AMAROK

SUN | Le Son Unique

Un programme pour les aficionados de rock progressif mettant en avant les ténors du genre nés dans les années 70 et leurs héritiers (notamment le néo-prog), mais faisant aussi la part belle à la nouvelle génération de talents hexagonaux et locaux pour ainsi dire jamais diffusés sur les radios commerciales. Bref, un mélange d'artistes renommés et en devenir ! Et comme les frontières du genre sont floues, il n'est pas rare d'entendre dans Amarok des musiques non connotées "rock prog" mais les sonorités, les compositions, se fondent dans la couleur de l'émission. Oui, Thierry Joigny aime faire valser les étiquettes ! Chaque jeudi, à 20h Suivez Amarok sur Facebook

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    -3 h

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    Quant on fait une émission consacrée au rock, notamment progressif, mais même plus généralement  inspiré des 60 / 70's, on ne peut que constater la raréfaction tout autant progressive des talents à l'origine de ce courant, inéluctablement de saison en saison et cette dernière en aura été cruellement exemplaire… Mais reste cet héritage sans cesse remis sur le métier par de compétences, le numéro de ce soir en est donc encore un exemple frappant. Commençons donc par l'hommage : née David Palmer, sexuellement réassignée en 2003 pour devenir à l'état civil DEE PALMER, l'ex claviériste-arrangeuse de JETHRO TULL a donc à son tour rejoint notre Emile pour aller "torcher le cul du firmament" cette semaine. Dee avait une formation de musique classique, et l'on sait à quel point le rock progressif est friand de ce genre de talents. Ainsi avant même l'acte de naissance officielle de ce courant musical, Ian Anderson faisait appel aux compétences d'arrangeuse orchestrale de Dee sur le 1er album du groupe "This Was" en 1968, collaboration qui restera systématique puis évoluant vers le poste de musicienne de session pour finalement accéder à celui de co-claviériste officielle et membre à part entière du groupe entre les albums "Songs From The Wood" (1997) à "Stormwatch" en 1979 et dont je vous propose un extrait ici. Par la suite, Dee sera arrangeuse pour divers projets dont cinématographiques. Outre sa participation à Jethro Tull, je retiens de son talent le magnifique album de collaboration entre les membres de Yes (époque 1993 avec Jon Anderson, Steve Howe et Bill Bruford de retour ponctuel) et le London Philarmonic Orchestra pour le magnifique  "Symphonic Music Of Yes". Dee Palmer avait 88 ans. Mais on en a encore sous le coude, et à commencer par TIMELESS dont je vous présentais le premier album il y a seulement quelques mois alors que les deux membres de ce duo sont des musiciens expérimentés, chacun ayant suivi son chemin indépendamment car séparés par l'océan l'Atlantique, ce qui n'est pas rien ! Mais par la grâce des technologies actuelles, nos sages et expérimentés amis Tim Taylor aux USA et Les Shaw en Angleterre ont donc produit ce bel ouvrage que je vous recommande chaudement : " The Wolf Of Time", pas mal du tout pour des p'tits jeunes !! Et comme j'avais envie à mon tour de faire plaisir au très sympathique Les (à l'écriture et au chant de Timeless), avec lequel j'ai pu avoir quelques échanges au cours desquels il évoquait un titre de FAMILY sur le second album de la bande à Roger Chapman (Family Entertainment de 1969), je lui dédicace donc bien volontiers ce titre, d'autant que le plaisir est partagé ! Roger Chapman qui s'est illustré cette année par sa participation aux concerts du Tribute Band espagnol OPUS ONE, un projet consacré au Maestro Mike Oldfield et qui à déjà fait appel aux voix emblématiques utilisées par Oldfield telles que Maggie Reilly, Anita Hegerland ou encore Barry Palmer et même la fille du regretté Kevin Ayers ! Le seul défaut d'Opus One est de ne pas quitter la péninsule ibérique. Va falloir que je descende moi-même ?!          Autre anglais devenu familier d'Amarok : RICHARD ANTHONY BEAN. Rappelez vous en fin d'année 2025 je vous présentais son nouvel album "Geostrophic Pathways". J'avais par ailleurs diffusé l'extrait "Luminous". Ce soir je reviens sur ce titre dans une version alternative parue cette année en single, avec arrangements et jeux de guitare de PAUL LANDRY. Nos deux amis ont la même appétence pour ces musiques atmosphériques et j'ai toujours plaisir à faire connaître à mon modeste niveau ces deux illustres musiciens anglais tellement sous représentés de ce côté-ci de la Manche !     "Octane" est un carburant (comportant 8 atomes de carbone pour X etc...ne m'en demandez pas trop quand même !!) et ce chiffre 8 correspond aussi à l'ordre chronologique de sorties des galettes fabriquées à base de pétrole par SPOCK'S BEARD. Alors la photo d'une pompe à essence sur la pochette est plus que justifiée ! Au-delà de ces considérations esthétiques, l'album de D'Virgilio, Morse and Co paru en 2005 proposait un son assez "rock" (vous me direz on est la pour ça ! ) mais un rock plus direct et sans doute plus accessible en tout cas, toujours plaisant à écouter aujourd'hui !    Et puisqu'on est dans la branche "metal" du rock progressif, permettez moi de vous représenter une nouvelle fois cette formation venue de Tours :  ELEMENTS. Un son musclé certes mais également accessible, s'approchant parfois de la pop et leur 1er album "Nouvelle Ere" par en 2023 inaugure sans aucun doute une nouvelle scène française progressive avec laquelle il faudra compter et avec grand plaisir ! Ils seront de passage à Nantes dans le cadre du PROG NIGHT au Floride ce 26 juin, aux côtés d'Unsquare et d'HamaSaari, qu'on se le dise ! Notre régulier détour italien nous emmène cette fois en Sicile avec ALCANTARA, un groupe que je découvre avec ce 2ème album "Tamam Shud" sorti l'année dernière. Un album qui se mérite, il faut en effet quelques écoutes pour s'approprier son contenu dont la musique croise les routes du Rock Progressif, psychédélique et du blues. Le groupe revendique des influences chez Pink Floyd et Riverside notamment et considère, à juste titre, qu'il se parcours de façon immersive et non comme on écoute une playlist ou une compilation. Je valide et souscrit ! Un album dont les écoutes au casque vous rendent assez vite addict et si vous tombez sous le charme italien, sachez qu'un album live sera publié dès demain vendredi ! Chouette, j'ai tout l'été pour m'y plonger !  En 1978, THE ALAN PARSONS PROJECT publiait son 3ème opus : "Pyramid", qui après "The Tales..." et "I Robot", prenait un virage plus pop préfigurant l'orientation du groupe dans les 80's à venir mais toujours avec cette exigence ne serait-ce que la pour la qualité de production irréprochable ! Faut dire que MR PARSONS avait quelques expériences enrichissantes sur son CV, notamment auprès de George Martin et des Beatles (on le voit même presque encore gamin sur le toit de "Apple" lors de ce célèbre et ultime concert sauvage des "Fab Four" en 1969). Quant à "Pyramid", il s'agit d'un album concept autour des pyramides de Gizeh. Peut-être a-t-il été inspiré par l'art-work de la pochette de "Dark Side Of The Moon" dont il reste sans doute l'ingénieur du son le plus envié de la profession !  J'espère qu'à part Amarok, vous écoutez plus généralement la radio, surtout SUN bien sur et notamment l'émission SUN MUSIC ADDICT ! Il s'agit d'un programme permettant à des talents régionaux émergents de jouer en live dans nos beaux studios nantais avec, cerise sur la gâteau, de la vidéo !  C'est à l'occasion de l'une de ces séances que vous avez alors peut-être entendu (et vu)  .RESSAC. pour la première fois. Une belle fusion, une musique introspective qui, pour ce qui me concerne, n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd ! Si j'évoquais en début d'émission ces artistes qui le temps passant partent les un après les autres, ils restent éternels par leurs œuvres bien sur mais je crois aussi par l'héritage qu'ils laissent. Alors en voyant émerger ces quatre copains nantais talentueux que sont Simon, Charles, Nicolas et Ewen fondateurs de ce groupe .RESSAC. , je suis rassuré ! Non seulement ils perpétuent l'âme de leurs prédécesseurs mais renouvelle ces musiques offrant peut-être à Amarok quelques beau jours et surtout nous offrent autre chose que le "mainstream" des sentiers battus de la star'ac !  D'ailleurs vous pourrez les voir très prochainement en sortie de résidence, non pas au Château de Dammarie-Les-lys mais au FERAILLEUR à Nantes ce mardi 23 juin, avis à la population ! En attendant, un nouvel extrait de leur premier EP éponyme dans ce numéro. Pour clôturer cette émission, retour en Angleterre et sur un album sorti il y un peu plus d'un mois mais tellement apprécié que j'avais envie de m'en resservir une tranche et de vous en faire profiter aussi ! THE PARADOX TWIN a publié son 3ème album (après un premier essai très réussi et d'ailleurs justement acclamé par la presse en 2018, essai transformé ensuite pour le 2ème opus ! ). "A Romance Of Many Dimensions" tout juste sorti des presses à CD est produit par John Mitchell (d'Arena notamment) qui a les oreilles aussi bien affutées que celles de Spock ! Quant on aime… !      Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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    11 juin

