Blast - Pagaille

Pagaille, c’est le nouveau podcast original de Blast diffusé un lundi par mois. Cette série, c'est une traversée des territoires en immersion. Pagaille souhaite aller là où il s'est passé quelque chose de perturbant, d'inacceptable, de salutaire ou de prometteur... Pour faire entendre un événement qui a bousculé les quotidiens. Prendre le temps d’écouter, de rassembler les propos et les points de vue, rencontrer les protagonistes et comprendre. Vous immerger dans ces histoires qui éclairent des enjeux bien plus larges. Avec bille en tête, cette question : “Y s'passe quoi, ici ? » Une série d'Alexandre Héraud, monté, réalisé et mixé par Vincent Decque

  1. De Dunkerque à Calais : la frontière de la honte

    08/12/2025

    De Dunkerque à Calais : la frontière de la honte

    Sur la côte nord, entre Dunkerque et Calais, une autre France apparaît : celle des traversées nocturnes, des interventions de police, des naufrages évités de justesse et des campements balayés par le vent. Une France où 2 500 exilé·es survivent dans un no man’s land, invisibilisé·es mais soutenu·es par un réseau d’associations et d’ONG. Depuis que Calais s’est bunkerisée et que les départs migrent vers le dunkerquois, les tensions explosent, avec désormais des incursions d’activistes d’extrême droite britanniques venus jouer les justiciers sur notre sol. Cet épisode de Pagaille réalisé par Alexandre Héraud et Vincent Decque documente ce basculement. À Grand-Fort-Philippe, le maire Sonny Clinquart décrit les tensions grandissantes, la banalisation des incidents, la lassitude d’une population qui voit surgir les militants d’UKIP (le Parti de l’Indépendance du Royaume-Uni) venus défier les autorités françaises. À Grande-Synthe, dans l’ancienne distillerie baptisée « le château », l’équipe d’Utopia 56 prépare la maraude : Céleste Pichaud et Félicie Penneron racontent les nuits à colmater l’urgence, la météo scrutée minute par minute, les violences racistes, l’inaction policière face aux provocateurs britanniques, la colère qui monte devant les morts en mer. La nuit, en maraude, le terrain parle : des hommes trempés, épuisés, stoppés puis relâchés sans alternative ; une femme somalienne dont la fille a déjà pris la mer ; des policiers qui courent le long d’une plage glacée ; les CRS qui tournent ; les drones de Frontex qui veillent. Les bénévoles ramassent ceux qui n’ont pas pu embarquer. Ils distribuent des vêtements, des chaussettes thermiques, du thé brûlant. Ils constatent une évidence : tout le monde repartira demain. Au matin, la préfecture maritime publie un communiqué sec : plus de 600 personnes ont tenté la traversée, 94 ont été secourues après un naufrage. On y lit toujours la même phrase : « ne pas contraindre les migrants à monter à bord des moyens de sauvetage, pour ne pas mettre en péril leur vie ». Sur terre, pourtant, l’État laisse perdurer des conditions indignes. Les associations — Utopia 56, Médecins du Monde, Salam, Roots, Human Rights Observers, Refugee Women’s Center — ont saisi la justice. Elles réclament des abris, de l’eau, des sanitaires, un minimum de dignité. À Calais, l’Auberge des migrants ressemble à un gigantesque hub humanitaire où Français, Britanniques et Belges tentent de compenser l’absence structurelle de politique publique. À « la Maison Sésame », Sylvie de Jonquière raconte comment une mère seule et ses six enfants ont tenté vingt fois la traversée avant d’y parvenir. Elle ouvre sa maison familiale parce que rien d’autre n’est prévu. « Six mille deux cent cinquante maisons comme celle-ci pourraient être ouvertes, dit-elle, avec ce que l’État dépense pour empêcher les passages. » La route mène ensuite au campement du « Nouveau Calais », à Mardyck et Grande-Synthe, où 2 500 personnes survivent sous tentes. Claire Millot, de Salam, observe : « On tolère un point de distribution, à condition de ne pas faire d’appel d’air. » Vingt ans qu’elle est là, à nourrir ceux que la République refuse de voir. L’épisode se clôt avec le député Damien Carême, qui décrit frontalement ce que cette frontière dit de nous : une politique de dissuasion devenue politique d’abandon. Une Europe qui organise la violence plutôt que la protection. Ici, la Manche n’est plus un détroit. C’est une ligne de fracture. Et chaque nuit, des vies s’y jouent au millimètre. Liens et documents Vidéo de l’action UKIP https://x.com/NickTenconi/status/1972993011375288542 Utopia 56 : https://utopia56.org/ Médecins du Monde : https://www.medecinsdumonde.org/ Association Salam : https://www.associationsalam.org/ L’Auberge des migrants : https://www.laubergedesmigrants.fr/ Article du Monde (27 novembre 2025) « La France se dote de nouvelles méthodes d’interception en mer des migrants traversant la Manche » https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/27/la-france-se-dote-de-nouvelles-methodes-d-interception-en-mer-des-migrants-traversant-la-manche_6655149_3224.html Accord franco-britannique « One In One Out » https://laubergedesmigrants.fr/fr/une-tribune-inter-associative-pour-denoncer-laccord-franco-britannique-one-in-one-out/

