J'adore ça | Cinéma, séries, jeux et science

J'adore ça

Cinéma, séries télé, jeux vidéos, jeux de table, science fiction, technologie et bien plus sont à l'honneur dans le balado québécois "J'adore ça". Oui, on vous parle de sujets qui vous, et nous, passionnent. Vous en avez assez du négativisme sur internet? Ici on ne discute que des choses qu'on adore, parce que c'est toujours mieux que de chialer sur ce qu'on déteste! On revisite des grands que vous connaissez déjà (Christopher Nolan, Denis Villeneuve, Severance, Lord of the Rings, Zelda, Azimov, etc.), mais aussi de perles dont vous n'avez jamais entendu parler et qui vous surprendront. Le format est simple: on rattrape le temps perdu et on se parle de ce qui nous a fait tripper depuis le dernier épisode, toutes catégories confondues. Ensuite on s'attaque au sujet principal et on s'épate avec des surprises, des points de vue intéressants et des faits étonnants. Vous pouvez même participer à la discussion via notre communauté de passionnés! Venez tripper avec nous... et bienvenue à bord de J'adore ça!.

  1. 1d ago

    La mythologie dans les jeux vidéo

    Plongez dans un univers où les mythes prennent vie à travers le prisme des jeux vidéo ! Cet épisode explore la richesse et la flexibilité des mythologies comme fondement pour des mondes vidéoludiques. Découvrez comment des titres emblématiques s’inspirent des récits anciens pour tisser des histoires complexes et captivantes, offrant une alternative au world-building traditionnel. De la mythologie grecque à la mythologie nordique, nous examinons comment les développeurs réinterprètent les dieux, les héros et les légendes pour créer des expériences immersives. Préparez-vous à voir vos héros mythologiques sous un jour nouveau, avec des rebondissements inattendus et des interprétations audacieuses. La création d’un univers est cruciale pour toute œuvre de fiction, qu’il s’agisse d’un film, d’un livre ou d’un jeu vidéo. Alors que certains créateurs optent pour un world-building original et complexe, comme Tolkien, d’autres choisissent de s’appuyer sur des franchises existantes, non sans risquer de déplaire aux fans. Une troisième voie, souvent sous-estimée, est d’utiliser les mythologies comme base. Ces récits, façonnés au fil des siècles, offrent déjà des narratifs riches et des personnages établis, permettant aux développeurs de se concentrer sur l’histoire et le gameplay. Les mythologies sont des univers complexes et évolutifs, qui permettent une grande liberté d’interprétation. Les jeux vidéo peuvent ainsi puiser dans ces sources pour créer des histoires qui résonnent avec le public, tout en offrant une nouvelle perspective sur ces légendes intemporelles. La série God of War est un exemple parfait de la façon dont les mythologies peuvent être réinterprétées avec brio. Le personnage principal, Kratos, est inspiré du titan grec de la force, mais son histoire est un mélange audacieux de plusieurs mythes. Dans les jeux, Kratos est un demi-dieu de la guerre, manipulé par les dieux, qui finit par tuer sa propre famille, une tragédie rappelant celle d’Hercule. Cette fusion de récits permet aux développeurs de créer une profondeur émotionnelle et une intrigue captivante. Les jeux récents de God of War, basés sur la mythologie nordique, prennent encore plus de libertés. L’absence de descriptions physiques précises des dieux nordiques a permis aux créateurs de les représenter de manière unique, comme Thor en tant que “gros bonhomme”, contrastant avec l’image idéalisée du MCU. La figure de Baldur, le dieu invincible, est également réinventée. Dans la mythologie, sa mort est centrale, mais le jeu explore sa folie due à son insensibilité, transformant un personnage admiré en un adversaire complexe et tragique. Cette approche audacieuse permet d’explorer des thèmes profonds et de donner une nouvelle vie à des récits millénaires. Assassin’s Creed Odyssey offre une immersion spectaculaire dans la Grèce antique, parsemée de références mythologiques. Le jeu met en scène les descendants de Léonidas, offrant une connexion directe avec l’histoire et les légendes. Au-delà de l’intrigue principale, les quêtes secondaires permettent de rencontrer des créatures mythiques comme le Minotaure (dont le mythe pourrait provenir de très grosses vaches !), le sanglier géant (une épreuve d’Hercule) et Méduse. Ces rencontres transforment les mythes en expériences interactives, où le joueur doit affronter ces légendes. Le jeu illustre comment les mythes peuvent être ancrés dans une réalité historique, tout en laissant place à l’imagination et à l’aventure. Le jeu Hades, un roguelite acclamé, se distingue par son utilisation ingénieuse de la mythologie grecque. Le joueur incarne Zagreus, le fils d’Hadès, qui tente de s’échapper des Enfers pour retrouver sa mère, Perséphone. L’intrigue est tissée autour d’un secret familial divin, où les dieux de l’Olympe s’immiscent, souvent par amusement. Le génie du jeu réside dans la révélation progressive de l’histoire à travers les dialogues et les rencontres, rendant l’univers incroyablement riche et captivant. Ce qui rend Hades particulièrement brillant, c’est son exploration d’un personnage relativement méconnu de la mythologie. Zagreus n’est mentionné que dans quelques références vagues, ce qui a permis aux développeurs de bâtir une histoire autour de son mystère : pourquoi le fils d’un des dieux principaux est-il si peu présent dans les récits ? Cette approche, qui “raconte l’histoire derrière l’histoire”, offre une profondeur narrative exceptionnelle et a valu au jeu de nombreux prix. The Banner Saga est une trilogie de jeux de rôle tactiques qui plonge les joueurs dans un monde inspiré par la mythologie nordique et la culture viking. Le jeu propose une gestion de caravane, des décisions importantes avec de réels impacts, et des combats au tour par tour. Il introduit des races uniques comme les Varles (géants cornus) et les Dredges (créatures de pierre), tout en s’inspirant du lore viking. Les dieux du jeu, comme Baldringer (une référence à Baldur, mais en tant que dieu de la guerre) et Gerardre (un dieu de la sagesse), sont des réinterprétations de figures mythologiques réelles. Le jeu explore également des concepts comme la Loom Mother, inspirée des Nornes nordiques qui tissent les fils du destin. Cette approche permet une grande liberté créative, tout en respectant l’esprit de la mythologie, offrant une histoire épique et des choix moraux poignants. Etienne a découvert la Analogue 3D, une console moderne qui permet de jouer aux jeux Nintendo 64 en 4K. Cette console révolutionnaire offre une expérience de jeu améliorée, sans lag ni problèmes d’émulation, et permet même d’overclocker la console pour une meilleure performance. Avec des options de filtres CRT pour retrouver l’esthétique d’antan et la compatibilité avec les manettes originales ou Bluetooth, la Analogue 3D est un véritable bijou pour les amateurs de rétro-gaming. C’est une façon parfaite de redécouvrir des classiques comme GoldenEye avec une qualité visuelle et une fluidité inégalées. Baptiste a exploré 007 First Light, un jeu qui plonge les joueurs dans les débuts de James Bond en tant que soldat, avant qu’il ne devienne l’agent 007. Le jeu offre une histoire captivante, respectant l’esprit de la franchise tout en proposant une nouvelle perspective sur le personnage. Baptiste a particulièrement apprécié la réinvention de Moneypenny en tant que contact principal sur le terrain, une idée brillante qui donne plus de profondeur à ce personnage emblématique. Avec un système de combat solide, une difficulté bien dosée et de nombreux clins d’œil à l’univers de Bond (comme le laboratoire de Q), 007 First Light promet une expérience immersive et divertissante pour les fans de l’agent secret. Chapitres: 0:00 Introduction 3:24 Baser un jeu sur une mythologie 7:46 God of War 23:09 Assassin's Creed Odyssey 29:25 Hades 36:15 The Banner Saga 43:40 007 First Light 48:10 Analog 3D 51:11 Conclusion