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    Un nouvel album de PHIDEAUX c'est un bel évènement ! Malheureusement "AutoMoto Animus", titre de ce nouvel opus du multi-instrumentiste texan (dont la musique est traversée par des influences allant de Jethro Tull à Pink Floyd, en passant par Genesis, Vand Der Graff ou encore Bowie), ne sortira qu'après cette saison. Mais le bougre nous laisse une jolie carte de visite avec un premier single à découvrir en ouverture de ce numéro !  La fin de saison approche et il ne reste plus grand chose des atours de Cunégonde qui s'est gracieusement dévoilée depuis la rentrée. Le dernier album d'ANGE vous aura été entièrement exposé tout au long de ce cycle 2024/2025, un superbe opus dans lequel la voix de Tristan Décamps est désormais prédominante mais le Père n'a pas dit son dernier mot, celui de la fin de cet effeuillage sonore sera en effet laissé à Christian Décamps dans notre ultime épisode de fin de saison ! Un groupe qui ayant quelques difficultés à se trouver un nom, "oiseau rare" (but in english in the text!), publie son premier album éponyme en 1969 après avoir été repéré par Tony Smith, le manager de Genesis et Van Der Graaf Generator. Belle opération pour le businessman car le titre "Sympathy" va pulvériser les charts, surtout hors de leur Angleterre natale (il seront par exemple numéro un en France). Mais comme ce "tube" est suffisamment diffusé dans toute bonne radio commerciale qui se respecte, je vous propose donc ici un autre extrait de ce coup d'essai réussi, premier d'une série de 5 albums jusqu'à la dissolution des RARE BIRD en 1974. Parlons maintenant d'une naissance, l'arrivée dans la scène régionale d'un groupe jazz fusion baptisé UNSQUARE. Ce quartet nantais se définit comme du jazz progressif. Deux singles ont été publiés en 2025 sur les plateformes de streaming et un premier EP est attendu pour la fin de cette année. En cas d'impatience ou de curiosité, vous pourrez aller les voir en concert dans le cadre du PROG NIGHT qui se déroulera au Floride à Nantes le 26 juin. Ils y partageront l'affiche avec les groupes Elements et Hamasaari. En attendant, l'un de leurs singles est proposé à vos cages à miel dans cette émission. Autre nouvelle formation, cette fois, plutôt le versant métal du prog : DUALISIS. Un métal qui reste mélodique et accessible avec une jolie voix féminine. Leur 1er EP  "Us" est de bonne augure pour la suite. Ils seront également visibles sur pas mal de scènes avec un agenda bien rempli jusqu'à la fin de l'année ! Pour la région de votre radio préférée, je peux vous indiquer demain 12 juin le V'n B de Saint-Herblain, sinon plus tard et plus au nord : Hennebont (Morbihan) le 10 juillet. Plein d'autres dates sur leur site !  Direction les Pays-Bas avec le nouvel album de GLORIOUS WOLF : "Elements Of Hope". J'ai découvert ce projet porté par Ruud Dielen il y a maintenant 3 ans et quel plaisir de replonger dans son univers ! Ruud est un passionné et s'inspire du rock progressif "old school". Mais attention il produit toutefois une musique ancrée dans notre époque et superbement produite. Le concept de sa dernière œuvre est le passage d'un enfant à l'âge adulte dans un monde chaotique, se retrouvant confronté à de nouveaux défis, comme l'IA. Mais comme le titre l'indique, il y a des raisons d'espérer !  Depuis que Sony s'est offert le catalogue de PINK FLOYD, les commerciaux de la firme se démènent pour nous amener à dépenser régulièrement nos soussous dans leur popoche en revisitant sous toutes les formes possibles les productions de la poule aux oeufs d'or… Cette fois encore ils font appel à Steven Wilson pour rafraichir un peu le teint de cette institution. Il s'agit cette fois d'une compilation de 7 titres considérés sans doute comme les plus "bankables" pour essayer d'attirer un nouveau public et d'un 8ème pour nous convaincre, nous les anciens, de mettre aussi et encore la main à la poche, ce titre étant proposés dans une version quasi inédite  ! 1977, l'album "Animals". Rappelez-vous l'album commence par un très court titre acoustique dédié à la nouvelle femme de Roger Waters, Carolyne Christie. Ce titre, "Pigs On The Wings", est repris en clôture de l'album pour une 2ème partie toute aussi courte. Or à l'origine, cette chanson ne devait en faire qu'une seule, avec sur le pont, un savant l'un de ces solos de guitare comme  David Gilmour sait si bien les faire. Par mégarde en tripatouillant la console pendant l'absence de l'ingé-son, nos musiciens effacent le solo de guitare (on est à l'ère de l'analogique, l'opération est irréversible). Entre alors en cabine Snowy White, guitariste de soutien de scène du groupe (qui collaborera ensuite avec le claviériste Richard Wright pour son premier album solo "Wet Dream" en 1978 puis avec Roger Waters après son départ du Floyd). On propose à Snowy de jouer un solo sur le pont de "Pigs On The Wings", la prise est gardée et le titre est prévu de sortir sous cette forme. Mais Waters choisi finalement de couper le titre en deux partie pour "encadrer" l'album, exit le pont et donc  la partie de Snowy White. La prise originale est toutefois disponible (mais rare !) sur la version cartouches 8 pistes de l'album, concurrence à l'époque de la cassette audio et qui avait pour avantage de pouvoir tourner en boucle sans avoir à être retournée. Ce format, bien plus encombrant que la cassette, sera utilisé essentiellement en radio pour les jingles et les pubs mais ne sera pas développé pour le grand public en Europe. Il connaîtra une distribution assez confidentielle en Amérique du Nord. En anglais cette cartouche est appelée tout simplement "8-tracks cartridge", ainsi la nouvelle compilation, comportant par ailleurs 8 titres a donc été baptisée du double juste titre  "8-Tracks". L'extrait proposé dans ce numéro est cette rare version "non coupée" et avec le solo de White que personnellement je n'avais jamais entendue !    Revenons en France, y compris dans le texte avec une écriture véritable pièce d'orfèvrerie :  ALCAZ.    Je ne connaissais pas  encore ce duo marseillais dont le dernier album intitulé "Le Nid des Anges" est paru l'année dernière.  7ème opus de Jean-Yves Liévaux et Viviane Cayol, mais malheureusement Viviane a été emportée par la maladie peu de temps après sa publication. Reste ce bel héritage que je ne connaissais pas, une musique et des mots que je vous invite à parcourir et une pensée pour Viviane, qui par ailleurs était également peintre. Extrait de ce "Nid des Anges" dans cet épisode d'Amarok. Repartons aux USA, pas pour la coupe du monde (qui à vrai dire m'importe peu), mais pour ce diptyque orwellien "2084" par BUILT FOR THE FUTURE. Il s'agit du 4ème album de ce groupe de San Antonio (Texas). Curieusement le communiqué de presse ne le cite pas mais "2084 La Fin Du Monde" est un livre de Boualem SANSAL. Alors je ne sais pas si le groupe s'en est inspiré ou en a juste repris le titre , n'ayans pas (encore) lu cet ouvrage. Mais côté musique, il s'agit donc après "2084 Heretic" (le précédent album) de "2084 Empire" qui paraît en double CD.  Nos texans futuristes sont de musiciens qui écumaient déjà les scènes dans les années 80 mais qui, motivés par les croisement du rock progressif et de la pop qualitative, de Tears For Fears et Rush à Pink Floyd (encore eux !) décidaient donc de construire l'avenir avec ce beau projet et leur style personnel. Bien leur en a pris, un bel univers à découvrir. Si MIKE OLDFIELD et Richard Branson étaient potes à l'époque de Tubular Bells et dans début des 70's, le second, patron entre autres des disques Virgin, est devenu le meilleur ennemi du premier qui rongeait son frein (bizarre ça comme expression d'ailleurs, qui fait ça ?!!!) en attendant d'être libéré de ses obligations contractuelles au sein du célèbre label. En guise d'ultime album, alors que le milliardaire attendait de son poulain une nouvelle version des fameuses cloches tubulaires, le Maëstro publie en 1991 l'album libérateur "Heaven's Open" qu'il signe de son prénom complet "Michael" et dont il s'approprie exceptionnellement le poste de chanteur principal (ce qui n'est pas sa qualité première). Comme s'il voulait savonner la planche de son patron avant de livrer le "Tubular Bells II" tant attendu à sa nouvelle écurie WEA dès l'année suivante. Un album atypique donc, mais où Oldfield se lâche par exemple en flirtant à sa manière avec des rythmes reggae sur le titre diffusé dans cet épisode : Rendez-moi tous mes attributs !  L'une des influences "old school" de Ruud (cité plus haut pour Glorious Wolf) a peut-être été ce groupe de compatriotes des seventies : FOCUS. On retrouve ici les néerlandais sur le 2ème album logiquement intitulé à l'origine "Focus II" et paru en 1971, album devenu par la suite plus connu et réédité sous le nom de "Moving Waves", histoire de finir en douceur cette nouvelle étape au pays des musiques progressives, l'une des dernières avant la fin du voyage dans deux semaines déjà…   Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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    4 juin

