Les Immodérés

MODART

les Immodérés, c'est le podcast imaginé par les étudiants de MODART International Paris (https://modart-paris.com/) !    Dans ce podcast vous trouverez des interviews de professionnels de la mode Alumni de l’école, la mise en lumière des coulisses de l’univers de la mode et bien plus encore...    Passionné de mode ou simplement curieux de découvrir les métiers qui se cachent derrière chaque pièce que vous portez : ce podcast est fait pour vous.   Alors, rejoignez-nous pour une immersion totale dans ce monde de la mode, que l’on aime immodérément.  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Mode, Gloire et Beauté #2 George Barbier : l'illustrateur avant-gardiste

    5 days ago

    Mode, Gloire et Beauté #2 George Barbier : l'illustrateur avant-gardiste

    Dans le podcast Les immodérés, le podcast des étudiants de Modart, la nouvelle playlist Mode, Gloire et Beauté s'interesse aux révolutionnaires de la mode. Ce nouvel épisode de podcast retrace le parcours de George Barbier, illustrateur majeur du début du XXe siècle et figure centrale de l’Art déco, en montrant comment il a profondément influencé la communication de mode moderne, bien avant l’ère numérique. L’épisode commence en imaginant une sorte “d’Instagram de 1920”, où la mode ne passe pas par la photo mais par l’illustration. Dans ce contexte, Barbier apparaît comme un créateur visionnaire qui, sans outils modernes, parvient à construire un univers visuel extrêmement puissant. Plus qu’un simple dessinateur, il agit comme un véritable directeur artistique avant l’heure, capable de transformer une silhouette en récit et un vêtement en identité. Le podcast insiste sur son appartenance au mouvement Art déco, caractérisé par l’élégance des formes, la précision des lignes et une recherche constante du glamour. Barbier collabore avec les plus grands couturiers de son époque comme Poiret ou Lanvin, et ses illustrations influencent directement les tendances que les gens cherchent à adopter. Il devient ainsi une sorte “d’influenceur sans réseau social”, dont les images façonnent le désir collectif. Son travail ne se limite pas à la mode, il illustre également la littérature et des œuvres poétiques, et participe à des projets éditoriaux ambitieux comme Falbalas et Fanfreluches, un almanach de mode publié en plusieurs volumes. Le podcast souligne ici son intuition précoce du storytelling visuel, chaque image est pensée comme un contenu à part entière, mêlant esthétique et narration. Un point clé de son œuvre est sa capacité à créer des univers complets. Plutôt que de représenter les vêtements de manière neutre, il les inscrit dans des décors inspirés de multiples cultures, antiquité grecque, miniatures persanes, Ballets russes, anticipant ce qu’on appelle aujourd’hui le worldbuilding en direction artistique. L’image ne sert plus seulement à montrer un vêtement mais à créer un imaginaire et une émotion. Le podcast rappelle aussi le contexte historique, les défilés interdisent alors la photographie, ce qui fait de l’illustration le principal moyen de diffusion de la mode. Barbier devient donc un intermédiaire essentiel entre les maisons de couture et le public. Il comprend très tôt que l’image ne doit pas seulement informer mais faire rêver et susciter le désir, une logique encore omniprésente dans la publicité et le luxe actuels. Son influence dépasse la mode. Dans les années 1920, il participe à la création de costumes pour le cinéma et contribue à définir l’esthétique d’une époque marquée par l’explosion du luxe et de la modernité. Pourtant, malgré cette importance, il tombe dans l’oubli après sa mort en 1932, avant d’être redécouvert au XXIe siècle. Enfin, le podcast établit un lien direct entre Barbier et les créateurs contemporains, direction artistique dans la mode, campagnes publicitaires, univers de marques ou même esthétique des réseaux sociaux. Son héritage se prolonge à travers des illustrateurs et directeurs artistiques comme René Gruau, et se retrouve aujourd’hui dans les campagnes de luxe qui privilégient l’émotion et le récit plutôt que la simple présentation produit. Conclusion, Barbier a posé les bases d’une idée encore centrale aujourd’hui, une image de mode n’est pas là pour montrer mais pour créer du désir et raconter une histoire.Auteurs : Lucie Auguet, Margaux Prat, Julia Corticchiato, Alice Brasilio Professeur : Anne Desmarest de Jotemps Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    7 min
  2. Mode, Gloire & Beauté #1 Redfern, la Maison qui a inventé le tailleur féminin