    La mythologie dans les jeux vidéo
  2. Jun 28

    Les meilleurs films que vous avez jamais vus

    Dans cet épisode de J’adore ça, Etienne et Baptiste prennent le pari de vous faire découvrir des films sous-estimés, oubliés ou méconnus qui méritent vraiment d’être vus. Des huis clos étouffants au science-fiction cérébral en passant par le thriller psychologique, chaque suggestion a été choisie pour surprendre même les cinéphiles aguerris. En bonus, la communauté partage aussi ses propres coups de coeur. Mélanie Laurent se réveille enfermée dans un caisson cryogénique médical, sans souvenir de qui elle est, pendant que le niveau d’oxygène chute dangereusement. Presque tout le film se déroule dans cet espace minuscule, et le seul interlocuteur du personnage est une intelligence artificielle de bord nommée Milo, dont les protocoles rigides l’obligent à ruser pour obtenir des informations. La tension repose entièrement sur la performance de l’actrice et sur les bribes de mémoire qui remontent peu à peu. Un pari audacieux et un huis clos qui tient la route pendant deux heures. Réalisé par les frères Coen, ce film se déroule dans le New York du début des années 1960, juste avant l’explosion de la musique folk. Oscar Isaac y incarne un musicien sans le sou qui dort sur les divans de ses amis et qui semble prendre systématiquement les mauvaises décisions, comme si sa vie de misère alimentait son art. Carey Mulligan est également au générique. Un film d’une grande beauté humaine, même pour ceux qui n’aiment pas le folk. Un dîner entre amis, une comète qui passe, et une soirée qui déraille de façon de plus en plus troublante. Filmé en style caméra à l’épaule, presque sans effets spéciaux, Coherence (2013) joue sur les concepts de décohérence quantique et de superposition des états pour livrer un film dont la complexité narrative dépasse largement celle de beaucoup de blockbusters. Baptiste le décrit comme un twist mental parmi les plus puissants qu’il ait vécus au cinéma. Carey Mulligan fait semblant d’être ivre dans des bars pour confronter les hommes qui cherchent à profiter d’elle. C’est le point de départ d’un film qui s’intensifie progressivement, avec une palette de couleurs pastels et une trame sonore girly qui contrastent délibérément avec des thèmes lourds autour du consentement et de la culture du viol. Le film retourne contre elle-même l’imagerie de la comédie romantique pour dénoncer ce que celle-ci a normalisé. Puissant, inconfortable, et brillamment construit. Dans un futur où la génétique détermine toute la destinée sociale, un homme né par conception naturelle usurpe l’identité génétique d’un autre pour réaliser son rêve : aller dans l’espace. Avec Ethan Hawke, Jude Law et Uma Thurman, Gattaca est un film de science-fiction cérébral et rétrofuturiste qui n’a presque pas recours aux effets spéciaux, mais qui pose des questions profondes sur le déterminisme génétique et la volonté individuelle. Un échec commercial à sa sortie, devenu depuis un film culte. Réalisé par Gore Verbinski (Pirates des Caraïbes, The Ring), ce film de 2025 suit un homme qui débarque dans un petit resto en prétendant venir du futur pour sauver le monde d’une IA maléfique, avec des fils électriques sur lui et un bouton dans la main. Sam Rockwell en tête d’affiche, un budget réduit, un ton complètement décalé et un concept à mi-chemin entre le film noir, la comédie absurde et la science-fiction. Un objet singulier et jouissif. Star Wars Outlaws est le jeu vidéo du moment pour Etienne. Longtemps critiqué à sa sortie pour ses bugs, il se révèle être un excellent jeu d’action-infiltration en monde ouvert dans l’univers Star Wars, où l’on incarne une voleuse accompagnée d’un petit alien de compagnie. La gestion de la réputation auprès des syndicats du crime (les Pykes, les Hutts, Crimson Dawn) est au coeur du gameplay : trahir un allié pour en satisfaire un autre a des conséquences réelles. La furtivité y est encouragée, et le système d’alerte de l’Empire rappelle celui de GTA. Un très bon jeu mal vendu au départ. Heroes of the Olden Era est la découverte de Baptiste, un reboot spirituel de la série Heroes of Might and Magic qui retrouve très fidèlement le feeling du troisième opus. Jeu de stratégie au tour par tour en 2D, il reprend la formule classique : gestion d’un château, exploration de la carte, collecte de ressources, batailles tactiques sur un échiquier avec différentes factions. Le mode multijoueur n’est pas encore disponible (le jeu est en accès anticipé), mais le jeu de base est déjà très solide. Disponible sur PC pour environ 30 dollars. Chapitres: 0:00 Introduction 2:16 Oxygène 6:36 Inside Llewyn Davis 9:29 Coherence 17:05 Promising Young Woman 20:33 Gattaca 26:49 Good Luck, Have Fun, Don't Die 31:45 Points de nos astronautes 35:28 Star Wars: Outlaws 41:44 Heroes of Might and Magic: Olden Era 46:45 Conclusion

