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  • Leo, l’offre d’internet par satellite d’Amazon ?

    -1 j

    Leo, l’offre d’internet par satellite d’Amazon ?

    Amazon vient de franchir une étape importante dans sa course à l’Internet par satellite. Le jeudi 2 juillet, une fusée Atlas V de United Launch Alliance a décollé de Cap Canaveral, en Floride, avec 29 nouveaux satellites Amazon Leo à son bord. La constellation compte désormais plus de 390 appareils opérationnels, sur les 7 700 prévus à terme. Ce nombre reste encore modeste face à l’objectif final, mais il permet déjà d’assurer une couverture continue sur les premières zones géographiques visées. Les satellites doivent toutefois rejoindre progressivement leur altitude définitive avant de pouvoir entrer pleinement en service. Amazon estime disposer désormais d’un nombre suffisant d’appareils en orbite pour lancer une première offre commerciale avant la fin de l’année. Les prochains tirs serviront principalement à étendre la couverture et à augmenter les capacités du réseau. Le programme a pourtant connu plusieurs contretemps. En mai, la fusée New Glenn de Blue Origin, appelée à effectuer une partie importante des lancements, a explosé sur son pas de tir pendant un essai statique, détruisant également la tour de lancement. Le Vulcan de United Launch Alliance, autre lanceur stratégique pour Amazon Leo, reste quant à lui immobilisé depuis février à la suite d’un problème lié à la séparation de son moteur à propergol solide. Ces deux incidents sont d’autant plus sensibles que New Glenn et Vulcan utilisent le même moteur BE-4, fabriqué par Blue Origin. Aucun lien entre les pannes n’a cependant été établi à ce stade. Dans ce contexte, Atlas V et Ariane 6 ont joué un rôle essentiel. Atlas V a placé 224 satellites Leo en orbite au total. Le vol du 2 juillet était toutefois son dernier pour Amazon, avant le passage progressif vers les autres lanceurs prévus. La future offre viendra directement concurrencer Starlink. SpaceX conserve une avance immense, avec plus de dix millions d’abonnés dans le monde. Mais Amazon peut s’appuyer sur sa logistique mondiale pour distribuer rapidement les terminaux, ainsi que sur Amazon Web Services et Prime pour proposer des offres groupées. SpaceX semble déjà prendre cette arrivée au sérieux. Starlink, autrefois positionné comme un service haut de gamme, multiplie désormais les baisses de prix afin de conquérir le plus de clients possible avant le lancement commercial d’Amazon Leo. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    2 min
  • « Jalapeño », la puce d’OpenAI pour les LLMs ?

    -3 j

    « Jalapeño », la puce d’OpenAI pour les LLMs ?

    OpenAI entre à son tour dans la course aux puces d’intelligence artificielle conçues sur mesure. À la fin du mois de juin, l’entreprise a présenté « Jalapeño », son premier processeur maison, développé principalement pour les tâches d’inférence. L’inférence désigne la phase durant laquelle un modèle déjà entraîné produit une réponse, génère du texte ou exécute une instruction. La puce est fabriquée par Broadcom, mais sa conception a été menée par les ingénieurs d’OpenAI, avec l’appui de Broadcom et de Celestica. Selon les informations communiquées, neuf mois seulement se sont écoulés entre les premières étapes du projet et la version finale prête à entrer en fabrication. Un calendrier particulièrement court pour un composant aussi complexe. Jalapeño doit devenir le premier accélérateur d’une plateforme informatique pensée pour plusieurs générations de puces. Les trois partenaires veulent ainsi améliorer la rapidité, la fiabilité et l’accessibilité des services d’intelligence artificielle d’OpenAI. Broadcom et Celestica ne se limitent pas à la fabrication du processeur. Ils prennent également en charge l’industrialisation de l’ensemble de la plateforme : intégration des puces dans des racks de serveurs, mise en réseau des équipements et création de chaînes de production capables de monter progressivement en puissance. OpenAI présente Jalapeño comme une puce adaptable, conçue pour prendre en charge les principaux grands modèles de langage. Les premiers exemplaires produits par Broadcom exécutent déjà certaines charges de travail d’apprentissage automatique, notamment GPT-5.3-Codex-Spark. L’entreprise affirme que les performances observées correspondent aux objectifs fixés. Les caractéristiques techniques restent toutefois largement inconnues. OpenAI n’a pas précisé la puissance de calcul, la consommation électrique ou la finesse de gravure. Sur une photographie publiée par le groupe, on distingue néanmoins huit emplacements de mémoire HBM autour de la partie centrale du processeur. Cette mémoire à très haut débit est essentielle pour alimenter rapidement les accélérateurs en données. Le déploiement de Jalapeño est annoncé pour la fin de l’année 2026. OpenAI veut l’utiliser sur plusieurs générations de plateformes. Cette stratégie suit celle de Google, déjà doté de ses propres accélérateurs, tandis qu’Anthropic étudie également des solutions personnalisées. Pour les géants de l’IA, maîtriser les modèles ne suffit plus : il faut désormais contrôler aussi les puces qui les font fonctionner. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    2 min
  • Une IA traduit 32 000 manuscrits médiévaux en Français ?

