Chronique économique

Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité. Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Le système de paiement par carte bancaire ou smartphone va-t-il bientôt disparaître ?

    2D AGO

    Le système de paiement par carte bancaire ou smartphone va-t-il bientôt disparaître ?

    On a tendance à regarder, à scruter la Silicon Valley, mais beaucoup d'innovations qui débarquent dans nos vies passent d'abord par la Corée du Sud. C'est en quelque sorte notre laboratoire avancé. C'est pour ça que je veux vous parler aujourd'hui d'une histoire qui se passe à Séoul. Parce que demain, dans deux ans, dans cinq ans, elle se passera peut-être chez nous. Cette histoire, c'est celle de Toss, une fintech qui équivaut à une sorte de Revolut, version super app. Plus de 30 millions d'utilisateurs, presque 60% du pays. Toss vient de lancer un service appelé FacePay. Le principe est simple : vous entrez dans un café, vous commandez, vous regardez l'écran à la caisse, et hop, c'est payé. Pas de carte, pas de smartphone, juste votre visage. D'où le nom FacePay. Aujourd'hui, il y a des centaines de milliers de commerces qui sont déjà équipés en Corée du Sud ou en cours d'équipement. L'objectif est clair : faire disparaître peu à peu la carte bancaire du geste quotidien. Certains trouveront ça magnifique sur le papier. Pourtant, écoutez deux choses avant de rêver, si je puis dire. Premièrement, la Chine a déjà essayé le paiement par le visage. En 2017, Alibaba a lancé un produit très très proche, Smile to Pay. Donc vous souriez à la caisse et vous payiez. Mais l'adoption s'est heurtée à une méfiance profonde puisqu'une enquête chinoise a montré qu'une très large majorité des Chinois s'inquiétaient de la sécurité de leurs données biométriques. La Chine, qui n'est pas exactement reconnue pour son obsession de la vie privée, a quand même vu apparaître une résistance. Deuxièmement, et c'est vraiment l'argument à retenir, votre visage, vous ne pouvez pas le changer. Si on vous vole votre code de carte, la banque vous envoie un nouveau dans la semaine. Mais si une base contenant votre visage est piratée, vous gardez votre visage à vie. Ce n'est pas du tout théorique. En 2015, par exemple, l'administration américaine a perdu 5,6 millions d'empreintes digitales dans un piratage massif. Et les fraudeurs, aussi, gardent ce qu'ils ont volé. Pour toujours. Ce n'est donc pas une peur abstraite. D'ailleurs les selfies falsifiées ont bondi de 58% en un an. Le cabinet Gartner estime que d'ici fin 2026, 30% des entreprises ne feront plus confiance à la reconnaissance faciale utilisée toute seule. Dernier détail, capital : Toss, cette société sud-coréenne, prépare son entrée en bourse à New York pour une valorisation tout de même de près de 10 milliards de dollars. Et, comme par hasard, juste avant son introduction en bourse, les chiffres explosent. On parlait d'un million d'inscrits à FacePay à la fin de l'année dernière, puis on a parlé de deux millions quelques semaines plus tard. Là maintenant on parle de trois millions. Alors vous sentez bien l'odeur de la communication avant l'introduction en bourse, n'est-ce pas? Alors là, le son de tout ça, c'est quoi? C'est que la Corée, c'est vrai, c'est un peu notre boule de cristal. Ce qui s'y passe arrive souvent chez nous en différé, c'est vrai. Et donc, si on veut demain payer son café en regardant juste une caméra, posons-nous la vraie question maintenant, et pas dans 3 ou 5 ans. Est-ce que sortir une carte bancaire de son portefeuille, est-ce que c'est vraiment un calvaire? Il faudra se reposer cette question. Par contre, perdre son visage à vie, ça, c'est définitif. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  2. Détroit d'Ormuz : l'impasse de Trump expliquée par le fondateur d'Amazon

