« J’étais un enfant intelligent, mais je détestais l’école » disait un célèbre artiste. Quelle est l’humeur de vos enfants les matins lorsqu’ils vont à l’école ? Sont-ils enjoués ? Pressés ? Stressés ? Tristes ? Inquiets ? Indifférents ? Pendant que certains enfants parlent avec joie de leurs enseignants, de leurs camarades de classe et sont tout excités de rejoindre l’école, d’autres en revanche y vont à reculons. Les matins de classe pour ces derniers sont bien souvent une expérience pénible. Ils se mettent à pleurer dès leur réveil, à pleurer en s’apprêtant. Ils sont moroses devant leur petit déjeuner, trainent les pas sur le chemin de l’école et parfois même luttent avec leurs parents pour éviter d’en franchir le seuil. Bien souvent, ces derniers se font railler, traiter de paresseux, d’enfants gâtés, de pleurnicheurs… Lorsqu’ils sont plus grands, même si bon nombre d’entre eux ne font plus de crises de larmes, l’on peut toutefois percevoir dans leur attitude tout sauf une grande motivation pour l’école. Bien au contraire, ils éprouvent un profond dépit qui se manifeste assez souvent par un énorme soulagement dès qu’il y a une grève, un véritable enchantement dès qu’un enseignant est indisponible pour cause de maladie ou autres, un bonheur indescriptible lorsque la période des vacances scolaires approche et parfois une joie étrange lorsqu’une maladie les cloue quelques jours à la maison. Identifier les raisons pour traiter le mal Il y a nécessairement une ou plusieurs raisons à toutes ces attitudes qu’aucun parent normalement constitué ne souhaiterait voir chez son enfant. Pour les connaitre, chaque parent concerné pourrait demander à son enfant : « Pourquoi n’aimes-tu pas l’école ? ». A ce propos, je vous recommande l’article 2 questions à poser chaque jours à vos enfants pour connaitre les temps forts de leurs journées. Pourtant, cette approche bien qu’évidente, n’est généralement pas toujours satisfaisante pour les raisons suivantes : L’enfant en petite ou moyenne section n’a pas toujours la capacité d’exprimer de manière adéquate ce qu’il vit, pense ou ressent parce qu’il est toujours en phase d’apprentissage du langage. S’il ne se sent pas en confiance, l’enfant plus âgé pourrait avoir peur d’être jugé ou blâmé pour les raisons qui font qu’il n’aime pas l’école. Or, il est important pour tout parent de connaitre les causes de ce manque d’engouement en vue d’y remédier, car un enfant qui n’aime pas l’école, a moins de chance de réussir dans le système. Dans cet article, je vous partage cinq raisons majeures pour lesquelles certains enfants n’apprécient pas l’école et je vous donne quelques pistes pour améliorer leur expérience. Raison 1 : Un personnel éducatif austère et peu encourageant Chers parents, imaginez-vous devoir passer vos journées avec des personnes autoritaires, arborant un regard sévère, prêtes à vous humilier publiquement, à vous réprimander à la moindre erreur, à vous remonter les bretelles au moindre écart de conduite, à vous punir parfois injustement… Des punitions parfois injustes Votre voisin de classe chuchote pendant le cours. Le maitre se retourne du tableau et croit que c’est vous qui avez chuchoté. Vous essayez de vous expliquer, il vous enjoint de vous taire immédiatement et d’aller au coin. Prenons un autre exemple. Le professeur contrôle les cahiers d’exercices. Vous vous rendez compte à l’instant que vous avez malheureusement oublié de ranger le vôtre dans votre sac après avoir terminé vos exercices. Vous voilà puni ! Bravo, vous venez de remporter un -2 pour le prochain devoir. Comment vous sentirez-vous dans un tel environnement ? Serez-vous heureux de retrouver chaque matin le chemin de l’école ? Avouez que cela ne vous donne pas du tout envie. Mettez-vous à la place de votre enfant et devinez donc ce qu’il peut ressentir. Au passage, petite parenthèse, je ne suis pas contre les punitions. Je crois qu’elles sont nécessaires dans l’éducation d’un enfant. Seulement, il faut les utiliser à bon escient pour qu’elles le construisent au lieu de détruire. A ce propos, je vous recommande cet article sur le sujet. Des paroles rabaissantes Imaginez qu’en plus de tout cela, votre enseignant vous rabâche de temps en temps que vous êtes nul, idiot, que vous ne comprenez jamais rien à ce qu’on vous explique à l’inverse de Hyacinthe et d’Aïda qui eux sont les plus intelligents de la classe. Vous seriez en droit de vous demander qui sont donc les élèves les plus bêtes et si vous ne faites pas partie de ce lot de condamnés à rester à la traine. Quelle attitude face à des enseignants peu encourageants ? Si vos enfants se retrouvent avec des professeurs ou des enseignants stricts et peu encourageants, et