    -2 j

    Une IA traduit 32 000 manuscrits médiévaux en Français ?

    La numérisation a ouvert les portes de milliers d’archives médiévales. Mais jusqu’ici, une difficulté persistait : photographier un manuscrit ne suffit pas à le rendre lisible par un ordinateur. Les chercheurs disposaient donc d’immenses collections d’images, sans avoir le temps de retranscrire chaque page. Une équipe de l’Inria vient de faire sauter ce verrou grâce à une intelligence artificielle spécialisée dans les écritures anciennes. Le projet s’appelle CoMMa, pour *Corpus of Multilingual Medieval Archives*. Piloté par Thibault Clérice, chercheur en humanités computationnelles au Centre Inria de Paris, il a permis de constituer un corpus de plus de trois milliards de mots. Les documents sont principalement rédigés en latin, du IXe au XVIe siècle, et en ancien français, du XIIe au XVIe siècle. Pour ce dernier, le volume de textes disponibles a été multiplié par quarante. Pourquoi ne pas simplement utiliser ChatGPT ou Mistral ? Parce que les manuscrits médiévaux échappent aux règles modernes. L’orthographe de l’ancien français n’est pas stabilisée : deux scribes peuvent écrire jusqu’à la moitié des mots différemment. En latin, au XIVe siècle, 35 à 40 % des termes sont abrégés. Dans certains traités médicaux, seule la moitié des lettres apparaît. Les grands modèles de langage risqueraient alors d’inventer les passages manquants. L’équipe a préféré une reconnaissance visuelle caractère par caractère, avec les outils libres Kraken et eScriptorium. L’algorithme peut confondre deux signes, mais il ne reconstitue pas arbitrairement un mot. Pour les historiens, cette erreur reste moins grave qu’une hallucination crédible mais fausse. Avant CoMMa, les chercheurs ont créé CATMuS, une base d’entraînement constituée depuis 2022. Philologues et spécialistes ont retranscrit manuellement 200 000 lignes provenant de 300 manuscrits, rédigés dans onze langues. Ils ont conservé toutes les abréviations, fautes et inversions de lettres afin de respecter fidèlement les documents. L’IA a ensuite travaillé sur les fonds de Gallica, d’Oxford, de Munich ou d’E-Codices. Sur 670 manuscrits, son taux d’erreur moyen atteint 9,7 %. Les textes cursifs tardifs restent plus difficiles, faute d’exemples suffisants. L’ensemble du corpus est désormais accessible librement. Pour les chercheurs comme pour les passionnés, ce sont des milliards de mots longtemps enfermés dans les bibliothèques qui deviennent enfin consultables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    3 min
  • Apple siphonne des millions de vidéos Youtube ?

    -4 j

    Apple siphonne des millions de vidéos Youtube ?