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    "Rock Bottom", le film consacré à l'album mythique du grand ROBERT WYATT et réalisé par Maria Trenor sera projeté au cinéma Jacques Tati de St Nazaire ce mardi 9 juin à 20h30. Un évènement "Cinéma et Causeries" organisé par le VIP, au cours duquel j'aurais l'honneur d'animer un échange à l'issue de la séance. Ce film, sorti en 2024 à l'occasion du 50ème anniversaire du Chef d'Œuvre de Robert Wyatt, est une belle réussite de la cinéaste espagnole :  délicat, mélancolique, tragique et à la fois positif et poétique, avec un zest d'humour so british, en fait, le reflet du monument vinylique de l'ex-Soft Machine. L'émission de ce soir s'ouvrait donc avec un extrait de cet album dans lequel j'ai pris beaucoup de plaisir à me replonger pour cette occasion unique !  Autre figure du rock progressif des ces années 70, GENESIS sortait en 1972 son "FoxTrot" et Peter Gabriel s'emparait sur scène du symbole de la pochette de l'album, la femme-renard, et ce, à la plus  grande surprise de ses collègues eux-mêmes sur scène à Dublin lors de la tournée consécutive, le facétieux chanteur s'était bien gardé de les en avertir ! Extrait de cet album dans ce numéro… et pas le plus court !  Mais même de ce côté de la manche et même aujourd'hui, en faisant preuve d'un peu de curiosité, les aficionados de rock progressif ont de quoi se réjouir ! Si vous suivez Amarok, vous y avez sans doute déjà entendu Apairys que j'ai eu le bonheur de diffuser. L'une de ses composantes, Silvain Goillot alias SILV, vient de publier son 2ème album solo (avec quelques talentueux comparses) : "La Danse Des Contraires". C'est un véritable coup de cœur, je vous le dit tout net ! Quelle belle écriture et quelle force de frappe ! Ah oui, l'instrument de prédilection de notre albigeois est la batterie, aussi habile avec ses toms qu'avec les mots !  Mais il est aussi multi-instrumentiste, et quand je parle de force de frappe, c'est toujours en subtilité à l'instar de l'instrumentation et des textes. Et si vous prenez soin d'écouter sa musique dans de bonnes conditions, alors je vous promets un voyage fantastique dans son univers. Une véritable et sincère recommandation ! J'avais adoré le 1er album, ce second opus transforme l'essai ! Evidemment je vous le conseille en version physique, car en plus le contenant est digne du contenu !  Bien plus au nord, je vous propose une trilogie néerlandaise. D'abord avec encore une belle nouvelle sortie :  "Humanised" par KRISTOFFER GILDENLOW.  Le 6ème album de l'ex-Pain Of Salvation se veut le miroir peu flatteur de notre société surproductrice, surconsommatrice, superficielle, cupide et j'en passe… Oui je sais, ce n'est pas très flatteur pour nous, humbles humains. Et puis l'enfer c'est les autres n'est-ce pas ? Mais dit avec la voix magnifique de Kristoffer, ça passe crème (à propos de son organe vocal, je vous conseille de jeter une oreille sur son interprétation magistrale de "The Lost" dans l'album de Nine Skies "The Lightmaker", quel régal !  En 1993, ANEKDOTEN, après avoir écumé les scènes à jouer la musique de leur mentor King Crimson, Vand Der Graaf Generator ou encore (et soyons en fier ! ) Magma, le groupe passe à la vitesse supérieure en se risquant à proposer un premier album avec ses propres compositions : "Vemod". Bien leur en a pris ! Ils mènent depuis une belle carrière et sont reconnus parmi les pionnier du néoprog nordique, tout en continuant d'intégrer dans leurs concerts des morceaux de leurs illustres aînés. "Vemod" vient tout juste  de s'offrir une cure de rajeunissement avec une réédition augmentée de raretés et démos, assortie d'un livret d'une vingtaine de pages. Extrait dans ce numéro. Toujours dans le grand nord  (l'épisode caniculaire de la semaine dernière m'a forcément inspiré ! ), A LIQUID LANDSCAPE dévoile enfin un nouvel album après une "courte" pause d'une petite décennie ! Formation née fin des 90's, début 2000, mais qui adoptera ce nom seulement en 2009 et publiera alors deux albums et un EP jusqu'en 2016. Pour diverses raisons de disponibilités individuelles, l'activité va ralentir et l'arrivée de la pandémie covid 19 n'aura pas aidé à remettre la machine en route. Cela dit, les membres du groupe ne sont pas restés les bras ballants et finalement nous parvient enfin un 3ème album intitulé "Rogue Planet", toujours dans un esprit "art rock" mais avec une orientation plus rock alternatif style années 90/2000, faisant de cet opus un album accessible mais qui ne l'empêche pas d'être qualitatif, avec un propos pas plus optimiste que celui de leur collègue Kristoffer Gildenlöw, puisque ce phénomène d'astrophysique de "planète vagabonde" est en réalité une métaphore sur notre condition humaine qui part peut-être à la dérive, décidément ….  Alors, prenons la fuite vers la lumière de l'Italie pour clôturer avec optimisme ce numéro et puis comme "c'était mieux avant", soyons fou, remontons le temps en 1972 ! Un court extrait de l'album "Uomo Di Pezza" par LE ORME, précurseurs du synthé transalpin. Cet album aura fait un carton dans son pays et l'année suivante, le groupe vénitien se fera connaître à l'international avec le génial "Felona E Sorona", mais ça comme le chantait un ancien du Martin Circus… c'est une autre histoire…  Thierry Joigny  AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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    28 mai

