Photography and Walking

Philippe Guillaume. Produced by Productions 3655 Inc.

Photography and Walking is a podcast about how moving through the world changes the way we see it. Each episode explores photographers, artworks, and places where walking and seeing meet — from city streets to coastlines and blindfolded performances in Venice. Host Philippe Guillaume brings together the history of photography, storytelling, and observation to trace how images map experience step by step. Photography and Walking est un balado sur la manière dont le fait de se déplacer dans le monde transforme notre regard. Chaque épisode explore des photographes, des œuvres et des lieux où la marche et le regard se croisent — des rues de la ville aux rivages, jusqu’aux performances à l’aveugle à Venise. Philippe Guillaume y mêle histoire de la photographie, récit et observation pour montrer comment les images tracent, pas à pas, notre expérience du monde. —  Opening and closing theme: Beat’em with Rhythm — Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) A production of Productions 3655 Inc. 

  1. Sep 9

    Among Footsteps

    Every city carries layers of history beneath its surface. In Roaming (2006), Carrie Mae Weems photographs herself walking and standing within monumental public spaces, usually with her back to the camera. Rather than asking us to look at her, the photographs invite us to look with her. In this episode of Photography and Walking, we explore how Roaming transforms walking into a way of reading history. We consider cities as palimpsests, places where traces of earlier lives remain within the present, and how Weems’ presence changes the way we experience architecture, memory and power. Sometimes walking does not take us somewhere new. It teaches us to see familiar places differently. Chaque ville porte en elle des couches d’histoire qui se cachent sous sa surface. Dans Roaming (2006), Carrie Mae Weems se photographie marchant et se tenant dans des espaces publics monumentaux, le plus souvent dos à l’appareil. Plutôt que de nous inviter à la regarder, ses photographies nous proposent de regarder avec elle. Dans cet épisode de Photography and Walking, nous explorons comment Roaming transforme la marche en une manière de lire l’histoire. Nous considérons les villes comme des palimpsestes, des lieux où les traces de vies antérieures demeurent présentes, et la façon dont la présence de Weems modifie notre perception de l’architecture, de la mémoire et du pouvoir. Parfois, marcher ne nous conduit pas vers un nouvel endroit. Cela nous apprend à voir autrement les lieux que nous connaissons déjà. Related images and references: photographyandwalking.com — Music: “Beat ’em with Rhythm” by Victor Natas, edited for this podcast (CC BY 4.0, Freesound.org). Produced by Productions 3655 Inc.

  2. Aug 26

    In Another's Steps

    A stranger turns a corner. You follow. In 1969, Vito Acconci created Following Piece, a work in which he selected strangers at random on the streets of New York and followed them until they disappeared into a private space. The idea is simple. The questions it raises are anything but. In this episode of Photography and Walking, we explore how surrendering your own route changes the experience of walking, why Following Piece still feels unsettling today, and how photography became less a finished image than a record of an action. Along the way, we reflect on surveillance, attention, consent, conceptual art, and the strange moment when someone else's path quietly becomes your own. Related images and references: PhotographyAndWalking.com Un inconnu tourne au coin d'une rue. Vous le suivez. En 1969, Vito Acconci réalise Following Piece, une œuvre dans laquelle il choisit au hasard des inconnus dans les rues de New York et les suit jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans un espace privé. Le principe est d'une simplicité désarmante. Les questions qu'il soulève le sont beaucoup moins. Dans cet épisode de Photography & Walking, nous explorons ce qui se passe lorsque l'on renonce à choisir son propre itinéraire, pourquoi Following Piece demeure aussi dérangeante aujourd'hui, et comment la photographie y devient moins une image qu'une trace d'une action. Au fil de cette réflexion, il est question de surveillance, d'attention, de consentement, d'art conceptuel et de cet étrange moment où le parcours de quelqu'un d'autre commence discrètement à devenir le nôtre. Related images and references: photographyandwalking.com — Music: “Beat ’em with Rhythm” by Victor Natas, edited for this podcast (CC BY 4.0, Freesound.org). Produced by Productions 3655 Inc.

