20 épisodes

Grands procès médiatiques, réformes institutionnelles controversées, polémiques à répétition sur l’état des prisons… C’est ainsi qu’on résume souvent -voire qu’on caricature – l’actualité de la justice et du droit. Dans "Angle droit", la journaliste Marie Boëton, accompagnée d'un invité, passe au crible les innovations juridiques du moment, les enjeux cachés d’un débat ou encore les évolutions au long cours du système judiciaire et nous offre un éclairage nouveau, riche et complexe, sur l'actualité.

Angle droit - Amicus Radio Marie Boëton

    • Éducation

Grands procès médiatiques, réformes institutionnelles controversées, polémiques à répétition sur l’état des prisons… C’est ainsi qu’on résume souvent -voire qu’on caricature – l’actualité de la justice et du droit. Dans "Angle droit", la journaliste Marie Boëton, accompagnée d'un invité, passe au crible les innovations juridiques du moment, les enjeux cachés d’un débat ou encore les évolutions au long cours du système judiciaire et nous offre un éclairage nouveau, riche et complexe, sur l'actualité.

    La grossophobie, grande oubliée des luttes contre les discriminations?

    La grossophobie, grande oubliée des luttes contre les discriminations?

    Résumé de l’épisode
    Être en surcharge pondérale, c’est affronter deux poids : le sien bien sûr, mais aussi celui (pire, peut-être) des préjugés. Si le regard dépréciatif porté sur les personnes en surpoids ne s’assume jamais comme tel, il n’en est pas moins réel comme en atteste leur moindre accès à l’emploi, ou encore aux soins. Une double peine dont personne ne s’émeut… Pourquoi la « grossophobie » qui, rappelons-le, est pénalement répréhensible au même titre que toutes les discriminations liées à l’apparence physique, semble-t-elle socialement acceptée ? Que dit-elle de notre représentation du corps, de notre rapport à lui ? Comment combattre cette discrimination et en apporter la preuve en justice ? On en parle ici et maintenant.

    Invités
    Solenn Carof est sociologue et chercheuse à l’Institut Gustave Roussy. Elle travaille sur les conséquences sociales du surpoids et de l’obésité en France, en Allemagne et en Angleterre. Elle est membre du Think Tank ObésitéS, un groupe de professionnels de santé qui commente les sujets d’actualité et apporte un éclairage pluridisciplinaire sur l’obésité.

    Pour aller plus loin
    Solenn Carof, “Malade ou simplement hors-norme? Petite sociologie des troubles alimentaires”, Huffington Post, 5 octobre 2016 : https://www.huffingtonpost.fr/solenn-carof/decryptage-et-sociologie-des-troubles-alimentaires_b_7272664.html
    Gabrielle Deydier, On ne naît pas grosse, Editions de la Goutte d’or, 2017 : editionsgouttedor.com/single-post/2017/05/16/On-ne-naît-pas-grosse




    Animation
    Marie Boëton

    Réalisation
    Lucien Oriol

    Coordination
    Camille Blumberg

    Musique originale
    Didier Riey

    • 28 min
    Faut-il criminaliser les atteintes à l’environnement?

    Faut-il criminaliser les atteintes à l’environnement?

    Résumé de l’épisode
    La nature a-t-elle des droits? Peut-on criminaliser les atteintes au vivant? Ces questions, qui relevaient du pur débat philosophique il y a encore quelques décennies, se posent désormais aux juristes. Face à la dégradation accélérée de nos écosystèmes, certains plaident pour la reconnaissance d’un nouveau crime, “l’écocide”, permettant de poursuivre ceux – décideurs et dirigeants – portant atteinte de façon grave et irréversible à l’environnement. Un tel projet charrie avec lui une rafale de questions, aussi passionnantes qu’abyssales : Suffit-il de rendre le droit plus contraignant pour sauver la planète ? Faut-il reconnaître une personnalité morale au vivant? Peut-on créer un « droit d’ingérence écologique » ? On en parle ici et maintenant.

