ComicsDiscovery

James & Faye

Toutes les semaines l'équipe de ComicsDiscovery commente les dernières news comics et vous fait découvrir un titre. De Dc à Marvel en passant par les indépendants, le podcast permet aux débutants et aux passionnés d'échanger et de faire des découvertes.

  1. Exquisite Corpses : James Tynion IV se lance dans le battle royale - ComicsDiscovery S10E17

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    Exquisite Corpses : James Tynion IV se lance dans le battle royale - ComicsDiscovery S10E17

    Dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery, nous revenons sur Exquisite Corpses, le nouveau titre de James Tynion IV. Auteur que nous suivons régulièrement dans l’émission, Tynion explore ici le registre du battle royale horrifique aux côtés de Michael Walsh, pour un comics publié chez Urban Comics. Un nouveau projet ambitieux que nous avions hâte de découvrir et d’analyser ensemble. Bataille royale familialeLe nom de James Tynion IV commence à devenir familier si vous suivez l’émission. C’est un scénariste qui arrive souvent avec de vraies promesses et qui sait susciter l’attente. Nous suivons son travail avec attention, et il nous a régulièrement surpris dans le bon sens du terme. On pense notamment à The Nice House on the Lake puis The Nice House by the Sea, une série dont nous attendons la suite avec impatience tant les premiers épisodes nous avaient marqués. On lui doit aussi la très efficace série d’horreur aux accents teenage Something Is Killing the Children. Tynion est un auteur capable d’écrire des récits d’horreur tendus et ambitieux, mais aussi de s’inscrire dans un registre plus mainstream. Son passage sur Detective Comics, où il réunissait autour de Batwoman une équipe composée de Spoiler, Orphan, Clayface (dans une version réhabilitée) et Robin, reste un très bon souvenir de lecture. Autant dire que nous étions particulièrement curieux de découvrir Exquisite Corpses. Une battle royale pour les États-UnisTous les cinq ans, les familles les plus puissantes d’Amérique s’affrontent. Elles se réunissent et choisissent chacune un champion. Le vainqueur obtient le droit d’exercer son influence sur les États-Unis. Évidemment, il ne s’agit pas d’une compétition ordinaire. Les représentants de ces dynasties sont des tueurs sanguinaires, lâchés dans une petite ville isolée transformée en terrain de chasse. Une battle royale brutale où tous les coups sont permis, et où les civils paient le prix fort. Avec Exquisite Corpses, James Tynion IV et Michael Walsh cochent toutes les cases du comics sanglant et excessif… peut-être même un peu trop. Erreur de parcoursAu final, Exquisite Corpses nous a laissés plutôt froids. Le concept est simple, presque trop : une battle royale ultra-violente où l’escalade graphique semble parfois tenir lieu de narration. La brutalité ne suffit pas à compenser un récit qui manque d’épaisseur, et les personnages restent trop peu développés pour susciter un véritable attachement. Sur le fond, l’ensemble donne une impression de déjà-vu. Le mélange entre Battle Royale et The Purge ne dépasse jamais le stade de la référence évidente, sans parvenir à proposer un angle neuf ou une réelle ambition thématique. Les dessins de Michael Walsh remplissent leur rôle, et certains designs de personnages auraient pu être marquants. Mais le scénario ne leur donne pas la place d’exister pleinement. On peine à percevoir la montée en puissance ou la vision d’ensemble que le projet semblait promettre. D’autant plus que James Tynion IV présente Exquisite Corpses comme l’un des titres phares de sa nouvelle structure éditoriale en collaboration avec Image Comics. Une ambition difficile à saisir à la lecture de ces deux premiers numéros qui, pour l’instant, peinent à dépasser leur concept de départ. Un éditorial qui changeSur le plan éditorial, en revanche, Urban Comics tente quelque chose d’intéressant. L’éditeur propose ici un format court et souple de 64 pages à 7,90 €, avec en complément un coffret accompagné de bonus pour les deux premiers numéros. Une formule plus accessible, tant en prix qu’en format, qui pourrait séduire un nouveau lectorat. Il est possible qu’Urban Comics expérimente ici une nouvelle manière de promouvoir certains titres, en misant sur une entrée moins engageante financièrement. L’idée n’est pas mauvaise : rendre le comics plus abordable reste une piste pertinente pour élargir le public. Reste que le choix du titre interroge. Sur une série plus solide ou plus ambitieuse, l’impact aurait sans doute été plus fort. À moins que la cible visée soit un public plus jeune, moins familier des récits de battle royale, et donc moins exigeant sur les codes du genre. Pour l’instant, Exquisite Corpses ressemble davantage à un concept accrocheur qu’à une œuvre réellement marquante. Reste à voir si la suite saura lui donner l’ampleur et la profondeur que l’on est en droit d’attendre d’un titre signé James Tynion IV. Si, comme nous, vous préférez un James Tynion IV plus inspiré, nous vous conseillons également l’écoute de ces épisodes de ComicsDiscovery consacrés à ses travaux les plus marquants :The Nice house on the lake : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e22-the-nice-house-on-the-lake/Le Déviant, un conte de Noël : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e06-le-deviant-un-conte-de-noel/Something is killing the children : https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s06e21-something-is-killing-the-children/ Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Exquisite Corpses de James Tynion IV et Michael Walsh, publié chez Urban Comics.On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.