    59 min
  2. Autodafé en Bretagne : le feu et la peur

    06/10/2025

    Autodafé en Bretagne : le feu et la peur

    « Nous brûlerons vos livres à nouveau ». C’est par cette phrase glaçante que se termine une vidéo de trente secondes, à la mise en scène horrifique, diffusée en ligne par un collectif néonazi nommé « La Digue », mettant en scène un autodafé qui ravive la période la plus sombre de l’histoire. On y voit, sur un quai de la rivière du Scorff, dans la rade de Lorient, des livres brûlés dans une jarre en terre cuite rappelant la forme d’une urne, suivis d’images d’archives des autodafés nazis de 1933. On y voit également une parodie de la figure du député écologiste du Morbihan, Damien Girard. Le député et le maire de Lanester, Gilles Carréric, ont saisi le procureur de la République*. La Ligue des droits de l’homme (LDH) a également déposé plainte auprès du parquet de Lorient. Tous demandent la dissolution du groupe d’extrême droite qui a diffusé sur ses réseaux cette vidéo insupportable qu’il a vraisemblablement conçue et fabriquée. Un autodafé, en 2025. En Bretagne ? Un acte de guerre culturelle symbolique, filmé, revendiqué, mis en scène avec une esthétique néonazie. Ces livres, arrachés à la médiathèque publique Elsa-Triolet de la ville de Lanester, solidement ancrée à gauche, sont visés parce qu’ils parlent de sexualité, de genre, d’émancipation. Un scandale étouffé, traité dans la presse locale et les milieux militants, mais ignoré des grands médias — parfois même relativisé — alors qu’il incarne avec force le moment politique que traverse la France. Dans cet épisode qui ouvre la troisième saison de Pagaille, Alexandre Héraud et Vincent Decques documentent la riposte de ces élus et de ces citoyens engagés dans le combat contre les idées nauséabondes de cette frange militante d’extrême droite. Ils explorent ce que cet acte révèle de l’extrême droite bretonne contemporaine, de sa capacité à s’implanter, à se radicaliser, à mettre en scène sa haine dans l’espace public. Ce type d’action s’inscrit dans un continuum d’exactions menées par des groupuscules d’extrême droite en Bretagne : tags racistes, slogans antisémites, tentatives d’incendie, violences physiques, intimidations d’élus ou de militants LGBT+ ou antifascistes. *Contacté, le procureur de la République du tribunal judiciaire de Lorient, Stéphane Kellenberger, n’a pas souhaité communiquer sur cette affaire en cours d’instruction. Avec : Abel et Amélie, syndicat étudiant de l’Université de Bretagne occidentale, L’union Pirate et de l’Organisation Solidarité Trans. https://www.instagram.com/union.pirate.lorient/ Lisa Cailleau et Elise Henry, fondatrice et animatrice du tiers lieu, le Concept https://www.instagram.com/leconcept_bzh/?hl=fr Damien Girard, député écologiste de la 5e circonscription du Morbihan, candidat à la mairie de Lorient Simon Uzenat, sénateur du Morbihan, membre du groupe Socialiste Écologiste et Republicain. Gilles Carreric, maire de Lanester, candidat de la gauche aux prochaines municipales sur la liste Lanester Nouvelle Citoyenneté Mikel, Président du collectif Pride https://www.instagram.com/pride_lorient/ Marie-Madeleine Doré Lucas, conseillère municipale La France Insoumise à Pontivy Leila Hampton, étudiante en philosophie Pour aller plus loin : Carte réalisée par Splann et Street Press sur les communes risquant de passer à l’extrême droite lors des prochaines municipales. https://splann.org/streetpress-bataille-municipales/ Morvan, Françoise. Le Monde comme si : nationalisme et dérive identitaire en Bretagne. Arles : Actes Sud, 2002. Réédition en collection « Babel / Actes Sud », mai 2005 (et rééditions ultérieures). https://francoisemorvan.com/le-monde-comme-si-nouvelle-reedition/ Morvan, Françoise. Le culte des racines et l’Europe des régions. Paris : Éditions du Seuil, coll. « Libelle », 3 novembre 2023. https://www.seuil.com/ouvrage/le-culte-des-racines-et-l-europe-des-regions-francoise-morvan/9782021534894 Le premier autodafé nazi de 1933 fut celui du 6 mai où se consumèrent les 10 000 ouvrages de l'Institut de sexologie de Magnus Hirschfeld pionnier des droits des homosexuels. Il s'agit du premier centre de recherche en sexologie au monde. Lieu important de la communauté LGBTQIA+ berlinoise, l'Institut est spécialisé entre autres dans l'étude des transidentités et des aspects médicaux de la transition de genre https://expo-homosexuels-lesbiennes.memorialdelashoah.org/magnus-hirschfeld-1868-1935.html https://www.visitberlin.de/fr/magnus-hirschfeld-das-institut-fuer-sexualwissenschaften Remerciements: La Librairie indépendante Fracas à Lorient https://www.fracaslorient.com Didier Cornil responsable de la section locale de la LDH à Lorient https://site.ldh-france.org/lorient/accueil/ Gaël Briand du Magazine Le Peuple Breton (UDB) https://lepeuplebreton.bzh/