    27 Jun

    Mode, Gloire & Beauté #1 Redfern, la Maison qui a inventé le tailleur féminin

    Dans ce nouvel épisode des Immodérés, nous partons à la découverte de Redfern, une maison de couture aujourd'hui largement oubliée, mais qui a pourtant joué un rôle majeur dans l'histoire de la mode féminine. L'épisode retrace son parcours, de ses origines en Angleterre jusqu'à son influence durable sur les plus grandes maisons de couture contemporaines. L'histoire commence en 1847, sur l'île de Wight, où John Redfern exerce comme drapier-tailleur. À cette époque, la station balnéaire de Cowes devient un haut lieu du yachting fréquenté par l'aristocratie britannique. Les femmes recherchent alors des vêtements plus adaptés aux activités sportives, impossibles à pratiquer avec les robes volumineuses de l'époque. John Redfern répond à ce besoin en imaginant un ensemble composé d'une veste et d'une jupe inspirées de la coupe masculine : le tailleur féminin. Cette création, officiellement reconnue en 1885, marque une véritable révolution dans le vestiaire des femmes. Sous l'impulsion de Charles Poynter Redfern, la maison connaît ensuite un développement international avec des implantations à Paris, Londres, Édimbourg et New York. À Paris, Redfern s'impose comme le spécialiste des vêtements de jour et du sportswear élégant, en complément des maisons comme Worth, davantage tournées vers les robes de soirée. La maison rejoint la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne et participe à l'Exposition universelle de 1900, confirmant son statut parmi les grandes maisons de couture. L'épisode s'intéresse également à l'organisation des ateliers de Redfern. Contrairement aux maisons centrées sur l'atelier « flou », spécialisé dans les robes légères et drapées, Redfern fait du tailleur son cœur de métier. Les ateliers travaillent des tissus structurés comme le tweed, le tartan ou la serge, nécessitant un savoir-faire spécifique hérité de la tradition du tailoring britannique. La maison recrute des artisans hautement qualifiés et adapte progressivement son organisation en créant des ateliers dédiés aux nouvelles catégories de vêtements, comme les manteaux de fourrure ou les robes du soir. Enfin, le podcast met en lumière l'immense héritage laissé par Redfern. Le tailleur, conçu à l'origine pour accompagner les femmes dans leurs activités sportives, devient au XXᵉ siècle une pièce incontournable du vestiaire féminin. En 1916, la maison réalise notamment le premier uniforme officiel féminin de la Croix-Rouge, illustrant sa capacité à allier élégance et fonctionnalité. Son influence se retrouve aujourd'hui dans les créations de maisons comme CHANEL, Saint Laurent ou Armani, qui ont largement contribué à populariser le costume féminin. Bien que la maison ferme ses portes en 1940, les recherches menées au début des années 2000 ont permis de redonner à Redfern la place qu'elle mérite : celle d'une véritable pionnière de la mode moderne, dont l'héritage continue de façonner notre manière de nous habiller aujourd'hui. Auteurs : Axelle Parent, Lison Gillot, Lou Jardon, Mailys Périchon.  Professeur : Anne Desmarest de Jotemps   Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    7 min
  3. Les Visionnaires de la Mode #6  Jeanne Paquin, la pionnière de la Mode avant la Fashion

    22 May

    Les Visionnaires de la Mode #6 Jeanne Paquin, la pionnière de la Mode avant la Fashion