    1 h 12 min
  2. Lire un event DC de 1986 en 2026 ? ComicsDiscovery – S10E16 : Crisis on Infinite Earths

    6 FÉVR.

    Lire un event DC de 1986 en 2026 ? ComicsDiscovery – S10E16 : Crisis on Infinite Earths

    Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on s’attaque à un véritable monument de la culture DC. Un récit légendaire, souvent cité comme l’un des événements les plus marquants de l’histoire des comics, celui qui a bouleversé l’univers DC et marqué des générations de lecteurs : Crisis on Infinite Earths, de Marv Wolfman et George Pérez. Et bonne nouvelle : Urban Comics remet aujourd’hui cette saga incontournable sur le devant de la scène avec une nouvelle édition en format moderne, dont le premier tome vient tout juste de sortir. Un peu de contexte historiqueCrisis on Infinite Earths date de 1986, mais son histoire commence en réalité bien plus tôt, en septembre 1961, avec The Flash #123, un épisode devenu mythique intitulé Flash of Two Worlds!. Dans ce numéro, scénarisé par Gardner Fox et dessiné par Carmine Infantino, Barry Allen rencontre pour la première fois Jay Garrick, le tout premier Flash de l’histoire de DC. Cette rencontre introduit une idée révolutionnaire : l’existence de Terres parallèles et de réalités multiples au sein d’un même univers. À partir de là, DC va exploiter ce concept pour multiplier les séries, et intégrer progressivement des personnages issus d’autres éditeurs rachetés au fil du temps. Des héros comme Shazam, Blue Beetle ou encore Plastic Man n’appartenaient pas à l’origine à DC, mais vont venir enrichir cette immense continuité. Le problème, c’est qu’à la fin des années 70 et au début des années 80, l’univers DC devient de plus en plus complexe : trop de Terres, trop de versions des personnages, et des lecteurs parfois complètement perdus. C’est dans ce contexte que Marv Wolfman arrive avec une idée radicale : détruire le multivers pour tout reconstruire autour d’un seul univers cohérent. Et c’est ainsi que naît Crisis on Infinite Earths. Le récit de Crisis on Infinite EarthsDans Crisis on Infinite Earths, une menace cosmique sans précédent s’abat sur le multivers. Une entité appelée l’Anti-Monitor commence à détruire les différentes Terres une par une, effaçant des univers entiers dans une vague d’antimatière.Face à cette annihilation totale, son opposé, le Monitor, rassemble des héros et des vilains venus de toutes les réalités pour tenter de stopper la catastrophe. Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Green Lantern… tous sont entraînés dans une bataille désespérée où l’enjeu n’est rien de moins que la survie de l’existence elle-même. Mais très vite, les sacrifices deviennent inévitables, et certaines figures majeures de l’univers DC vont disparaître pour toujours. Alors, est-ce une bonne idée de lire Crisis en 2026 ?C’est une question qu’on peut légitimement se poser. Le récit a bientôt 40 ans, et comme beaucoup de comics de cette époque, il peut avoir un peu vieilli, aussi bien dans son écriture que dans son rythme. Et surtout, avec la sortie de cette nouvelle édition proposée par Urban Comics, une autre question se pose : est-ce que cet achat vaut vraiment le coup aujourd’hui ? On va commencer directement par ce qui ne va pas… non, ne vous précipitez pas sur cette édition. À moins d’être vraiment complétiste, cette réédition de Crisis on Infinite Earths ne justifie pas son prix, pour une raison assez simple : ce n’est pas vraiment Crisis on Infinite Earths dans sa forme la plus lisible. Le problème des tie-insQuand on parle d’un énorme event DC ou Marvel, il faut comprendre une chose : ce sont des univers interconnectés. Donc forcément, toutes les séries en cours sont impactées. Ces épisodes parallèles, publiés dans d’autres séries mais liés à l’event, on appelle ça des tie-ins. Et souvent, les éditeurs publient l’histoire principale dans un tome, puis un second volume type Companion Book qui regroupe ces épisodes annexes. Mais ici, Urban a fait un choix éditorial discutable : ils ont tout mélangé. Résultat, vous lisez un chapitre de Crisis, puis vous enchaînez sur plusieurs numéros de séries annexes, parfois sans vrai contexte, avec des personnages obscurs, issus d’un univers des années 80 dont vous n’avez jamais entendu parler… et dont vous n’entendrez probablement plus jamais parler après. Un classique malgré toutMalgré tout, Marv Wolfman et George Pérez restent deux immenses artistes qui ont profondément marqué l’histoire des comics. Certes, Crisis on Infinite Earths est un récit très bavard, avec une narration typique des années 80, et une colorisation qui a clairement vieilli. Mais ça reste un pilier fondamental de l’univers DC, un événement dont les répercussions se font encore sentir aujourd’hui, même dans les histoires modernes. De mon côté, j’ai pris un vrai plaisir à découvrir la série, ne serait-ce que pour les dessins de George Pérez, qui sont tout simplement magnifiques. Chaque page déborde de détails, de personnages, d’énergie… c’est un travail monumental. Alors oui, vous ne comprendrez peut-être pas tout, et vous allez sûrement croiser des héros dont vous n’avez jamais entendu parler. Mais ça fait aussi partie de l’expérience : plonger dans un récit qui a marqué des générations de lecteurs et qui continue, encore aujourd’hui, à influencer tout l’univers DC. Donc tentez l’aventure… mais évitez cette nouvelle édition. Préférez une version plus simple, qui contient uniquement les 12 épisodes complets de la mini-série originale. Envie de découvrir d’autres events marquants ?Si cette plongée dans Crisis on Infinite Earths vous a donné envie d’explorer d’autres grands événements qui ont marqué l’histoire des comics, on vous conseille de jeter une oreille à ces épisodes de ComicsDiscovery : Flashpoint de Geoff Johns et Ivan Reis :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e43-flashpoint/ X-Men : Messiah Complex :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s03e04-x-men-le-complexe-du-messie/ Civil War de Mark Millar et Steve McNiven :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-lete-des-must-have-civil-war/ Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Crisis on Infinite Earths de Marv Wolfman et George Pérez. Avec cet événement mythique, on s’est attaqué à l’un des récits les plus importants de l’histoire de DC Comics, celui qui a bouleversé le multivers et marqué des générations de lecteurs. Même si l’œuvre a forcément vieilli sur certains aspects, elle reste un pilier incontournable pour comprendre l’univers DC moderne et l’héritage des grandes sagas éditoriales. On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.

