Into The Wind

Sailorz

Into The Wind, c'est le podcast des marins qui font des phrases. Dans Into The Wind, les marins prennent le temps de revenir sur leur parcours et se racontent au long cours, depuis leurs débuts et leurs galères jusqu'à la gloire et aux sommets des podiums... En explorant leurs trajectoires, Into The Wind cherche à comprendre comment se construisent ceux qui vont sur la mer en course, pour une journée, une semaine, un mois ou un trimestre, seul ou en équipage, en baie ou autour du monde. Les marins, hommes ou femmes, sont souvent de peu de mots. En leur donnant du temps et en les laissant parler, Into The Wind n'a qu'un objectif : prendre le large avec eux. Into The Wind est animé par Pierre-Yves Lautrou et produit par Sailorz (http://www.sailorz.com), le média expert de la voile de compétition. Pour vous abonner, c'est ici : https://www.tipandshaft.com/abonnement Générique : In Closing - Days Past © Sailorz 2018-2025, tous droits réservés. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. #137 Lionel Péan, l'esprit d'équipe pour toujours

    11 hr ago

    #137 Lionel Péan, l'esprit d'équipe pour toujours

    Quatre décennies plus tard, Lionel Péan reste le premier Français à avoir remporté - à 29 ans - la Whitbread, le tour du monde en équipage aujourd’hui connu sous le nom d’The Ocean Race. Pourtant, réduire le skipper de L'Esprit d'Equipe à cette victoire historique de 1986 serait passer à côté de l’essentiel. Derrière le palmarès se dessine le parcours d’un marin qui, très tôt, a fait le choix de construire sa propre route, loin des certitudes établies et des effets de mode. Tout commence à La Rochelle dans les années 1970 : formé auprès de figures majeures comme Bertrand Chéret ou Philippe Harlé, il quitte le foyer familial à seulement quinze ans pour traverser l’Atlantique. Cette décision fondatrice nourrit une conviction qui ne le quittera jamais : la voile est autant une aventure humaine qu’un exercice de méthode. De la campagne olympique en Soling à la Mini-Transat, puis à la victoire dans la Solitaire du Figaro en 1983, Péan affine une approche où la préparation compte davantage que l’inspiration du moment. La genèse de L’Esprit d’Équipe illustre parfaitement cette philosophie. Alors que la plupart des projets misent sur la puissance des maxi-yachts, il choisit un bateau plus modeste, optimise chaque détail et constitue un équipage recruté moins pour son prestige que pour son adhésion au projet collectif. Analyse du rating, gestion rigoureuse, préparation physique, culture de groupe : bien avant que ces notions ne deviennent la norme, Lionel Péan les place au cœur de sa stratégie La victoire dans la Whitbread 1985-1986 ouvre un nouveau chapitre. Après la Solitaire du Figaro et le tour du monde, Lionel Péan multiplie les projets : Route du Rhum, Sydney-Hobart, Transat AG2R, records océaniques ou encore campagnes internationales en Maxi ou sur des super yachts et des projets pro-am comme le VO70 SFS. Quarante ans après sa victoire autour du monde, Lionel Péan, 69 ans, reste actif dans le monde maritime. Après une carrière marquée par la compétition et la gestion de projets complexes, il développe aujourd'hui Seafloatech, une entreprise spécialisée dans les solutions de mouillages écologiques. Du jeune navigateur parti traverser l'Atlantique à quinze ans à l'entrepreneur d'aujourd'hui, son parcours traverse un demi-siècle d'histoire nautique. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2h 23m
  2. [REDIFFUSION] - #74 Corentin Douguet, le figariste recherché