    Vous êtes-vous déjà demandé : « Et si, bien avant que la mode devienne un grand spectacle médiatique, une femme avait compris son pouvoir sur l’image, la société et la liberté des femmes ? » Dans cet épisode de Les Immodérés, nous vous invitons à redécouvrir Jeanne Paquin, une figure essentielle de l’histoire de la mode. Moins célèbre aujourd’hui que certains grands noms, elle a pourtant joué un rôle fondamental dans la transformation de la couture et dans la modernisation de l’élégance féminine. À la fin du XIXe siècle, Jeanne Paquin ne se contente pas de créer de belles robes. Elle pense la mode autrement. Elle allège les silhouettes, assouplit les lignes, imagine des vêtements plus adaptés au mouvement, à la vie réelle et aux évolutions de la place des femmes dans la société. Elle comprend aussi très tôt que la mode doit être vue, portée, racontée et incarnée. Dans cet épisode, nous explorons la manière dont Jeanne Paquin a imposé sa vision dans un univers encore largement dominé par les hommes. Créatrice, dirigeante et stratège, elle incarne déjà une figure de femme puissante, capable de faire rayonner sa maison en France comme à l’international. Son regard dépasse la couture : il touche à l’image, au commerce et à la représentation des femmes. Enfin, nous posons une question essentielle : pourquoi Jeanne Paquin reste-t-elle encore si peu connue du grand public, alors que son héritage continue de résonner dans la mode contemporaine ? Pourquoi écouter cet épisode ? Parce qu’il redonne sa place à une pionnière brillante, moderne et visionnaire, et qu’il rappelle que l’histoire de la mode s’est aussi écrite grâce à des femmes qui ont osé transformer leur époque. Autrices : KHEMIRI Sirine – OLIETE Marina – ORTELI Sefana – BEKANGBA Anaïs Professeur : Anne Desmarest de Jotemps Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min
  4. Les Visionnaires de la Mode #5 Paul Poiret, le premier créateur-star

    8 May

    Les Visionnaires de la Mode #5 Paul Poiret, le premier créateur-star

    Paul Poiret, un nom qu'on connaît peu aujourd'hui.Mais sans lui, la mode ne ressemblerait probablement pas à tout ce qu'elle est devenue. Aujourd'hui, la mode, c'est des défilés géants, des créateurs suivis comme des stars sur Instagram, des collections pensées comme des univers complets, presque comme des films. Mais au début du XXe siècle, rien de tout ça n'existe. La mode à l'époque c'est très discret.Les couturiers sont surtout des artisans, ils travaillent dans leurs ateliers dans l'ombre.On vient acheter une robe et on repart.On ne connaît même pas vraiment leur nom. Bref, zéro storytelling, zéro mise en scène, zéro image. Et puis, un créateur va complètement casser ce système. Ce créateur c'est Paul Poiret. Plus qu'un styliste, c'est presque un showman, un metteur en scène.Quelqu'un qui comprend que la mode peut être spectaculaire. On pourrait même dire qu'il a inventé à lui tout seul la mode moderne. Mais ma Marie, dis-moi, qu'est-ce qui fait de lui un visionnaire ? Ce qui rend Poiret visionnaire, ce n’est pas seulement ce qu’il dessine. C’est surtout la façon dont il pense la mode. Il comprend quelque chose de très simple :on ne vend pas seulement des vêtements…on vend du rêve, une image, une histoire. Et ça, pour l’époque, c’est complètement nouveau. Déjà, il libère le corps féminin. Au début des années 1900, les femmes portent encore des corsets hyper rigides.Le corps est compressé, presque enfermé. Lui décide de supprimer tout ça. Il crée des robes fluides, droites, légères.On peut marcher, respirer, bouger. Pour la première fois, le vêtement s’adapte au corps… et pas l’inverse. Donc ce n’est pas juste un choix esthétique.C’est presque un geste social.Il accompagne une nouvelle liberté pour les femmes. Mais il ne s’arrête pas là. Il veut aussi changer la place du couturier. Avant, on allait “chez une maison”.Avec lui, on va “chez Poiret”. Il signe ses créations.Il développe un style reconnaissable.Il collabore avec des artistes, des illustrateurs. Il ne se voit plus comme un simple tailleur…mais comme un créateur, un artiste. Un peu comme les directeurs artistiques aujourd’hui. Et surtout, là où il est vraiment en avance sur son temps, c’est dans la communication. Poiret ne présente pas ses collections dans un salon tranquille. Il organise des fêtes géantes.Des soirées costumées.Des bals orientaux ultra théâtraux. Tout Paris mondain est invité. Ses collections deviennent des spectacles. Il lance aussi son propre parfum, c’est le premier couturier à le faire.Il soigne sa presse, son image, sa mise en scène. En fait, il invente presque le marketing de luxe avant l’heure. Aujourd’hui, on appellerait ça :de l’événementiel, du branding, du storytelling. Presque une Fashion Week… cent ans trop tôt. Et quand on regarde la mode actuelle, on se rend compte que ses idées sont partout. Les défilés sont devenus des shows géants.Les marques vendent un lifestyle.Les créateurs sont des célébrités.Chaque collection raconte une histoire. Tout ça, Poiret l’avait déjà imaginé. Finalement, il n’a pas seulement changé la façon dont on s’habille. Il a changé la place du créateur dans la société. Il a transformé la mode en spectacle, en culture, en expérience. Presque en divertissement. Et c’est pour ça qu’on peut dire qu’il n’est pas juste un couturier du passé… Mais l’un des premiers inventeurs de la mode contemporaine. Professeur : Anne Desmarest de Jotemps Auteures : Sohane Moussadek, Emma-Marie Pillet Scherfling, Lilou Lagadic Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  5. Les visionnaires de la mode #4 Gabrielle Chanel et Jeanne Lanvin : l'invention de l'identité de marque

