Amarok c'est le jeudi et l'Ascension c'est toujours un jeudi alors il fallait bien que je fasse un jour une thématique, même pour le moins… approximative ! Rassurez-vous, pas de playlist "religieuse"; mais juste un clin d'œil avec deux morceaux portant ce titre similaire ainsi qu'une musque globalement "aérienne" (avec pas mal de synthétiseurs) et /ou aux noms quelque peu évocateurs : En ouverture d'émission j'ai choisi un titre tiré d'un livre d'Atrhur C. Clarke qui y décrit un système permettant de faire monter à bord d'un vaisseau spatial (de terriens en exil faisant escale en orbite d'une planète), de l'eau grâce à un câble, opération très sensible ayant pour nom Ascension et dont le titre figure sur l'adaptation musicale de ce roman sous le même titre "Songs Of Distant Eatrh" par MIKE OLDFIELD en 1994. Le second morceau intitulé "Ascension" en fin de programme est effectivement une musique dont le terme se rapporte à la spiritualité, publié en 2021 par le King of the Keybords RICHARD ANTHONY BEAN, tiré de l'album éponyme. Un instrumental épique et chargé d'émotions comme Richard sait si bien le faire ! J'en profite pour vous recommander sa nouvelle production : un album de reprises de de l'un des mentors de Richard, le grand Vangelis, sous le titre Pulstar", dix reprises par le disciple anglais disponible ! Entre ces deux titres, une expérience religieuse. Rassurez--vous, je veux parler de ce titre particulier de KEVIN AYERS ! "Religious Experience", titre de travail de "Singing A Song In The Morning", 1er single de Kevin Ayers en solo sorti quelques mois après son 1er album "Joy Of A Toy" (1969) dont l'extrait "Eleanor's Cake" était placé en face B ("Singing ..." n'étant pas sur l'album original). Le contexte : Avec ses collègues de Soft Machine qu'il vient de quitter, Kevin a donné un coup de main à l'enregistrement de "Madcap Laughs", 1er album solo de SYD BARRETT, leader et co-fondateur de Pink Floyd dont on connait l'état psychique dans il se trouvait alors et qui avait sérieusement besoin de renforts pour aller au terme de cet album… Durant ces séances, Syd va enregistrer une piste de guitare pour Kevin, destiné à son single, piste qui ne sera finalement pas conservée dans le mixage final paru début 1970. Hors en 2003, à l'occasion de la réédition de l'album "Joy Of A Toy", ce fameux single réintitulé "Religious Experience" y est ajouté en bonus avec la piste guitare de Syd ! Un beau témoignage et c'est cette version qui vous était proposée dans ce numéro ! Nous avons quitté provisoirement les Sujets de sa Majesté pour aller faire un tour en Russie y retrouver le duo SUN Q. Bientôt dix ans que ce duo composé d' Ivan Shalimov et Elena Tiron y fait ses gammes et j'avais eu plaisir à diffuser des extrait de leur album "Myth" en 2023. Sun Q propose habituellement une pop-rock à tendance progressive mais sur ce nouvel opus, ils ont imaginé ce qu'aurait pu être "Mythe" s'il avait été écrit dans les années 80, dans la mouvance new wave, synthpop. "Mythwave" n'est pas un réenregistrement de "Myht" mais un aperçu de ce que sa création aurait pu être dans cet univers hybride entre nostalgie analogique et univers cinématique et futuriste. Le visuel de l'album (sorti aujourd'hui même ! ) représente une pochette de vinyle écorné et je lui souhaite une belle… ascension dans les charts ! Autre nouveauté fort intéressante : "Fields And Worms" par LUCIE SHAME. Je n'ai découvert cette artiste que cette semaine et même si je m'éloigne des musiques progressives, ce single n'est pas hors de propos dans cette émission, un morceau plutôt "art rock - folk" s'il fallait vraiment lui coller une étiquette mais surtout d'un grande sensibilité. Sa créatrice et interprète a reçue une éducation musicale classique au piano mais très vite, elle s'est découvert une appétence pour la poésie, l'écriture et la composition. Et puis le grunge à l'adolescence. Forte de ce bagage hybride, elle enregistre un album sur un simple magnéto cassette à 17 ans dans sa chambre. Ajoutez une expérience de vie personnelle assez rude et vous avez alors quelques éléments pour comprendre sa musique, un croisement entre classique, P.J. Harvey et Kate Bush et ce titre que je vous proposais donc dans ce numéro, un texte évoquant à la première personne la plongée dans l'au-delà d'une suicidée, pas le titre le plus gai de l'émission je vous l'accorde, mais d'une magnifique sensibilité ! Ce qui est incroyable avec cette émission c'est qu'en la préparant je fais encore des découvertes d'artistes pourtant reconnus mais dont j'étais passé à côté… Alors sachant que cette émission est aussi (un peu) suivie au Québec, j'entend déjà des railleries (justifiées) outre atlantique ! ! JEAN-PIERRE FERLAND y a été célèbre, et même animateur de télé ! Mais évidemment c'est sa musique qui m'a interpellé (grâce