    Apple reconnaît avoir utilisé des vidéos publiques pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Mais devant la justice américaine, le groupe conteste l’idée d’avoir enfreint le Digital Millennium Copyright Act, ou DMCA. Trois chaînes YouTube (h3h3Productions, MrShortGame Golf et Golfholics) ont porté plainte en avril, estimant que leurs contenus avaient été aspirés sans autorisation. La défense d’Apple repose sur une distinction juridique précise. Selon l’entreprise, ces vidéos étaient accessibles librement : aucun mot de passe, aucun paiement, aucun verrou technique n’empêchait de les regarder. Le DMCA interdit notamment de contourner une mesure de protection contrôlant l’accès à une œuvre. Or Apple considère que YouTube ne bloque pas l’accès aux vidéos publiques. La plateforme cherche plutôt à empêcher leur téléchargement automatique ou leur collecte massive. Autrement dit, Apple distingue le contrôle d’accès du contrôle d’usage. Regarder une vidéo publique constitue l’accès. Empêcher ensuite son téléchargement ou son extraction automatisée revient à encadrer la manière dont elle est utilisée. Pour la firme, ce second cas ne relève donc pas de la section du DMCA invoquée par les créateurs. Si le juge californien valide cette lecture lors de l’audience prévue le 6 août, la plainte fondée sur ce texte pourrait s’effondrer. Les créateurs conserveraient la possibilité d’agir sur le terrain du droit d’auteur classique, mais il faudrait alors engager une nouvelle bataille juridique, avec d’autres arguments et d’autres preuves. L’affaire dépasse largement Apple. Les mêmes chaînes ont aussi engagé des procédures comparables contre Meta, NVIDIA, ByteDance et Snap. Le conflit autour de l’entraînement des intelligences artificielles devient donc un front judiciaire structuré, opposant les producteurs de contenus aux entreprises qui collectent massivement les données publiques du Web. Une victoire d’Apple pourrait affaiblir l’un des rares outils utilisés aujourd’hui contre le scraping, c’est-à-dire l’extraction automatisée de contenus en ligne. Le débat se déplacerait alors vers le droit d’auteur traditionnel, les conditions d’utilisation des plateformes ou une nouvelle intervention du législateur. La question centrale reste donc entière : rendre une œuvre visible publiquement signifie-t-il accepter qu’elle serve gratuitement à un produit commercial ? L’argument d’Apple peut être juridiquement cohérent, mais il révèle surtout le décalage entre les lois actuelles et une industrie de l’IA qui entraîne ses modèles sur une immense partie d’Internet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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    3 min
  • Une iRing Apple pour contrer Samsung ?

    2 juil.

    Une iRing Apple pour contrer Samsung ?

    Apple prépare-t-elle son arrivée sur le marché des bagues connectées ? La question revient avec insistance depuis quelques jours. Selon un message publié sur X par le leaker Kosutami, la firme de Cupertino travaillerait sur un nouvel appareil portable dédié à la santé, connu en interne sous le nom d’iRing. Pour l’instant, aucun détail technique n’a filtré. On ne connaît ni son design, ni ses capteurs, ni son calendrier éventuel. Mais la rumeur confirme une tendance : Apple semble vouloir explorer des formats plus discrets que la montre connectée. Depuis des années, l’Apple Watch domine le marché des montres connectées. Elle permet déjà de suivre l’activité physique, le rythme cardiaque, le sommeil ou certains indicateurs de santé. Mais le secteur a beaucoup évolué. Des produits plus légers et moins visibles se sont imposés, comme l’Oura Ring, la Samsung Galaxy Ring, ou encore les bracelets WHOOP et Fitbit Air. Leur promesse est simple : mesurer en continu certaines données corporelles sans porter un écran au poignet. Une bague connectée fonctionne généralement grâce à de petits capteurs capables de suivre des paramètres comme la fréquence cardiaque, la température corporelle, la qualité du sommeil ou la variabilité du rythme cardiaque. Cette dernière mesure permet d’évaluer les variations entre deux battements et peut donner des indications sur la récupération ou le niveau de stress. D’après Kosutami, l’iRing viserait précisément à concurrencer l’Oura Ring et la Galaxy Ring. Cette information reste toutefois à prendre avec prudence. Le leaker n’a fourni aucun élément supplémentaire sur les fonctions prévues ou le niveau d’avancement du projet. La rumeur intervient aussi dans un moment de réorganisation interne chez Apple. Eddy Cue aurait récemment pris la tête de cette division, avec l’ambition de renforcer la présence du groupe dans la santé connectée. Une bague pourrait donc s’inscrire dans cette stratégie. Mais rien ne garantit encore un lancement commercial. Chez Apple, de nombreux prototypes sont testés sans jamais arriver en magasin. L’entreprise n’a fait aucun commentaire officiel, et aucune autre source n’a confirmé ces informations. L’iRing reste donc, pour l’instant, une piste sérieuse peut-être, mais encore très loin d’un produit annoncé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 juil.