    25 Apr

    Les visionnaires de la mode #4 Gabrielle Chanel et Jeanne Lanvin : l'invention de l'identité de marque

    Dans cet épisode du podcast Les Immodérés, le podcast mode de ModArt International, on remonte le fil du temps pour explorer les origines de l’identité de marque dans la mode. Bien avant les réseaux sociaux, les campagnes virales et les défilés spectaculaires, certains créateurs avaient déjà compris qu’une maison de mode ne vend pas seulement des vêtements : elle raconte une histoire, crée un univers et impose une vision. À travers cette capsule des Immodérés, on découvre comment Jeanne Lanvin et Gabrielle Chanel ont posé les bases du branding de luxe dès le début du XXe siècle. Jeanne Lanvin transforme l’émotion et l’intime en signature de maison, en construisant autour de sa fille Marguerite un univers visuel fort, jusqu’à créer le célèbre bleu Lanvin. De son côté, Gabrielle Chanel révolutionne les codes avec le jersey, la petite robe noire et Chanel N°5, imposant une approche avant-gardiste de la mode, du style et du marketing sensoriel. Le podcast Les Immodérés met aussi en lumière l’héritage de ces pionnières à travers des figures majeures comme Karl Lagerfeld, qui réinvente Chanel pour une nouvelle génération, ou encore Virgil Abloh, fondateur d’Off-White et visionnaire de la mode contemporaine. Entre culture visuelle, détournement des symboles et dialogue avec son époque, Abloh incarne une nouvelle manière de penser la mode de luxe. Enfin, cet épisode des Immodérés s’intéresse à Simon Porte Jacquemus, créateur emblématique de la nouvelle scène française, qui a compris avant beaucoup d’autres l’importance de l’image, du storytelling et de l’expérience visuelle dans la construction d’une marque forte. Avec Les Immodérés, plongez dans un podcast mode qui décrypte les grands noms, les anecdotes et les stratégies qui ont façonné l’histoire de la mode, du luxe, du branding et de la culture fashion. Un épisode incontournable pour tous les passionnés de podcast mode, de création, de direction artistique et d’identité de marque. professeur : Anne Desmarest de Jotemps auteures : Amel AIT MANSOUR Amel, Victoria TRIGUERO Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min
  6. Les visionnaires de la mode #3 René Gruau le fondateur de la communication visuelle de la mode

    11 Apr

    Les visionnaires de la mode #3 René Gruau le fondateur de la communication visuelle de la mode