    3D AGO

    Détroit d'Ormuz : l'impasse de Trump expliquée par le fondateur d'Amazon

    Imaginez deux portes. La première, vous pouvez la franchir, et si cela ne vous plaît pas, vous reculez. La deuxième, vous la franchissez… et elle se referme derrière vous. Cette image très simple, c'est celle d'un des plus grands patrons du monde. Et figurez-vous qu'elle explique, ce matin, pourquoi Donald Trump est en train de s'enliser au détroit d'Ormuz. Amid Faljaoui notre chroniqueur économique nous explique tout cela, et c'est passionnant. Il existe dans le vocabulaire des grands patrons une image très simple qui peut faire gagner ou perdre des centaines de milliers d'euros, voire des millions. Cette image, on la doit à Jeff Bezos : celle des deux portes. Selon le fondateur d'Amazon, il existe dans la vie d'une entreprise deux types de décisions, donc deux types de portes. La première, c'est la porte à deux sens. Vous la franchissez, vous évaluez la situation de l'autre côté et si cela ne vous convient pas, vous reculez. La deuxième porte, c'est la porte à sens unique. Vous la franchissez et derrière, elle se referme. Impossible de revenir en arrière. Ces décisions-là, explique Jeff Bezos, doivent être prises lentement, après consultation, après débat et avec beaucoup de prudence. Le grand piège, c'est de confondre les deux portes. Le plus souvent, les grandes entreprises traitent toutes leurs décisions comme des portes à sens unique. Résultat : elles s'enlisent dans des comités, ralentissent et meurent souvent par excès de lenteur. Mais il existe l'erreur exactement inverse. Et c'est précisément ce qui se passe avec Donald Trump au détroit d'Ormuz. Avant de lancer l'opération "Epic Fury", les chefs militaires américains ont averti le président : "Si vous frappez, l'Iran fermera le détroit par où passe un cinquième du pétrole mondial." La réponse de Trump était claire : l'Iran capitulerait rapidement et, en cas de fermeture, les États-Unis rouvriraient le détroit sans difficulté. Trump a traité une porte à sens unique comme une porte à deux sens. Désormais, il ne peut plus ni gagner militairement, ni reculer politiquement. Il est coincé, la porte s'est refermée derrière lui. La leçon vaut pour les chefs d'État, mais aussi pour les dirigeants d'entreprises et les citoyens. Avant chaque décision importante, il convient de se poser une seule question : "Si je me trompe, puis-je revenir en arrière ?" Si la réponse est oui, alors foncez, décidez rapidement, déléguez, expérimentez. Si la réponse est non, prenez le temps nécessaire, sollicitez les avis contraires, cultivez le doute. Jeff Bezos a théorisé ces principes en 2015. Aujourd'hui, Donald Trump nous en offre la démonstration la plus chère de l'histoire du 21e siècle. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  3. Luxe : la leçon que Rolex et Ferrari donnent à Hermès

    5D AGO

    Luxe : la leçon que Rolex et Ferrari donnent à Hermès

    Un sac Birkin, une montre Rolex, une Ferrari. Trois marques mythiques, trois objets que les riches du monde entier s'arrachent. Et pourtant, l'une d'entre elles est en train de craquer pendant que les deux autres prospèrent. Pourquoi ? Amid Faljaoui vous l'explique dans sa chronique économique. Une récente étude de la banque d'affaires Bernstein, relayée par Bloomberg, confirme les difficultés d'Hermès évoquées la semaine dernière. La chute ne concerne plus seulement l'action de la maison française, mais touche désormais directement son produit phare : le sac Birkin. Ce sac mythique, fabriqué à la main et impossible à obtenir sans figurer sur une liste d'attente interminable, était devenu en vingt ans un véritable produit financier déguisé en accessoire de mode. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Un Birkin acheté 10 000 dollars il y a quelques années se revendait 22 000 dollars deux ans plus tard. Aujourd'hui, ce même sac ne trouve preneur qu'aux alentours de 14 000 dollars. Le sac le plus convoité de la planète a ainsi perdu près de 40% de sa valeur de revente en trois ans. L'action Hermès suit la même trajectoire descendante, chutant de 35% en un an, passant de 2 600 à environ 1 600 euros. Cette dégringolade s'explique par l'explosion du marché parallèle de la revente. Selon la banque UBS, le marché américain de l'occasion compte aujourd'hui trois fois plus de sacs Kelly et Birkin qu'en 2020. Cette saturation a mécaniquement fait chuter les prix et fragilisé l'exclusivité de la marque. Bloomberg propose une analyse particulièrement éclairante en comparant la stratégie d'Hermès à celles de Rolex et Ferrari. Ces deux marques ont fait le choix audacieux de reprendre le contrôle de leur marché de l'occasion. Rolex certifie désormais elle-même ses montres d'occasion avec un sceau officiel, une garantie internationale de deux ans et une révision par ses horlogers. Résultat : ces montres certifiées se revendent 25% plus cher que les autres, et le chiffre d'affaires du programme a bondi de 319 millions de dollars en 2024 à 530 millions en 2025. Ferrari a adopté une approche similaire. Une Ferrari d'occasion certifiée devient la porte d'entrée pour de nouveaux clients et permet aux anciens de monter en gamme. Hermès, à l'inverse, a abandonné ce marché aux revendeurs et aux maisons de vente, avec des conséquences prévisibles. Cette stratégie a ouvert la voie à deux phénomènes néfastes : des spéculateurs achètent désormais en boutique uniquement pour revendre avec une marge, tandis que des copies de plus en plus sophistiquées polluent le marché. Pourtant, qui mieux qu'un artisan Hermès pourrait distinguer un authentique Birkin d'une contrefaçon ? La leçon reste universelle : aucun actif n'échappe à la loi de l'offre et de la demande, et toute marque qui ne contrôle pas la revente de ses produits finit par subir le marché au lieu de le maîtriser. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  4. Pourquoi les Émirats demandent-ils des dollars aux États-Unis ?

