Zendo sans murs

Romain Boucq

Zendo sans murs est un podcast consacré à la découverte et à la pratique du zen sōtō. À travers des échanges simples et directs, il explore ce qu’est réellement la pratique du zazen : s’asseoir, respirer, observer l’esprit et vivre plus lucidement. Chaque épisode aborde un aspect de la voie : la méditation assise, les textes du zen, l’expérience quotidienne de la pratique, mais aussi des conversations avec des pratiquants, enseignants ou chercheurs qui partagent leur parcours. Ce podcast s’adresse à celles et ceux qui découvrent le zen comme à ceux qui le pratiquent déjà. L’esprit est simple : ouvrir un espace de réflexion et de pratique, un zendo sans murs, accessible à tous. Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 19 Jul

    Faut-il lire les sutras ? | Zen - Zazen - Enseignement du Bouddha

    Faut-il lire les sūtras ? L'été est traditionnellement la période des angos, ces périodes de pratique intensive qui trouvent aujourd'hui leur prolongement dans les sesshins organisées par les différentes sanghas zen. À travers cet épisode estival du Zendo sans murs, découvrez ce qu'est une sesshin, comment elle se déroule et pourquoi elle constitue l'un des moments les plus importants de la pratique du zen. L'épisode aborde ensuite une question qui revient régulièrement chez les pratiquants comme chez les personnes qui découvrent le bouddhisme zen : Faut-il lire les sūtras ? Le zen est souvent présenté comme une transmission « en dehors des écritures ». Pourtant, pourquoi les plus grands maîtres ont-ils consacré leur vie à traduire, commenter et transmettre les sūtras ? Pourquoi Dōgen a-t-il rédigé le Shōbōgenzō ? Quelle place occupent aujourd'hui les textes dans la pratique du zen ? À partir du Sūtra de l'Estrade et d'un passage du chapitre Bukkyō du Shōbōgenzō, cet épisode propose une réflexion sur le rapport entre lecture et pratique. Pour Dōgen, les sūtras ne sont pas seulement des textes à étudier : ils deviennent une pratique vivante qui traverse la communauté, zazen et l'ensemble du monde. Dans Bukkyō, un des chapitres du Shobogenzo, Dōgen écrit : « Faire partie de l'assemblée et poursuivre la vérité, faire l'effort de s'asseoir en zazen, ce sont, à l'origine, les sūtras authentiques du commencement comme de la fin. Ce sont des sūtras écrits sur les feuilles de l'arbre de l'Éveil et des sūtras écrits sur les faces de l'espace. (...) Puisque la pratique nous apprend que l'ultime n'est pas une limite, on reçoit les sūtras et on expulse les sūtras par les narines, et on reçoit les sūtras et on expulse les sūtras par le bout des orteils, tout comme ils étaient reçus et expulsés avant la naissance de nos parents, et comme ils étaient reçus et expulsés avant le temps du Roi à la Voix Majestueuse. On reçoit les sūtras et on prêche les sūtras à travers les montagnes, les rivières et la terre, et on reçoit les sūtras et on prêche les sūtras à travers le soleil, la lune et les étoiles. » Au fil de cet épisode sont notamment abordés : • les origines de l'ango et des sesshins ;• le déroulement d'une retraite zen ;• la place de la sangha dans la pratique ;• la lecture du Sūtra de l'Estrade ;• la pensée de Dōgen sur les sūtras à travers Bukkyō ;• les liens entre lecture, zazen et expérience directe. Les calendriers des principales sesshins organisées cet été sont disponibles ici : Sangha Sans Demeure – Zen Road : https://zen-road.org/calendrier-2/ Association Zen Internationale – Temple de La Gendronnière : https://www.zen-azi.org/fr/calendriergendronniere Bonne écoute et bel été de pratique. Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Faut-il lire les sutras ? | Zen - Zazen - Enseignement du Bouddha
  2. 12 Jul

    Rencontre avec Philippe ReiRyu Coupey, moine zen (3/3) : Shin Jin Mei, Daichi et évolution du zen dans le futur | Zen - Pratique