    Les meilleurs films que vous avez jamais vus
  3. Jun 11

    Le Summer State of Play E3 Direct Showcase 2026

    Ce mini épisode spécial de J’adore ça sort du cadre habituel du podcast pour se consacrer entièrement aux annonces de jeux vidéo de l’été 2026. Etienne et Baptiste réagissent à chaud aux grandes présentations de la semaine, soit le Summer Game Fest, le Xbox Games Showcase, le PlayStation State of Play et le Nintendo Direct, et partagent leurs coups de cœur et leurs déceptions. Parmi les annonces qui ont marqué les hôtes lors du Summer Game Fest, Control Resonance de Remedy Entertainment se démarque particulièrement. Cette suite très attendue propose un gameplay en troisième personne où le joueur peut tirer avec une arme transformable et utiliser des pouvoirs télékinésiques pour manipuler son environnement. L’histoire se déroule après les événements du premier jeu, alors que la directrice du Federal Bureau of Control a disparu et qu’un nouveau personnage part à sa recherche. Le studio français Asobo Studio, basé à Bordeaux et connu pour son travail sur Microsoft Flight Simulator, dévoile de son côté Plague Tale Legacy. Ce troisième opus de la série met en scène de nouveaux personnages dans un nouvel univers et impressionne par son réalisme visuel, dans une ambiance qui rappelle les courts métrages de Love, Death & Robots. Enfin, Castlevania Belmont’s Curse propose un nouveau Metroidvania avec un style visuel inspiré de Hades et des contrôles qui rappellent le très apprécié Metroid Dread. Le jeu profite clairement de l’engouement créé par la série Netflix Castlevania et met en scène une nouvelle descendante de la famille Belmont. Le Xbox Games Showcase confirme le virage de Xbox vers une plateforme de plus en plus proche du PC, avec peu de titres réellement exclusifs. Fable fait sensation grâce à une bande-annonce originale, narrée avec un accent écossais et présentée comme un RPG en monde ouvert d’inspiration médiévale. Le jeu sera également disponible sur PS5. Du côté de Halo, un rework graphique du jeu original impressionne par sa qualité visuelle et ajoute du contenu inédit, dont la possibilité de piloter un vaisseau dans l’espace, une première pour la série. Le titre sera disponible sur PC. Les hôtes notent également le retour de Doom et de State of Decay, ainsi que Gears of War, qui semble être l’une des rares véritables exclusivités Xbox de la présentation. Toujours dans cette présentation, Join Us a particulièrement marqué les esprits avec son concept aussi étrange qu’efficace. Le joueur y dirige une secte et doit recruter des adeptes en ville, sachant que plus le groupe grandit, plus les risques d’intervention de la police ou de l’armée augmentent. Le jeu propose également un mode multijoueur jusqu’à quatre personnes et promet une escalade délirante, alors que les faux dieux vénérés par la secte finissent par devenir bien réels, jusqu’à l’arrivée de Cthulhu et d’extraterrestres. Un autre coup de cœur est Clockwork Revolution, un shooter steampunk se déroulant dans un Londres alternatif de la fin du XIXe siècle. Le jeu propose un scénario de braquage où le joueur, après s’être fait capturer, découvre un moyen de voyager 25 ans dans le passé pour changer le présent, dans une ambiance qui évoque Deathloop. Une nouvelle moins réjouissante a marqué le PlayStation State of Play : PlayStation a annoncé qu’elle cesserait de porter ses jeux solo sur PC, ce qui pourrait inclure le prochain God of War. Justement, ce nouveau God of War Laufey met en vedette Faye, la mère d’Atrée et la conjointe de Kratos, dans un récit qui se déroule dans l’au-delà réservé aux dieux. Plutôt qu’une bande-annonce cinématique classique, PlayStation a présenté 20 minutes de gameplay, fidèle à la signature de la série où chaque transition est une cinématique sans aucun écran de chargement visible. Le State of Play a aussi présenté Gen Atlas, un jeu d’aventure en monde ouvert de science-fiction où le joueur incarne un personnage solitaire évoluant parmi des géants. La bande-annonce le montre atterrir sur la tête d’un de ces colosses, qui sert de moyen de transport jusqu’à ce qu’il retrouve le reste de son corps, lequel se met ensuite à combattre d’autres géants à ses côtés. Portée uniquement par une trame sonore évoquant les films de Christopher Nolan, sans aucun dialogue, l’ambiance du trailer a rappelé aux hôtes Shadow of the Colossus, développé par la même équipe. Le Nintendo Direct divise les fans. La grande nouvelle attendue, un remake de Zelda Ocarina of Time, n’a été dévoilée que sous la forme d’un teaser très court, ce qui déçoit une partie du public, dont Etienne. En revanche, les amateurs de RPG japonais ont été comblés avec l’annonce de Kingdom Hearts 4, d’un nouveau Final Fantasy, ainsi que de remasters et nouveaux titres dans la série Xenoblade. Une démo de Star Fox est également disponible dès maintenant. Chapitres: 0:00 Introduction 1:33 Les jeux qui nous ont marqués 25:56 Conclusion