    1 h 51 min
  3. Aprés Walking Dead, l'inquisition - ComicsDiscoveryS10E15 : Hérétique

    28 JANV.

    Aprés Walking Dead, l'inquisition - ComicsDiscoveryS10E15 : Hérétique

    Bienvenue pour un nouvel épisode de ComicsDiscovery ! Cette semaine, nous avons le plaisir de recevoir Gaëlle Hersent et Margaux Saltel, impliquées dans l’organisation du Festival interconnecté de la bande dessinée à Montpellier. Un épisode un peu particulier, puisque l’on parle à la fois d’un événement majeur, d’une mobilisation historique dans le milieu de la bande dessinée, et bien sûr du comic de la semaine : Hérétique de Robbie Morrison et Charlie Adlard, disponible chez Delcourt. Festival interconnecté : un contre-festival porté par GirlxcottLe Girlcott est né à la suite des révélations sur les violences systémiques et le management toxique entourant le Festival d’Angoulême, ainsi que sur la manière dont certaines personnes victimes de VSS ont été traitées. Cette mobilisation, devenue la collective Girlxcott (pour être plus inclusive), fédère aujourd’hui des centaines d’auteurices de bande dessinée. Le but est de mobiliser  pour défendre leurs droits, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, et faire évoluer en profondeur un milieu longtemps dominé par des logiques d’exclusion et de privilèges. Après une mobilisation historique ayant mené à l’annulation de l’édition 2026 du FIBD, la collective s’organise et devient une association loi 1901, avec pour vocation le soutien à la création et à la diffusion de la bande dessinée dans une perspective féministe et inclusive. Avec l’annulation du FIBD, Girlxcott a décidé de lancer le Festival interconnecté de la bande dessinée, un contre-festival organisé simultanément dans plusieurs villes de France. L’objectif est de rassembler une multitude d’événements autour de la BD, avec un angle politique, féministe et inclusif. Nous en discutons avec Margaux Saltel et Gaëlle Hersent, et plus particulièrement de la version montpelliéraine du festival. 👉 Toutes les informations et le programme du festival sont à retrouver ici :https://campsite.bio/girlxcott Hérétique : Adlard quitte les zombies pour l’InquisitionCharlie Adlard est un dessinateur britannique incontournable du comics contemporain, principalement connu pour avoir illustré pendant plus de quinze ans la série culte The Walking Dead aux côtés de Robert Kirkman. Son trait rugueux, expressif et viscéral en a fait l’un des artistes majeurs du comics horrifique moderne. Robbie Morrison, scénariste écossais reconnu, s’est illustré sur des séries emblématiques comme Judge Dredd, Nikolai Dante, The Authority ou encore Batman, avec un goût prononcé pour les récits sombres, politiques et historiques. Le comic raconte l’histoire de Johann Weyer, un savant du XVIᵉ siècle farouchement opposé à la chasse aux sorcières. Des années plus tard, Sigmund Freud, fasciné par son œuvre, aurait dissimulé ses journaux. Lorsqu’une traduction refait surface, le lecteur découvre la jeunesse de Weyer, sa rencontre avec son maître, l’archiviste Agrippa, et une enquête qui les entraîne au cœur d’une vague de crimes liés à la terrifiante Inquisition.   Une étude de l’homme et de ses cycles de violenceAu-delà du thriller historique, Hérétique propose une réflexion sur la nature humaine. Lorsque le monde change et que les temps deviennent difficiles, l’homme a tendance à chercher des responsables plutôt que de reconnaître ses propres torts. Les femmes, les étrangers, la religion… peu importe, tant que l’on trouve quelqu’un à blâmer. Le dessin de Charlie Adlard renforce ce propos avec un travail marqué sur les expressions faciales, les regards et un découpage oppressant. Le trait brut et sombre donne à voir un visage terrifiant et sauvage de l’humanité. Un immense merci à nos invitées Gaëlle Hersent et Margaux Saltel pour leur temps, leur engagement et leurs éclairages passionnants autour du Festival interconnecté de la bande dessinée et de la collective Girlxcott. On ne peut que vous encourager à aller découvrir leur travail, suivre l’actualité du festival et soutenir cette initiative essentielle en vous abonnant à leurs comptes Instagram. 👉 Girlxcott Montpellier :https://www.instagram.com/girlxcott.montpellier/ 👉 Margaux Saltel :https://www.instagram.com/m_saltel/ 👉 Gaëlle Hersent :https://www.instagram.com/gaelle_hersent/ Si comme nous vous aimez les comics horrifiques et les récits sombres qui interrogent la nature humaine, on vous conseille de poursuivre votre découverte avec ces épisodes de ComicsDiscovery : Derrière la porte de James Tynion IV et Gavin Fullerton :https://jamesetfaye.fr/derriere-la-porte-james-tynion/ 30 jours de nuit de Steve Niles et Ben Templesmith :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e25-30-jours-de-nuit/ Dr Wertham de Harold Schechter et Eric Powell :https://jamesetfaye.fr/dr-wertham-failli-tuer-comics/Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Hérétique de Robbie Morrison et Charlie Adlard. Un épisode riche en échanges, entre analyse d’un récit marquant et discussion autour des enjeux actuels du milieu de la bande dessinée.On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.