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    J'espère que vous aimez le saxophone ! A l'occasion de la présence de l'excellent JOHN HELLIWELL, LE saxophoniste de SUPERTRAMP durant tout ce week-end à Blain (44) dans le cadre du festival MOVIES ON THE ROCKS, la 1ère partie de ce numéro est consacré au Maître de Cérémonie des super clochards. Sans doute l'ultime occasion de voir cette légende dans la région !  A L'origine de ce festival, le nantais ALAN SIMON entre autres cordes à son arc, auteur-compositeur et réalisateur. Donc bien légitime pour organiser cet évènement alliant 7ème Art et rock ! L'occasion de vous faire quelques toiles (dès ce vendredi soir avec "Woodstock") et d'assister à des concerts, notamment de notre John et son "Big Tramp" qui reprendra les grands standards de Supertramp à la sauce jazz, mais aussi CALI et pour la fin en apothéose dimanche soir : Excalibur, le fameux concert mythique (5 albums au compteur depuis sa création par Alan en 1998, qui a réuni autour de la Table Ronde un grand nombre de Ladies et Chevaliers souvent issus de la scène progressive et souvent entendus dans cette émission ! ).  Durant la première demi-heure de cet épisode d'Amarok on retrouve donc John et son instrument sur un extrait live (histoire de vous mettre dans l'ambiance ! ) de SUPERTRAMP, le fameux enregistrement au Pavillon de Paris en 1979 avec un titre vocalement interprété par le regretté Rick Davies, le co-fondateur de la formation qui nous a quittés il y a quelques mois (je vous renvoie au replay du numéro d'Amarok du 11/09/2025, 2ème numéro de la saison qui lui était en grande partie consacrée.). Puis John avec sa formation jazz pour une reprise du répertoire de ses anciens collègues sur l'album "JOHN HELLIWELL' Supertramp Big Tramp" paru l'année dernière. Depuis plusieurs années, John se produit et sort des albums de jazz, avec un son tout à son image sereine, flegmatique à l'anglaise et pour l'avoir rencontré à quelques reprises, charmant et accessible. Bref, il ressemble à sa façon de jouer !  Je ne pouvais pas évoquer ce festival organisé par ALAN SIMON et qui se terminera dimanche soir par des extraits de sa fameuse saga Excalibur, sans vous en proposer un bel exemple ! J'ai choisi un titre issu de l'album le plus récent de l'épopée, le volume V : "Moves, Cry, Act, Clash!" sorti en 2021. Sur cet extrait, John, of course, mais aussi Jesse Siebenberg au chant (le fils du batteur de Supertramp Bob Siebenberg et qui avait rejoint le groupe aux côtés de son père il y a quelques années). Enfin, le magicien de la six cordes , ex-Genesis : STEVE HACKETT himself !  Cette première partie se termine avec PINK FLOYD, dont le guitariste David Gilmour avait été invité sur le titre éponyme de l'album "Brother Where You Bound" de Supertramp paru en 1985. Une fresque déjà incroyable mais que Gilmour avait sublimée ! Le nouveau patron du Floyd invitera à son tour John pour le nouvel album du Floyd "A Momentary Lapse Of Reason" en 1987 et qu'on retrouve donc encore ici. A notez pour l'anecdote que ces deux albums évoqués sont particuliers pour chaque groupe : premier disque sans Roger Hodgon pour l'un et sans Roger Waters pour l'autre …  Laissons John reprendre son souffle pour le festival de Blain.  Mais le dernier titre de cette première partie de l'émission est encore du PINK FLOYD (veinards ! ). Cela dit j'aurais préféré me passer d'avoir à rendre cet hommage. En effet, vendredi dernier, le 22 mai, Dick Parry s'en est allé… Les fans du Floyd savent la contribution que ce saxophoniste a pu apporter sur quelques uns de leurs albums et concerts des 70's : "Dark Side Of The Moon", "Wish You Were Here" et son retour sur l'album "The Divison Bell" en 1994 ainsi que sur le live consécutif "Pulse". J'ai eu la chance d'assister à l'un de ces concerts de 1994, quoi qu'on en dise sur le Floyd post-Waters, c'était fabuleux !  Et puis pour clore cette partie saxo de l'émission, sachez qu'un grand musicien nous a quittés cette semaine : SONNY Rollins (qui s'était illustré aux côtés et entre autres de Miles Davis, Charlie Parker ou encre John Coltrane, nous a quitté ce lundi à l'âge vénérable de 95 ans (le souffle ça conserve !)    Pour la seconde partie de l'émission, on commence avec une plongée les 70's avec CAMEL, vu les températures, voilà un groupe de circonstances, hydratez vous !! A ces fins, je vous ai choisi un extrait de "Rain Dances" de 1977 et l'occasion d'évoquer encore un peu l'instrument guest de la 1ère partie de l'émission puisque cet album est marqué par l'arrivée de Mel Collins au saxo, qui pour expérience sur son CV, peut s'enorgueillir d'y inscrire King Crimson. Collins qu'on retrouvera notamment chez Alan Parsons Project dans les 80's et qui surtout sera demandé par tous les plus grands. On le retrouvera alors dans une liste de collaborations plus grandes que mon bras, et pourtant j'ai le bras long !! L'exploration de l'excellent "Out Of Step" des non moins talentueux ESTHESIS se poursuit avec cette fois, un instrumental, titre de clôture de l'album. Et si Aurélien Goude est à l'origine du projet Esthesis, son auteur-compositeur, ce titre a la particularité d'être co-signé avec ses musiciens talentueux qui font partie de l'esthétique sonore du groupe. Bravo à Arnaud (batterie), Marc (basse), Rémi (guitare) et Mathilde (vocaux) car Aurélien, outre ses capacités d'écriture, a aussi ce talent de réunir les gens compétent nécessaires pour faire fonctionner son projet, comme je vous incite à le constater le 26 septembre prochain à l'Alhambra de Paris 1ère partie des cultissimes IQ  ! Avertissement pour le titre suivant : SUNO est à la manœuvre. Normalement pour moi c'est un gros mot ! Il s'agit en effet du célèbre logiciel de création par IA. Et par principe j'évite d'en diffuser. Toutefois, l'histoire de DICK DER HEIJDE est particulière. Né en 1963, ce musicien néerlandais fut victime d'un AVC à l'âge de 28. Totalement paralysé, cet amateur de rock progressif ne pourra s'exprimer que par clignement de l'œil pour communiquer puis interagir avec un ordinateur. Il deviendra critique musical ayant ,de fait, du renoncer à la pratique musicale.  Mais la technologie apportée par l'IA vient de lui changer la vie en lui permettant par un usage intelligent (humainement), d'exprimer musicalement ses émotions et notamment son syndrome d'enfermement. Alors oui, la production, les instruments et même le chant sont crées artificiellement, mais l'émotion exprimée est bien humaine. Alors après réflexion j'ai décidé de diffuser un extrait de son 1er album, fort justement intitulé  "Locked In". Je n'encourage pas dans Amarok l'usage de l'IA aux fins de création mais dans ce contexte bien précis et touché par l'histoire de Dick,  j'avais à cœur de relayer les émotions qu'il à légitimement souhaité (et je pense réussi) à y véhiculer. Savez-vous que la Lorraine est hardie !! Je sais elle est facile ! En revanche le musicien suivant qui en est originaire est exigent et compétent ! Dans tous les domaines :  production, ingé-son, multi-instrumentiste (même si la guitare reste son jouet de prédilection),  ayant collaboré avec nombre d'artistes tels que Aurore Reichert (Mira Cetii), Ange (et aussi l'ex-Ange Caroline Crozat). D'ailleurs séraphin Palméri,  le nouveau claviériste de la formation qui m'est chère, à participé aux synthés sur le nouvel album de JEAN-PASCAL BOFFO : "Inner World'". Comme sur le précédent opus, Fred Kempf était également de la partie. Encore une très belle réussite de Jean-Pascal que j'ai grand plaisir à vous recommander !  Pour terminer ce dernier numéro du mois, retour sur le JETHRO TULL des années 70, plus précisément en 1971 avec "Aqualung", ici dans sa version dépoussiérée par un savant remixage opéré par Steven Wilson. Si Ian Anderson a relancé l'entreprise il y a quelques années avec de nouveaux musiciens, on a plaisir ici à retrouver un Martin Barre en forme à la six cordes, Maître du barré qui fût d'ailleurs l'un des fameux chevaliers de la Table Ronde de la saga Excalibur d'Alan Simon évoqué en début d'émission ! Ayons tout de même une pensée pour Mick Abrahams, décédé fin 2025. Il était le guitariste d'origine mais ne joua que sur le 1er album du groupe ("This Was" en 1968). AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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    21 mai