    Le Summer State of Play E3 Direct Showcase 2026
  4. May 31

    Le défi de coloniser d'autres planètes

    Dans cet épisode, on plonge dans l’un des plus grands défis que l’humanité pourrait un jour relever : la colonisation spatiale. De la Lune à des exoplanètes situées à plusieurs années-lumière, on explore les défis, les technologies et les scénarios qui pourraient nous permettre de devenir une espèce multiplanétaire. Avant de s’aventurer dans les détails, on pose le cadre avec les trois grandes phases de la colonisation : l’exploration initiale (planter le drapeau et repartir), l’établissement d’un campement de survie, et enfin l’autosuffisance avec exportation de ressources. La Lune a déjà franchi la première étape. La question, c’est : quelle est la suite? Le Pôle Sud lunaire s’impose comme l’emplacement de prédilection pour une future base, notamment grâce à la présence potentielle de glace d’eau et à des zones exposées en permanence au soleil, idéales pour des panneaux solaires. Cette glace pourrait être transformée en eau potable, utilisée pour faire pousser des plantes en serres hydroponiques, ou encore séparée en hydrogène et en oxygène pour produire du carburant de fusée. La Lune pourrait ainsi servir de port d’attache entre la Terre et les planètes plus lointaines. Sans oublier qu’y construire un ascenseur spatial serait nettement plus réalisable qu’en orbite terrestre, vu la gravité beaucoup plus faible. Mars a beaucoup de points en sa faveur : une journée de 24h40, une inclinaison axiale similaire à la Terre permettant des saisons, et une superficie émergée équivalente à celle de la Terre. Mais les défis sont immenses : une atmosphère composée principalement de CO2, des températures pouvant descendre à -140°C, l’absence de champ magnétique et une gravité à seulement 38% de celle de la Terre. Le plan de terraformation proposé est ambitieux : utiliser des lasers géants alimentés à l’énergie solaire pour faire fondre 8 mètres de roche sur toute la planète, libérant ainsi l’oxygène contenu dans les minéraux. L’azote nécessaire pour diluer cet oxygène (et éviter une atmosphère explosive) serait récupéré sur Titan, la lune de Saturne, liquéfié et catapulté vers Mars. Après environ 110 ans de travaux, on obtiendrait une atmosphère respirable. Il faudrait ensuite ajouter la vie, introduire des écosystèmes marins et terrestres, et finalement déployer un parapluie magnétique artificiel pour protéger la planète des vents solaires. Contre toute attente, Vénus pourrait être l’une des options les plus viables du système solaire, notamment parce que sa gravité est à 91% de celle de la Terre. Le projet consiste à cacher le soleil derrière des miroirs géants déployés dans l’espace, aussi minces qu’un virus. En 60 ans à l’ombre, Vénus redescendrait à environ 31°C. Le CO2 atmosphérique commencerait alors à se condenser et à tomber sous forme de pluie, réduisant progressivement la pression. Après environ 200 ans, la glace de CO2 pourrait être envoyée en orbite pour former une lune artificielle. L’eau manquante serait alors importée depuis Europe, la lune de Jupiter. Pour résoudre le problème de la rotation extrêmement lente (116 jours terrestres), des miroirs additionnels recréeraient des journées artificielles de 24 heures. La production d’oxygène, elle, viendrait en fertilisant les océans pour y développer de la vie marine. Vénus terraformée offrirait une gravité quasi-terrestre, un atout considérable sur Mars. On pousse l’exercice jusqu’aux étoiles les plus proches de notre système solaire. Proxima Centauri B, à un peu plus de 4 années-lumière, orbite autour d’une étoile naine rouge et est en verrouillage gravitationnel (tidal lock) : une face toujours exposée à l’étoile, l’autre dans l’ombre perpétuelle. La “Twilight Zone” entre les deux serait la zone de survie potentielle. L’étoile émet des radiations UV et X des centaines de fois plus intenses que notre soleil, ce qui rendrait des installations souterraines presque incontournables. La lumière est rougeâtre et tamisée, et toute végétation serait probablement sombre. Alpha Centauri, un système à deux étoiles situé à peine 0,15 années-lumière plus loin, offre un scénario plus prometteur : une lumière familière, un ciel potentiellement bleu, et 75% de chances selon les scientifiques qu’une planète rocheuse habitable s’y trouve. La gravité y serait environ 20% plus forte que sur Terre, et l’air, bien que respirable, pourrait avoir une légère odeur métallique dû à une composition légèrement différente. La vie, si elle existe, serait probablement radicalement différente de tout ce qu’on connaît. Baptiste a vibe-codé un club de lecture familial avec Claude Code. Sa sœur vivant en France souhaitait recréer leur ancien club de lecture à distance, mais les plateformes existantes ne répondaient pas tout à fait à leurs besoins. Baptiste a donc décidé de construire sa propre application en utilisant Claude Code, qu’il a hébergée sur Vercel sous son domaine BaptisteMork.com. En deux heures et demie, il avait un système fonctionnel ressemblant à un forum, avec une intégration à The Movie Database et Twitch pour l’autocomplétion des œuvres, ainsi qu’un système de likes et de commentaires. Le design a été généré via Claude à partir d’un mini guide de marque créé pour l’occasion. Étienne a dévoré Dungeon Crawler Carl, un roman de LitRPG. Le genre LitRPG (jeu de rôle littéraire) met en scène des personnages évoluant dans un univers régi par des mécaniques de jeu vidéo : niveaux, statistiques, compétences et notifications apparaissent littéralement dans le monde de l’histoire. Dans Dungeon Crawler Carl, la Terre est soudainement détruite par une force extraterrestre, et les survivants sont forcés de descendre dans un méga-donjon qui couvre toute la planète, sous le regard de toute la galaxie qui regarde l’événement comme un sport. La série compte déjà 7 ou 8 tomes, et les droits ont été acquis par la compagnie de production de Seth MacFarlane pour une adaptation en prises de vue réelles. Chapitres: 0:00 Introduction 1:04 La lune 6:14 Mars 20:26 Vénus 30:38 Avis des astronautes 32:41 Proxima et Alpha Centauri 43:12 Découvertes: coder avec l'IA 47:59 Découvertes: Dungeon Crawler Carl 52:53 Conclusion