    Cette troisième et dernière partie conclut un entretien de près de deux heures avec Philippe ReiRyu Coupey. Si vous découvrez cette série, je vous recommande vivement de commencer par les deux premiers épisodes. Le premier est consacré à son parcours, à ses souvenirs auprès de maître Taisen Deshimaru et à sa découverte du zen. Le second aborde plus particulièrement la transmission, la souffrance, le dharma et les enjeux de la structuration du zen en Europe. Dans ce dernier épisode, Philippe ReiRyu Coupey partage sa vision de l'avenir du zen en Europe et de ce que signifie, aujourd'hui, transmettre l'enseignement de maître Taisen Deshimaru. Revenant sur les dernières années de son maître, Philippe explique pourquoi il estime que le zen ne peut être une simple reproduction des modèles japonais ou américains. Selon lui, chaque époque et chaque culture doivent permettre à l'enseignement de s'exprimer de manière vivante, sans jamais perdre ce qui en constitue le cœur. Cette réflexion le conduit à évoquer l'avenir de la sangha sans demeure, les défis qu'elle devra relever et les questions qui se poseront inévitablement après sa disparition. Au fil de l'échange, Philippe revient également sur l'importance de la relation entre maître et disciple, sur la notion de transmission, ainsi que sur ce qui distingue, selon lui, l'enseignement reçu de Deshimaru. Il partage son regard sur Dōgen, Kōdō Sawaki, la place des textes classiques et la nécessité de les réinterpréter sans cesse à la lumière de notre existence quotidienne, plutôt que de les figer dans une lecture exclusivement historique ou institutionnelle. Une partie importante de cette conversation est consacrée à son travail d'écriture. Philippe explique pourquoi il continue à publier de nouveaux commentaires des grands textes du zen et revient notamment sur La foi dans l'esprit, son commentaire du Shin Jin Mei de maître Sōsan, ainsi que sur Daishi. Pour lui, traduire ou commenter un texte ancien ne consiste pas à répéter ce qui a déjà été écrit, mais à rendre cet enseignement vivant pour les générations d'aujourd'hui. L'entretien s'achève enfin sur une question essentielle : qu'est-ce que transmettre le zen ? Philippe répond sans détour. Pour lui, la transmission ne repose ni sur les grades, ni sur les institutions, ni sur les concepts, mais sur la pratique quotidienne, le zazen, le kusen, la présence du maître auprès de ses disciples et cette énergie fondamentale que Taisen Deshimaru appelait le « ressort cosmique ». Pour celles et ceux qui souhaiteraient approfondir son œuvre, vous trouverez la bibliographie complète de Philippe ReiRyu Coupey ici :https://seinezen.fr/bibliographie/ Je recommande tout particulièrement la nouvelle édition de La foi dans l'esprit, son commentaire du Shin Jin Mei de maître Sōsan, ainsi que Daishi, deux ouvrages qui illustrent parfaitement sa manière de transmettre les grands textes du zen en les inscrivant dans l'expérience concrète de notre époque. Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Rencontre avec Philippe ReiRyu Coupey, moine zen (3/3) : Shin Jin Mei, Daichi et évolution du zen dans le futur | Zen - Pratique
  3. 5 Jul

    Rencontre avec Philippe ReiRyu Coupey, moine zen (2/3) : Philosophie et transmission du zen aujourd'hui | Zen - Pratique

    Dans cette seconde partie de l'entretien, Philippe ReiRyu Coupey poursuit sa réflexion sur la philosophie zen, la pratique et les défis de la transmission du zen en Europe. À partir de son expérience de disciple zen de maître Taisen Deshimaru, Philippe aborde la relation entre le pratiquant et le maître zen, la place de la confiance, la foi dans la pratique et le rôle concret de l'enseignement au sein d'une communauté. Il revient également sur son parcours personnel, les années passées auprès de Deshimaru et les rencontres qui ont marqué sa vie, notamment Étienne Zeisler. La conversation s'oriente ensuite vers plusieurs questions essentielles : la souffrance, la quatrième noble vérité, le dharma, la pratique quotidienne et la manière dont l'enseignement du bouddhisme zen répond à une souffrance qui dépasse la seule expérience individuelle. Philippe partage également sa vision de l'organisation du zen en Europe. Il évoque la Gendronnière, l'AZI, la sangha sans demeure, ainsi que les tensions qui peuvent apparaître entre institution, pratique vivante et transmission du zen. Il revient aussi sur la question du shiho, de la succession des maîtres et de la place de Kōdō Sawaki et de Deshimaru dans l'histoire du zen Sōtō contemporain. Au-delà des sujets abordés, cet épisode permet de découvrir une pensée libre, parfois iconoclaste, qui n'hésite pas à interroger les traditions, les institutions et même certains enseignements lorsqu'ils semblent s'éloigner de l'expérience vivante de la pratique. Qu'on partage ou non ses positions, Philippe Coupey invite avant tout à revenir sans cesse au dharma vécu, plutôt qu'aux certitudes. Cette seconde partie poursuit la série de trois épisodes consacrés à ce long entretien. Les prochains permettront d'approfondir encore sa vision de l'enseignement du zen, de la pratique et de la transmission. Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Rencontre avec Philippe ReiRyu Coupey, moine zen  (2/3) : Philosophie et transmission du zen aujourd'hui  | Zen - Pratique
  4. 28 Jun