    1 h 17 min
  4. Jeff Lemire nous fait découvrir un nouveau Wally West - ComicsDiscovery S10E14 : Absolute Flash

    22 JANV.

    Jeff Lemire nous fait découvrir un nouveau Wally West - ComicsDiscovery S10E14 : Absolute Flash

    Après avoir traité une bonne partie des titres du label Absolute de DC Comics tout au long de l’année 2025, on termine ce tour d’horizon avec la dernière sortie publiée chez Urban Comics : Absolute Flash, écrit par Jeff Lemire et dessiné par Nick Robles et A.L. Kaplan. Après Absolute Superman, Absolute Wonder Woman, Absolute Batman et surtout Absolute Martian Manhunter, véritable coup de cœur de l’équipe, cette relecture de Flash est-elle au même niveau que ses comparses ? On vous donne notre avis dans ce nouvel épisode de ComicsDiscovery. Absolute Flash : une autre vitesse pour le héros écarlateDans Absolute Flash, Jeff Lemire fait un choix fort : ici, pas de Barry Allen, mais Wally West, un personnage majeur de l’histoire de Flash, notamment grâce au run emblématique de Mark Waid que l’on peut retrouver dans les DC Archives chez Urban Comics. On découvre Wally West adolescent, vivant sur une base militaire où travaille son père. Solitaire, un peu rebelle, il voit sa vie basculer à la suite d’un accident impliquant une expérience menée par un certain Barry Allen. Cet événement va lui conférer les pouvoirs de Flash… mais également attirer sur lui l’attention d’une équipe étonnamment familière pour les fans du personnage. Jeff Lemire s’amuse surtout à remodeler les éléments iconiques de l’univers de Flash, en les intégrant à cette continuité Absolute plus sombre et plus brute. Une approche qui fait écho à ce que le label a déjà proposé sur Superman, Wonder Woman ou Martian Manhunter, tout en gardant une identité propre. Jeff Lemire, un auteur aux multiples facettesSi vous êtes lecteur de comics ou auditeur régulier de ComicsDiscovery, le nom de Jeff Lemire ne doit pas vous être inconnu. Auteur extrêmement prolifique, il navigue avec aisance entre l’indé et le mainstream. On lui doit des œuvres marquantes comme Sweet Tooth, Black Hammer ou Royal City, mais également des titres plus grand public comme Joker: Killer Smile, la saga de science-fiction Descender, son passage remarqué sur Green Arrow, ou encore Gideon Falls, qui avait d’ailleurs fortement divisé l’équipe lors de sa sortie. Au dessin, Absolute Flash s’appuie sur Nick Robles et A.L. Kaplan. Si leur travail est globalement efficace, le changement d’artiste en cours de récit se ressent et peut un peu casser la fluidité visuelle, un point que l’on aborde dans l’épisode. Un titre idéal pour découvrir Flash ?Absolute Flash est un comics agréable à lire, rythmé, plein d’action et truffé de références à l’univers des speedsters de DC Comics. Mais, contrairement à certains autres titres du label Absolute, il fonctionne surtout si l’on connaît déjà bien le personnage et son lore. L’un des grands intérêts du récit réside dans la manière dont Jeff Lemire réinvente des figures familières et joue avec les attentes des lecteurs. Sans cette connaissance préalable, l’histoire peut perdre en impact et se réduire à un récit adolescent efficace, mais finalement assez classique. Dans cet épisode de ComicsDiscovery, on revient en détail sur ce que propose Absolute Flash, ses forces, ses limites et sa place au sein du label Absolute de DC Comics. Vous aimez Flash et son univers ? Nous aussi.Pour prolonger votre découverte, on vous propose de poursuivre avec ces épisodes de ComicsDiscovery : Comment découvrir Flash en comics :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e40-flash/ Flashpoint de Geoff Johns et Andy Kubert :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e43-flashpoint/ Absolute Martian Manhunter :https://jamesetfaye.fr/labsolute-a-ne-pas-rater-comicsdiscovery-s10e12-absolute-martian-manhunter/ Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à Absolute Flash de Jeff Lemire.Après avoir exploré plusieurs titres du label Absolute de DC Comics, on espère que cette relecture de Flash, centrée sur Wally West, vous aura donné envie de (re)découvrir le personnage et son univers. On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee.

    1 h 17 min
  5. Avant Scott Pilgrim : À la dérive, le premier comics de Brian Lee O’Malley | ComicsDiscovery S10E13

    14 JANV.

    Avant Scott Pilgrim : À la dérive, le premier comics de Brian Lee O’Malley | ComicsDiscovery S10E13