aux bons conseils judicieux d'un ami musicien). A ma décharge, son œuvre n'est pas spécifiquement "rock progressif" mais quand même : l'album "Jaune", quelle originalité ! Si la structure musicale n'est pas forcément prog, la subtilité des arrangements, le son, tout en fait un album qui a légitimement sa place ici ! D'ailleurs, on y trouve un certain Tony Levin, bassiste futur membre de King Crimson, tiens donc… mais aussi (entre autres) le guitariste David Spinoza qui sera appelé à jouer entre autres belles collaborations (la liste est trop longue) , sur des albums de McCartney, Lennon et Star. Jean-Pierre nous a quittés en 2024 mais il laisse une belle discographie à (re)découvrir peu importe les genres et notamment "Jaune" cette pépite de 1970 donc l'extrait "God Is An America", titre forcément lié au thème de ce numéro mais surtout qui n' a jamais sonné aussi juste face aux égos démesurés d'un Donald ou autres dirigeants actuels, laissez moi rire...jaune ! Il y a quelques semaines, une nouvelle pépite est arrivée : "Autumn" , le nouvel album du multi-instrumentiste normand (entre autres compétences de producteur, auteur de musique de films) EMMANUEL QUENNEVILLE. A l'inverse de son dernier album "Dôme" qui nous avaient envoyés dans l'espace, ce nouvel opus sonne plus près de nous pauvres pécheurs mais reste aussi pas certains côtés, un album encore aérien (Si vous êtes aficionados de la musique oldfieldienne, vous noterez les influences dans le jeu de guitare d'Emmanuel qui lui confère aussi cet aspect). Plus lyrique aussi, il invite tant à l'introspection qu'au voyage intérieur (je vous recommande une belle séance d'écoute au casque , imparable ! ). En bonus, la superbe pochette de l'album digne de la célèbre maison Hipgnosis (à qui l'on doit notamment la plupart des pochettes de Pink Floyd),mais c'est à sa fille Clem qui a réalisé ce beau visuel, image garantie sans intelligence artificielle ! Enfin, sans citer tous les collaborateurs de ce bel album, mais au moins quand même : Lambert Wilson et Pedro Almodovar ! Le cinéma dans vos oreilles ! Désolé si j'ai plombé l'ambiance avec le single de Lucie Shame, mais je réitère avec histoire de femme découverte dans son appartement londonien trois ans après sa mort. Le talentueux STEVEN WILSON s'est inspirée de cette tragédie symptomatique de notre société d'isolement derrière l'apparence d'être connectés… Le 4ème album solo du fondateur de Porcupine Tree basé sur ce triste fait ...d'hiver social est juste entré parmi les indispensables de ma discographie. Extrait dans ce numéro de "Hand Cannot Erase" sorti en 2015. Je vous rappelle qu'en 2026, Steven Wilson se produira en concert uniquement pour deux dates uniques : 28 et 29 octobre au prestigieux Royal Albert Hall avec chœur et orchestre, avis aux fans ! Le multi-instrumentiste et producteur anglais BRENDAN PERKINS vient de publier un nouvel album intitulé "Trading River Songs qu'il décrit comme "rock progressif pastoral et symphonique". Je l'en remercie car cela m'évite d'avoir à trop me creuser la tête pour le décrire, oui j'aime bien aussi profiter des jours fériés ! Cela dit, je vous confirme que la description est correcte, j'ajouterai qu'à l'instar d' "Autumn" d'Emmanuel Quenneville, cet album gagne à être écouté en immersion et sous casque. Le titre éponyme proposé ce soir évoque les épreuves d'une famille qui va retrouver son statut de "clan". Vous avez les infos : montez le son ! Pour revenir au thème de notre émission, pas possible de passer à côté de la Genèse, autrement dit GENESIS ! L'occasion de revenir sur cet album (double et pas expresso s'il vous plait ! ) de 1974 : "The Lamb Lies Down On Broadway". Un album remarquable et ultime participation de Peter Gabriel qui s'est vu offrir (l'album, pas Peter ! ) à l'occasion de ses 50 ans une cure de remasterisation augmentée d'un live d'époque et de quelques goodies dans un somptueux coffret. Bon encore des sous à dépenser mais c'est vrai que 50 ans ça se fête ! Le problème c'est que cette époque bénie du rock progressif regorge de rééditions sous formes d'onéreux coffrets depuis quelques années. On devrait être plus tranquille et faire des économies à la fin de la décennie ! Avant de refermer cet épisode et reprendre l'Ascension avec Richard Anthony Bean, un petit tour en Australie avec un groupe au nom un peu à rallonge : THE SEA NOT HAVE THEM (du nom d'un film de guerre anglais et devise de l'unité de secours de la Royal Air Force). Mais revenons à ce qui nous intéresse ici, la musique. TSNHT (c'est plus facile ! ) propose un post-rock ambient qui se caractérise par un juste équilibre entre un son puissant, énergique et des sonorités aériennes. Finalement on peut faire une analogie avec la Royal Air Force ! Cette formation m'était inconnue mais je suis tombé dessus (pas de mon Hawker je