    5D AGO

    Pourquoi les Émirats demandent-ils des dollars aux États-Unis ?

    Imaginez un homme qui a 285 milliards de dollars sur son compte en banque. Et qui, un beau matin, frappe à la porte de son banquier pour demander un prêt. Bizarre, non ? C'est pourtant exactement ce que viennent de faire les Émirats arabes unis auprès de la banque centrale américaine. Pourquoi un pays aussi riche a-t-il besoin d'aide ? Réponse avec Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine économique Trends Tendances. Avec la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz, le robinet à dollars des Émirats arabes unis s'est brutalement tari. Le mécanisme est simple : le pétrole exporté par Abu Dhabi se paie en dollars. Mais avec le détroit fermé, plus aucun tanker ne sort, donc plus aucun dollar ne rentre. Pendant ce temps, les Émirats continuent de dépenser des dollars quotidiennement pour importer leur nourriture, leurs voitures, faire fonctionner leurs banques ou défendre leur monnaie nationale, le dirham. C'est là que réside le nœud du problème. Le dirham est arrimé au dollar depuis 1997 à un taux fixe de 3,67. Pour maintenir ce taux de change, la Banque centrale des Émirats doit disposer en permanence de dollars. D'où leur demande de "swap" : un échange où la banque centrale américaine prête des dollars aux Émirats, qui mettent des dirhams en garantie. Chacun récupère ensuite son bien. Il ne s'agit pas d'un cadeau, mais d'une bouée de sauvetage préventive. Officiellement, un cessez-le-feu a été signé entre les États-Unis et l'Iran le 17 avril, mais celui-ci reste très fragile. Les Émiratis anticipent donc le pire scénario : une guerre qui s'éternise, des spéculateurs qui parient contre le dirham et des capitaux qui fuient le pays. Dans cette optique, le swap constitue une assurance préventive. Mais les Américains n'ont accordé ce privilège qu'à cinq alliés : la zone euro, le Japon, le Royaume-Uni, le Canada et la Suisse. Étendre ce privilège à un pays du Golfe représente une révolution monétaire. Selon le Wall Street Journal, les Émirats auraient prévenu Washington que sans accès aux dollars, ils pourraient vendre leur pétrole en yuan. Or, depuis 1974, le pétrole se paie en dollars partout dans le monde, obligeant tous les pays à stocker la devise américaine. C'est le socle invisible de la suprématie américaine. Si un grand exportateur du Golfe bascule vers le yuan chinois, c'est tout l'édifice du "dollar roi" qui pourrait vaciller. La guerre en Iran ne se joue donc pas uniquement dans le détroit d'Ormuz, mais aussi à Wall Street. Chaque crise rappelle une vérité fondamentale : le billet vert n'est plus simplement une monnaie, il est devenu une arme géopolitique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  5. Pourquoi décrocher une étoile Michelin, économiquement, c’est parfois le début des ennuis ?

    6D AGO

    Pourquoi décrocher une étoile Michelin, économiquement, c’est parfois le début des ennuis ?