    Avant d’organiser des tournois d’ex maléfiques, Brian Lee O’Malley faisait dans le road trip introspectif.Cette semaine, nous discutons de À la dérive, le tout premier comics de l’auteur de Scott Pilgrim, publié pour la première fois en français chez Hi Comics. À la dérive de Brian Lee O’Malley Une introspection sur quatre rouesLe récit met en lumière Raleigh, une jeune femme perdue dans ses pensées et sa vie. Elle part en road trip avec trois connaissances, sans but particulier. Rapidement, ce voyage devient une métaphore de son propre chemin de pensée. À la dérive n’est pas un récit d’action, ni une comédie romantique ; c’est une plongée dans un malaise poignant et universel. Ce qui frappe dès les premières pages, c’est la manière dont O’Malley transforme l’invisible en visible. La solitude, le vide intérieur, le manque de repères, l’hésitation constante entre ce qu’on désire et ce qu’on n’ose pas faire. Ces émotions sont transmises par les regards, les silences, le paysage étiré qui défile comme un miroir de l’esprit de Raleigh. Plus qu’un road tripPlutôt que de raconter une histoire pleine d’événements, À la dérive installe une atmosphère et laisse le lecteur ressentir plutôt que simplement suivre une intrigue. Le style graphique, déjà marqué par l’influence du manga et une narration cinétique, capte parfaitement ce sentiment de flottement. Les personnages secondaires ne sont pas simplement des accompagnateurs ; ils deviennent des miroirs ou des obstacles pour comprendre qui est réellement Raleigh et ce qu’elle fuit ou cherche. Ce roman graphique traite avec délicatesse de thèmes comme : " la crise d’identité et la difficulté à se reconnaître soi-même, la solitude malgré les autres, le besoin de sens à un âge où les repères s’effritent, la fragilité des émotions et leur traduction visuelle.C’est un livre qui ne t’en met pas plein la vue, mais qui te touche précisément parce qu’il ne prétend rien cacher.Un avant-goût de la voix d’O’MalleyPour ceux qui ne connaissent O’Malley que via Scott Pilgrim, À la dérive peut sembler plus subtil, presque fragile. Et pourtant, on y retrouve déjà sa manière d’explorer la vulnérabilité humaine avec humour et sensibilité.Ce n’est pas une BD « punchy », mais une expérience de lecture où l’on ressent davantage qu’on ne comprend, et c’est précisément ce qui fait sa force.Si tu es sensible aux récits introspectifs, aux road trips philosophiques ou aux BD qui abordent l’âme humaine sans artifices, À la dérive est une œuvre qui mérite d’être connue.Dans cet épisode, nous accueillons un nouveau membre dans l’équipe ComicsDiscovery : Cecil, auteur de bande dessinée et illustrateur. On espère que vous lui ferez un très bon accueil, et surtout, n’hésitez pas à aller faire un tour sur son compte Instagram pour découvrir son travail :https://www.instagram.com/cecilbeharPour aller plus loin avec Hi ComicsSi À la dérive vous a donné envie d’explorer davantage le catalogue de Hi Comics, nous vous recommandons également trois épisodes de ComicsDiscovery consacrés à des titres marquants de l’éditeur : Dawnrunner de Ram V et Evan Cagle, une relecture intense et viscérale du mythe du kaiju.https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e08-dawnrunner/ Hack/Slash Back to School de Zoe Thorogood, un récit horrifique moderne porté par une approche très personnelle.https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e11-hack-slash-back-to-school/ Immortal Sergeant de Joe Kelly et Ken Niimura, une réflexion violente et humaine sur la guerre, la mémoire et l’immortalité.https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e10-immortal-sergeant/ Trois lectures très différentes, mais qui illustrent parfaitement la diversité et la richesse éditoriale du catalogue Hi Comics.Le mot de la finMerci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à À la dérive de Brian Lee O’Malley.Un grand merci également à Cecil, qui rejoint l’équipe à l’occasion de cet épisode. On espère que vous lui réserverez un bel accueil et que vous irez découvrir son travail d’auteur de BD et d’illustrateur.On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Cecil : Son compte Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez soutenir une équipe passionnée par la bande dessinée, les comics et la pop culture, vous pouvez nous aider viaTipeee_

    1 h 35 min
  6. L’Absolute à ne pas rater ? ComicsDiscovery S10E12 : Absolute Martian Manhunter