que comme un hélicoptère vous volez à leur rescousse pour les défendre chaque fois, vous pourrez dans une certaine mesure les fragiliser. Dans la vraie vie, il y a des personnes austères et peu encourageantes et il faut apprendre à composer avec. Vous pouvez donc expliquer à vos petits que le personnel éducatif n’est pas à la base censé être un ennemi, que la rigueur n’est en rien de la méchanceté, que les réprimandes ne sont généralement pas sans causes et qu’il arrive dans la vie certaines injustices à supporter (pas toutes quand même 😉) Ainsi, pour éviter d’être réprimandé, conseillez à votre enfant de : Respecter les règles établies au sein de l’école ; Avoir une conduite exemplaire ; Faire ses devoirs ; Eviter d’oublier ses effets à la maison… En outre, il vous faut expliquer à votre enfant que le chemin de l’apprentissage n’est pas sans difficulté, qu’il est normal de se tromper et que se faire réprimander pour une erreur n’est pas grave. Si toutefois, le personnel éducatif fait preuve d’insultes, de violence et de rabais constants, cela peut être destructeur pour votre enfant. Allez échanger avec la direction de l’école et si la situation persiste, pensez à changer d’établissement scolaire. Raison 2 : Des cours longs et ennuyeux Pour en savoir plus sur les fourmis, qu’est-ce qui vous tenterait le plus : Lire une encyclopédie sur le sujet ? Dessiner des fourmis ? Avoir des statistiques sur les fourmis ? Apprendre des chansons sur les fourmis ? Observer une fourmilière dans la nature ? Collectionner des photos de fourmis ? Regarder une vidéo sur les fourmis ? Echanger avec un érudit sur le sujet ? … Comme vous pouvez le deviner, il existe plusieurs méthodes d’apprentissage. Tout être humain nait naturellement curieux avec une grande soif d’apprendre. Il suffit d’observer les bébés pour le constater. Des méthodes d’apprentissage ne convenant pas à tous les enfants Selon les travaux d’Howard Gardner, psychologue américain, il existe 8 formes d’intelligences. Chaque type d’intelligence prédispose à certaines aptitudes naturelles, à certaines passions et à certains types de métiers. De plus, à chaque sorte d’intelligence correspondent des styles d’apprentissages différents qui facilitent l’assimilation de ce qui est enseigné. Pour en savoir plus sur les formes d’intelligences, cliquez ici. Le problème est que la majorité des systèmes scolaires n’exploitent en grande majorité que deux de ces huit types d’intelligences : l’intelligence logico-mathématique et l’intelligence verbo-linguistique. Les individus qui apprennent mieux autrement que par les chiffres, la logique et les lettres sont par conséquent lésés. Le risque qu’ils s’ennuient en classe, qu’ils se sentent inintelligents et qu’ils se retrouvent à la traine est élevé. Des enseignants peu éloquents et des emplois du temps surchargés Lorsqu’en plus de cela, l’enseignant n’est lui-même pas passionné par la discipline qu’il est censé enseigner et a du mal à la transmettre d’une manière simple, compréhensible et captivante, la donne se complique même pour les plus favorisés du système. S’il en est ainsi du bois vert, qu’en sera-t-il du bois sec ? Par ailleurs, tout comme le fait de travailler est indispensable à l’épanouissement d’un adulte, le jeu est indispensable à l’épanouissement d’un enfant. Les emplois du temps parfois surchargés laissent peu de temps aux divertissements. Comment aider un enfant qui s’ennuie à l’école ? Dans un tel contexte, comme l’explique Robert Kiyozaki dans son ouvrage Rich Dad’s Rich Kid Smart Kid, il est d’une importance capitale pour chaque parent : D’identifier très tôt le génie de son enfant ; De l’encourager à le développer ; De le protéger d’un système éducatif conçu pour un nombre restreint de formes d’intelligences ; Et d’entretenir la flamme du goût de l’apprentissage inné en chaque être humain. Comment ? En lui permettant de gagner en confiance en exerçant par exemple d’autres types d’activités en adéquation avec ses talents naturels : jouer d’un instrument de musique, pratiquer un sport, etc. Si vous souhaitez cultiver la curiosité de vos enfants et développer leur goût pour l’apprentissage, je vous recommande d’ailleurs cette vidéo. En outre, pour ne pas qu’il baisse les bras, il est important que votre enfant soit conscient qu’il ne fera pas forcément tout ce qu’il lui plaît dans sa vie. Il sera parfois amené à accomplir des travaux rébarbatifs mais nécessaires. Il est donc important qu’il apprenne à s’investir pleinement dans tout ce qu’il fait en donnant le meilleur de lui-même car tout ce qui mérite d’être fait, mérite d’être bien fait. Raison 3 : Les intimidations et provocations des copains/copines d’école Mon exp