    Dans cet épisode du podcast Les Immodérés, les étudiants de Mod’Art International Paris remontent le fil du temps pour explorer une question fascinante : d’où viennent vraiment les images qui façonnent la mode aujourd’hui ? Car derrière les campagnes, les silhouettes iconiques et les récits des grandes maisons se cache une histoire bien plus ancienne. Une histoire faite de visions, de gestes et de traits qui ont traversé les décennies et les cultures. Tout commence avec René Gruau, illustrateur mythique de la haute couture. Né en Italie mais installé très jeune à Paris, il devient rapidement une figure incontournable de l’illustration de mode. Collaborateur de Vogue, Harper’s Bazaar, L’Officiel et surtout de Christian Dior, il façonne l’image de la maison Dior entre les années 1940 et 1960. Son style, inspiré de la calligraphie japonaise, se distingue par une élégance minimaliste : une ligne noire, un aplat de rouge, et soudain la silhouette prend vie. Gruau ne dessine pas seulement la mode, il invente un véritable langage visuel fait de tension, de grâce et de suggestion. Dans les années 1970, ce langage évolue avec Antonio Lopez, illustrateur flamboyant et figure centrale de la scène mode new-yorkaise. Entouré de mannequins, de musiciens et de créateurs, il insuffle à l’illustration de mode une énergie nouvelle. Ses dessins vibrent de mouvement, de sensualité et de diversité. Là où Gruau suggérait l’éternité, Lopez capture l’instant et ouvre la mode à une liberté plus inclusive et plus expressive. Dans les années 1980, Tony Viramontes pousse encore plus loin cette intensité graphique. Ses silhouettes angulaires, saturées de couleurs et de contrastes, transforment l’illustration en véritable performance visuelle. Les corps ne posent plus : ils défient, ils s’affirment, ils électrisent. Mais l’influence de ces artistes ne s’arrête pas aux pages glacées des magazines. À des milliers de kilomètres, au Japon, un jeune mangaka nommé Hirohiko Araki découvre ces illustrations dans la presse occidentale. Fasciné par cette puissance graphique, il s’en inspire pour créer quelques années plus tard le manga culte JoJo’s Bizarre Adventure. Postures théâtrales, silhouettes androgynes, dramatisation du corps : chaque personnage devient une icône de style. Ainsi, la ligne de Gruau traverse les époques et les continents. Gruau invente le langage, Lopez lui donne un corps, Viramontes une voix, et Araki le transforme en mythe. De la muse de Dior aux planches d’un manga culte, une même idée persiste : en mode, la beauté n’est pas seulement une image. C’est un geste, une énergie, une ligne capable d’inspirer le monde entier. Professeur : Anne Desmarest de Jotemps  Auteurs : Aïna Thomas, Antony Bouvil, Andzi Bikakoury, Laura Ibara  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min
  7. Les Visionnaires de la Mode #1 Rose Bertin, parurière de Marie-Antoinette à Jean Paul Gaultier

    14 Mar

    Les Visionnaires de la Mode #1 Rose Bertin, parurière de Marie-Antoinette à Jean Paul Gaultier

    Les Immodérés — Saison 5 : Les Visionnaires de la mode Wig rose de Kylie ou perruque à trois étages de Marie-Antoinette ? Et si les deux venaient de la même personne ? Dans cette saison, les étudiants de Modart International remontent le fil. Derrière les marques, les récits, les images qui structurent la mode aujourd'hui se cachent des esprits bien plus anciens — des visionnaires qui ont tout inventé avant tout le monde, souvent sans qu'on s'en souvienne. On rembobine. Direction les origines. Rose Bertin Elle n'était ni noble, ni ministre, ni reine. Elle s'appelait Marie-Jeanne Bertin — fille de gens du peuple, sans réseau, sans fortune. Et pourtant, à 27 ans, elle devenait la confidente de Marie-Antoinette. Surnommée officieusement… la Ministre des modes. Dans ce nouvel épisode, on raconte l'histoire de celle qu'on appelle Rose Bertin : la Coco Chanel du XVIIIe siècle, l'ancêtre des grands couturiers, la première créatrice de mode dont l'histoire a retenu le nom. Celle qui a inventé les tendances saisonnières, le branding, l'égérie — et tout ça bien avant qu'Instagram existe. Quelques détails qui font mal : Deux fois par semaine, Marie-Antoinette et Mademoiselle Bertin se retrouvaient en séance privée — sans même les dames de compagnie — pour discuter des nouvelles créations pendant des heures. Une roturière, seule avec la reine de France. Les derniers habits portés par la reine lors de son transfert à la Conciergerie étaient réalisés par Le Grand Mogol, la boutique de Rose. Fidèle jusqu'au bout. Ensemble, elles ont inventé la notion de saisons, de renouvellement, de collections éphémères — et amorcé l'idée même de l'influence en matière de mode. Puis la Révolution est arrivée. Rose Bertin a refusé de créer les robes "à l'égalité" ou les fichus "à la Constitution", s'est exilée à Londres, et quand elle est revenue… personne ne voulait plus se souvenir d'elle. Parce que c'est souvent comme ça que l'histoire traite les femmes qui ont tout inventé. Écouter le podcast À la semaine prochaine, Les Immodérés! Professeur — Anne Desmarest de Jotemps Auteures — Laura Delchard, Léonie Gau, Nadeen Elagroudy, Zoé Minihy, Maïssan Ouarda Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    6 min

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