    25/12/2025

    L’Absolute à ne pas rater ? ComicsDiscovery S10E12 : Absolute Martian Manhunter

    Après vous avoir parlé de la sainte Trinité de DC Comics avec Batman, Superman et Wonder Woman dans une précédente émission, on s’intéresse cette fois au Martien vert préféré de l’éditeur.Absolute Martian Manhunter, écrit par Deniz Camp et dessiné par Javier Rodriguez, arrive en France chez Urban Comics et s’impose comme l’un des nouveaux titres du label Absolute piloté par Scott Snyder. Est ce que ce nouvel Absolute est le titre à ne pas rater chez DC Comics ? On vous en parle dans cet épisode de ComicsDiscovery. Absolute Martian Manhunter de Deniz Camp et Javier Rodriguez Un invité venu d’ailleursPour parler des aventures d’un extraterrestre, il nous en fallait bien un autre. Nous avons eu la joie d’accueillir Dr Salience, vidéaste qui aborde les comics avec une approche très personnelle. Vous pouvez retrouver sa chaîne YouTube ici :https://www.youtube.com/channel/UClAxorfXj27uDj9NZXu8rBg Si vous en avez assez des vidéos critiques classiques tournées devant une bibliothèque Billy remplie de figurines Pop, son univers décalé et son humour singulier devraient vous séduire. Nous vous invitons à découvrir son travail et à vous abonner si le cœur vous en dit pour le soutenir. Découvrons le limier martienMartian Manhunter, aussi connu sous le nom de J’onn J’onzz, est l’un des personnages majeurs de DC Comics. Pourtant, en France, le personnage reste relativement discret, en dehors de ses apparitions dans les séries animées, notamment la célèbre Super Justice League qui l’a révélé à toute une génération.Chez Urban Comics, seuls deux titres lui ont été consacrés en solo, Absolute Martian Manhunter étant la seconde publication centrée sur le Martien. On l’a surtout découvert dans des récits d’équipe, dont le superbe New Frontier de Darwyn Cooke où il occupe un rôle clé.Cette rare présence éditoriale rend d’autant plus excitante la sortie d’un récit entièrement dédié au personnage. Créé en 1955 par Joseph Samachson et Joe Certa, Martian Manhunter appartient aux grandes figures de l’âge d’argent de DC Comics. J’onn J’onzz est souvent considéré comme l’âme de la Justice League, un héros profondément empathique, traumatisé par la disparition de son peuple.Sa personnalité mêle sagesse, mélancolie et sens du devoir, ce qui le distingue des autres membres de l’équipe.Ses pouvoirs variés, qui vont de la télépathie à la métamorphose en passant par la super force et l’intangibilité, en font l’un des héros les plus puissants de l’univers DC.Cette importance, bien reconnue aux États Unis, explique l’attente autour d’un récit qui lui redonne enfin toute sa place. Une réinvention du personnagePour revisiter Martian Manhunter, Scott Snyder s’est entouré de deux auteurs particulièrement inspirés.Deniz Camp s’est fait connaître avec des récits ambitieux comme 20th Century Men, où il explore déjà des thèmes humains, politiques et intimes.Javier Rodriguez apporte quant à lui une identité visuelle forte, grâce à son style expressif et ses compositions inventives aperçues dans Daredevil, Spider Woman ou The History of the Marvel Universe.Ensemble, ils donnent à ce titre Absolute une personnalité très marquée. Dans Absolute Martian Manhunter, Deniz Camp propose une interprétation originale en jouant sur la relation entre J’onn J’onzz et son identité humaine, l’agent du FBI John Jones.Le Martien est ici présenté comme une présence presque parasitaire dans l’esprit de l’agent, une conscience qui influence sa perception du monde.Cette idée rappelle par certains aspects la dynamique d’un Venom, mais avec une approche bien plus psychologique.Ce choix renforce les thèmes du récit, qui explore l’identité, la mémoire et la difficulté de trouver sa place.Le dessin de Javier Rodriguez accompagne parfaitement cette vision grâce à un jeu de couleurs expressif qui matérialise les émotions ressenties par l’enquêteur et accentue le décalage entre ses deux natures. Le titre à lire de la ligne Absolute ?Si vous aimez les séries des Big Two qui flirtent avec l’esprit des comics indépendants, comme The Vision de Tom King et Gabriel Walta ou Moon Knight de Jeff Lemire et Greg Smallwood, vous allez adorer ce titre.Absolute Martian Manhunter plonge au cœur de la psyché du dernier Martien et s’appuie sur une collaboration très réussie entre scénario et dessin.Le travail sur la couleur donne au récit un rythme particulier et renforce l’immersion dans l’enquête.Tout est pensé pour offrir un portrait complet du personnage et de son univers, tout en construisant un thriller haletant qui tient en haleine du début à la fin. Comme le titre de l’émission le laisse entendre, on est clairement devant le titre à ne pas manquer dans la ligne Absolute.Nous n’avons pas encore découvert le Flash, mais Absolute Martian Manhunter est déjà notre vrai coup de cœur de ce nouveau label DC. Si vous avez apprécié notre discussion avec Dr Salience, n’hésitez pas à aller découvrir son univers directement sur sa chaîne YouTube.Il propose des vidéos originales, décalées et très soignées autour des comics.Vous pouvez le retrouver ici et vous abonner pour soutenir son travail :https://www.youtube.com/channel/UClAxorfXj27uDj9NZXu8rBg Vous aimez les récits qui réinventent les super héros ou les plongées dans des univers forts et singuliers ?Voici quelques épisodes de ComicsDiscovery qui pourraient aussi vous plaire. DC The New Frontier de Darwyn Cooke :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e30-dc-the-new-frontier/ Mister Miracle de Tom King et Mitch Gerads :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07e08mr-miracle/ The Vision de Tom King et Gabriel Walta :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s07hsc-vision/ Le mot de la finMerci à tous et toutes de nous avoir suivi et merci à notre invité Salience. Nous sommes désolés pour l'attente , le mois de décembre nous a apporté une belle grippe. Prenez soin de vous et on se retrouve en Janvier pour de nouvelles découvertes. Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Sophie : Découvrez son Linktr.ee Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez aider une équipe passionnée par la BD, vous pouvez nous soutenir surTipeee.Chaque contribution nous aide à continuer à partager notre passion pour la BD, les comics et la pop culture. 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    1 h 58 min
  7. Quand Mark Russell fait pencher Gotham à gauche – ComicsDiscovery S10E11 : Batman Dark Age

    26/11/2025

    Quand Mark Russell fait pencher Gotham à gauche – ComicsDiscovery S10E11 : Batman Dark Age