    AMAROK

    Ce numéro commence à l'heure zéro : "In The Court Of Crimson King", par  KING CRIMSON, 1969, LE disque considéré par beaucoup comme étant l'acte de naissance du rock progressif avec son rock aux influences musiques multiples : du classique au jazz, au psychédélique ou l'expérimental. Certes la voie avait été préparée par d'autres acteurs depuis 1966/67, notamment par les Moody blues, que je cite car c'est à leur producteur Tony Clark qu'ont fait appel les sujets de ce roi cramoisi pour finalement le remercier et produire eux-mêmes cet album, chose encore très marginale à l'époque. Extrait de cet album pour lequel Robert Fripp et ses amis ont omis de créditer votre serviteur qui a prêté sa bouille sur la pochette ! (vous comprenez pourquoi je fais de la radio et pas de la télé !!) Quelques années plus tard, la vague punk, new wave et la direction de plus en plus commerciale et de moins en moins artistique des majors aura raison des apprentis sorciers de ce courant musical. Heureusement, le néo-prog est arrivé à la rescousse dès le début des années 80 ! Si MARILLION n'est pas le 1er groupe à relever le défi (Pendragon était né juste avant mais leur 1er album est paru après "Script For A Jester's Tear"), le groupe vocalement représenté alors par Fish était alors le vaisseau amiral de ce rock progressif nouveau. Mais pour le représenter, j'ai choisi un titre issu de la discographie période Steve Hogarth qui fêtait son 70ème anniversaire la semaine dernière (bien qu'il ait oublié de m'inviter !). Extrait de "Brave" en 1994. Petit rappel, le groupe passera par la France en fin d'année avec Lazuli en 1ère partie mais attention, c'est presque partout complet !  Retour sur le rock opéra de FOREIGN : "The Symphonie Of The Wandering Jew". Souvenez vous, le 9 avril dernier (le podcast est bien sur toujours disponible sure cette plateforme) , je vous présentais le single "Activated", extrait de cet album initialement paru en 2014 mais dont deux titres ont été réenregistrés et ainsi publiés cette année par son créateur Ivan Jacquin (également aux commandes de Psychanoïa et Raging Project). Le 2ème single, "By The Sea", à l'instar d' "Activated", est réinterprété par Amanda Somerville, une voix qui compte dans le monde du métal symphonique, je  laisse vos cages à miel vous l'assurer !     Décidément ce premier semestre 2026 aura été riche (enfin plutôt dépensier ! ) pour les fans de YES… Dès le début d'année, le groupe aujourd'hui mené par Steve Howe à publié une réédition de "Yes Symphonic Live", puis du monumental "Tales From Topographic Oceans" (1973) avec notamment son remixage par Steven Wilson et autres performances alternatives et en live. Il y a quelques semaines est ressorti "From A Page", un disque particulièrement intéressant dans la discographie yessienne ! A l'origine, il s'agit d'un EP regroupant quelques titres écrits principalement par Oliver Wakeman, héritant des claviers de son célèbre papa Rick, ce dernier présent dans la grande période du groupe et notamment "Tales..." Ces titres de "From A Page" ont été écrits entre 2008 et 2011, période de réactivation de Yes, sans son chanteur d'origine Jon Anderson en "arrêt maladie"... mais avec la voix du canadien Benoit David. Puis ont refait surface les deux membres des Buggles, Trevor Horn et Geoff Downes (ce dernier étant depuis le claviériste officiel de Yes). Ce duo avait intégré la formation pour l' unique album "Drama" en 1980. Un titre, "Fly From Here" avait alors été ébauché et mis de côté.  Alors en 2011, fort de ces retrouvailles, Wakeman, le fils est invité à laisser sa place à Downes et c'est donc avec cette équipe de "Drama" que le groupe va publier l'album "Fly From Here".  Et puis 2015 est marquée par le décès du bassiste Chris Squire (seul membre a avoir joué sur tous les albums depuis son origine). Oliver Wakeman va alors proposer à ses anciens collègues de publier le matériel enregistré avec lui, ce qui sera validé par Yes et le mini album "From A Page" sera publié avec une édition bonus proposant un live de l'époque (enregistré à Lyon). Cette nouvelle version de "From A Page" est intéressante car outre les titres déjà présents sur la 1er version de 2019 (mais ici remasterisés), l'album propose aussi des titres de travail de cette époque 2008/2011 retravaillés ultérieurement par l' équipe de "Fly From Here" voire carrément inédite pour deux d'entre eux. Résultat, cette nouvelle édition de "From A Page" est plus cohérente et complete que la 1ère version et offre des versions alternatives aux titres entendus la 1ère fois sur "Fly From Here" avec un mixage que je trouve plus favorable ou en tout cas mieux équilibré avec les claviers. En comparaison, ceux tenus par Downes figurant sur "Fly From Here" paraissent plus en retrait. A vous de vous faire votre opinion mais cet album "From A Page", même s'il est plus orienté rock-pop qu'un "Close To The Edge" (on n'est pas à la même époque ! ) reste pour moi un excellent opus ! Extrait dans cette émission avec l'un des deux inédits de cette réédition, un titre à plusieurs voix dont celle de son compositeur Chris Squire en lead, émotion garantie … Et ne rangez pas trop vite votre monnaie, prochaine sortie officielle de Yes dans trois semaines avec cette fois un "vrai" nouvel album qui aura pour titre "Aurora".  Direction la Nouvelle-Zélande pour découvrir (en tout cas pour moi) une artiste atypique :  ALDOUS HARDING. Je la découvre avec déjà son 5ème album "Train On The Island". A l'origine musicienne plutôt folk, j'ai trouvé plus que cela dans sa musique. Aldous Harding dépasse ce genre pour des compositions et des sons plus alternatifs avec parfois des influences psychédélique. J'ai pu lire qu'il y avait une certaine filiation avec un certain Sy Barrett, et ce n'est pas faux ! On retrouve sur cet album (j'avoue ne pas encore avoir écouté les précédents) une interprétation oscillant entre minimalime et fantasque. Extrait dans ce numéro et découverte d'une artiste, qui certes ne fait pas à proprement parler de rock progressif mais sa musique s'intègre parfaitement dans notre univers ! A découvrir pourquoi pas sur scène, par exemple le 12 juin, salle Pleyel à Paris ?  Un p'tit tour du côté du rock progressif italien avec MARY NEWSLETTER, formation débarquée dans le rock prog au début des 90's. Malgré un nom mystérieusement anglo-saxon, le groupe joue bien en version originale. Un extrait de leur album "Del Perduto Corragio" et un son assez atypique, mélange de ce rock progressif particulièrement lyrique comme il se doit de l'autre côté des Alpes mais avec un apport psyché/expérimental tel que pouvait l'être un Pink Floyd pré-Dark Side Of The Moon, le tout très bien produit. Du bon son pour nos oreilles gourmandes !  Si "Cunégonde" nous rend visite régulièrement tout au long de la saison, j'ai ce soir mis de côté ce nouvel album d' ANGE pour un voyage dans le temps, plus précisément en 1974, et dans un univers moyenâgeux et fantasmagorique avec un extrait de l'excellent "Au Delà Du Délire". Un album qui ne rappellera pas forcément de bons souvenirs scéniques à son auteur Christian Décamps qui s'était littéralement explosé un talon lors des répétitions de la tournée consécutive à la sortie de ce disque, l'obligeant à chanter sur un fauteuil roulant lors des premières représentations.    Connaissez-vous DENNIS ATLAS ? Personnellement pas jusqu'à présent malgré un 4ème album solo à son actif et son entrée comme claviériste et choriste dans le gigantesque monde du groupe Toto depuis 2024. Ce californien a été bien éduqué puisque nourrit de Styx ou Queen par exemple, nous propose donc cet excellent opus "Principle" qui vient tout juste de sortir du four. Une bonne part à déguster dans ce numéro. A l'instar de Toto, l'histoire de DEEP PURPLE est parfois ardue à suivre, puisqu'en 1971 à la sortie de "Fireball" il y avait déjà eu quelques modifications depuis la naissance de la formation en 1968. Ils en étaient déjà à leur 5ème album et malgré toutes les difficultés, le groupe est toujours actif avec un nouvel album attendu le 3 juillet prochain : " Splat !". Ce sera leur 23ème forfait en studio et l'occasion de profiter de leur passage dans la région à deux reprises : le 18 juin au Hellfest et le 13 novembre au Zenith de Nantes ! En attendant, retour sur "Fireball".   En matière d'instabilités de formations, l'émission se termine avec un champion du genre puisque GONG ne compte plus aucun membre de la formation d'origine suite au décès de son créateur Daevid Allen en 2015 (il avait fondé Gong en 1967 à Paris où il était exilé). Mais surtout les membres restants ne collaborent au projet que depuis quelques années (aucun ne l'a connu au 20ème siècle), on peut s'interroger plus que pour d'autre cas similaires (Yes) de la légitimité du nom, alors que des branches dissidentes ont par le passé œuvré sous d'autres noms mais avec tout de même des membres d'origine ou presque  … Cela dit, je ne suis pas là pour débattre de l'usage du nom de Gong, mais vous proposer un extrait de son nouvel album "Bright Spirit", rassurant sur le respect de l'héritage des aînés, une galette fort recommandable !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    1 h
  6. AMAROK