    53 min
  3. À Rouen, « on ne va pas danser le Nazi Rock Normand »

    23/06/2025

    À Rouen, « on ne va pas danser le Nazi Rock Normand »

    Le 28 juin 2024, une soirée baptisée « Ausländer Raus »* — les étrangers dehors en français — devait se tenir dans le bar identitaire Le Mora, à Rouen. Prévue comme un événement réservé aux "Français de souche", elle a été rapidement interdite par la préfecture, sous la pression de collectifs antiracistes, syndicaux et militants. Une mobilisation large qui a mis en échec cette provocation xénophobe. Un an plus tard, Pagaille revient sur cette affaire, symbole de la progression locale de l’extrême droite et des résistances qu’elle suscite. Derrière la façade du Mora, toujours actif, se consolide un entre-soi identitaire qui mêle nostalgie réactionnaire, racisme assumé et discours pseudo-culturel. En face, une riposte s’organise, portée par des réseaux militants, des associations de quartier, des collectifs étudiants ou encore des syndicats. La mairie, dirigée par le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, avait pris position à l’époque, mais c’est surtout la société civile qui continue d’occuper le terrain. Le bar, discret depuis, reste sous surveillance, bien que le climat soit tendu. Dans cet épisode, Pagaille donne la parole à celles et ceux qui, à Rouen, refusent la normalisation de l’extrême droite. Pas pour commémorer, mais pour comprendre, documenter, et préparer les combats à venir. *« Ausländer Raus » est un slogan xénophobe devenu viral après avoir été détourné par des jeunes qui le chantent sur l’air techno de L’Amour toujours, du DJ Gigi D’Agostino, parfois agrémenté de saluts nazis, comme on peut le voir sur certaines vidéos. Avec : Guénolé Carré, reporter au Poulpe https://www.lepoulpe.info/ Thomas Lemahieu, cellule investigation de L’humanité https://www.humanite.fr/politique/droite/exclusif-la-nuit-du-bien-commun-cherche-a-effacer-lencombrant-pierre-edouard-sterin Nicolas Mayer Rossignol, maire de Rouen https://www.tf1info.fr/justice-faits-divers/racisme-le-maire-de-rouen-nicolas-mayer-rossignol-saisit-la-justice-apres-l-annonce-d-une-soiree-les-etrangers-dehors-2305192.html Kaltoum Gachi , avocate, co-présidente du MRAP   Arnaud Besnoit, antif-asciste historique, Syndicat Solidaires, président de Ras le front .     Seydou, porte parole du collectif des mineurs isolés.      Haro, collectif anti-faciste nouvellement créé Pour aller plus loin : Réaction de la LDH - https://www.ldh-france.org/auslander-raus-un-hymne-xenophobe-qui-se-repand-en-france-3-plaintes/ https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/auslander-raus-le-nouvel-hymne-xenophobe-des-anti-migrants Rouen, les organisateurs d’une soirée xénophobe renoncent à leur événement pourtant autorisé par la justice - https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/06/28/a-rouen-les-organisateurs-d-une-soiree-xenophobe-renoncent-a-leur-evenement-pourtant-autorise-par-la-justice_6245121_3224.html

    49 min
  4. En Sologne, Pierre Edouard Stérin, le Saint patron de l'extrême droite, sort du bois!

