À la une de la presse, mercredi 20 mai, l’alerte de l’OMS sur "l’ampleur et la rapidité" de l’épidémie d’Ebola en RD Congo, où plus de 130 décès sont suspectés, et la course contre la montre sur le terrain. La coopération controversée de l’Italie appuyée par l’UE, avec les autorités libyennes et tunisiennes pour lutter contre l’immigration. Une déclaration, en France, sur l’âge minimum au baccalauréat. L’importance des tables de multiplication. Et un renard amateur de pétanque. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’alerte de l’Organisation mondiale de la santé sur "l’ampleur et la rapidité" de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RD Congo, où plus de 130 décès sont suspectés. Un "branle-bas de combat", une course contre la montre : contactées par La Croix, les ONG sur le terrain se préparent à affronter "Bundibugyo", la souche encore mal connue du virus à l’origine de cette nouvelle flambée. Selon ces soignants, l’urgence immédiate est de "mettre l’accent sur la mobilisation communautaire" et de "sensibiliser" aux gestes barrières. Des gestes pour sauver des vies en attendant l’arrivée des renforts et d’un éventuel vaccin. D’après le quotidien britannique The Guardian, l’urgence de la situation conduit l’OMS à envisager la possibilité d'utiliser "des vaccins ou des médicaments encore expérimentaux". Dans un entretien accordé au journal suisse Le Temps, le virologue Jean-Jacques Muyembe, qui avait codécouvert Ebola en 1976, prévient que la lutte "va demander des efforts énormes" et met l’accent, notamment, sur la nécessité de "sécuriser les cérémonies funéraires", car "si les soignants tombent malades, les gens vont fuir l’hôpital". Le Temps publie un dessin de Chappatte sur l’inégalité de l’accès aux soins entre les Occidentaux et les Africains : "En Occident, ils ont droit à des épidémies en croisière de luxe", commente un Africain, dans une allusion à l’épidémie d’hantavirus sur le navire Hondius. À voir aussiRD Congo : l'OMS alerte sur "l'ampleur" de l'épidémie d'Ebola La presse internationale appelle à la mobilisation générale. Pour The Financial Times, qui s’inquiète de "l’impréparation mondiale" face aux futures pandémies, cette nouvelle épidémie d’Ebola "souligne la menace des zoonoses, ces maladies transmissibles de l'animal à l'homme", un risque "multiplié" par "la déforestation, l'empiètement humain et le changement climatique", lui-même aggravé par l’affaiblissement de l’OMS après le retrait des États-Unis et de l’Argentine. Le Pays évoque "la nécessité pour tous les pays, notamment africains, de disposer de plans de riposte", "car les épidémies ne préviennent pas", et la nécessité de ne "surtout pas réagir au cas par cas". Le journal burkinabé, qui évoque lui aussi le problème du retrait américain de l’OMS, observe que "la RD Congo dispose de terres rares très convoitées par les États-Unis, (et qu’) il n’est pas exclu qu’ils changent leur fusil d’épaule en volant au secours" de la RD Congo. Interrogé sur le sujet, le secrétaire d’État Marco Rubio cité par Le Soir belge, déclare que l’OMS a "un peu tardé" à identifier l’actuelle épidémie d’Ebola et annonce le déblocage de 13 millions de dollars pour des opérations "d’intervention immédiate" et l’ouverture d’environ 50 cliniques. À lire aussiRD Congo : l'inquiétante propagation d'une souche rare du virus Ebola, sans vaccin ni traitement L’Afrique, où le gouvernement italien, soutenu par l’Union européenne finance, équipe et entraîne les garde-côtes libyens et tunisiens, malgré leurs exactions. Le Monde décrit "une collaboration sans état d’âme pour bloquer les migrants" tentant de gagner l’Europe, une collaboration qui s’est "intensifiée" depuis l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, d’après le journal. Le Monde fait état de liens étroits et parfois "opaques" avec les acteurs libyens, responsables d’interceptions en Méditerranée "brutales" et "potentiellement contraires au droit international". Des liens resserrés aussi avec la Tunisie, "où les exactions contre les migrants subsahariens" sont fréquentes, surtout depuis que le président Kaïs Saïed "a développé un discours inspiré du "grand remplacement", cher à la famille politique de Giorgia Meloni", et qui a conduit à l’augmentation des tentatives de partir vers l’Europe". Pour clore cette page Afrique, un coup d’œil au Soir. Le journal belge annonce que les descendants de Patrice Lumumba vont déposer une plainte contre l’État belge pour son rôle présumé dans l’assassinat l’ancien Premier ministre congolais, après le décès, en début de semaine, de l’ancien diplomate Etienne Davignon. Il était le dernier responsable à pouvoir répondre d’une possible responsabilité individuelle dans ce dossier. En France, le ministre de l’Éducation nationale se dit favorable à un âge minimum au baccalauréat. Alors que le plus jeune candidat au bac 2026 a moins de 10 ans, Edouard Geffray dit vouloir "éviter que des enfants soient préparés de manière intensive à un examen" ne correspondant pas à leur "niveau de maturité". Quand on a moins de 10 ans, savoir lire, écrire et compter, c’est déjà pas mal. À ce propos, savez-vous combien font 9 x 6 ? (54). Selon The Times, qui cite une étude sur le sujet, il apparaît que c’est la multiplication la plus susceptible de piéger les personnes interrogées, la plus facile étant 11 x 8, comme le montre un tableau sur le degré de difficulté des tables de multiplication – à savoir par cœur, bien sûr, car le fait de pouvoir répondre automatiquement réduit "la charge cognitive", comme disent les chercheurs, pour aborder ensuite des maths plus complexes. En Premier League Manchester City a concédé mathématiquement le titre de champion à Arsenal, en faisant match nul, mardi soir face à Bornemouth. La joie des "Gunners" fait bien sûr la Une de toute la presse sportive outre-Manche. "Ils sont partis et ils l’ont fait", salue The Daily Mirror, en rappelant que cela faisait 22 ans qu’Arsenal n’avait pas décroché le titre. À lire aussiPremier League : Arsenal sacré champion d'Angleterre pour la première fois depuis 2004 Lui, préfère visiblement la pétanque. Un mot, pour terminer, du vol pas ordinaire raconté par nos confrères de France Info. Un renard est accusé d’avoir volé 19 boules de pétanque pour une valeur totale estimée de 900 euros. La bestiole a été prise en flagrant délit par une caméra de surveillance. Un renard qui préfère les boules aux poules, l'histoire ne dit pas, en revanche, s'il tire ou s'il pointe. Ni s'il a volé aussi le cochonnet. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.