    14 mai

    AMAROK

    Amarok c'est le jeudi et l'Ascension c'est toujours un jeudi alors il fallait bien que je fasse un jour une thématique, même pour le moins… approximative !  Rassurez-vous, pas de playlist "religieuse"; mais juste un clin d'œil avec deux morceaux portant ce titre similaire ainsi qu'une musque globalement "aérienne" (avec pas mal de synthétiseurs) et /ou aux noms quelque peu évocateurs :  En ouverture d'émission j'ai choisi un titre tiré d'un livre d'Atrhur C. Clarke qui y décrit un système permettant de faire monter à bord d'un vaisseau spatial (de terriens en exil faisant escale en orbite d'une planète), de l'eau grâce à un câble, opération très sensible ayant pour nom  Ascension et dont  le titre figure sur l'adaptation musicale de ce roman sous le même titre "Songs Of Distant Eatrh" par MIKE OLDFIELD en 1994.  Le second morceau intitulé "Ascension" en fin de programme est effectivement une musique dont le terme se rapporte à la spiritualité, publié en 2021 par le King of the Keybords RICHARD ANTHONY BEAN, tiré de l'album éponyme. Un instrumental épique et chargé d'émotions comme Richard sait si bien le faire ! J'en profite pour vous recommander sa nouvelle production : un album de reprises de de l'un des mentors de Richard, le grand Vangelis, sous le titre Pulstar", dix reprises par le disciple anglais disponible !  Entre ces deux titres, une expérience religieuse. Rassurez--vous, je veux parler de ce titre particulier de KEVIN AYERS ! "Religious Experience",  titre de travail de "Singing A Song In The Morning", 1er single de Kevin Ayers en solo sorti quelques mois après son 1er album "Joy Of A Toy" (1969) dont l'extrait "Eleanor's Cake" était placé en face B ("Singing ..." n'étant pas sur l'album original). Le contexte : Avec ses collègues de Soft Machine qu'il vient de quitter, Kevin a donné un coup de main à l'enregistrement de "Madcap Laughs", 1er album solo de SYD BARRETT, leader et co-fondateur de Pink Floyd dont on connait l'état psychique dans il se trouvait alors et qui avait sérieusement besoin de renforts pour aller au terme de cet album…  Durant ces séances,  Syd va enregistrer une piste de guitare pour Kevin, destiné à son single, piste qui ne sera finalement pas conservée dans le mixage final paru début 1970. Hors en 2003, à l'occasion de la réédition de l'album "Joy Of A Toy", ce fameux single réintitulé "Religious Experience" y est ajouté en bonus avec la piste guitare de Syd ! Un beau témoignage et c'est cette version qui vous était proposée dans ce numéro !  Nous avons quitté provisoirement  les Sujets de sa Majesté pour aller faire un tour en Russie y retrouver le duo SUN Q. Bientôt dix ans que ce duo composé d' Ivan Shalimov et Elena Tiron y fait ses gammes et j'avais eu plaisir à diffuser des extrait de leur album "Myth" en 2023. Sun Q propose habituellement une pop-rock à tendance progressive mais sur ce nouvel opus, ils ont imaginé ce qu'aurait pu être "Mythe" s'il avait été écrit dans les années 80, dans la mouvance new wave, synthpop. "Mythwave" n'est pas un réenregistrement de "Myht" mais un aperçu de ce que sa création aurait pu être dans cet univers hybride entre nostalgie analogique et univers cinématique et futuriste. Le visuel de l'album (sorti aujourd'hui même ! )  représente une pochette de vinyle écorné et je lui souhaite une belle… ascension dans les charts !  Autre nouveauté fort intéressante : "Fields And Worms" par  LUCIE SHAME. Je n'ai découvert cette artiste que cette semaine et même si je m'éloigne des musiques progressives, ce single n'est pas hors de propos dans cette émission, un morceau plutôt "art rock - folk" s'il fallait vraiment lui coller une étiquette mais surtout d'un grande sensibilité. Sa créatrice et interprète a reçue une éducation musicale classique au piano mais très vite, elle s'est découvert une appétence pour la poésie, l'écriture et la composition. Et puis le grunge à l'adolescence. Forte de ce bagage hybride, elle enregistre un album sur un simple magnéto cassette à 17 ans dans sa chambre. Ajoutez une expérience de vie personnelle assez rude et vous avez alors quelques éléments pour comprendre sa musique, un croisement entre classique, P.J. Harvey et Kate Bush et ce titre que je vous proposais donc dans ce numéro, un texte évoquant à la première personne la plongée dans l'au-delà d'une suicidée, pas le titre le plus gai de l'émission je vous l'accorde, mais d'une magnifique sensibilité !  Ce qui est incroyable avec cette émission c'est qu'en la préparant je fais encore des découvertes d'artistes pourtant reconnus mais dont j'étais passé à côté… Alors sachant que cette émission est aussi (un peu) suivie au Québec, j'entend déjà des railleries (justifiées) outre atlantique ! !  JEAN-PIERRE FERLAND y a été célèbre, et même animateur de télé ! Mais évidemment c'est sa musique qui m'a interpellé (grâce aux bons conseils judicieux d'un ami musicien). A ma décharge, son œuvre n'est pas spécifiquement "rock progressif" mais quand même : l'album "Jaune", quelle originalité ! Si la structure musicale n'est pas forcément prog, la subtilité des arrangements, le son, tout en fait un album qui a légitimement sa place ici ! D'ailleurs, on y trouve un certain Tony Levin, bassiste futur membre de King Crimson, tiens donc… mais aussi (entre autres) le guitariste David Spinoza qui sera appelé à jouer entre autres belles collaborations (la liste est trop longue) , sur des albums de McCartney, Lennon et Star. Jean-Pierre nous a quittés en 2024 mais il laisse une belle discographie à (re)découvrir peu importe les genres et notamment "Jaune" cette pépite de 1970 donc l'extrait "God Is An America", titre forcément lié au thème de ce numéro mais surtout qui n' a jamais sonné aussi juste face aux égos démesurés d'un Donald ou autres dirigeants actuels, laissez moi rire...jaune !   Il y a quelques semaines, une nouvelle pépite est arrivée  : "Autumn" , le nouvel album du multi-instrumentiste normand (entre autres compétences de producteur, auteur de musique de films) EMMANUEL QUENNEVILLE. A l'inverse de son dernier album "Dôme" qui nous avaient envoyés dans l'espace, ce nouvel opus sonne plus près de nous pauvres pécheurs mais reste aussi pas certains côtés, un album encore aérien (Si vous êtes aficionados de la musique oldfieldienne, vous noterez les influences dans le jeu de guitare d'Emmanuel qui lui confère aussi cet aspect). Plus lyrique aussi, il invite tant à l'introspection qu'au voyage intérieur  (je vous recommande une belle séance d'écoute au casque , imparable ! ).  En bonus, la superbe pochette de l'album digne de la célèbre maison Hipgnosis (à qui l'on doit notamment la plupart des pochettes de Pink Floyd),mais c'est à sa fille Clem qui a réalisé ce beau visuel, image garantie sans intelligence artificielle ! Enfin, sans citer tous les collaborateurs de ce bel album, mais au moins quand même :  Lambert Wilson et Pedro Almodovar ! Le cinéma dans vos oreilles !  Désolé si j'ai plombé l'ambiance avec le single de Lucie Shame, mais je réitère avec histoire de femme découverte dans son appartement londonien trois ans après sa mort. Le talentueux STEVEN WILSON s'est inspirée de cette tragédie symptomatique de notre société d'isolement derrière l'apparence d'être connectés… Le 4ème album solo du fondateur de Porcupine Tree basé sur ce triste fait ...d'hiver social est juste entré parmi les indispensables de ma discographie. Extrait dans ce numéro de "Hand Cannot Erase" sorti en 2015. Je vous rappelle qu'en 2026, Steven Wilson se produira en concert uniquement pour deux dates uniques  : 28 et 29 octobre au prestigieux Royal Albert Hall avec chœur et orchestre, avis aux fans !   Le multi-instrumentiste et producteur anglais BRENDAN PERKINS vient de publier un nouvel album intitulé "Trading River Songs qu'il décrit comme "rock progressif pastoral et symphonique". Je l'en remercie car cela m'évite d'avoir à trop me creuser la tête pour le décrire, oui j'aime bien aussi profiter des jours fériés ! Cela dit, je vous confirme que la description est correcte, j'ajouterai qu'à l'instar d' "Autumn" d'Emmanuel Quenneville, cet album gagne à être écouté en immersion et sous casque. Le titre éponyme proposé ce soir évoque les épreuves d'une famille qui va retrouver son statut de "clan". Vous avez les infos : montez le son !  Pour revenir au thème de notre émission, pas possible de passer à côté de la Genèse, autrement dit GENESIS ! L'occasion de revenir sur cet album (double et pas expresso s'il vous plait ! ) de 1974 : "The Lamb Lies Down On Broadway". Un album remarquable et ultime participation de Peter Gabriel qui s'est vu offrir (l'album, pas Peter ! ) à l'occasion de ses 50 ans une cure de remasterisation augmentée d'un live d'époque et de quelques goodies dans un somptueux coffret. Bon encore des sous à dépenser mais c'est vrai que  50 ans ça se fête  ! Le problème c'est que cette époque bénie du rock progressif regorge de rééditions sous formes d'onéreux coffrets depuis quelques années. On devrait être plus tranquille et faire des économies à la fin de la décennie !  Avant de refermer cet épisode et reprendre l'Ascension avec Richard Anthony Bean, un petit tour en Australie avec un groupe au nom un peu à rallonge : THE SEA NOT HAVE  THEM (du nom d'un film de guerre anglais et devise de l'unité de secours de la Royal Air Force). Mais revenons à ce qui nous intéresse ici, la musique. TSNHT (c'est plus facile ! ) propose un post-rock ambient qui se caractérise par un juste équilibre entre un son puissant, énergique et des sonorités aériennes. Finalement on peut faire une analogie avec la Royal Air Force ! Cette formation m'était inconnue mais je suis tombé dessus (pas de mon Hawker je

