of dance styles. I did Afro, belly dancing, Latin dances. And it seems like that developed my sense of rhythm. It also helped me develop a good relationship with my body. You know, feeling more confident when I dance, liking my body more, well, that made me... Can we cut that? That made me... I would say that I've been dancing since I was a little girl. It's always been a part of my life. I started ballet when I was 5. After that, in high school, I focused on dance. Then when I was in college, I was in a Latin dance troupe. Then I did a show. And throughout it all, I realized that I had developed more self-confidence. I had a positive perception of my body because I liked how I moved. It also helps you connect with people, you know, you have dance partners, you discover new cultures because I did Latin dance, Afro dance, belly dancing. And then there's also the fact that I did a lot of weight training. And with weight training, you need to be a little disciplined because, okay, three times a week I'm going to the gym, and then you see the results as you go along. It takes a little time, but the fact that you see the changes in your body, the positive changes, gives you confidence, and it makes you want to go back and keep going. I like that, I like that. For me, personally, it's been in sports too, really. In high school, I enrolled in a sports program, with five or six physical education classes a week. Annie Sports help you maintain a certain balance, but above all, it's your mental health that comes into play. If you have good mental health, you're able to maintain a certain balance. For me, in sports, I would go to sports, and when I got into my sport, I would leave everything behind, whether it was problems or something else. I didn't think about my homework, I didn't think about what I had to do at home in the evening. I also think that sports helped me channel my frustration, whether it was playing soccer or thinking that the ball might be mean, but when you're frustrated, thinking that the ball is someone's head, it feels good to take out your frustration on the ball and not in real life. People don't know that. For me, the ball was like my mother. No one knows that. I know it. I play soccer with all my heart, and it's really perfect. It's been that way with soccer, hockey, and Zumba. I've always loved doing lots and lots of sports, and I still do today. I do them, but a little less with the routine of life.   Janis But it's true, you were a Zumba instructor. I trained to become a Zumba instructor, but I never taught any classes because of the pandemic. So I haven't resumed that part of my life. Ah, so it's to be continued. To be continued, perhaps, in the coming years. Annie But that's interesting, it's a passion we have in common. Yes. Because we both love Zumba. Yes! Janis You even have a Zumba tattoo.   Annie Yes! I have Zumba here. Having Zumba tattooed on my heart really helped me a lot, it freed me. Because when I went to my Zumba dance class, well, I went in and I lived the merengue to the fullest, and all the music that goes with it, but you know, I went in there and I lived like... It was a party. So it feels good to let go, even if... Everyone else is on the right and I'm on the left, it really doesn't matter. Janis Same thing for me, when I do my Zumba classes, I don't think about anything else. It's just the present moment. That's it. I just have fun. Annie Really, that's what's important, and that's what you need to take the time to do in life, which, once again, is moving too fast. Yeah, it helps to have balance. Balance! What about your passion, what helped you refocus? Hey, that's not the whole question. Do you have a passion that helped you refocus? Do you have a passion that helped you refocus? Janis Yes. It's very simple. It's two fairly minimalist things, I would say. Reading. I love to read, I love to immerse myself in

    40 min

About

Beyond the System: Empowered by Experience   Beyond the system is a bilingual podcast hosted by the Canadian Consortium on Child and Youth Trauma. The core purpose of our podcast is to raise awareness about trauma, particularly as it relates to (former) youth in care, and to advocate for systemic change. As a group of former youth in Care, child welfare professionals and advocates in the field, we aim to share stories, provide educational content, and discuss policy advocacy, while centering the voices of those with lived experience. Our target audience includes (former) youth in care , caregivers, professionals in child and youth services, and anyone interested in trauma-informed care and the experiences of youth in care.   De l’ombre à la lumière : Parcours de vie post DPJ Le podcast bilingue du Consortium Canadien sur le trauma chez enfants et les adolescents a pour objectif de sensibiliser ses auditeurs au trauma, en particulier en ce qui concerne les (anciens) jeunes placés, et de plaidoyer en faveur de changements systémiques en protection de la jeunesse. En tant que groupe d'anciens jeunes placés, de professionels en protection de le jeunesse et de défenseurs de droits, nous partageons nos histoires, du contenu éducatif et discutons de politiques en place, tout en mettant l'accent sur les voix de ceux qui ont vécu le placement en protection de la jeunesse. Notre public cible comprend les anciens jeunes placés, les parents, les professionnels en protection de la jeunesse, et toute personne intéressée par les approches sensibles au trauma et les expériences des (anciens) jeunes placés.