    Le défi de coloniser d'autres planètes
  5. May 3

    Les meilleurs caméos au cinéma

    Dans cet épisode de J’adore ça, Baptiste et Etienne plongent dans l’univers fascinant des caméos au cinéma : ces apparitions surprise d’acteurs ou de réalisateurs qu’on ne s’attendait pas à voir, et qui deviennent souvent mémorables. L’épisode débute avec un quiz sur les caméos avant de passer aux catégories préparées par les deux animateurs. Avant de plonger dans le vif du sujet, Etienne soumet Baptiste à un quiz pour mettre la table. On y apprend notamment que George Lucas s’est lui-même accordé un caméo dans Revenge of the Sith, où il incarne le Baron Papanoida, un personnage Panthoran. On discute aussi d’Alfred Hitchcock, maître incontesté du caméo dans ses propres films, qui apparaît dans pas moins de 37 de ses longs métrages. Le quiz aborde également le caméo de Tom Cruise dans Austin Powers: Goldmember, où il joue Austin Powers dans un film dans le film, et on revient sur le fait que les producteurs de Community ont aussi produit plusieurs films du MCU, expliquant pourquoi les acteurs de la série se retrouvent souvent dans l’univers Marvel. On termine avec It’s a Mad, Mad, Mad, Mad World (1963), qui compte pas moins de 24 acteurs en caméo, dont Jerry Lewis. Peter Jackson s’est glissé dans chacun des films de La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi. Dans le premier, il joue un habitant de Brie mangeant une carotte. Dans Les Deux Tours, il est un défenseur lors de la bataille du Gouffre de Helm, une scène que Baptiste considère parmi ses préférées au cinéma. Dans la version longue du Retour du Roi, il joue un capitaine de pirate qui se fait décocher une flèche par Legolas lui-même. Un lien est également fait avec Gareth Edwards, réalisateur de Rogue One, qui s’est réservé le rôle de celui qui libère le vaisseau rebelle à la fin du film, et qui obtient même un second caméo dans The Last Jedi. Les comédies sont un terrain fertile pour les caméos inattendus. David Bowie joue son propre rôle de juge lors du walk-off dans Zoolander, une apparition d’autant plus mémorable qu’on apprend aussi qu’il interprète Nikola Tesla dans Le Prestige. Bob Barker, animateur américain connu pour sa bienveillance, se bat à coups de poing contre Adam Sandler dans Happy Gilmore. Matt Damon apparaît la tête rasée, couvert de tatouages, dans EuroTrip, où il chante une chanson : il était dans les environs pour le tournage de Brothers Grimm et avait un jour de congé. Martin Sheen fait une apparition dans Hot Shots! 2, aux côtés de son fils Charlie Sheen, les deux se croisant sur des bateaux et se pointant mutuellement. On mentionne aussi Tom Cruise dans Tropic Thunder, où il joue un producteur de cinéma particulièrement odieux dans un rôle complètement à contre-emploi. Quentin Tarantino aime s’accorder de petits rôles dans ses films, souvent avec une mort spectaculaire à la clé. Dans Inglourious Basterds, il se fait scalper. Dans Django Unchained, il joue un cowboy qui transporte de la dynamite et qui finit par exploser. Il fait également une apparition dans Grindhouse: Death Proof, où il joue un barman, et dans Planet Terror de Robert Rodriguez, où il incarne un soldat zombie se décomposant. Stan Lee, co-créateur de la majorité des personnages iconiques de Marvel, est la figure emblématique du caméo dans le MCU, apparaissant dans pratiquement tous les films jusqu’à son décès. Matt Damon revient dans Thor: Ragnarok (et Love and Thunder) en jouant un acteur de théâtre asgardien qui interprète Loki. Brad Pitt fait une apparition éclair dans Deadpool 2 en tant que personnage invisible et muet. John Krasinski (Jim dans The Office) apparaît en tant que Capitaine Fantastique dans Doctor Strange in the Multiverse of Madness avant de se faire éliminer. On souligne aussi le lien entre Community et le MCU : les producteurs de la série ont aussi produit plusieurs films Marvel, ce qui explique la présence récurrente de ses acteurs dans l’univers. Sean Connery fait une apparition surprise à la fin de Robin Hood: Prince of Thieves (connu au Québec sous le nom Robin des bois, prince des voleurs) dans le rôle de Richard Cœur de Lion. Dans Hot Fuzz, c’est Cate Blanchett qui se glisse derrière un masque de technicienne de scène de crime, méconnaissable mais reconnaissable à la voix. Leonard Nimoy reprend son rôle de Spock dans le reboot de Star Trek de J.J. Abrams, cette fois en tant que Spock d’une autre timeline. Michael Caine prête sa voix sans apparaître à l’écran dans Dunkirk de Christopher Nolan, dans le rôle d’un contrôleur aérien. Dans Bohemian Rhapsody, Mike Myers joue un producteur de musique qui refuse de miser sur Queen, un clin d’œil direct à la scène culte de Wayne’s World. Enfin, dans Tron: Legacy, Daft Punk apparaissent brièvement dans le film dont ils ont signé la bande originale. Les auditeurs ont aussi partagé leurs caméos préférés, notamment : Robert Patrick rejouant le T-1000 dans Last Action Hero et Wayne’s World 2, John Hurt dans Spaceballs rejouant la scène de l’Alien, Brad Pitt dans Deadpool 2, Bill Murray dans Zombieland, Daniel Craig en stormtrooper dans The Force Awakens, Chuck Norris dans Dodgeball, et Robert Lepage dans Ding et Dong, le film. Cyberpunk 2077 : Phantom Liberty — Baptiste a joué le DLC Phantom Liberty de Cyberpunk 2077 et en est sorti très impressionné. Il décrit l’extension comme une expérience quasi autonome, avec une nouvelle zone de Night City appelée Dogtown, une histoire originale impliquant la présidente des Nouveaux États-Unis, et un gameplay enrichi. Il souligne aussi la qualité du mode “netrunner”, qui permet de hacker les ennemis, et confirme que le DLC est à la hauteur de sa réputation, voire supérieur au jeu de base sur certains aspects. God of War: Ragnarök — Etienne, dans le cadre de sa chronique “God of Nintendo découvre la PlayStation”, partage son enthousiasme pour God of War: Ragnarök. Il dit ne pas avoir terminé le jeu, mais être incapable d’arrêter d’y jouer, tant les quêtes secondaires sont engageantes. Il souligne la qualité de l’interprétation des acteurs, particulièrement celui qui joue Atreus, et l’excellent équilibre entre monde ouvert et progression narrative. Il termine en mentionnant les rumeurs d’un prochain God of War se déroulant en Égypte, ce qui ouvre la porte à un futur épisode sur la mythologie dans les jeux vidéo. Chapitres: 0:00 Introduction 2:02 Quiz 8:26 Les caméos au cinéma 41:58 Concours Sounds Good 45:19 Découvertes du mois 55:09 Conclusion