    29 May

    [REDIFFUSION] - #74 Corentin Douguet, le figariste recherché

    À l’approche du départ de la Normandy Channel Race 2026 ce dimanche, nous vous proposons de réécouter cet épisode consacré à Corentin Douguet. Vainqueur de l’édition 2025 avec Axel Tréhin en Class40, Corentin Douguet fut, durant de longues années, l'un des piliers et des animateurs du circuit Figaro. Revenons sur sa carrière de marin. -- Corentin Douguet, c'est d'abord une voix, basse, grave, posée, souvent espacée de quelques silences ; c'est un ton, ensuite, mélange d'autodérision et de second degré. C'est surtout, enfin, plus de vingt années de haut niveau, marquées par 11 participations à la Solitaire du Figaro. Pourtant, s'il a découvert la voile très jeune sur le Muscadet familial, ce n'est que bien plus tard, à l'Ecole nationale de la marine marchande à Nantes, qu'il découvre la compétition. Sur les bancs de la Marmar, il rencontre Thierry Douillard, Thierry Chabagny, Fred Guilmin, Charles Caudrelier, Matthieu Richard... autant dire que son apprentissage de la régate, s'il est tardif, se fait en bonne compagnie ! Sa voie est trouvée, il n'entrera jamais dans la carrière au long cours : régates, convoyages, préparation, il navigue dès qu'il le peut. En 2001, il se lance dans la Mini Transat, en faisant "tout ce qu'il ne faut pas faire" pour ce premier projet. Il enchaîne rapidement sur des courses en Figaro avec Thierry Chabagny et sur le Tour de France à la voile. Mais en 2003, son copain Armel Tripon remporte la Mini Transat, alors Corentin Douguet met en place un projet sérieux pour l'édition 2005 - qu'il remporte en gagnant toutes les courses de la saison... Logiquement il enchaîne sur le circuit Figaro, multipliant les participations à la Solitaire (et l'AG2R), marquées par deux podiums en 2007 et 2010. Après cinq saisons intenses, il choisit de revenir à l'équipage en 2011, en manageant le projet Tour de France à la voile de Nantes et Saint-Nazaire en M34 pendant 3 saisons. En 2014 il est de retour sur le circuit Figaro, antichambre idéale du Vendée Globe, qu'il vise désormais. Il y squatte le top 10, multiplie les podiums d'étape, mais ne parvient pas à convaincre un sponsor de s'embarquer sur le Vendée Globe. Sa dernière Solitaire, en 2020, se termine avec un abandon sur vertèbre cassée, mais l'année suivante, embarqué par Tanguy Le Turquais, ils décrochent une 2e place sur la Transat en double. Dans l'intervalle, il a lancé, avec le soutien d'un investisseur, la construction d'un Class40 pour le Rhum 2022. Il se présente à Saint-Malo en favori, après avoir gagné ou fini deuxième de toutes les courses de la saison : avec une 3e place sur la transat, ce sera finalement son plus mauvais résultat sur le support ! Depuis, Corentin Douguet, dont l'expertise en routage et en navigation est reconnue, découvre la vie de marin free-lance : des navigations de mise au point sur Arkea Paprec en début d'année ; la participation (écourtée) la Bermudes 100 Race avec Guirec Soudée ; et la saison Class40 2023 avec Fabien Delahaye... son carnet de bal est complet jusqu'à la fin de l'année. A-t-il envie, à bientôt 49 ans, de reconstruire un projet personnel ? "C'est une bonne question, je cherche à y répondre depuis la fin de la Route du Rhum", répond-il dans son style caractéristique. "Ce qui est sûr, c'est que j'ai encore la gnaque pour aller me faire mal sur l'eau, c'est le plus important."  Rediffusé le 29 mai 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1hr 59min
  3. [REDIFFUSION] - #95 Alexis Loison, par amour de la Solitaire