    12/05/2025

    En Sologne, Pierre Edouard Stérin, le Saint patron de l'extrême droite, sort du bois!

    À Nouan-le-Fuzelier au cœur de la Sologne des étangs, un château se transforme en internat privé catholique non mixte hors-contrat. Le premier établissement des Académies Saint-Louis, financé par le multimilliardaire catholique Pierre-Édouard Stérin, ouvrira ses portes en septembre. Officiellement destinée à « former les esprits libres », elle vise en réalité à fabriquer une élite conservatrice pour bâtir une nouvelle droite. Une ambition assumée dans le cadre du Plan Périclès, vaste projet de reconquête culturelle et politique détaillé dans le dernier numéro de Rhinocéros. Ni les représentants de l’Académie Saint Louis promouvant une « éducation intégrale » des futurs élèves, ni le maire de la grande commune voisine Salbris, l’ambitieux trentenaire Alexandre Avril proche du milliardaire et poulain d’Eric Ciotti, n’ont souhaité répondre à nos questions.  Face à leur silence, Pagaille donne la parole aux syndicats étudiants, aux opposants locaux et aux défenseurs de l’école publique, qui dénoncent une rupture assumée avec le pacte républicain, au profit d’un séparatisme social et idéologique. Dans cette Sologne quadrillée de chasses privées, de fortunes invisibles et de châteaux repliés sur eux-mêmes, c’est tout un projet de société qui s’avance à couvert. Mais certains, ici, refusent de se taire. Un podcast mené par Alexandre Héraut et réalisé par Vincent Decque.   avec  Thomas Lemahieux, journaliste enquêteur au quotidien L’humanité.  https://www.humanite.fr/serie/pierre-edouard-sterin-saint-patron-de-lextreme-droite-francaise Jean Baptiste Forray, journaliste, cf.« les Nouveaux Seigneurs » édition les Arènes. https://www.marianne.net/agora/lectures/les-nouveaux-seigneurs-de-jean-baptiste-forray-porno-chasse-a-saint-tropez-sous-bois Agnès Thibault, présidente de la communauté de commune de la Sologne des Etangs, maire de Marcilly-en-Gault. Emmanuel Léonard, secrétaire départemental PCF, président du groupe communiste à la région Centre Val-de-Loire   Yvon Chéry, ancien élu d’opposition à Romorantin, membre de l’association Romo Citoyenne et initiateur du manifeste Quelle Sologne voulons nous ?  Patrick Lunet, maire de Nouan-le-Fuzelier, vice-président de la communauté de commune Coeur de Sologne Emmanuel Mercier, co-secrétaire FSU du Loir-et-cher  Aline Panson, co-secrétaire de la FSU 41  Benjamin Salesse, représentant des personnels administratifs de jeunesse et sport au SNASUB-FSU, le Syndicat National de l’Administration Scolaire, Universitaire et des Bibliothèques - Fédération Syndicale Unitaire Benjamin Vételé, adjoint chargé de l'éducation à la mairie de Blois NB : l’association Romo citoyenne, a co-organisé le 26 avril dernier devant le domaine de Chalès une manifestation et une conférence de presse autour du projet d’un manifeste pour la protection de la Sologne. Dans le but de s'opposer à ce projet d'établissement mais aussi contre, l’engrillagement des grands domaines de chasse et donc la privatisation de la chasse, contre l’expansion des méga plateforme logistiques mais aussi contre l'extension du golf touristique des Bordes.  Une mobilisation que vous pouvez rejoindre en envoyant vos contributions pour la rédaction de ce manifeste prévu pour janvier 2026, à la veille des municipales : sologne@riseup.nef