    Les meilleurs caméos au cinéma
  6. Apr 5

    Les franchises abandonnées des jeux vidéo

    On s’attaque à un sujet qui nous tient à cœur : les franchises de jeux vidéo qu’on aimerait voir renaître. De Ubisoft à Nintendo en passant par Rare, Eidos, Remedy, LucasArts et Valve, on passe en revue les séries qu’on a adorées et qu’on trouve trop longtemps laissées à l’abandon. Watch Dogs premier du nom reste pour nous un modèle du genre : une histoire solo captivante, un protagoniste mémorable dans Aiden Pierce, une ambiance de thriller hacker qui collait parfaitement à son époque. Les suites ont malheureusement sacrifié la narration au profit d’un monde ouvert plus générique. On aimerait voir la franchise repartir avec cette même énergie narrative. Du côté d’Assassin’s Creed, c’est l’ère Ezio Auditore et Desmond Miles qu’on cherche à retrouver. La double structure entre l’animus et le monde réel créait une tension dramatique unique. Depuis, la série est devenue une machine à produire des open worlds gigantesques au détriment de l’histoire. Le problème central chez Ubisoft : une tendance à industrialiser ses franchises plutôt qu’à les traiter comme un véritable travail d’artisan. Star Fox est une franchise de combat spatial laissée à l’abandon depuis le N64, malgré un potentiel narratif réel autour de Fox McCloud et son héritage familial. Les tentatives de réinvention ont manqué la cible. Avec la puissance de la Switch 2, un retour aux fondamentaux du shooter spatial, enrichi d’une vraie campagne scénarisée, serait bienvenu. Donkey Kong Country figure parmi les meilleurs platformers 2D jamais créés. La série brille par sa musique, sa créativité visuelle et sa difficulté bien dosée. Les derniers volets, Returns et Tropical Freeze, sont d’excellents jeux, mais Nintendo se contente depuis de remakes plutôt que de proposer un nouvel épisode original. Nos auditeurs ont aussi eu leur mot à dire. Half-Life de Valve reste un incontournable malgré l’allergie bien connue du studio au chiffre 3. Splinter Cell mériterait un retour dans une époque où le gameplay d’infiltration est plus pertinent que jamais. Portal est considéré comme l’un des meilleurs jeux de tous les temps : une mécanique de puzzle en first person brillante, un humour irresistible et un lore riche. Quant à NHL d’EA Sports, on déplore la formule du même jeu vendu à 80 $ chaque année, alors qu’un simple upgrade de roster annuel suffirait. Diddy Kong Racing se distinguait de Mario Kart par son mode aventure avec des boss fights, des missions et des véhicules variés. Un retour de cette formule, même sous un autre nom, serait un excellent jeu familial. Perfect Dark est peut-être la perte la plus frustrante : un shooter d’espionnage avec une ambiance sci-fi unique, supérieur à GoldenEye sur presque tous les points. Un projet de reboot était en développement avancé avant d’être annulé par Microsoft. Un gaspillage difficile à avaler. Deus Ex : Human Revolution et Mankind Divided offraient un gameplay d’agent augmenté alliant action, infiltration et narration cyberpunk. La franchise a été mise sur glace malgré un suivi en développement. Marvel’s Guardians of the Galaxy d’Eidos est un exemple de jeu sous-estimé : une bonne histoire, une bande sonore mémorable et un ton qui fonctionnait parfaitement. Enfin, la trilogie Tomb Raider relancée par Eidos reste un point de référence pour son réalisme, sa mise en scène cinématique et la réinvention de Lara Croft en protagoniste vulnérable et attachante. Quantum Break de Remedy est un chef-d’œuvre méconnu avec Shawn Ashmore et Aidan Gillen. Il mêlait gameplay de manipulation du temps et segments de série télévisée avec de vrais acteurs entre chaque chapitre. Ce mélange audacieux entre jeu vidéo et film reste une expérience unique qui mériterait une suite. TIE Fighter (1994) est un jeu de simulation de combat spatial ancré dans l’univers Star Wars, où le joueur gravit les échelons de l’Empire en remplissant des missions secrètes pour une société secrète de l’Empereur. Une profondeur narrative et une progression qui manquent cruellement aux jeux modernes du genre. Des fans ont d’ailleurs créé un remaster non officiel appelé TIE Fighter Total Conversion, preuve que la demande est bien là. Neverwinter Nights a marqué une génération avec son passage au 3D dans l’univers Donjons & Dragons et ses serveurs multijoueurs où le roleplay en temps réel était possible. Si la franchise devait revenir, on confierait volontiers les rênes à Larian Studios, les créateurs de Baldur’s Gate 3. Empire Earth est un RTS qui permettait de partir de la préhistoire jusqu’au futur, créant des situations absurdes et jouissives où des légionnaires romains affrontaient des tanks. Un concept de Civilization en temps réel qui n’a jamais vraiment trouvé de digne successeur. The Gentlemen (série Netflix) est une série créée par Guy Ritchie, à ne pas confondre avec son film du même nom. L’histoire suit un noble anglais qui hérite du titre de Duke of Halstead et découvre que son domaine cache une organisation criminelle de culture de cannabis. Sans être aussi frénétique que Snatch, la série reprend l’esprit de Ritchie avec un humour british savoureux, une écriture soignée et des accents régionaux absolument délicieux. Avec Theo James et Kaya Scodelario dans les rôles principaux, la série est disponible sur Netflix. Carbone et Silicium est une bande dessinée franco-belge très actuelle malgré sa date de parution. Deux robots dotés d’une intelligence artificielle émotionnelle sont activés dans la Silicon Valley et plongés dans un monde humain. Le récit suit leur évolution sur 300 ans d’histoire future, avec des sauts temporels, des questions sur la survie numérique, une Russie dominante dans la production robotique et une réflexion sur la frontière entre monde réel et virtuel qui rappelle Ready Player One. Une lecture fortement recommandée pour quiconque s’intéresse à l’IA et à la science-fiction humaniste. Chapitres: 0:00 Introduction 0:55 Franchises de jeux vidéo à raviver 41:29 Sounds Good 45:01 Retour sur le pool des Oscars 48:04 The Gentlemen 51:08 Carbone et Silicium 54:04 Conclusion