    1 h
  7. AMAROK

    7 mai

    AMAROK

    A ne pas louper le 16 mai : le BREIZH PROG REUNION, évènement breton qui réunira deux excellentes formations de la région à St Nolff (Morbihan) et qui pour l'occasion ont ouvert et fermé ce numéro. Pour commencer, honneur à SAQUARRAH, les ainés nés en 1992 et qui joueront à domicile. Depuis leurs débuts, avec quelques changements de line-up ils ont  produit un EP et trois albums. Le dernier opus en date remonte à 2024 et si vous avez loupé les diffusions d'extraits du très bon "The Runaway", séance de rattrapage dans ce numéro ! Avis aux amateurs de sons floydiens.  La clôture (en beauté ! ) de cet épisode a été confiée à PRYZME, l'autre groupe du BREIZH PROG REUNION, qui vient du département de l'Ile et Vilaine. Une formation qui s'est installée sur pas mal d'années au cours de la dernière décennie pour aboutir à un 1er album "Four Inches", lequel a d'ailleurs également fait les belles soirées de cette émission en 2021. Pour les avoir vus sur scène, je peux vous assurer de la compétence de nos gaillards bretons ! Leur second album "True Stories … And Other Lies" est sorti il y a un an et j'espère bien que vous n'avez pas loupé les extrait diffusés dans Amarok ! Nouvel extrait en fin d'émission, avis aux mêmes amateurs de musiques floydiennes avec également des influences de Yes ou Pat Métheny. Un album d'une grande richesse musicale qui mérite son écoute en immersion ! Entre ces deux groupes dont vous me donnerez des nouvelles, une belle surprise, également hexagonale : ESTHESIS. Rappelez-vous le 26 juin, en toute fin de la dernière saison, je vous présentais le premier single "The Frame" du nouvel album "Out Of Step" alors à paraître à la rentrée. Depuis, cet excellentissime 3ème opus du projet d'Aurélien Goude accompagne la saison 2025-2026 (et elle n'est pas terminée !). Or, une nouvelle version de ce single est parue hier, bien différente de l'originale. Réalisée par Vincent Blanot, cette alternative se veut plus lourde et frontale que celle de  l'album (plus hypnotique). Comme l'exprime Vincent, les deux faces d'une même pièce ! Vincent Blanot a pour l'occasion réenregistré bon nombres d'instruments. D'ailleurs ce n'est pas la première fois qu' Aurélien et Vincent collaborent, l'un sur un album de l'autre. Ah oui parce qu'il faut vous préciser que Vincent a aussi son projet, vous vous en souvenez sans doute car il a également été largement diffusé ici en son temps : BERLIN HEART, avec deux albums à son actif. Je dois avouer que j'étais assez dingue du 2ème "The Low Summit" sortie en 2022. Alors j'ai deux bonnes nouvelles concernant ces deux formations. ESTHESIS se produira à l'ALHAMBRA de Paris le 25 septembre et BERLIN HEART finalise son 3ème album. Vous pensez bien que je suis tout cela de près pour vous, vivement la prochaine saison ! En bonus, voici la vidéo de THE FRAME, BERLIN HEART REMIX ! Autre nouveauté mais cette fois totale pour moi car je ne connaissais pas DIFFERENT LIGHT. Formation à l'origine maltaise lors de sa création en 1994 et puis son fondateur Trevor Tabone s'est installé en République Tchèque, mettant en pause le projet pendant près de 10 ans. Il y reformera le groupe en 2008. En 2020 sort "Binary Suns Part 1 ", fort bien accueilli par la critique et il y a une dizaine de jours est parue la suite, "Binary Suns Part 2 - The Singularity" dont je vous présentais un 1er extrait dans ce numéro. Un rock progressif accessible, tirant vers la pop de bon goût. Une très belle découverte ! Ah au fait, sur leur CV, la première partie de Nick Mason's Saucerful Of Secrets quand même !!   Comme l'actu était riche pour cet épisode, peu de rock prog de 1ère génération mais quand même, j'ai trouvé une petite place pour RENAISSANCE avec un extrait de "A Song For All Seasons" de 1978. Un album respectable et courageux alors que déferlait les vagues punk et new wave ... Faut dire que la production en avait été confiée aux bons soins de David Hentschel (Genesis, Peter Hamill, George Harrison, Elton John, Mike Oldfield, et j'en passe ! ). L'extrait que ce numéro était même parvenu à se faire une belle place dans les charts britanniques !  Notre ami canadien ALEX HENRY FOSTER revient avec une "presque" nouveauté. Un single comme le précédent, enregistré live lors de sa tournée européenne (cette fois en Belgique à Bocholt, le 16 novembre 2025) et également paru sur vinyle "fait maison" par notre artiste qui a plus d'une corde à son arc créatif ! Pourquoi "presque nouveauté" ? Parce que ce titre avait été écrit par Alex pour son ancien groupe Favorite Ennemies (qu'il a quitté en 2016). Vous pouvez donc en écouter une version différente sur l'album "Beetween Illness And Migration" sorti par la formation en 2014.  Cunégonde continue de se dévoiler tout au long de la saison. A moins de découvrir cette émission ce soir, vous n'êtes pas sans savoir que je parle évidemment du dernier album de notre groupe emblématique du rock progressif français : ANGE. Christian Décamps, vénérable membre fondateur de la formation a quitté la scène (avec brio) sur  celle de l'Olympia l'année dernière et s'il reste présent sur ce nouvel opus c'est surtout à l'écriture, la voix de l'Ange étant désormais confiée principalement à la relève, dignement représentée par son fils Tristan. Le titre proposé dans ce numéro est particulier. "Un Passage De Rêve" est le seul titre dont le texte ne soit pas au moins co-écrit par Christian (d'ailleurs sur la longue carrière du groupe, les texte non écrits de sa main se comptent sur les doigts d'une seule ! ) Si la musique est signée du guitariste et vocaliste Hassan Hajdi et de Tristan, les paroles sont de la plume d'un certain Michel Buzon, poète précoce (1er écrits publiés à l'âge de 19 ans en 1976) , également chanteur à texte et journaliste. Un titre fort émouvant interprété avec toute la sensibilité de Christian Décamps. Un petit tour en Pologne avec le 3ème opus de RIVERSIDE, le groupe, sans doute le plus représentatif de la scène de cette contrée si éloignée des légendes anglaises et pourtant tellement imprégnée ! Nous sommes en 2007, le groupe publie "Rapid Eye Movement" dont je vous proposais un extrait ce soir. Pour l'anecdote, seulement deux ans plus tard, l'album sera republié avec des titres en bonus dont un reprenant un extrait de "Shine On You Crazy Dimaond" de Pink Floyd, pas très cool pour les fans qui ont du remettre la main à la poche … Une dernière fraicheur dans ce numéro, le 1er album d'un groupe allemand : "Home" par BLOSSOM CULT. Attention, on entre ici dans un univers très métal prog ! Je vous ai choisi un titre relativement "soft" pour y aller doucement ! Mais ne vous y trompez pas, ce ne sont pas des fous furieux non plus, la couleur de leur musique ne les empêche pas d'exprimer un panel d'émotions ! La polarisation politique, l'accélération technologique et la perte de repères sociaux sont les thèmes que se propose d'aborder les Blossom Cult sur leur premier opus, à écouter bien chez soi : "Home" !  Enfin, THE ALAN PARSONS PROJECT, l'autre formation 70's de ce numéro, également en 1978 avec  un extrait de leur 3ème album "Pyramid". Une actu marquée par l'anniversaire de la première production de ce projet co-fondé par l'ingé-son d'Abbey Road Alan Parsons avec le musicien et parolier Eric Woolfson. Cet été marquera en effet le cinquantième anniversaire du premier album d'APP : "Tales Of Mystery And Imagination" paru le 2 juillet 1976. A cette occasion plusieurs albums du groupe sont réédités en vinyle comme en CD.  Par ailleurs un ouvrage biographique de la fille d'Eric Woolfson (décédé en 2009) est sur le point d'être publié en espérant une traduction française  !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

    1 h
  8. AMAROK

    30 avr.