    15 May

    [REDIFFUSION] - #95 Alexis Loison, par amour de la Solitaire

    A l'occasion du départ de la Solitaire du Figaro Paprec à Perros-Guirec ce dimanche à 11h, nous rediffusons l'épisode avec l'un des plus fidèles concurrents de l'épreuve : Alexis Loison. Enregistré en 2024, 15 mois avant sa victoire sur l’édition précédente, cet échange nous plonge dans la tête d’un marin d’exception. Entre expertise technique et mental d’acier, découvrez le parcours de celui qui s’apprêtait à marquer l’histoire de la course. -- Il aura 40 ans le 11 août, quelques jours avant le départ de la Solitaire du Figaro, à Rouen, sa ville natale. Est-ce un signe ? Alexis Loison se dit "un peu superstitieux, mais moins que d'autres". Pas au point de croire au mauvais œil, celui qui le poursuivrait, lui qui vise, pour sa 18e participation, la victoire dans la prochaine édition. Pourquoi un tel acharnement, alors que les figaristes d'aujourd'hui restent moins longtemps que leurs glorieux aînés, qui consentaient à quitter le circuit au bout d'une dizaine d'années pour beaucoup d'entre eux ? Parce qu'il aime cette course, tout simplement. Une passion qui le tient depuis son plus jeune âge : un virus transmis par son père et les croisières familiales depuis Cherbourg, le port d'attache des Loison. puis les courses du Rorc, le Laser, le First Class 8, le Figaro 1 avec Alexandre Toulorge... Lycéen, il rêve de Figaro., pas de Route du Rhum ou de Vendée Globe ! Il plonge enfin dans le grand bain en 2006, à l'occasion du départ de la Solitaire depuis Cherbourg : et c'est parti pour 17 participations consécutives - avec juste une pause en 2022. Il lui faudra six éditions pour rentrer dans le top 10, quand, enfin, après des années de vaches maigres, il décroche un vrai sponsor - Fiva - et entre au Pôle Finistère course au large. Depuis il fait partie des habitués du top 10, candidat "naturel" à la victoire, même s'il n'a remporté qu'une seule étape et n'est jamais monté sur le podium. Figariste, Alexis Loison est aussi stakhanoviste, n'hésitant pas à multiplier les supports, en particulier l'IRC, qu'il fréquente assidûment sur les courses du Rorc : en 2013, avec son père, il réalise un exploit, remportant le Fastnet en double et au général - une épreuve qu'il a remportée 4 fois au total. Il est aussi habitué de Sydney-Hobart, remporté à deux reprises. Il goûte aussi au Class40, avec trois Transat Jacques Vabre dans les bottes. Quand il entre comme technico-commercial chez Technique Voile, en 2022, mettant la Solitaire en pause, ce n'est que pour mieux revenir l'an dernier : avec un nouveau sponsor et toujours la même passion, tout en continuant son nouveau job chez Incidences. Le Figaro dans la peau, toujours... Rediffusé le 6 mars 2026 Diffusé le 3 mai 2024 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2h 13m
  4. [REDIFFUSION] - #82 Nicolas Lunven, quand le téléphone sonne