  3. Aug 12

    Passing By

    At first glance, almost nothing seems to happen. Six people stand outside a photography studio in Newark, New Jersey, in 1962. No one looks toward the camera. Everyone is watching something beyond the edge of the frame. Yet the longer we stay with Lee Friedlander's photograph, the richer it becomes. Repeated gestures, shared gazes, architecture and small visual echoes quietly connect the scene, revealing relationships that are easy to miss at first glance. In this episode, we explore how Friedlander discovered meaning not by isolating individual subjects, but by noticing how ordinary elements briefly come together. Walking invites us to cultivate that same attention, revealing moments that often disappear before we even realize they were there À première vue, il ne semble presque rien se passer. Six personnes se tiennent devant un studio de photographie à Newark, au New Jersey, en 1962. Personne ne regarde vers l'appareil. Tous observent quelque chose qui se trouve hors champ. Mais plus on demeure devant cette photographie de Lee Friedlander, plus elle révèle sa richesse. Des gestes qui se répondent, des regards, l'architecture et de subtils échos visuels relient discrètement les différents éléments de la scène. Dans cet épisode, nous découvrons comment Friedlander s'intéressait moins aux sujets eux-mêmes qu'aux relations passagères qui les unissent. Une invitation à marcher plus lentement et à porter attention à ces instants ordinaires qui disparaissent souvent avant même que nous les remarquions. Related images and references: photographyandwalking.com — Music: “Beat ’em with Rhythm” by Victor Natas, edited for this podcast (CC BY 4.0, Freesound.org). Produced by Productions 3655 Inc.

  4. Jul 29

    Waiting on a Corner

    A woman moves through Eugène Atget's photograph and becomes a blur. Everything around her remains sharp: the building, the street lamp, the posters, the cobblestones. Yet the passerby seems to dissolve into the street itself. In this episode of Photography and Walking, we spend time with Cabaret, Rue Mouffetard, a photograph made in Paris around 1899–1900. Through Atget's patient observation of an ordinary street corner, we explore attention, memory, urban space, and the relationship between walking and photography. The episode reflects on the street corner as a place of encounter and possibility, considers Walter Benjamin's famous reading of Atget's work, and asks what happens when a photographer devotes sustained attention to the everyday world. More than a century after the photograph was made, the people who once moved through this corner have vanished. Yet traces remain. Dans cet épisode, nous regardons Cabaret, Rue Mouffetard, une photographie réalisée par Eugène Atget à Paris vers 1899–1900. À première vue, l'image semble presque banale : un coin de rue, un bâtiment, quelques passants, une lampe, des affiches collées au mur. Pourtant, plus on demeure avec elle, plus cette photographie commence à révéler sa richesse. À travers le regard patient d'Atget, l'épisode explore les liens entre la marche, la photographie, la mémoire et l'espace urbain. Il réfléchit le coin de rue comme lieu de rencontre et de possibilité, à l'attention portée aux détails du quotidien, ainsi qu'à la silhouette floue qui traverse l'image et introduit discrètement le temps dans la photo. En pensant  notamment à Walter Benjamin et Edward Soja, l'épisode s'intéresse à la manière dont les photographies conservent bien davantage que des lieux physiques. Elles accumulent aussi des traces de conversations, d'habitudes, de déplacements et de vies aujourd'hui disparues. Ce qui demeure n'est pas un monument, mais un coin de rue observé avec suffisamment d'attention pour révéler toute la richesse de l'ordinaire. Related images and references: photographyandwalking.com — Music: “Beat ’em with Rhythm” by Victor Natas, edited for this podcast (CC BY 4.0, Freesound.org). Produced by Productions 3655 Inc.