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    2 min
  • L’UE lance son IA open-source dans 24 langues ?

    1 juil.

    L’UE lance son IA open-source dans 24 langues ?

    Bruxelles a choisi son champion pour le Frontier AI Grand Challenge. Le lauréat s’appelle EUROPA, un consortium piloté par Domyn, start-up italienne encore connue il y a peu sous le nom d’iGenius. Sa mission est claire : créer un modèle d’intelligence artificielle de frontière, open source, entraîné en Europe, sur des supercalculateurs européens, avec plus de 400 milliards de paramètres et une couverture des 24 langues officielles de l’Union. L’enjeu dépasse largement la performance technique. Un modèle de frontière désigne une IA parmi les plus avancées de sa génération, capable de rivaliser avec les grands systèmes américains ou chinois. Quant aux paramètres, ils représentent les milliards de réglages internes qui permettent au modèle d’apprendre et de produire ses réponses. Plus leur nombre est élevé, plus le système peut être puissant, à condition de disposer des données et de la puissance de calcul nécessaires. Le choix de Domyn peut surprendre. Mistral, en France, incarne depuis plusieurs années l’idée d’une IA souveraine européenne. L’entreprise a signé avec le ministère des Armées, la Caisse des Dépôts, l’Office européen des brevets et plusieurs institutions sensibles. Pourtant, c’est Domyn qui a remporté le défi lancé en février 2026. La start-up milanaise a un argument solide : elle s’est spécialisée dans les modèles déployés directement chez les clients, sans passer par des clouds tiers. Pour Bruxelles, cette logique est centrale. Elle garantit que les données et les usages restent sous contrôle européen. Domyn s’appuie aussi sur le Fraunhofer-Gesellschaft, grand réseau allemand de recherche appliquée, et sur un cluster Blackwell de 5 760 puces, en plus des ressources EuroHPC. C’est là que se joue le vrai prix : jusqu’à 2,5 % de la capacité de calcul du réseau européen EuroHPC pendant un an. Pour l’Europe, souvent riche en chercheurs mais limitée en infrastructures, cet accès est stratégique. EUROPA répond à une inquiétude très concrète : ne plus dépendre de modèles hébergés ailleurs, soumis à des décisions étrangères. Tribunaux, hôpitaux, ministères ou administrations ne peuvent pas bâtir leur autonomie numérique sur des outils dont l’accès peut être restreint. Domyn promet un modèle open source dans un an. Mais le pari reste immense. Entraîner un modèle de 400 milliards de paramètres, multilingue, européen et réellement ouvert, demandera plus que de l’ambition : il faudra aussi de la transparence sur les données, les poids du modèle et la licence choisie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 juil.

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    3 min
  • Près de 40 milliards de perte pour OpenAI en 2025 ?

    30 juin

    Près de 40 milliards de perte pour OpenAI en 2025 ?