    Ce lundi 4 mai à Anvers, le monde de la gastronomie belge retient son souffle : le guide Michelin va dévoiler sa nouvelle sélection de restaurants étoilés en Belgique et au Luxembourg. Evidemment pour les chefs c'est le Graal, le prestige mais, justement, derrière ce prestige il y a une réalité économique que peu soupçonnent. Gagne-t-on de l'argent quand on a une étoile au Michelin ?  Première surprise, c'est vrai que l'étoile, c'est un boulet de canon commercial dès que vous la décrochez. Oui, sauf que, et c'est là que ça devient passionnant, écoutez cette phrase de Manon Schenck : L'étoile, c'est bon pour l'égo du chef, mais sur le plan de la rentabilité, je faisais des marges plus importantes quand j'étais Bib gourmand. Vous avez bien entendu, une catégorie en dessous et cette dame gagnait davantage. Julien Malès confirme : un étoilé est plus difficile à rentabiliser qu'une bonne brasserie. Pourquoi ce paradoxe? Parce qu'avec l'étoile, tout coûte plus cher, la masse salariale explose, plus question de mettre des étudiants en salle, il faut des serveurs aguerris, il faut des sommeliers, du personnel formé, les indexations salariales plombent les comptes, et l'énergie flambe, les matières premières grimpent, et impossible de tout répercuter sur le client. Les Belges, d'ailleurs, il faut aussi en tenir compte, sortent moins, regardent le ticket de plus près, ne commandent plus la deuxième bouteille de vin. Or, c'est précisément sur tous ces extras que se font les meilleures marges. Les chiffres sont d'ailleurs parlants. Au Pré de chez vous, à Namur, il faut servir 140 couverts par semaine juste pour atteindre l'équilibre. 15 couverts de plus, ça donne 3 000 euros de bénéfice net, pas plus. La Villa Lorraine à Bruxelles, avec ses 80 couverts, a renoncé à courir après les étoiles. Trop grand, ingérable. Donc la taille idéale d'un étoilé belge, sans doute entre 30 et 40 couverts. Vous allez me dire, comment survivent-ils alors? Par la diversification. L'hôtellerie pour Marie Trignon à La Roseraie. Événements privés pour les banques chez Manon Schenk. Le domaine du Chandel, lui, assume : leur étoilé n'atteint pas l'équilibre, c'est un outil marketing pour vendre du vin. Quant à Quentin Gallopin, il projette d'ouvrir une brasserie juste à côté parce que c'est là, paradoxalement, qu'on fait du business. Donc la leçon économique quand tomberont les noms des nouveaux étoilés, c'est qu'une distinction prestigieuse n'est pas un business model, un modèle d'affaires, c'est surtout un produit d'appel, une vitrine. La rentabilité, elle, se construit sans doute ailleurs, comme dans le luxe, dans le sport de haut niveau. La gloire et la marge, visiblement, c'est un petit peu de monde distinct. Et pourtant, à l'heure où je vous parle, des dizaines de chefs croisent en ce moment les doigts pour décrocher leur étoile, parce que quand on la reçoit, tout de même, tous les sacrifices prennent soudain un sens. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  6. Le pétrole iranien se fige sous terre, Téhéran face à un compte à rebours