    Rencontre avec Philippe ReiRyu Coupey, moine zen (1/3) : Rencontre avec Deshimaru et développement du zen européen | Zen - Pratique

    Dans cet épisode, première partie d'un long entretien, je vous propose une rencontre avec Philippe ReiRyu Coupey, disciple de maître Taisen Deshimaru depuis les premières années de l'introduction du zen Sōtō en Europe et enseignant de cette tradition depuis plusieurs décennies. Il est également l'auteur de Minuit est la vraie lumière, autobiographie de moine zen, coécrite avec Guy Seika et publiée aux Éditions de l'Éveil. Je ne peux qu'encourager les auditeurs à découvrir cet ouvrage, à la fois passionnant et hors des sentiers battus. Il éclaire le parcours d'un homme qui a choisi de consacrer sa vie à l'étude de la Voie et offre de nombreux enseignements de vie, au-delà du seul intérêt que l'on pourrait porter au zen. Loin du cadre d'un enseignement formel, cette conversation zen prend la forme d'un échange libre et convivial. Philippe revient avec simplicité sur ses débuts auprès de maître Deshimaru, partage quelques souvenirs et anecdotes de cette époque fondatrice, tout en évoquant certains aspects de son propre cheminement dans la pratique du zen. Au fil de l'entretien, se dessinent déjà plusieurs thèmes qui seront approfondis dans les épisodes suivants : l'enseignement, la manière dont une pratique vivante s'inscrit dans l'existence quotidienne et l'histoire du zen en Europe. Philippe ReiRyu Coupey fait partie de cette mémoire vivante des premiers disciples de maître Deshimaru et contribue aujourd'hui à transmettre cet héritage. Philippe dévoile également une facette plus rarement abordée dans ses entretiens : l'écrivain qui vit en lui. Il évoque notamment son roman Vertu sauvage, qu'il présente comme une autofiction, ainsi que son rapport à l'écriture. Mais cet épisode ne se résume pas aux sujets abordés. Ce qui frappe avant tout, c'est la qualité de la rencontre elle-même. On entend dans la voix de Philippe Coupey un sourire presque permanent, un humour discret, une grande simplicité et une profonde humanité. Cette atmosphère de complicité accompagne tout l'échange et donne à cette conversation une tonalité particulièrement chaleureuse, qui dépasse largement ce qu'une simple transcription pourrait restituer. J'ai d'ailleurs choisi de conserver le rire partagé qui conclut cet épisode. Il témoigne de cet instant de connivence et rappelle que la transmission ne passe pas seulement par les mots, mais aussi par une manière d'être présent à l'autre. Cette première partie ouvre une série de plusieurs épisodes consacrés à ce long entretien, qui permettront d'explorer plus en profondeur la vie, la pensée et l'expérience de la pratique de Philippe ReiRyu Coupey. Bibliographie de Philippe Coupey : https://seinezen.fr/bibliographie/ Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Rencontre avec Philippe ReiRyu Coupey, moine zen (1/3) : Rencontre avec Deshimaru et développement du zen européen  | Zen - Pratique
  5. 14 Jun

    Rencontre avec Denis Funi, moine zen - Une vie transformée par la pratique (2/2) | Zen - Pratique