    1 May

    [REDIFFUSION] - #82 Nicolas Lunven, quand le téléphone sonne

    Alors qu’il mène actuellement la Globe40, nous rediffusons l'épisode enregistré le 14 mars 2021 avec Ian Lipinski : il y revient sur son parcours, de ses débuts en Mini à ses succès en Class40. Au micro de Pierre-Yves Lautrou, le skipper de Crédit Mutuel évoque son approche de la course au large, son état d’esprit et les choix qui ont marqué sa trajectoire. Un échange pour mieux comprendre le marin qu’il est aujourd’hui. -- Qui a dit qu'il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s'est bien rattrapé durant la décennie suivante ! Elevé en banlieue parisienne, ce fils d'une institutrice et d'un chercheur au CNRS attend l'adolescence pour découvrir la mer. A 15 ans, il participe à son premier stage aux Glénans, au cœur de l'archipel du même nom et c'est une révélation. Après des études scientifiques, il renonce à sa carrière d'ingénieur aéronautique pour un long séjour aux Glénans puis un tour de l'Atlantique en croisière. A son retour, il plonge dans le grand bain du Mini 6.50 et s'installe à Lorient ; il n'en ressortira que 6 saisons plus tard, avec un palmarès inégalé jusqu'ici : chavirage dans la Mini Transat 2013, vainqueur de l'édition 2015 en série, puis de l'édition 2017 en prototype, un doublé inédit en 40 ans d'histoire de l'épreuve. Ian Lipinski est monté d'une division en lançant en 2018 un projet Class40, restant fidèle à l'architecte de son dernier Mini 6.50, David Raison, qui lui dessine le premier "scow" de la classe, financé par le Crédit Mutuel. Quatre mois après sa mise à l'eau, il remporte avec Adrien Hardy la Transat Jacques Vabre, puis bat le record du Tour des îles britanniques en solo l'été suivant. A bientôt 40 ans, il a beau être l'un des favoris de la prochaine Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum 2022, il confie pourtant souffrir encore du "syndrome de l'imposteur", fruit d'un parcours hors des sentiers battus. Un drôle de syndrome... qui l'amène cependant à aller très vite sur l'eau ! Rediffusé le 6 mars 2026 Diffusé le 12 mars 2021 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2h 22m
  5. #136 Cédric Chateau, le coach-coureur qui n'a jamais fini d'apprendre

    17 Apr

    #136 Cédric Chateau, le coach-coureur qui n'a jamais fini d'apprendre

    Tout commence dans les boucles de la Seine, loin de la mer. Cédric Chateau grandit dans la campagne normande, entre Rouen et Anneville-sur-Seine, où ses parents les déposent, son frère Yann et lui, au club de voile local pour occuper les vacances. Un concours de circonstances qui va façonner deux trajectoires remarquables dans la voile française - l'un devenant directeur de course des plus grandes épreuves, l'autre un entraîneur et un coureur au parcours incroyablement dense. Autodidacte par nécessité, Cédric Chateau construit son parcours sans pôle France, sans sport-études, en squattant les groupes bretons et parisiens pour progresser. Après une carrière prometteuse en 470 puis en 49er, interrompue en 2003 à un an des Jeux d'Athènes pour des raisons économiques, il rejoint la Ligue de Voile de Normandie comme coach des 420. C'est là qu'il croise, dès 1999, de futurs champions : Charlie Dalin, Camille Lecointre - médaillée de bronze aux JO de Rio 2016 - Jérémie Mion, puis, plus tard, Guillaume Pirouelle. « On est juste un maillon de la chaîne », rappelle-t-il, avec modestie. La double casquette coach-régatier, pourtant, il la revendique. Le match racing d'abord, en équipe familiale avec Yann et Nathalie, sa femme, jusqu'à un ranking mondial de 3e avec Pierre-Antoine Morvan. Puis le TP52 Paprec, où il tient la barre depuis 2016 aux côtés de Loïck Peyron à la tactique, dans un équipage semi-amateur qui a terminé vice-champion du monde en 2025. Et enfin le Class40, où une révélation tardive l'emporte vers l'offshore : 5e de la Transat Jacques Vabre 2017, 6e en 2019, 3e en 2021 avec Jérémie Mion, avant la consécration : vainqueur de la Transat Café l'Or 2025 sur Seafrigo-Sogestran avec Guillaume Pirouelle, avec 7 minutes d'avance après 19 jours de traversée. Derrière cette performance, il y a un projet. Cédric Chateau a monté celui-ci comme une filière de formation normande, passant le relais de Mion à Pirouelle, et bientôt à un jeune coureur inconnu en 2027. L'ambition est claire : faire du Havre ce que Lorient est à la Bretagne, un écosystème complet où les talents n'ont plus besoin - s'ils le souhaitent - de migrer vers l'Ouest pour exister. Diffusé le 17 avril 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Théo Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2h 3m
  6. #135 Sébastien Col, de la Coupe de l'America à l’Imoca : la quête de la performance collective