    OpenAI prépare une entrée en Bourse qui pourrait marquer l’histoire de la tech. L’entreprise a déposé son dossier auprès du régulateur financier américain avec une ambition spectaculaire : viser une valorisation proche de 1 000 milliards de dollars. Un seuil vertigineux, qui placerait la société parmi les plus grandes introductions jamais réalisées. Mais derrière cette promesse, les chiffres internes soulèvent une question simple : OpenAI a-t-elle vraiment les moyens de ses ambitions ? Des données financières révélées par le journaliste indépendant Ed Zitron, puis confirmées par le Financial Times, donnent une image beaucoup plus fragile de l’entreprise. En 2025, OpenAI a dépensé 34 milliards de dollars, pour 13 milliards de revenus. Sur le papier, le chiffre d’affaires dépasse pourtant l’objectif interne fixé à 10 milliards. Le problème n’est donc pas la croissance, mais le coût de cette croissance. Dans le détail, près de 19 milliards de dollars ont été consacrés à la recherche et développement, et environ 6 milliards aux ventes et au marketing. Le reste a financé les infrastructures, les équipes et la puissance de calcul nécessaires pour faire fonctionner des modèles d’IA à très grande échelle. Résultat : la perte nette atteint 39 milliards de dollars, contre 5 milliards en 2024. Il faut toutefois nuancer ce chiffre. Avant sa transformation en société à mission d’intérêt public, OpenAI avait accordé à ses investisseurs des droits convertibles, comptabilisés comme de la dette. Leur réévaluation, liée à la hausse de valorisation de l’entreprise, a généré environ 30 milliards de dollars de charge comptable. En retirant cet élément exceptionnel, la perte opérationnelle tombe autour de 8 milliards. C’est moins spectaculaire, mais cela reste énorme. Et les besoins futurs s’annoncent colossaux : OpenAI prévoit environ 600 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures d’IA d’ici 2030. L’entreprise doit aussi composer avec une concurrence plus rude. Anthropic est désormais valorisée à 965 milliards de dollars, tandis que ChatGPT passe sous les 50 % de part de marché face à Gemini et Claude. À cela s’ajoutent des enquêtes judiciaires aux États-Unis et une plainte déposée en Floride contre OpenAI et Sam Altman. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    30 juin

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    2 min
  • Un moteur de recherche pour données personnelles ?

    29 juin

    Un moteur de recherche pour données personnelles ?

    La France fait face à une réalité inquiétante : les fuites de données personnelles sont devenues massives. Selon Surfshark, en 2025, seuls les États-Unis dépassaient l’Hexagone en volume total de comptes compromis. Mais rapporté au nombre d’habitants, la France arrivait en tête. Autrement dit, les données de très nombreux Français circulent déjà dans la nature. Le problème n’est plus seulement que ces informations existent sur le dark web. Elles deviennent désormais faciles à consulter. Franceinfo a ainsi alerté sur l’existence d’un moteur de recherche permettant de retrouver des informations personnelles sur presque n’importe qui. Pour des raisons évidentes, son nom n’a pas vocation à être diffusé. Pendant une période d’essai gratuite, il suffit d’entrer le nom d’une personne pour voir apparaître son adresse postale, son téléphone ou son e-mail. Mais certaines fiches vont beaucoup plus loin : numéro de sécurité sociale, IBAN, plaque d’immatriculation, rendez-vous médicaux, nombre d’enfants, voire informations liées à une affection longue durée. Une partie de ces données médicales pourrait provenir de la fuite de MonLogicielMedical.com, survenue en février. Au total, ce moteur regrouperait 1,2 milliard de données. Il s’agit visiblement d’une compilation de nombreuses fuites. Certaines lignes permettent même d’identifier leur origine : Free, Bouygues, ou d’autres bases déjà compromises. La CNIL estime que ces services ne semblent pas conformes au droit, car ils compilent des données issues de violations. Un autre site du même type va encore plus loin, avec le genre, la profession, l’employeur, le forfait mobile, la date d’activation ou le dernier contrôle technique. Les sources mentionnées incluent notamment Free, Bouygues, Cegedim, LinkedIn, Pôle Emploi, LDLC, Bourse des Vols ou Autosur. Les créateurs de ces services affirment utiliser des données « publiques » et donc agir légalement. Certains proposent une suppression des informations, parfois via Discord. Mais cela ne retire les données que du site concerné, pas des bases qui circulent ailleurs. La conclusion est brutale : il n’existe aujourd’hui aucun moyen de rendre ces données pleinement privées à nouveau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    29 juin