    Dans ce second épisode de notre rencontre avec Denis Funi, moine zen dans la lignée de maître Philippe Ryū Coupey, la conversation s'approfondit autour de plusieurs questions fondamentales de la pratique. Que signifie réellement vivre dans l'instant présent ? Le zen invite-t-il à renoncer à toute planification ou propose-t-il une autre manière d'habiter le monde ? À travers de nombreux exemples concrets, Denis explore le rapport entre pensée, anticipation, souffrance et liberté intérieure. L'entretien aborde également la manière dont notre esprit construit en permanence des récits, des interprétations et des certitudes qui façonnent notre perception de la réalité. En dialogue avec les neurosciences, l'ennéagramme et la méditation zen, Denis décrit la pratique comme une voie d'observation permettant de prendre conscience des mécanismes qui nous conditionnent. Plutôt qu'un développement personnel visant à devenir quelqu'un d'autre, il propose une vision du zen comme une voie de dépouillement : « Les choses non essentielles nous quittent. » La conversation se poursuit ensuite autour de plusieurs enseignements majeurs du bouddhisme zen : les trois poisons, l'impermanence, la non-dualité, la souffrance, la transmission du dharma et le rôle du maître dans la pratique. À travers l'histoire de Huineng, sixième patriarche du zen chinois, Denis partage également l'un des récits qui nourrit le plus sa propre pratique et sa compréhension de la voie. Enfin, l'entretien se conclut sur une réflexion profonde autour de la souffrance humaine, de la compassion et de la vacuité, offrant deux regards complémentaires sur l'une des questions les plus anciennes du bouddhisme : est-il possible de se libérer de la souffrance ? Un échange vivant, sans préparation préalable, où se croisent expérience personnelle, enseignement traditionnel et questionnements contemporains. Dojo de Boulogne : https://meditation-zen-boulogne.com/ Seine Zen : https://seinezen.fr/ Zen road : https://zen-road.org/ Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Rencontre avec Denis Funi, moine zen - Une vie transformée par la pratique (2/2)  | Zen - Pratique
  6. 7 Jun

    Rencontre avec Denis Funi, moine zen - Une vie transformée par la pratique (1/2) | Zen - Pratique

    Dans cet épisode, première partie d'un entretien, vous rencontrerez Denis Funi, pratiquant zen depuis plus d'une décennie et moine dans la lignée de maître Philippe Ryu Coupey. Ancien avocat pendant plus de vingt ans, Denis revient sur son parcours, sa première rencontre avec le bouddhisme zen et les circonstances qui l'ont conduit à s'engager toujours plus profondément dans la pratique et l'approfondissement du dharma. Cette transformation progressive de son existence se traduit par ses propres mots : « Ce qui était accessoire est devenu central, et ce qui était central est devenu accessoire. » Loin d'une pratique rigide et figée, il nous rappelle que : « Dans le zen, il n'y a jamais une réponse fixe. Les choses sont toujours en mouvement. » Nous évoquons la place du zazen dans la vie quotidienne, l'ordination de bodhisattva, les transformations que peut provoquer une pratique intensive ainsi que les tensions parfois rencontrées entre engagement spirituel, vie familiale, vie sociale et activité professionnelle. La conversation nous conduit également vers quelques thèmes fondamentaux du zen : la non-dualité, la notion de bodhisattva, le rôle des kōan, Dogen, la sangha et la difficulté de saisir intellectuellement un enseignement qui invite avant tout à une expérience directe. Un entretien personnel, où Denis se livre avec sincérité et émotion, qui aborde sans détour les conséquences concrètes d'une pratique engagée. La seconde partie de cet entretien sera publiée la semaine prochaine. Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Rencontre avec Denis Funi, moine zen - Une vie transformée par la pratique (1/2)  | Zen - Pratique
  7. 31 May

    A l'intérieur d'une cérémonie zen | Zen - Zazen

    Cet épisode du podcast propose une immersion au cœur d’une cérémonie de zazen. Souvent perçues comme secondaires ou simplement traditionnelles, les formes du zen occupent pourtant une place importante dans la pratique et constituent un prolongement direct de la méditation assise. À travers le déroulement complet d’une cérémonie, cet épisode explore la signification de gestes, de sons et de rituels qui accompagnent la pratique du bouddhisme zen. Les coups de bois, les cloches, le port du kesa ou du rakusu, les salutations en gasshō, les déplacements dans le zendo, le kinhin et les chants sont abordés non seulement dans leur fonction pratique, mais également dans leur dimension symbolique. Le podcast revient notamment sur le rôle du kesa, la robe du Bouddha, à laquelle Dōgen consacra un chapitre entier du Shōbōgenzō. Héritée d’une longue tradition bouddhique, cette robe rappelle à la fois l’humilité, l’interdépendance et la continuité de la transmission. Son port marque l’entrée dans un espace de pratique où les gestes les plus ordinaires prennent une dimension particulière. Une attention particulière est également portée à la place du son dans la cérémonie zen. La cloche, le bois et les différents signaux rythment la pratique, structurent l’attention et accompagnent la transition entre les différents moments de la cérémonie. Dans le zen, le son n’est pas seulement un moyen de communication : il participe pleinement à l’expérience de la présence. L’épisode examine également la fonction du rituel dans le bouddhisme. Loin d’être réduit à une série de conventions arbitraires, le rituel apparaît comme un cadre permettant d’incarner la pratique dans le corps, dans l’espace et dans la relation aux autres. Il invite à interroger la manière dont les habitudes ordinaires peuvent progressivement laisser place à une attention plus consciente. À travers les enseignements de Dōgen et l’observation concrète des formes traditionnelles, cet épisode montre comment la cérémonie zen ne constitue pas une activité séparée de zazen, mais une expression de la même pratique sous différentes formes : l’immobilité, le mouvement, le silence, la voix, le geste et l’écoute. Le podcast s’adresse aussi bien aux pratiquants qu’aux personnes curieuses de découvrir ce qui se déroule concrètement à l’intérieur d’un zendo, au-delà des représentations parfois simplifiées du zen. Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    A l'intérieur d'une cérémonie zen | Zen - Zazen
  8. 24 May