    3 Apr

    #135 Sébastien Col, de la Coupe de l'America à l’Imoca : la quête de la performance collective

    Figure singulière de la voile française, Sébastien Col, 48 ans, s’est construit loin des trajectoires classiques de la course au large en solitaire. Élevé sur un bateau qui sillonnait la Méditerranée, il développe très tôt une relation intuitive à l’océan avant de basculer vers la compétition sur le tard. Du Laser au match racing, il s’impose rapidement et multiplie les titres nationaux, porté par une capacité rare à lire le vent et, surtout, à comprendre les dynamiques collectives des équipages.Le match racing devient son terrain d’expression. Il y forge une conviction centrale : la performance repose sur l’alignement des individus. Cette recherche du “flow collectif”, état de grâce où tout s’enchaîne naturellement à bord, irrigue toute sa carrière. Elle explique aussi ses choix, privilégiant les projets d’équipage aux aventures solitaires, malgré quelques incursions marquantes au large.Son parcours s’inscrit ensuite dans les grandes campagnes de l'America’s Cup, où il enchaîne plusieurs cycles. Il y découvre un univers d’une exigence extrême, dominé autant par la technologie que par la complexité humaine. Derrière les performances, il décrit des équipes sous tension permanente, où la gestion des egos et des équilibres internes conditionne autant les résultats que la vitesse des bateaux.En parallèle, il cultive une carrière hybride, naviguant entre circuits professionnels, grands prix, multicoques à foils et course au large comme la Transat Jacques Vabre, qu'il court à trois reprises et remporte en 2015 avec Vincent Riou. Cette diversité devient un levier d’apprentissage constant. Refusant de s’enfermer dans un seul format, il anticipe aussi les évolutions du sport, notamment le basculement vers le foil, qu’il choisit d’embrasser dès le milieu des années 2010.Plus récemment, Sébastien Col élargit son champ d’action en devenant team manager d'Holcim PRB The Ocean Race Europe. Une évolution logique, où la performance ne se limite plus au sportif mais englobe partenaires, organisation et gestion de crise. Son approche reste constante : créer les conditions d’un collectif performant, où les bonnes décisions, prises très tôt, orientent durablement la trajectoire d’un projet. Diffusé le 3 avril 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Théo Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    2h 24m
  7. #134 Mathieu Blanchard : de l’ultra-trail à l’Imoca, immersion extrême