    Invités
    Valérie Cabanes est une juriste en droit international spécialisée dans les droits de l’homme et le droit humanitaire, écologiste et essayiste française. Elle est porte-parole du mouvement “End Ecocide on Earth” et également co-fondatrice et présidente d’honneur de l’association “Notre affaire à tous“.

    Pour aller plus loin

    « Crime climatique et écocide : réformer le droit pénal international », in Crime climatique stop ! : l’appel de la société civile, collectif coordonné par Nicolas Haeringer, Maxime Combes, Jeanne Planche et Christophe Bonneuil, Le Seuil, coll. « Anthropocène », 2015
    Un nouveau droit pour la Terre : pour en finir avec l’écocide, préface de Dominique Bourg, Le Seuil, coll. « Anthropocène », 2016
    « Préface » et « Le crime d’écocide », in Des droits pour la Nature, collectif sous la direction de Samanta Novella, éditions Utopia, coll. « Ruptures », 2016
    Homo natura : en harmonie avec le vivant, préface d’Edgar Morin, Buchet-Chastel, coll. « Dans le vif », 2017





    Animation
    Marie Boëton

    Réalisation
    Lucien Oriol

    Coordination
    Camille Blumberg

    Musique originale
    Didier Riey

    • 28 min
    De quoi le droit-de-l’hommisme est-il le nom?

    De quoi le droit-de-l’hommisme est-il le nom?

    Résumé de l’épisode
    Après avoir été un idéal révolutionnaire, les droits de l’homme se trouvent aujourd’hui sur le banc des accusés. Et sous toutes les latitudes. Outre-Atlantique, Donald Trump légitime ouvertement la torture quand le brésilien Jair Bolsonaro vante les mérites de la dictature ayant régné 20 ans sur son pays. Au cœur même de l’Europe, le Hongrois Viktor Orban plaide pour l’avènement de démocraties dites « illibérales ». La France, elle, est épargnée par de telles dérives. Chez nous pourtant, les droits de l’homme -en tant que corpus théorique- n’en font pas moins l’objet de sévères critiques : nombre de politiques, d’intellectuels, d’éditorialistes voyant dans leurs derniers développements l’expression d’un individualisme forcené, le droit à être « tout ce que nous voulons être » pour paraphraser Pierre Manent. On assisterait, à les entendre, à une préoccupante dérive « droits-de-l’hommiste ». Qu’en est-il ? Que recouvre cette critique ? De qui émane-t-elle ? Fragilise-t-elle notre démocratie ? On en parle ici et maintenant.

    Invitée
    Justine Lacroix est professeure de science politique à l’Université libre de Bruxelles.




    Animation
    Marie Boëton

    Réalisation
    Lucien Oriol

    Coordination
    Camille Blumberg

    Musique originale
    Didier Riey





    Pour aller plus loin
    Les droits de l’homme rendent-ils idiot ?, de Justine Lacroix et Jean-Yves Pranchere, Seuil, 2019
    Le Procès des droits de l’homme. Généalogie du scepticisme démocratique, de Justine Lacroix et Jean-yves Pranchere, Seuil, 2016

    • 32 min
    Smart city ou ville sous surveillance?

    Smart city ou ville sous surveillance?

    Résumé de l’épisode
    Après avoir envahi nos vies, les nouvelles technologies révolutionnent désormais nos villes: l’heure est à la Smart City ou ville intelligente.
    Les agglomérations collectent en effet toutes sortes de données afin d’optimiser l’efficacité de leurs services, de réduire leurs coûts ou la consommation d’énergie, de fluidifier le trafic, de prévenir la délinquance. Voilà pour le côté “pile”.
    Côté “face”, cette collecte de données adossée aux capacités décuplées de l’intelligence artificielle et aux croisements de fichiers pourrait bien être le prélude à une surveillance de masse. C’est en tout cas ce que redoute un nombre croissant d’associations, d’ONG, de défenseurs des droits humains. Au spectre d’un Big Brother national s’ajoute désormais les little brother municipaux. De quoi la Smart City est-elle le nom?  D’un rapport renouvelé et optimisé voire interactif à l’espace public ou d’un contrôle social inédit? On en parle ici et maintenant.