    APR 30

    Le pétrole iranien se fige sous terre, Téhéran face à un compte à rebours

    Tout le monde regarde les bateaux dans le détroit d'Ormuz. Tout le monde scrute les tweets de Donald Trump. Mais Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine Trends Tendances, vous explique dans sa chronique économique que le vrai drame iranien se joue à mille mètres sous terre et qu'il reste à Téhéran exactement quinze jours avant un point de non-retour irréversible. Tandis que l'attention mondiale se concentre sur les navires dans le détroit d'Ormuz et les déclarations de Donald Trump, le véritable enjeu se situe à mille mètres sous la surface iranienne. Ce n'est pas une horloge politique qui dicte le tempo, mais bien une horloge géologique dont le compte à rebours pourrait s'avérer fatal pour l'économie pétrolière iranienne. Cette semaine, Donald Trump a affirmé sur Truth Social que Téhéran lui aurait confié être "en état d'effondrement". Les Iraniens contestent cette version et maintiennent leur capacité de résistance. Hassan Ahmadian, universitaire de Téhéran, a d'ailleurs synthétisé la stratégie iranienne autour de trois piliers commençant par la lettre M : les munitions (reconstitution des stocks de missiles), les marchés (vente clandestine de pétrole à la Chine via des navires aux balises GPS désactivées) et les "mid-terms" (élections américaines de novembre, où la hausse des prix à la pompe pourrait affaiblir Trump électoralement). Mais il y a un problème inattendu. Le pétrole n'est pas du stock dans une cave, c'est du flux. Et un flux ne se met pas en pause comme un film sur Netflix. Le site d'information financière Zero Hedge a fait cette semaine une démonstration limpide : le système iranien est conçu pour pomper, charger, expédier en continu du puits jusqu'au tanker chinois. À cause du blocus, les bateaux ne partent plus. Donc on ne charge plus, donc on ne pompe plus. Et quand le pompage s'arrête brutalement, la pression souterraine s'effondre. Conséquence : le brut iranien, lourd et collant, commence à se figer dans les minuscules pores de la roche. Téhéran serait donc à moins de 15 jours du point de non-retour. L'Iran croit qu'en gagnant du temps, il fatigue l'Amérique. En réalité, il s'abîme lui-même. Téhéran a peut-être les 3 M, mais sous ses pieds, c'est la géologie qui négocie. Et la géologie se moque des sondages électoraux américains. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  7. Divorce pétrolier : Amid Faljaoui décrypte la rupture des Émirats avec l'OPEP

    APR 29

    Divorce pétrolier : Amid Faljaoui décrypte la rupture des Émirats avec l'OPEP

    Imaginez : vous êtes invité chez votre cousin, et pendant le repas, votre frère annonce devant tout le monde qu'il quitte la famille. C'est exactement ce qui s'est passé mardi 28 avril, à Djeddah, en Arabie saoudite. Les Émirats arabes unis ont quitté l'OPEP, en plein sommet du Golfe. Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine Trends Tendances nous décrypte ce divorce qui va changer le prix de l'essence, et redessiner le Moyen-Orient. L'OPEP, cette organisation qui rassemble depuis 1960 les grands pays producteurs de pétrole, a pour mission de contrôler la quantité de pétrole extraite du sol. Le principe est simple : moins il y a de pétrole sur le marché, plus les prix augmentent. C'est donc cette organisation qui influence directement le prix que nous payons à la pompe. Ce mardi soir, les Émirats arabes unis, troisième producteur de ce club, ont annoncé qu'ils quittaient l'OPEP dès ce vendredi 1er mai. Mais pourquoi cette rupture soudaine ? Le premier piège à éviter, c'est de croire que tout vient de la guerre en Iran. La vraie raison ne vient pas de là, elle vient du Texas. Depuis 15 ans, les Américains se sont mis à produire massivement leur propre pétrole, le pétrole de schiste, en allant le chercher dans la roche. Ils achètent moins de pétrole en provenance du Moyen-Orient. L'OPEP perd donc des clients et du pouvoir. À l'intérieur de l’OPEP, il y a deux stratégies qui s'affrontent. La stratégie du prix, défendue par l'Arabie saoudite : produire moins pour maintenir le baril à 100 dollars. Riyad en a besoin pour équilibrer son budget. Et puis il y a la stratégie du volume, défendue par les Emiratis qui veulent vendre un maximum tant que le pétrole vaut encore quelque chose. Parce que bientôt, avec la voiture électrique, plus personne n'en voudra de ce pétrole. Il vaut donc mieux monétiser maintenant, surtout quand votre économie est diversifiée, comme c'est le cas des Émirats arabes unis. Mais il y a aussi la mémoire qui explique ce qui se passe aujourd'hui. En juillet 2021, les Émirats Arabes Unis osent dire non à Riyad lors d'une réunion de l'OPEP. Les Saoudiens ont fait monter la pression. La réunion a été suspendue. Et après deux semaines de palabres et de marchandages, les Émirats Arabes Unis ont fini par céder. Humiliation publique. Aujourd'hui, c'est l'heure de la revanche pour les Émirats Arabes Unis. Et la guerre en Iran a fait le reste. Qui a soutenu Téhéran pendant les derniers 60 jours de bombardement ? La Russie. La Russie n'est pas membre de l'OPEP, mais elle est partenaire dans une alliance plus large qu'on appelle OPEP+. Les Émirats claquent donc les deux portes en même temps. Adieu à Riyad, adieu à Moscou. Ce n'est pas pour autant un basculement total vers l'Ouest. Pour leur sécurité, les Émirats arabes unis choisissent les Américains et les Israéliens qui les ont protégés des missiles et drones iraniens. Pour leur portefeuille en revanche, ils gardent le cap sur l'Est. La Chine reste leur premier client. Donc protégé par Washington, payé par Pékin, voilà la nouvelle équation des pays du Golfe. Le Moyen-Orient ne sera sans doute plus jamais comme avant. Chacun trie ses partenaires : qui me protège, qui m'achète mon pétrole, qui me lâche. Après 66 ans d'existence, l'OPEP vient peut-être de signer son acte de décès. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  8. Google face à la révolte : 560 ingénieurs contre les contrats militaires