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    2 min
  • Why AI Infrastructure must evolve for Agent Experience — Akshat Bubna, Modal CTO

    -1 j

    Why AI Infrastructure must evolve for Agent Experience — Akshat Bubna, Modal CTO

    We’ve been running a bit of an Agent Cloud series surveying all the top inference/compute/cloud providers, from Databricks to Daytona to Railway and, even further back, E2B, but we’re excited to conclude this series returning to Modal, which has just raised a monster $355M Series C. The cloud was built for developers. But agents are now changing that. The old infra stack was designed for a human who could read docs, reason through YAML, and understand dashboards to figure out what they need when something broke. While this was painful for developers, it worked since they could fill in missing context in their heads. However, agents don’t have that luxury. Now in this new era of agents, everything has to be tighter. They need a place to write code, run it, inspect the output, change the environment, debug failures, and try again. Fast iteration and feedback loops with all the necessary context are crucial for agents to operate properly. Furthermore, sandboxes are a clear representation of this shift as agents can easily spin up isolated environments. This programmatic infra even extends to research: Two years ago, we were one of the first to cover Modal with CEO Erik Bernhardsson and Alessio designed our favorite LS thumbnail of all time: At the time, Modal was just a teeny little company with a $17M Series A. Today, fresh off their $355M Series C, Modal is one of the clearest examples of the agent cloud future being built in real time: a cloud platform moving past traditional web app assumptions toward the workloads AI actually creates such as elastic inference, sandboxes, GPU burst, post-training, background agents, and infrastructure that agents themselves can operate. In this episode, Modal CTO Akshat Bubna joins swyx and Vibhu to unpack why AI applications don’t fit traditional cloud assumptions, why Kubernetes was never designed for bursty compute-heavy workloads, and why Modal is now shifting from developer experience to agent experience. We go deep on Modal’s AI infra stack: serverless functions, decorator-based infrastructure, elastic inference for custom models, GPU snapshotting, DeFlash, speculative decoding, Auto Endpoints, sandboxes, persistent storage, networked containers, private IPv6, RDMA, multi-node training, and Modal’s capacity pool across 17 cloud providers. Akshat also explains why RL rollouts can require 100,000 sandboxes, why production agents need hard guardrails, why observability may matter more than reading code, and why AI has made infrastructure exciting again. We discuss: * Why Kubernetes wasn’t built for bursty AI workloads * How Modal started as a better runtime before becoming an AI cloud * Why Modal added GPUs before ChatGPT * The shift from developer experience to agent experience * Why observability matters when agents are writing the code * Elastic inference for custom models across audio, video, robotics, and comp bio * GPU snapshotting, cold starts, and why inference workloads are so bursty * Why RL rollouts can require 100,000 sandboxes * DeFlash, speculative decoding, and frontier-level inference performance * Auto Endpoints and making optimized inference easier to deploy * What Modal adds beyond vLLM, SGLang, and raw GPU rental * Modal’s 17-cloud capacity pool and supercloud strategy * Networked sandboxes, sidecars, private IPv6, and RDMA * Serverless multi-node training for post-training and research workloads * Auto-research, model-guided sweeps, and agents launching GPU experiments * Compute strategy, capacity planning, and batch tiers * Why production agents need specialized sandboxes and hard guardrails * Modal’s take on managed agents, CI, Gitpod/Ona, Python, TypeScript, and Modal Bench Akshat Bubna * LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/akshat-bubna-188885103 * X: https://x.com/akshat_b Modal * Website: https://modal.com Timestamps 00:00:00 Introduction 00:00:39 Modal’s origin and why Kubernetes wasn’t enough 00:04:32 Developer Experience → Agent Experience 00:06:21 Modal’s AI cloud primitives 00:09:14 Sandboxes, agent loops, and proto-Cognition 00:12:12 Elastic inference, GPU snapshotting, and 100,000 sandboxes 00:15:24 DeFlash, speculative decoding, and Auto Endpoints 00:19:59 Production-grade inference beyond raw GPUs 00:22:00 Background agents, Ramp Inspect, and the agent lifecycle 00:24:08 Modal’s 17-cloud supercloud strategy 00:26:40 Networked sandboxes, private IPv6, and RDMA 00:32:48 Multi-node training, post-training, and auto research 00:37:36 Compute strategy, capacity planning, and batch tiers 00:40:55 Open models, real-time AI, and production agent infra 00:43:06 Hard guardrails, managed agents, and specialized sandboxes 00:46:06 Why AI made infrastructure exciting again 00:48:30 Model APIs, differentiated products, and agentic video 00:51:50 CI, coding-agent infra, SDKs, and