    Les franchises abandonnées des jeux vidéo
  7. Mar 8

    Les échecs: le board game original

    Les échecs, c’est peut-être le jeu de stratégie le plus ancien et le plus joué au monde et pour de bonnes raisons. Dans cet épisode, Etienne et Baptiste jouent une vraie partie en direct pendant qu’ils explorent l’univers fascinant des échecs : son histoire, ses mécaniques, ses variantes et l’impact de l’intelligence artificielle sur ce jeu millénaire. Dès le début de l’épisode, les deux animateurs lancent une partie sur chess.com en format 10 minutes, qu’ils commentent en temps réel. Avant de se concentrer sur la stratégie, Baptiste doit d’abord survivre à un quiz sur les échecs : Deep Blue, la déesse Caïssa, le mat de Bowden, le en passant, et le nombre astronomique de positions légales possibles sur un échiquier. Bonne nouvelle: il s’en sort (pas trop mal). Le système Elo, inventé par Arpad Elo, est la référence mondiale pour classer les joueurs d’échecs. En résumé : chaque joueur a une cote numérique, et l’écart entre deux cotes permet de prédire statistiquement les chances de victoire. Une différence de 400 points signifie que le joueur le mieux coté a 10 fois plus de chances de gagner. Après chaque partie, les points sont redistribués entre les deux joueurs transactionnellement, jusqu’à 32 points à la fois. Ce système a depuis été adopté bien au-delà des échecs, dans de nombreux sports et jeux compétitifs. En 1997, le superordinateur Deep Blue d’IBM bat le champion du monde Garry Kasparov. Un tournant historique à la fois pour les échecs et pour l’intelligence artificielle. Ce qui rend cette histoire fascinante, c’est le moment où la machine a commencé à jouer des coups qu’aucun humain n’aurait imaginés, des stratégies tellement contre-intuitives que Kasparov lui-même ne comprenait pas ce qu’il voyait. Aujourd’hui, Stockfish est le moteur d’échecs de référence : capable de calculer toutes les possibilités sur 19 coups à l’avance en une fraction de seconde. Paradoxalement, cette révolution a rendu les échecs plus accessibles. N’importe qui avec un téléphone peut maintenant s’entraîner avec des outils dignes des grands maîtres d’autrefois. La variante Chess960, popularisée par Bobby Fischer, place les pièces de la rangée arrière aléatoirement au début de chaque partie. 960 configurations différentes possibles! Le but? Neutraliser des années de théorie d’ouvertures mémorisées et forcer les joueurs à vraiment réfléchir dès le premier coup. Les pions restent en place, les deux camps partagent la même configuration aléatoire, et le jeu redevient une vraie bataille de stratégie pure. Les échecs trouveraient leurs origines dans un jeu appelé Chattrang, quelque part entre le 3e et le 6e siècle, possiblement en Perse, en Inde ou en Chine. À la Renaissance en Italie, le jeu a évolué vers sa forme moderne, notamment la reine, qui ne pouvait se déplacer que d’une case à l’origine et qui est devenue la pièce la plus puissante du jeu au XVe siècle. Etienne parle de Metroid Prime 4: Beyond (Nintendo Switch 2) : un retour à la formule classique de la franchise, avec quelques tentatives d’innovation inégales. Visuellement impressionnant, fidèle à l’esprit Metroid, mais sans révolutionner la série. Baptiste redécouvre Squad (PC) : un jeu de tir militaire et tactique où 50 joueurs s’affrontent en équipes structurées, avec des rôles précis (squad leader, médecin, anti-tank…), plusieurs canaux de communication audio, et un système de points qui valorise la collaboration bien plus que les kills. Idéal pour ceux qui trouvent Call of Duty trop superficiel. Chapitres: 0:00 Introduction 0:43 Les échecs 38:03 Metroid Prime 4 Beyond 44:36 Squad 52:23 Conclusion