    APR 28

    Google face à la révolte : 560 ingénieurs contre les contrats militaires

    Imaginez. Vous êtes le patron de Google, et lundi matin, 560 de vos meilleurs ingénieurs vous écrivent une lettre ouverte pour vous dire de ne surtout pas signer un contrat. Que se passe-t-il dans la Silicon Valley ? Et pourquoi ça nous concerne, nous, Européens, plus qu'on ne l'imagine ? Réponse tout de suite avec Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine économique Trends Tendances. Sundar Pichai, le patron mondial de Google, a découvert lundi matin dans sa boîte mail une lettre ouverte signée par 560 de ses meilleurs ingénieurs. Leur message tient en une ligne : "Ne signez pas avec le Pentagone, en tout cas pas sans protection". Cette révolte interne révèle les tensions croissantes autour de l'utilisation militaire de l'intelligence artificielle dans la Silicon Valley. Pour comprendre cette fronde, il faut revenir sur le cas d'Anthropic, une jeune entreprise d'intelligence artificielle américaine créatrice de Claude, un robot conversationnel concurrent de ChatGPT. Son patron, Dario Amodei, avait accepté de collaborer avec le gouvernement américain pour des opérations militaires, mais sous conditions strictes : pas d'armes autonomes létales et pas d'espionnage généralisé des citoyens américains. La réaction de l'administration Trump fut brutale : Anthropic s'est retrouvée sur liste noire et tous les ministères américains ont reçu l'ordre d'arrêter d'utiliser Claude immédiatement. Le signal envoyé à toute la Silicon Valley est limpide : on ne dit pas non au Pentagone. C'est précisément ce qui inquiète les ingénieurs de Google. Selon les fuites, leur patron s'apprêterait à accepter sans conditions. Gemini, l'intelligence artificielle de Google, pourrait demain servir à des opérations militaires secrètes. Le véritable scandale ne réside pas dans le fait qu'une entreprise américaine aide son armée, mais dans le revirement de Google. En 2018, l'entreprise travaillait sur un programme pour améliorer le guidage des frappes de drones. Face au tollé interne et aux dizaines de démissions d'ingénieurs, Google avait reculé et promis solennellement : plus jamais d'armes, plus jamais de surveillance. Sept années plus tard, cette promesse a été discrètement effacée. Demis Hassabis, patron de la division intelligence artificielle de Google, justifie ce revirement en une phrase : "Le monde a changé". Ce qui se joue aujourd'hui dépasse largement Google. C'est toute l'intelligence artificielle américaine qui bascule. OpenAI, créateur de ChatGPT, a cédé aux pressions. Son patron Sam Altman s'est même excusé, qualifiant sa décision d'"opportuniste et bâclée". Anthropic résiste mais paie le prix fort. Google doit trancher dans les prochains jours. L'Europe observe cette bataille depuis les gradins, alors que nos entreprises, hôpitaux, banques et administrations utilisent quotidiennement ces outils américains. Si demain le Pentagone prend le contrôle de ces technologies sans garde-fous, qui décidera de leur usage ? La question du pouvoir réel dans ces géants technologiques se pose avec acuité : actionnaires, dirigeants ou ingénieurs capables de démissionner en masse ? Dans la Silicon Valley, le talent a toujours fait la loi, mais face à la raison d'État, l'éthique pèse moins lourd qu'un contrat à neuf chiffres. Quand une démocratie perd le contrôle de son intelligence artificielle, elle ne le récupère jamais. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité. Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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