    20 Mar

    #134 Mathieu Blanchard : de l’ultra-trail à l’Imoca, immersion extrême

    C'est un épisode d’Into The Wind un peu particulier, puisque nous y accueillons un ultra-trailer venu se frotter au monde de la course au large : Mathieu Blanchard. Athlète de référence (deux podiums à l'UTMB, vainqueur, entre autres, de la Diagonale des Fous et de la Yukon Arctic Ultra), nourri à l’endurance extrême et à l’exploration de soi, il bascule ici dans un univers radicalement différent, celui de l'Imoca de Conrad Colman, le temps d'une Transat Café L'Or épique. L’échange s’ouvre sur ce décalage : celui d’un athlète aguerri qui découvre, presque naïvement, la violence spécifique de la course au large, et met en lumière une discipline dont les codes et la dureté sont souvent banalisés par ceux qui la pratiquent.Le projet naît d’une opportunité, mais s’ancre dans une trajectoire personnelle plus profonde : une enfance marquée par l’univers marin, puis une fascination tardive pour la voile de compétition. Rapidement, la réalité rattrape la projection. Formation accélérée, apprentissage technique, adaptation physique : Blanchard entre dans un monde où l’erreur se paie immédiatement. La découverte de l’Imoca, machine à la fois sophistiquée et spartiate, révèle un contraste brutal avec son sport d’origine : ici, la performance passe par la maîtrise d’un système complexe autant que par la résistance du corps.La course elle-même agit comme un révélateur. Dès le départ, les conditions extrêmes et les avaries plongent Blanchard dans une logique de survie. Privé de sommeil, confronté au mal de mer et à une fatigue cumulative, le trailer des Deux-Alpes décrit une expérience limite, loin de l’image héroïque souvent associée aux marins. Son témoignage, notamment via ses récits en mer, introduit un regard extérieur rare : celui d’un athlète de haut niveau qui redécouvre la notion d’inconfort absolu et requalifie la performance des navigateurs.Une fois la tempête passée, l’expérience bascule. Le rythme s’apaise, laissant place à l’apprentissage, à la contemplation et à une forme de reconnexion au temps long. Blanchard y retrouve des mécanismes familiers issus de l’ultra-endurance : gestion mentale, cycles de fatigue, adaptation permanente. Mais il en tire aussi des enseignements nouveaux, notamment sur le sommeil fractionné et la dimension collective de la performance, inhabituelle dans une discipline individuelle comme le trail.Au terme de la traversée, le bilan est lucide. L’expérience a déplacé ses repères, sans pour autant redéfinir son cap. Si la voile reste un terrain d’exploration, elle apparaît moins comme un objectif de performance que comme un prolongement d’une quête plus large : celle de l’aventure. Diffusé le 20 mars 2026 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1hr 51min
  8. [REDIFFUSION] - #31 Ian Lipinski, l'ancien des Glénans devenu cador du Mini 6.50 et du Class40

    6 Mar

    [REDIFFUSION] - #31 Ian Lipinski, l'ancien des Glénans devenu cador du Mini 6.50 et du Class40

    Alors qu’il mène actuellement la Globe40, nous rediffusons l'épisode enregistré le 14 mars 2021 avec Ian Lipinski : il y revient sur son parcours, de ses débuts en Mini à ses succès en Class40. Au micro de Pierre-Yves Lautrou, le skipper de Crédit Mutuel évoque son approche de la course au large, son état d’esprit et les choix qui ont marqué sa trajectoire. Un échange pour mieux comprendre le marin qu’il est aujourd’hui. -- Qui a dit qu'il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s'est bien rattrapé durant la décennie suivante ! Elevé en banlieue parisienne, ce fils d'une institutrice et d'un chercheur au CNRS attend l'adolescence pour découvrir la mer. A 15 ans, il participe à son premier stage aux Glénans, au cœur de l'archipel du même nom et c'est une révélation. Après des études scientifiques, il renonce à sa carrière d'ingénieur aéronautique pour un long séjour aux Glénans puis un tour de l'Atlantique en croisière. A son retour, il plonge dans le grand bain du Mini 6.50 et s'installe à Lorient ; il n'en ressortira que 6 saisons plus tard, avec un palmarès inégalé jusqu'ici : chavirage dans la Mini Transat 2013, vainqueur de l'édition 2015 en série, puis de l'édition 2017 en prototype, un doublé inédit en 40 ans d'histoire de l'épreuve. Ian Lipinski est monté d'une division en lançant en 2018 un projet Class40, restant fidèle à l'architecte de son dernier Mini 6.50, David Raison, qui lui dessine le premier "scow" de la classe, financé par le Crédit Mutuel. Quatre mois après sa mise à l'eau, il remporte avec Adrien Hardy la Transat Jacques Vabre, puis bat le record du Tour des îles britanniques en solo l'été suivant. A bientôt 40 ans, il a beau être l'un des favoris de la prochaine Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum 2022, il confie pourtant souffrir encore du "syndrome de l'imposteur", fruit d'un parcours hors des sentiers battus. Un drôle de syndrome... qui l'amène cependant à aller très vite sur l'eau ! Rediffusé le 6 mars 2026 Diffusé le 12 mars 2021 Générique : In Closing – Days Past Post-production : Grégoire Levillain Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1hr 35min

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