    Cette semaine, dans votre podcast BD favori, on vous propose de parler de Batman Dark Age, le récit qui revient sur comment Bruce Wayne, playboy mondain de Gotham, est devenu le Chevalier Noir qui fait régner la justice sur la ville.On vous voit venir : encore une origin story ! Oui, mais cette fois, c’est Mark Russell à l’écriture, avec son style politisé, social et toujours un peu piquant. Il prend le God Damned Caped Crusader pour en faire une satire de l’Amérique.Au dessin, on retrouve Mike Allred, toujours aussi pop et acidulé, un vrai régal visuel.On vous en parle dans l’émission, et vous pouvez retrouver le comics chez Urban Comics. Batman Dark Age, une fausse origin story classiqueDans Batman Dark Age, on suit le jeune Bruce Wayne, héritier de l’une des plus grandes familles de Gotham, dont la vie bascule le soir où ses parents sont assassinés sous ses yeux. Ce traumatisme le pousse à parcourir le monde pour apprendre les arts martiaux, la stratégie et la justice pour protéger sa ville devenue un nid de corruption et de crime. Une quête initiatique qui le mène à construire son identité de justicier masqué, symbole de… Bon, ok. Oui. Je sais.Vous avez déjà lu cette histoire mille fois, et vous pouvez sans doute la réciter avant même de finir cette phrase. Et c’est là que Dark Age devient intéressant, parce que Mark Russell ne cherche pas à refaire l’origine de Batman, mais à s’en servir comme prétexte. Il revisite la légende avec une lecture politique et sociale acide. Petite précision utile : Batman Dark Age est en quelque sorte un spin-off de Superman Lost Age, un autre titre où Mark Russell pose les bases de son univers. Nous, on n’a pas lu Superman Lost Age, mais visiblement, ça peut apporter un contexte supplémentaire. Rassurez-vous, Dark Age reste parfaitement compréhensible tout seul, même si les lecteurs de l’autre série y verront sans doute quelques clins d’œil en plus. Deux auteurs atypiques dans l’industrieMark Russell s’est clairement fait une place à part dans le monde des comics. Il vient souvent là où on ne l’attend pas, que ce soit avec The Flintstones, Exit Stage Left : The Snagglepuss Chronicles ou, plus récemment, One-Star Squadron. Sa marque de fabrique, une écriture engagée, mais jamais pesante. Il aime prendre des personnages archi connus pour parler de l’Amérique, de ses contradictions et de ses absurdités. C’est son style, toujours un peu ironique, mais avec un vrai fond derrière, qui donne toute sa saveur à Dark Age. Mike Allred, lui, est l’un des auteurs les plus reconnaissables du comics indépendant. Impossible de parler de sa carrière sans évoquer Madman, son personnage fétiche, qu’il a créé et développé avec Laura Allred aux couleurs. C’est un titre culte, tellement marqué par leur identité visuelle qu’on ne pourrait pas l’imaginer signé par quelqu’un d’autre. Leur travail commun a façonné tout ce qui fait le charme d’Allred aujourd’hui : les couleurs pop, les contours nets, l’énergie rétro et ce petit côté psychédélique. On en avait déjà parlé dans l’émission, notamment quand on avait consacré un épisode au Silver Surfer de Dan Slott et Mike Allred dans la saison 3. Et oui, je le redis encore ici : c’est l’une des plus belles histoires d’amour de Marvel.Sur Batman Dark Age, Allred garde cette même sincérité graphique tout en donnant un côté vintage, mais dynamique à la relecture de Mark Russell.   Le style pop d’Allred dans un Gotham sombreJe n’aurais jamais parié sur Mike Allred pour un récit se déroulant dans l’univers sombre et gothique de Batman. Sur le papier, son style pop très années 70 semble loin du Dark Knight torturé qu’on connaît.Et pourtant, ça fonctionne étonnamment bien. Par moments, on a presque l’impression de revoir un épisode de la série Batman 66 avec Adam West, avec ce mélange de kitsch assumé et d’énergie colorée. Comme toujours, Allred est généreux. Ses planches débordent d’idées, son découpage est vivant, ses personnages ont ce charme rétro immédiat. Ce n’est pas du tout le grim and gritty God Damn Batman, mais ça apporte une vraie fraîcheur.Et sur six numéros, ça passe très bien. Pour aller plus loin dans GothamVous aimez les récits de Batman ou les relectures originales de super-héros ?Voici quelques épisodes de ComicsDiscovery qui pourraient aussi vous plaire : Batman Curse of the White Knight de Sean Gordon Murphy :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s05e06curse-of-the-white-knight/ Batman & Robin de Peter Tomasi et Patrick Gleason :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s09e27-batman-robin/ Batman et Robin Dynamic Duo de Joshua Williamson et Simone Di Meo :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s08e29-batman-et-robin-dynamic-duo/ Le mot de la finMerci d’avoir exploré avec nous Batman Dark Age, la relecture pop et sociale de Mark Russell et Mike Allred, publiée chez Urban Comics.Un récit qui revisite les origines du Chevalier Noir avec une approche plus politique, plus colorée et franchement rafraîchissante.N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de Batman Dark Age et à échanger avec d’autres passionnés de BD, comics et pop culture ! Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Sophie : Découvrez son Linktr.ee Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous appréciez notre travail et souhaitez aider une équipe passionnée par la BD, vous pouvez nous soutenir surTipeee.Chaque contribution nous aide à continuer à partager notre passion pour la BD, les comics et la pop culture. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsRetrouvez nos autres émissions, articles et vidéos sur notre site :https://jamesetfaye.fr/

    1 h 4 min
  8. Deux époques, un tueur, une seule héroïne – ComicsDiscovery S10E10 : 1949