  5. Jul 15

    Leaving Traces

    A temporary circle appears on the snowy floor of a forest in Tierra del Fuego. Nearby, traces of footsteps, mud, ash, and weather quietly record the passage of a body moving through the landscape. In this episode, we explore the work of Richard Long through a series of photographs and texts produced during a six-day winter walk in Patagonia and Tierra del Fuego in 1997. Moving beyond the idea of walking as journey or endurance, we consider how Long's work focuses on contact: the brief marks left behind when movement meets the ground. Through circles, boot-heel lines, scattered ashes, and temporary inscriptions, Long invites us to think about walking, landscape, memory, and the fragile traces that remain before eventually disappearing. Related images and references: PhotographyAndWalking.com Un cercle temporaire apparaît sur le sol enneigé d'une forêt de la Terre de Feu. Autour de lui, des traces de pas, de boue, de cendres et de météo témoignent discrètement du passage d'un corps à travers le paysage. Dans cet épisode, nous explorons l'œuvre de Richard Long à travers une série de photographies et de textes réalisés lors d'une marche hivernale de six jours en Patagonie et en Terre de Feu en 1997. Au-delà de la marche comprise comme voyage ou performance, nous nous intéressons à la notion de contact : les marques fugitives laissées lorsque le mouvement rencontre le sol. Cercles, lignes tracées par une botte, cendres dispersées par le vent et inscriptions temporaires deviennent autant de façons d'interroger la marche, le paysage, la mémoire et les traces fragiles que nous laissons derrière nous avant qu'elles ne disparaissent. Related images and references: photographyandwalking.com — Music: “Beat ’em with Rhythm” by Victor Natas, edited for this podcast (CC BY 4.0, Freesound.org). Produced by Productions 3655 Inc.

  6. Jul 1

    Drawing Walking Space

    A young boy crouches on a New York sidewalk, drawing with chalk on the pavement. Around him, rough circles and fading lines spread across the concrete. At first glance, the scene appears simple. Yet the longer we remain with Helen Levitt’s photograph, the more the sidewalk itself begins to change. In this episode, we explore how a temporary act of drawing transforms an ordinary urban surface into a place of attention, memory, and presence. Along the way, we look at Levitt’s remarkable approach to street photography, her observations of everyday life during the Great Depression, and the relationship between walking, photography, and the traces people leave behind. Related images and references: Photographyandwalking.com Un jeune garçon est accroupi sur un trottoir de New York, occupé à dessiner à la craie sur le pavé. Autour de lui, des cercles imparfaits et des lignes déjà en train de s’effacer se déploient sur le béton. À première vue, la scène semble simple. Pourtant, plus on demeure avec la photographie d’Helen Levitt, plus le trottoir lui-même commence à changer de signification. Dans cet épisode, nous explorons comment un geste éphémère transforme une surface urbaine ordinaire en lieu d’attention, de mémoire et de présence. Nous découvrons également l’approche singulière de Levitt envers la photographie de rue, son regard sur la vie quotidienne durant la Grande Dépression et les liens entre la marche, la photographie et les traces que nous laissons derrière nous. Related images and references: photographyandwalking.com — Music: “Beat ’em with Rhythm” by Victor Natas, edited for this podcast (CC BY 4.0, Freesound.org). Produced by Productions 3655 Inc.