    Invités
    Martin Drago, juriste pour l’association La Quadrature du Net
    Plus d’informations: https://www.laquadrature.net/nous/




    Animation
    Marie Boëton

    Réalisation
    Matthieu Gasnier

    Coordination
    Camille Blumberg

    Musique originale
    Didier Riey

    • 30 min
    La vente d’armes: à qui? pourquoi? jusqu’où ?

    La vente d’armes: à qui? pourquoi? jusqu’où ?

    Résumé de l’épisode
    Un beau podium. Ainsi pourrait-on résumer la place qu’occupe la France dans le commerce mondial des armes, elle qui caracole au 3è rang derrière les mastodontes américain et russe. Qui s’en offusque ? Pas grand monde. Et pour cause, le marché est juteux, les emplois générés considérables et les profils colossaux (autour de 9 milliards d’euros en 2018).
    Le commerce des armes prend pourtant depuis peu un tour politique avec la vente hautement controversée de matériel militaire français à l’Arabie Saoudite. En Europe, nos voisins ont suspendu leur commerce avec Riyad. Pas nous… au grand dam d’un nombre grandissant d’élus, d’ONG, de citoyens. Tous questionnent la moralité d’un tel business, l’opacité qui l’entoure, voire -et c’est nouveau- sa légalité.
    Les autorités peuvent-elles, au nom d’enjeux stratégiques supérieurs, faire fi de ces critiques? La France n’est-elle pas en train de sacrifier ses valeurs sur l’autel de ses intérêts? On en débat ici et maintenant.

    Invité
    Benoit Muracciole, président de l’ONG Action Sécurité Éthique Républicaines (ASER)




    Animation
    Marie Boëton

    Réalisation
    Lucien Oriol

    Coordination
    Camille Blumberg

    Musique originale
    Didier Riey

    • 29 min
    Violences policières, le côté obscur de la force

    Violences policières, le côté obscur de la force

    Résumé de l’épisode
    « Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière ». Ainsi s’exprimait, en mai 68, Maurice Grimaud, préfet de police de Paris. Ce constat, très juste, est probablement partagé par une grande majorité de policiers. Les violences dont certains d’entre eux se rendent coupables n’en restent pas moins condamnables. C’est en tout cas la conviction du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, qui demandait début mars une « enquête approfondie» sur les violences policières commises contre des gilets jaunes ou de la commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, réclamant pour sa part le retrait des lanceurs de balles de défense (LDB). De leur côté, les policiers disent faire face ces dernières années à des groupuscules décidés à en découdre, les obligeant à « rétablir » l’ordre… et plus seulement à le « maintenir ». Qu’en est-il réellement ? Comment aller vers la désescalade ? Faut-il revoir la doctrine du maintien de l’ordre ? On en parle ici et maintenant.

    Invitée
    Marion Guemas, responsable des programmes police/ justice à l’ACAT (Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture).

    Pour aller plus loin
    Site de l’Association Chrétienne pour l’Abolition de la Torture: https://www.acatfrance.fr/
    Bilan de l’ACAT sur les violences policières “après 100 jours de manifestations des gilets jaunes”: https://www.acatfrance.fr/communique-de-presse/apres-100-jours-de-manifestations-des–gilets-jaunes—quel-bilan-selon–l–acat-




    Animation
    Marie Boëton

    Réalisation
    Matthieu Gasnier

    Coordination
    Camille Blumberg

    Musique originale
    Didier Riey

    • 28 min

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