Modal Bench 00:57:28 Closing Thoughts Transcript Introduction: Modal, Series C, and the Art Party Swyx [00:00:00]: We’re here with Akshat, CTO of Modal, together with Vibhu. Congrats on your Series C. Akshat [00:00:10]: Thank you. Swyx [00:00:11]: Your party yesterday was amazing. Akshat [00:00:15]: Yeah. Swyx [00:00:15]: From all the photos and all the swag. Akshat [00:00:17]: We had a bunch of art installations, which was fun, seeing, like, our products on pedestals next to, like, Rodin. Swyx [00:00:25]: Very nice. Very nice. When you started, it was not the GPU inference company. Maybe it was in your mind. Take us back to the origin story. Modal’s Origin: A New Runtime Beyond Kubernetes Akshat [00:00:39]: I first met Eric, who’s the CEO, through an investor. Back then Eric was already thinking about building, a new runtime, and he got there thinking through why are workflow orchestration products so hard to use. It’s because you have to run them on Kubernetes. Kubernetes is hard to manage. It’s not built for burstiness and, custom images, Swyx [00:01:03]: Yeah Akshat [00:01:03]: It has a terrible developer experience. Swyx [00:01:05]: And I’ll, I’ll interject Akshat [00:01:06]: Yeah Swyx [00:01:07]: For listeners, who are new, we interviewed Eric two years ago, and there’s a bit more of the story there from Spotify and all those things. Swyx [00:01:14]: And I came across Eric through Data Council because he did that talk on the serverless container stack that you guys did, which was like, that was my first like, “Okay, I need to take Modal very seriously” moment. Akshat [00:01:26]: Yeah. Swyx [00:01:26]: But it was still very unclear, like, do I need all this for just my data pipelines? Akshat [00:01:33]: Yeah. initially what we were thinking about was if we build a better runtime, it’s a very useful primitive in itself. It’s There’s a lot of things that, get solved by serverless functions, like you can do, ETL stuff, you can do job queues, you can do all this, like, bursty processing, which it turns out every company had needs for. but then we also were thinking about this as like, this is a primitive that we can build a whole collection of products on, which are very verticalized. So perhaps data engineering would’ve been the first one, but we were thinking about inference. Back then it was more classical inference, like computer vision stuff and running XGBoosts and whatnot. But we added GPUs to the product a year before ChatGPT came out. From Serverless Containers to GPU Workloads Swyx [00:02:19]: Nice. Akshat [00:02:19]: We just didn’t think it would be that big of a deal. Swyx [00:02:22]: Yeah, just like add A100. Vibhu [00:02:23]: Was there any, like, early key problem that really sparked off why you built it? Akshat [00:02:28]: Yeah. Primarily it’s just, none of the tooling that was out there was built for, one, a really great developer experience, and also there’s a general trend of, a lot of the workloads that we were seeing were very. I wish there was a better word for it, but compute-heavy. Like, they need, one, like, need a lot more resources, so you need to burst up and down a lot, versus like Kubernetes designed for, like, slow scaling and, more for, like, web server use cases. And also there’s just a lot more specialization in, like, what kinds of environments these workloads run in. Like, we had sometimes they need accelerators, sometimes they need different kinds of images, and this is just like a consistent thing that we saw across a lot of companies. That would be the next step. Software-Defined Infrastructure and Decorator-Based DX Swyx [00:03:13]: Yeah. Yeah. Be nice. I don’t know how much this factored into the early story, but I wrote a post when I was at Temporal about infrastructure, software-defined infrastructure or something like that. Akshat [00:03:22]: Yeah, the self-provisioning Swyx [00:03:23]: Self-provisioning. Akshat [00:03:24]: Yeah. Swyx [00:03:24]: Yeah. I can’t even remember my own post. Swyx [00:03:26]: And then you put me on the landing page. Akshat [00:03:28]: Yeah. We really like, the term and so we stole it. Swyx [00:03:32]: Because you had the insight that everything can just be in decorators co-located with the code, right? Akshat [00:03:37]: Yeah. Swyx [00:03:37]: Was that a big part of the original Akshat [00:03:39]: Yes Swyx [00:03:39]: Story or it was just like a DX layer? Akshat [00:03:41]: That was, really important because we really didn’t want people to spend, so much time, writing YAML, and it seemed like you could really condense the surface area of what you’re doing, put it in code so you can operate on it just like you operate on other code, and like build stuff that’s more expressive and dynamic. and so yeah, that was always a very important part. Swyx [00:04:04]: Then the pushback is this is a DSL. Akshat [00:04:07]: Yeah. Swyx [00:04:07]: It’s you’re closed source. I am locked into Modal. Akshat [00:04:11]: Yeah. We never really got pushback for that because the nice thing about Modal is you can bring whatever code you have, and su