  7. Jun 17

    Pushing Through the City

    In 1992, Gabriel Orozco rolled a sphere of plasticine through the streets of New York City. As it moved, the surface gathered dust, stones, fragments of metal, cracks, and countless traces left behind by contact with the city itself. The work, titled Yielding Stone, exists somewhere between sculpture, performance, walking, and process. This episode explores how the sphere functions as a record of movement. Rather than representing the city, it allows the city to leave physical impressions behind through friction, pressure, and continual contact. The walk becomes visible on the surface of the object itself. The episode also considers the relationship between Yielding Stone and photography. Like a photographic surface receiving an exposure, the sphere remains open to transformation. What accumulates are traces, residues, and marks produced through movement across space and time. Yielding Stone invites us to think differently about orientation, walking, and the body in the city. Here, walking is not simply observation. It becomes a way of producing a surface on which the world can write itself. En 1992, Gabriel Orozco a fait rouler une sphère de pâte à modeler dans les rues de New York. Au fil de son déplacement, la surface de la sphère a accumulé poussière, pierres, fragments de métal, fissures et innombrables traces laissées par le contact avec la ville. L’œuvre, intitulée Yielding Stone, se situe à la croisée de la sculpture, de la performance, de la marche et du processus. Cet épisode explore la manière dont la sphère agit comme un enregistrement du mouvement. Plutôt que de représenter la ville, elle permet à celle-ci de laisser des empreintes physiques à travers la friction, la pression et le contact continu. La marche devient visible à même la surface de l’objet. L’épisode s’intéresse également à la relation entre Yielding Stone et la photographie. Comme une surface photographique recevant une exposition, la sphère demeure ouverte à la transformation. Ce qui s’y accumule est fait de traces, de résidus et de marques produites par le mouvement dans l’espace et le temps. Yielding Stone nous invite à penser autrement l’orientation, la marche et le corps dans la ville. Ici, marcher n’est pas simplement observer. C’est produire une surface sur laquelle le monde peut laisser son empreinte. Related images and references: photographyandwalking.com — Music: “Beat ’em with Rhythm” by Victor Natas, edited for this podcast (CC BY 4.0, Freesound.org). Produced by Productions 3655 Inc.

  8. Jun 3

    To Be Seen

    In 1967, Mariette Pathy Allen photographed a woman walking past a storefront mannequin somewhere between New Jersey and Philadelphia. At first, the image appears ordinary: a pedestrian, a display window, the rhythm of the street continuing around them. But slowly, something unstable begins to emerge between the moving figure and the constructed body behind glass. This episode explores how walking unfolds not only through urban space, but through systems of visibility already shaping how bodies are seen, interpreted, and recognized. Moving between Allen’s early street photograph and her later work with transgender and gender-nonconforming communities, the episode reflects on photography, gender, presence, and the fragile boundary between the lived body and the body as representation. As the photograph opens, walking becomes something more than movement through the city. It becomes movement through expectations, images, and structures that already existed before the body arrived. Related images and references: photographyandwalking.com En 1967, Mariette Pathy Allen photographie une femme marchant devant un mannequin dans une vitrine quelque part entre le New Jersey et Philadelphie. À première vue, l’image semble ordinaire : une passante, une vitrine, le rythme de la rue qui continue autour d’elles. Mais peu à peu, quelque chose d’instable commence à émerger entre la figure en mouvement et le corps construit derrière la vitre. Cet épisode explore la manière dont la marche se déploie non seulement dans l’espace urbain, mais aussi à travers des systèmes de visibilité qui façonnent déjà la manière dont les corps sont vus, interprétés et reconnus. En reliant cette photographie de rue précoce au travail ultérieur d’Allen auprès des communautés transgenres et non conformes au genre, l’épisode réfléchit à la photographie, au genre, à la présence et à la frontière fragile entre le corps vécu et le corps comme représentation. À mesure que l’image s’ouvre, marcher devient autre chose qu’un simple déplacement dans la ville. Cela devient un mouvement à travers des attentes, des images et des structures déjà présentes avant même l’arrivée du corps. Related images and references: photographyandwalking.com — Music: “Beat ’em with Rhythm” by Victor Natas, edited for this podcast (CC BY 4.0, Freesound.org). Produced by Productions 3655 Inc.

About

Photography and Walking is a podcast about how moving through the world changes the way we see it. Each episode explores photographers, artworks, and places where walking and seeing meet — from city streets to coastlines and blindfolded performances in Venice. Host Philippe Guillaume brings together the history of photography, storytelling, and observation to trace how images map experience step by step. Photography and Walking est un balado sur la manière dont le fait de se déplacer dans le monde transforme notre regard. Chaque épisode explore des photographes, des œuvres et des lieux où la marche et le regard se croisent — des rues de la ville aux rivages, jusqu’aux performances à l’aveugle à Venise. Philippe Guillaume y mêle histoire de la photographie, récit et observation pour montrer comment les images tracent, pas à pas, notre expérience du monde. —  Opening and closing theme: Beat’em with Rhythm — Victor Natas (CC BY 4.0 / freesound.org) A production of Productions 3655 Inc.