    48 min
  5. La guerre du Golf en Pyrénées Orientales

    14/04/2025

    La guerre du Golf en Pyrénées Orientales

    Le 16 mai 2024, dans les Pyrénées Orientales à une dizaine de kilomètres de Perpignan, 4500 personnes défilaient contre un projet de golf à 18 trous s’étalant sur 180 hectares. Une entreprise pharaonique portée depuis 20 ans par la maire LR de Villeneuve-de-la-Raho, Jacqueline Irles. Un site ouvert à 360 degrés sur la chaîne des Pyrénées sur un des rares espaces encore intact de cette zone périurbanisée, juste en bordure de lac. Le complexe comprendra un hôtel 4 étoiles, une piscine et 600 logements. Le département a connu une sécheresse record en 2023, une situation préoccupante qui fragilise le secteur du tourisme et celui de l’agriculture. En février dernier, 92 enseignants, chercheurs et ingénieurs de l'Université de Perpignan ont co-signé une tribune pour alerter sur l'ampleur des effets du réchauffement climatique dans le département. Ils appellent les élus à prendre des décisions à même de permettre au territoire de s'adapter et dénoncent la poursuite de projets comme celui du golf de La Raho, qu'ils jugent « emblématique d'une vision dépassée ». Pire encore, alors que les travaux du golf ont débuté en novembre 2023, des présomptions d’infractions graves planent autour du projet. Certains expropriés ont déposé plainte avec constitution de partie civile auprès du Procureur de la République. La guerre du Golf ne fait que commencer ! Un reportage d’Alexandre Héraud, réalisé par Vincent Decque. avec Philippe POISSE, militant écologiste local en Pyrénées Orientales. Henry GOT, hydrogéologue ancien président de l’Université de Perpignan Nicolas Berjoan, chef de file Les écologistes en Pays Catalan JOAN NOU coordinateur d’#AGISSONS en Pays Catalan Laurent Gosse, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Pyrénées Orientales Valentine LESCOT, porte-parole de la Coalition citoyenne VIURE Auregane Nivet, porte-parole d’Unitat Catalana, parti politique occitan : Remerciement à l'équipe de Maïté Torres, fondatrice de Made in Perpignan https://madeinperpignan.com Cette émission est dédiée à la mémoire de Justine Renard, enseignante en écologie, géosciences et transition des territoires au département Génie Biologique de l’IUT de Perpignan qui fut l’une des chercheuses les plus engagées contre ce projet. Pour aller plus loin : La tribune des 92 universitaires : https://www.lindependant.fr/2024/02/06/perpignan-la-tribune-des-universitaires-pour-un-territoire-habitable-et-resilient-en-version-integrale-11748080.php https://l-archipel-contre-attaque.over-blog.fr/2024/02/perpignan-et-le-climat-quand-les-universitaires-font-du-stand-up-ecologique-la-guerre-du-golf-aura-lieu-a-villeneuve-de-la-raho-par-nicolas-caudeville

    39 min
  6. Hénin-Beaumont : Le RN en guerre contre la culture

    10/03/2025

    Hénin-Beaumont : Le RN en guerre contre la culture

    « Nous allons rendre l’Escapade aux habitants d'Hénin-Beaumont ! » s’est félicité le maire RN Steeve Briois lors de la présentation de ses vœux, le 26 janvier 2025.
Cette salle de théâtre, qui fut la première MJC de France, véritable poumon culturel dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, est passée sous gestion de la municipalité. Un véritable fléau pour ceux pour qui sa programmation de qualité représentait une sorte de rempart à l’idéologie mortifère du Rassemblement National, sans pour autant être autre chose qu’un lieu d'éducation culturelle populaire. Mais pour la municipalité, que la gestion de l’Escapade échappe à leur contrôle était inconcevable. C’est dans cette ancienne cité minière qu’est née Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes. Celle-là même qui écrivait en 2017 Nouvelles du Front, où elle racontait son combat politique face à un Front National ayant entamé sa mue vers plus de respectabilité. Un nouveau visage plus lisse, celui-là même représenté par son ami, fidèle parmi les fidèles, Steeve Briois. Cet épisode de Pagaille est une escapade stupéfiante dans la conception d’un pouvoir sans partage et brutal, prêt à tout pour imposer sa vision du monde. AVEC  Stéphane Titelein, metteur en scène et directeur de la compagnie Franche Connexion https://www.francheconnexion.fr/ Marine Tondelier, cheffe de file de la liste “Osons pour Hénin Beaumont”, secrétaire nationale Les Écologistes https://www.facebook.com/osonspourheninbeaumont/?locale=fr_FR Gianni Ranieri, élu d’opposition sur la liste "Osons pour Henin Beaumont", représentant local du PC https://www.facebook.com/osonspourheninbeaumont/?locale=fr_FR Ines Taourit élue d’opposition sur la liste "Osons pour Hénin Beaumont", représentante locale du PS  David Noël, professeur d’histoire, président de la section locale de la Ligue des Droits de l’homme, ex élu du PC local  Jean-Yves Coffre, directeur de l’association du théâtre de l'Escapade, en arrêt maladie.   Aurore Froissart, documentariste et réalisatrice https://www.youtube.com/watch?v=TRhKZN30nxE Marjorie, ancienne employée du théâtre de l’escapade aujourd’hui au chômage.