    Les échecs: le board game original
  8. Mar 1

    Oscars 2026: Nos prédictions

    Pour cet épisode spécial, Etienne et Baptiste ont regardé le maximum de films nominés aux Oscars 2026 et partagent leurs impressions et prédictions pour les grandes catégories : Meilleur film, Meilleur acteur, Meilleur acteur de soutien et plus encore. Le film de course avec Brad Pitt avait tous les ingrédients sur papier : une distribution impressionnante avec Javier Bardem, une trame sonore de Hans Zimmer, des courses filmées pendant de vrais Grands Prix avec Hamilton et Leclerc à l’écran. Techniquement, c’est impressionnant : les caméras embarquées sur les voitures et l’intégration de vraies séquences d’accidents dans le montage sont remarquables. Mais la recette finale ne convainc pas tout à fait. Une nomination aux Oscars du montage ou des effets visuels serait méritée, mais difficile à justifier pour Meilleur film. Grosse surprise de cet épisode : les deux ont adoré ce Frankenstein signé Guillermo del Toro, disponible sur Netflix. La première moitié laisse un peu perplexe, mais dès que la backstory du monstre se dévoile, le film décolle. Jacob Elordi dans le rôle du monstre est attendrissant et absolument central : sans lui, le film s’effondre. Le vrai débat : il est nominé en Meilleur acteur de soutien, alors qu’il est selon eux le véritable personnage principal. Côté technique, le production design et l’esthétique visuelle, quelque part entre del Toro et Tim Burton, sont parmi les plus beaux de l’année. Timothée Chalamet livre une performance magistrale dans la peau d’un joueur de tennis de table new-yorkais prêt à tout pour devenir champion du monde. Il est le film : énergique, attachant et agaçant à la fois. Un rôle très différent de Dune qui prouve l’étendue de son registre. Pour Etienne et Baptiste, il figure dans le top des candidats au Meilleur acteur. Premier film de Paul Thomas Anderson pour les deux animateurs, et quelle entrée en matière. Leonardo DiCaprio y joue un ancien révolutionnaire usé, drôle et touchant. Le film est rythmé, fast-paced mais jamais superficiel, avec un style de caméra à l’épaule qui donne l’impression d’être dans la scène. Sean Penn en second rôle est méconnaissable et impressionnant. Pour eux, c’est l’un des deux grands favoris au Meilleur film, aux côtés de Sinners. Impossible à catégoriser, et c’est exactement ce qui le rend exceptionnel. Vampires, blues, histoire afro-américaine, comédie musicale : ça n’aurait pas dû fonctionner, et pourtant. La trame sonore blues est dévastatrice ; si elle ne remporte pas l’Oscar de la meilleure chanson originale et de la meilleure musique originale, c’est incompréhensible. La scène dans la grange, où tous les styles musicaux se fusionnent à travers les costumes d’époques différentes, est un moment de cinéma pur. Meilleur costume design, c’est plié. Wunmi Mossaku en actrice de soutien est également excellente. Co-favori pour le Meilleur film. Un film d’Oscars classique dans lequel Felicity Jones joue la femme dévouée d’un homme talentueux qui traverse une vie difficile. Un rôle qu’elle maîtrise, mais un film qu’Etienne a trouvé prévisible dans sa formule. Chapitres: 0:00 Introduction 0:57 F1 4:52 Frankenstein 8:49 Marty Supreme 11:28 One Battle After Another 18:15 Sinners 22:24 Train Dreams 24:11 Autres prédictions 26:34 Conclusion

    Oscars 2026: Nos prédictions
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Cinéma, séries télé, jeux vidéos, jeux de table, science fiction, technologie et bien plus sont à l'honneur dans le balado québécois "J'adore ça". Oui, on vous parle de sujets qui vous, et nous, passionnent. Vous en avez assez du négativisme sur internet? Ici on ne discute que des choses qu'on adore, parce que c'est toujours mieux que de chialer sur ce qu'on déteste! On revisite des grands que vous connaissez déjà (Christopher Nolan, Denis Villeneuve, Severance, Lord of the Rings, Zelda, Azimov, etc.), mais aussi de perles dont vous n'avez jamais entendu parler et qui vous surprendront. Le format est simple: on rattrape le temps perdu et on se parle de ce qui nous a fait tripper depuis le dernier épisode, toutes catégories confondues. Ensuite on s'attaque au sujet principal et on s'épate avec des surprises, des points de vue intéressants et des faits étonnants. Vous pouvez même participer à la discussion via notre communauté de passionnés! Venez tripper avec nous... et bienvenue à bord de J'adore ça!.

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