    Les 5 agrégats : une grammaire de l'expérience humaine (3) | Zen - Enseignement du Bouddha

    Qu’est-ce qui change réellement lorsque l’on cesse de considérer le “moi” comme une réalité fixe ?Et que devient alors l’expérience humaine — le corps, les émotions, les pensées, la souffrance, le désir ou même l’éveil ? Ce troisième et dernier épisode consacré aux cinq agrégats propose une synthèse de cette notion centrale du bouddhisme en la reliant directement à la pratique du zen, à zazen, à la méditation assise, à la vacuité et à l’enseignement de Dōgen. Après avoir étudié les cinq agrégats puis la notion de vacuité dans les deux premiers épisodes, cette dernière partie montre pourquoi cette théorie reste profondément actuelle. Les cinq agrégats ne sont pas seulement un modèle philosophique ou psychologique. Ils constituent un outil d’observation de l’expérience humaine permettant d’interroger la manière dont se construit l’identité. À travers plusieurs situations concrètes — colère, honte, désir amoureux — cet épisode montre comment le corps, les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience participent ensemble à la fabrication du “moi”. Il explore également comment cette construction peut être observée sans être immédiatement saisie comme une identité fixe. L’épisode aborde ensuite le rôle de zazen dans le bouddhisme zen. La méditation assise n’y est pas présentée comme une simple technique de relaxation ou de bien-être, mais comme une pratique directe d’observation des phénomènes. À travers la posture, la respiration, les pensées, les tensions ou les sensations, les cinq agrégats deviennent visibles dans l’expérience immédiate. Cette réflexion conduit naturellement au Genjōkōan de Dōgen, l’un des textes majeurs du Shobogenzo dans le cadre de l’enseignement du zen et de la voie du Bouddha. L’épisode commente notamment ce célèbre passage : « Quand tous les dharmas sont vus comme le dharma du Bouddha, il y a l’illusion et la réalisation, il y a la pratique, il y a la vie et la mort, il y a les bouddhas et les personnes ordinaires. Quand aucun des dix mille dharmas ne s’appuie sur le soi, il n’y a ni illusion ni réalisation, il n’y a ni bouddhas ni personnes ordinaires, il n’y a ni vie ni mort. La vérité du Bouddha, originellement, transcende l’abondance et la pénurie, et ainsi il y a la vie et la mort, il y a l’illusion et la réalisation, il y a les personnes ordinaires et les bouddhas. » — Dōgen, Genjōkōan (traduction de Gudō Nishijima et Érick Albouy, éditions Daisen) À partir de ce texte fondamental du bouddhisme zen, cet épisode explore plusieurs notions essentielles : la coexistence des phénomènes et de la vacuité, la non-dualité, la réalisation de l’éveil, la réalisation de la voie, ainsi que le dépassement de l’opposition entre “plein” et “vide”. Le sentier octuple est également abordé afin de montrer comment les différentes dimensions de la pratique bouddhique s’articulent directement avec les cinq agrégats dans la vie quotidienne. Cet épisode cherche à montrer comment le bouddhisme, à travers les cinq agrégats, zazen et l’enseignement du Bouddha, invite à transformer le rapport que nous entretenons avec l’expérience. Ce troisième épisode conclut cette série consacrée aux cinq agrégats, au zen, au bouddhisme et à la pratique de la voie du Bouddha. Le podcast est animé par Romain Boucq, pratiquant de zen sōtō, ordonné bodhisattva dans la lignée de Kōdō Sawaki au sein de la sangha sans demeure. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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