    50 min
  7. En Pays de la Loire, l’Etat massacre la culture

    10/02/2025

    En Pays de la Loire, l’Etat massacre la culture

    « Quelle mouche a piqué Christelle Morançais ?», c’est la question que se pose le monde culturel depuis que la présidente du conseil régional des Pays de la Loire a annoncé un rabotage de 100 millions d’euros sur son budget 2025, sans concertation en décembre 2024.Une décision aux conséquences immédiates : des centaines d’organismes, associations, festivals privés de subventions pour 2025. Une annonce si brutale que le 21 décembre 2024, Libération titrait dans sa une « Massacre à la tronçonneuse », mettant en scène Christelle Morançais - également vice-présidente du parti Horizons d'Édouard Philippe - une tronçonneuse à la main dans un pastiche du film d’horreur iconique de Tobe Hoope. C’est de Nantes qu’est partie une pétition signée par près de 120 000 personnes s’indignant contre la violence de ces coupes budgétaires imposées au monde culturel ainsi qu’aux associations décidées abruptement, sans même qu’un budget national ait été voté. Pour raconter le péril que représentent ces inflexions budgétaires, Pagaille s’est rendu à Saint Denis-de-Gastines en Mayenne, à 40 minutes de Laval, où l’association “Au Foin de la rue” organise chaque année depuis 20 ans un festival éponyme qui participe à la force de la vie sociale et culturelle. Une dynamique que nous expose avec les nombreux bénévoles, Lisa Bélangeon la coordinatrice du festival. Elle fut l’une des premières au nom de son festival, à écrire à Christelle Morançais tout le mal qu’elle pensait de ces annonces. AVEC   Lisa Belangeon, coordinatrice générale de l’association Au Foin de la RueCamille Hameau, responsable de médiation et coordination des  bénévoles Ingrid Strebinger, co-présidente bénévole de l’association Au Foin de la Rue Yanick Favennec, Député de la 3ème circonscription de la Mayenne (LIOT) Eric Brault, vice-président de la communauté de commune de L’Ernée, commission cultureThierry Chretien, Maire de Saint Denis de Gastine, vice-président de la communauté de commune de L’ErnéeCatherine Blondeau,  directrice du Grand T, théâtre de Loire Atlantique Laurent Decès, directeur de StereoluxFrédéric Roy, directeur du Pannonica, temple du jazz à Nantes Jean Blaise, créateur du Lieu Unique entre autres et directeur du Voyage à Nantes jusqu’au 31 décembre dernier.  POUR ALLER PLUS LOIN  Le festival AU FOIN DE LA RUE https://www.aufoindelarue.com/La pétition https://www.change.org/p/pays-de-la-loire-plus-de-1000-artistes-et-professionnels-de-la-culture-se-mobilisentCollectif culture en lutte Pays de la Loire https://www.facebook.com/cultureenlutte.paysdelaloire/https://www.instagram.com/cultureenlutte.paysdelaloire/?hl=frLe Lieu Uniquehttps://www.lelieuunique.com/evenement/culture-en-lutte

    53 min

Notes et avis

4,7
sur 5
20 notes

À propos

Pagaille, c’est le nouveau podcast original de Blast diffusé un lundi par mois. Cette série, c'est une traversée des territoires en immersion. Pagaille souhaite aller là où il s'est passé quelque chose de perturbant, d'inacceptable, de salutaire ou de prometteur... Pour faire entendre un événement qui a bousculé les quotidiens. Prendre le temps d’écouter, de rassembler les propos et les points de vue, rencontrer les protagonistes et comprendre. Vous immerger dans ces histoires qui éclairent des enjeux bien plus larges. Avec bille en tête, cette question : “Y s'passe quoi, ici ? » Une série d'Alexandre Héraud, monté, réalisé et mixé par Vincent Decque

Plus de contenus par Blast info

Vous aimeriez peut‑être aussi