    AMAROK

    Les épisodes se suivent… Encore un hommage cette semaine, cette fois au guitariste DAVE MASON qui est s'est allé vers un ailleurs… L'anglais né en 1946 allait donc avoir 80 ans en mai prochain. On lui doit le groupe TRAFFIC en 1967, alors qu'il vient de faire la rencontre avec Steve Winwood, multiinstrumentiste au sein du Spencer Davis Group pour lequel Dave officie en tant que roadie. Avec Jim Capaldi à la batterie (que Dave Mason rencontra auparavant dans une autre formation commune) et Chris Wood au saxo, ce quatuor psychédélique teinté de jazz et de blues va influencer le rock progressif en devenir, à commencer par un certain Roger Hodgson de Supertramp. Mais le "Traffic" ne sera pas fluide, la mésentente cordiale et Dave va alors mener une carrière solo et  jouer dans les sessions d'enregistrement ou en live aux côtés de plus grands. Citons par exemple à son tableau de chasse son pote Jimi Hendrix, les Stones, Graham Nash, Paul McCartney, George Harrison etc... Il intégrera (certes très brièvement et pour un unique album, "Time" en 1995) le Fleetwood Mac.  Je ne pouvais donc pas démarrer ce numéro sans rendre hommage à ce musicien qui tellement compté pour le rock progressif et le rock tout simplement. D'abord avec un extrait de l'album éponyme de Traffic en 1968 puis dans de sa discographie solo avec un passage de "Let It Flow" en 1977... Du côté américain, un groupe né en 1972 va marquer son temps (la passionnante décennie des 70's) : PAVLOV'S DOG. Retiré du marché jusque dans les années 90, le groupe co-fondé par David Kamp est depuis plus que jamais actif, pour preuve de vie, l'excellentissime album de 2025 "Wonderlust" que je ne me lasse pas de partager avec vous !  Plus récents et plus au nord, chez nos cousins québécois, un duo dont on pourrait faire le parallèle avec les Daft Punk fait le buzz depuis un moment sur les réseaux.  Mais la comparaison avec le duo de pop électronique s'arrête là, à sa forme et à son relatif anonymat. Musicalement, rien à voir, au contraire, ANGINE DE POITRINE (même leur nom est tellement étrange), donne plutôt dans l'anti électronique et même dans l'artisanat puisque le guitariste utilise un instrument qu'il a lui-même conceptualisé : une guitare à frettes séparées d' 1/4 de ton (contrairement au 1/2 ton que connaissent les instruments conformistes). Alors si vous tenez à les comparer à une autre formation française, visez plutôt Magma,  jusque dans le langage inventé, même si le plus souvent instrumentale, leur musique se veut expérimentale. En France ils se sont fait connaître aux Transmusicales de Rennes en décembre  dernier. Mais la notoriété soudaine et internationale d'Angine de Poitrine est surprenante (tellement loin de la Star' Ac !) et soudaine ! Ils sont en tournées partout et pour ce qui concerne la France et plus précisément la région de votre radio préférée, deux dates à retenir  : le 18 mai de nouveau à Rennes et le 19 mai ce sera au Mans. J'avoue y être allé en trempant le  bout de mes cages à miel.. On a la quelque chose de tout à fait inhabituel, mais audacieux et rafraichissant dans l'industrie musicale de plus en plus lissée. Après c'est une histoire de goûts, ça ne peut pas plaire à tut le monde. Mais ce qui est certain c'est qu'il vous faudra plusieurs écoutes pour les adopter… ou pas. Alors pour vous faire une idée, extrait de leur 2ème album "Vol. II" dans ce numéro.  Voilà une artiste qui ne manquait pas non plus d'audace au début des 80's quant elle décidait après seulement trois albums, son jeune âge et une époque qui n'était pas encore celle des home studios, de produire elle-même cet ovni de la culture pop à tendance rock prog : "The Dreaming". KATE BUSH a dur faire peur à sa maison de disque qui s'était rempli les tiroirs caisse, notamment avec le dernier gros tube "Babooshka" et qui ne voyait dans la nouvelle galette de son artiste bankable aucun "hit" en devenir. Faut dire que Kate s'est épuisée pendant un an à triturer les sons, à expérimenter les claviers les plus innovants, à jouer sur tous les registres possibles de sa voix, collaborant avec plusieurs cadors des consoles. Résultat, un album moins commercial que les précédents mais aujourd'hui considéré comme un véritable chef d'œuvre, parfois même supérieur à son successeur "Hounds of love" son apogée. Ainsi Steven Wilson le considère comme son meilleur album, un disque qui selon lui n'aurait jamais du fonctionner et qui miraculeusement et grâce à la vision qu'en avait Kate Bush, à l'esthétique qu'elle lui a donné est devenu un indispensable de sa discographie ! Attention cet album se révèle après plusieurs écoutes et comme l'indiquait son autrice sur la pochette :  à écouter "très fort" !  Après avoir évoqué en début d'émission l'influence du groupe Traffic sur le tout jeune Roger Hodgson, revenons sur l'album incroyable de SUPERTRAMP : "Crime Of The Century" en 1974. Incroyable car le gap dans les compositions, la profondeur des textes, la production est juste extraordinaire en comparaison des deux premiers disques du groupe (pas mauvais et même sous-estimé mais clairement pas du même niveau). Aujourd'hui on se poserait la question de l'IA pour opérer une telle transformation. Mais non, nous sommes encore à l'époque bénie ou la musique était artisanale et fabriquée par des Musiciens doués. Sans doute la pression de la maison disque qui leur offrait une dernière chance avant de les virer a fait son effet, en plus des moyens apportés par un mécène enthousiasmé par le talent qu'il avait décelé chez Rick Davies car il a du en falloir des ressources de production pour obtenir un tel son ! Ajoutez à cela le line-up emblématique du groupe marqué alors par l'arrivée de Helliwell, Thomson et Sienbenberg autour des fondaturs Davies et Hodgson et vous avez là tous les ingrédients qui ont amené à cette réussite totale du groupe qui va pulvériser les charts sous cette forme jusqu'au début des 80's. Retour sur cet icône des 70's... Mais revenons à aujourd'hui parce qu'on ne manque pas de talents et pour belle preuve NINE SKIES ! Le groupe né en France du côté de Nice vient d'officialiser l'intégration d'un nouveau chanteur. Après avoir annoncé un temps Charlie Bramald, lequel a connu quelques ennuis de santé, c'est donc RICCARDO ROMANO qui devient le nouveau membre du groupe. Membre "officiel" car finalement pas si nouveau que ça  puisque Ricardo a déjà été invité sur deux albums. Faut dire que ce multi-instrumentiste au service de la formation italienne RanestRane, du Steve Rothery Band ou encore chez Davis Foster a prouvé ses capacités vocales incroyables. Et quand vous écoutez ses deux contributions en tant que "guest" pour Nine Skies, vous ne pouvez que vous réjouir de cette nouvelle ! Alors qu'en est-il de l'album original "Vega" prévu cette année? Aucune idée, j'imagine que les projets du groupe ont été quelque peu bouleversés ces derniers temps mais en attendant, pour les nouvelles oreilles (appartenant forcément à de futurs fans), une compilation vient d'être publier sous le titre de "Horizons". On y retrouve les deux titres de collaborations avec Ricardo dont un à l'antenne dans ce numéro. Une excellente compil pour entrer dans l'univers de Nine Skies, c'est un fan qui vous le dit !    Ils ont un peu plus de bouteille (enfin d'ancienneté !!), les SOFT MACHINE, dignes représentants de l'école de Canterbury. Sauf qu'en 2026 et à l'instar de Yes avec Steve Howe, le membre le plus "légitime" n'en est pas le fondateur car il n'en reste aucun. Toutefois son arrivée dans la machine psychédélique en 1973 confère à Roy Babbington son statut de Capitaine.  A la différence près que Babbington avait quitté le groupe pendant une période bien plus importante que Howe chez Yes. Mais peu importe, pour les nostalgiques de la grande époque et même pour les nouveaux adeptes l'esprit des pères fondateurs est présent et rendu somme toute plus accessible. nouvel extrait dans ce numéro. L'émission de ce soir démontre bien que le rock progressif peut recouvrir des influences, des couleurs bien différentes y compris dans un même pays. Pour preuve l'Allemagne avec d'abord les KRAFTWERK, groupe précurseur de ce que sera ensuite la musique électronique. Ici en 1977 pour un extrait de "Trans-Europe Express" . De l'autre côté du spectre, avec des mélodies plus marquées et un son plus symphonique : ELOY, icône germanique du "Space Rock" pour un extrait de "Time To Turn", un album qui devait être la 2ème partie d'un double avec le précédent "Planets", mais dont le concept de double album avait été refusé par la maison de disque. Vive les Artistes indépendants !  Thierry Joigny AMAROK, chaque jeudi, à 20h

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À propos

Un programme pour les aficionados de rock progressif mettant en avant les ténors du genre nés dans les années 70 et leurs héritiers (notamment le néo-prog), mais faisant aussi la part belle à la nouvelle génération de talents hexagonaux et locaux pour ainsi dire jamais diffusés sur les radios commerciales. Bref, un mélange d'artistes renommés et en devenir ! Et comme les frontières du genre sont floues, il n'est pas rare d'entendre dans Amarok des musiques non connotées "rock prog" mais les sonorités, les compositions, se fondent dans la couleur de l'émission. Oui, Thierry Joigny aime faire valser les étiquettes ! Chaque jeudi, à 20h Suivez Amarok sur Facebook

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