    19/11/2025

    Deux époques, un tueur, une seule héroïne – ComicsDiscovery S10E10 : 1949

    Entre rêve et réalité, futur et passé, l’équipe de ComicsDiscovery part à la chasse auserial killer dans 1949 de Dustin Weaver, publié chezDelcourt. Ce polar nous entraîne aux côtés de la lieutenante Blank,partagée entre deux vies séparées par deux siècles. Une enquête qui dépasse les frontières du temps,un tueur insaisissable et une ambiance à mi-chemin entre film noir et science-fiction : on vous racontepourquoi ce titre intrigue autant qu’il surprend. 1949 de Dustin WeaverDustin Weaver est un artiste américain de bande dessinée, né le 3 octobre 1978 àSan Diego (Californie) et ayant grandi à Eagle River (Alaska). Il débute officiellement dans le milieu en 2003,après un passage en tant que stagiaire au sein de WildStorm Studios. Au fil de sa carrière,il a travaillé pour des éditeurs majeurs comme Dark Horse Comics, notamment sur la sérieStar Wars: Knights of the Old Republic, puis pour Marvel Comics,où il a collaboré à des récits autour des X-Men et à la première mini-sérieS.H.I.E.L.D.: Architects of Forever. Weaver est aujourd’hui reconnu pour son trait détaillé,ses compositions ambitieuses et sa capacité à naviguer entre science-fiction, polaret récits d’action. Une époque sombre et violenteLe lecteur suit l’agent Blank, chargée par le FBI de traquer un mystérieuxserial killer qui laisse derrière lui un étrange liquide sur chacune de ses victimes.Dans cette partie du récit, Dustin Weaver plonge pleinement dans les codes dupolar classique : un noir et blanc élégant, des ruelles poisseuses, des flics véreux,une héroïne forte, une violence jamais gratuite, mais toujours pesante. Le travail graphique de Weaver est superbe,jouant avec les ombres et la lumière pour renforcer l’atmosphère oppressante. Retour vers le futurL’autre moitié de ce récit singulier nous projette dans un futur lointain, où l’héroïne sembleévoluer dans un corps robotique, presque déshumanisé. Cette partie du comics troque l’ambiancepolar pour une véritable quête identitaire : qui est-elle réellement ? Quel est son rôle dans ce mondetechnologique et froid qui ne lui renvoie aucune trace de son passé ? À intervalles réguliers, elle est hantée parl’apparition du visage d’une vieille femme, dont elle ne comprend ni le message ni l’intention. Weaver joue ici avecl’abstraction, les ruptures de ton et une mise en scène plus sensorielle, qui tranche volontairement avec le noir etblanc du passé. Et on en a pensé quoi ?Malgré des thématiques intéressantes et un pitch qui avait tout pour être alléchant,Dustin Weaver peine malheureusement à nous accrocher pleinement à son récit.Le lien entre les deux époques censées se répondre et se nourrir l’une l’autre reste flou, trop ténu pour créerl’effet de révélation attendu. On sent clairement sa volonté de construire un récit à twist, à l’image deL’Échelle de Jacob ou Angel Heart, mais la mécanique narrative nesuit pas toujours, et on peine à comprendre où il souhaite nous emmener. Heureusement, la partie graphique, elle, est absolument splendide. C’est clairement un« comics de dessinateur » dans le meilleur sens du terme, et cela compense en grande partie lesfaiblesses du scénario. Les deux époques ont chacune une identité visuelle marquée : un noir et blanc tranchant,presque sale, pour le polar ; une esthétique futuriste plus claire, organique etétrangement apaisante pour la partie futuriste. Weaver y démontre une maîtrise remarquable, entre les influencesvisibles de Moebius pour la SF et celles de Frank Millerpour la partie noire. Visuellement, c’est un véritable régal. Reste que l’on se dit que le projet aurait peut-être gagné en force siDustin Weaver avait collaboré avec un·e scénariste. Son univers et son trait sont puissants,mais un regard extérieur aurait sans doute permis d’ancrer davantage le récit et de renforcer les enjeux entre les deuxlignes temporelles. Retrouvez 1949 dans toutes vos librairies indépendantes.Soutenir les commerces de proximité est plus important que jamais.Ainsi que sur le site de Delcourt : https://www.editions-delcourt.fr/comics/series/serie-1949/album-1949 Vous aimez les récits de SF ou les polars bien noirs ? Voici quelques épisodes deComicsDiscovery qui pourraient aussi vous plaire : Torso de Brian Michael Bendis et Marc Andreyko :http://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-torso-true-crime-bendis/ Silent Jenny de Matthieu Bablet :https://jamesetfaye.fr/silent-jenny-matthieu-bablet-comicsdiscovery-s10e05/ Parker de Richard Stark et Darwyn Cooke :https://jamesetfaye.fr/comicsdiscovery-s04e45-parker/ Le mot de la finMerci d’avoir exploré avec nous 1949, le récit temporel et déroutant de Dustin Weaver, publié chez Delcourt. Une histoire qui oscille entre polar noir et science-fiction, où passé et futur s’entremêlent pour créer une atmosphère unique.Un grand merci à toute l’équipe de ComicsDiscovery pour leurs analyses et leur passion. Vos retours, vos messages et vos recommandations enrichissent chaque épisode et nourrissent notre amour pour la BD indépendante et les récits qui sortent des sentiers battus.N’hésitez pas à nous dire ce que vous avez pensé de 1949 et à échanger avec d’autres passionnés de BD et pop culture ! Retrouvez nos chroniqueurs James : Linktree Faye : Découvrez ses réseaux ici Sophie : Découvrez son Linktr.ee Spades : Linktr.ee Stolas : Instagram Suivez-nous sur les réseaux sociaux Facebook : ComicsDiscovery sur Facebook Twitter (X) : @comicsdiscovery Instagram : @comicsdiscovery sur Instagram TikTok : @jamesetfaye sur TikTok Écoutez nos podcasts Spotify : ComicsDiscovery sur Spotify Ausha : ComicsDiscovery sur Ausha Apple Podcasts : ComicsDiscovery sur Apple Podcasts Deezer : ComicsDiscovery sur Deezer Pour nous soutenirSi vous aimez notre travail et souhaitez aider une équipe passionnée par la BD, vous pouvez nous soutenir surTipeee.Chaque contribution nous aide à continuer à partager notre passion pour la BD, les comics et la pop culture. Rejoignez la communautéÉchangez avec d’autres passionnés sur notre serveur Discord :Rejoindre le serveur Découvrez nos autres productionsRetrouvez nos autres émissions, articles et vidéos sur notre site :https://jamesetfaye.fr/

    1 h 8 min
4,6
sur 5
32 notes

À propos

Toutes les semaines l'équipe de ComicsDiscovery commente les dernières news comics et vous fait découvrir un titre. De Dc à Marvel en passant par les indépendants, le podcast permet aux débutants et aux passionnés d'échanger et de faire des découvertes.

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