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    58 min
  • Fable Ban Reversed + Dr. Dana Suskind on Parenting With A.I. + Prediction Market Drama

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    Fable Ban Reversed + Dr. Dana Suskind on Parenting With A.I. + Prediction Market Drama

    This week, the Commerce Department lifted its restrictions on Anthropic’s powerful A.I. models, Claude Mythos and Claude Fable. We dissect why the government took such a hands-on approach in the first place, how the restriction on the OpenAI model GPT 5.6 is likely to resolve and what, if anything, this tells us about A.I. competition with China. Then, Dr. Dana Suskind, a pediatric surgeon and the author of the forthcoming book “Human Raised,” stops by to discuss a framework she has developed to help parents make informed decisions about what kinds of A.I. products are safe for children. And finally, we introduce a new segment about prediction markets: Against All Odds. Guest: Dr. Dana Suskind, founder and co-director of the TMW Center for Early Learning + Public Health at the University of Chicago and author of the forthcoming book “Human Raised: Nurturing Connection, Curiosity and Lifelong Learning in the Age of A.I.”   Additional Reading: U.S. Lifts Restrictions on Anthropic’s Most Powerful A.I. Models U.S. Bars Foreigners From Using Anthropic’s Most Advanced A.I. Models Chinese A.I. Models Close the Gap With Anthropic and OpenAI The Donk-ing of a Truth Machine Mark Zuckerberg Directed Meta to Create a Prediction Markets App We want to hear from you. Email us at hardfork@nytimes.com. Find “Hard Fork” on YouTube and TikTok. Subscribe today at nytimes.com/podcasts or on Apple Podcasts and Spotify. You can also subscribe via your favorite podcast app here https://www.nytimes.com/activate-access/audio?source=podcatcher. For more podcasts and narrated articles, download The New York Times app at nytimes.com/app. Hosted by Simplecast, an AdsWizz company. See pcm.adswizz.com for information about our collection and use of personal data for advertising.

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    1 h 7 min

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