DigitalFeeling

Elodie Chenol

DigitalFeeling, le podcast IA & marketing digital qui passe à l'action Je suis Élodie Chenol, consultante et formatrice spécialisée en Intelligence Artificielle et marketing digital. Chaque semaine, en 10 minutes chrono, je réponds à une question de terrain pour vous aider à intégrer l'IA dans votre stratégie et générer des résultats concrets. Ce podcast est fait pour vous si : - Vous êtes entrepreneur ou dirigeant et vous voulez exploiter l'IA pour développer votre business sans vous perdre dans la technique- Vous êtes marketeur ou responsable communication et vous cherchez à aller plus vite, mieux cibler et créer des contenus qui performent grâce à l'IA- Dans les deux cas : vous voulez des méthodes claires, testées sur le terrain, applicables dès aujourd'hui Posez-moi votre question Contactez-moi sur LinkedIn, les meilleures questions deviennent des épisodes. Pour aller plus loin : 📩 Newsletter : substack.com/@elodiechenol ⭐ Un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify : c'est le meilleur moyen de soutenir le podcast Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. -5 J

    Episode 157 - IA et PME : Comment Harakiwi automatise vos processus métier ?

    Dans ce 156 ème épisode de DigitalFeeling, j'ai le plaisir de recevoir Emilie Mariti, fondatrice d'Harakiwi avec qui nous avons échangé sur IA et PME : Comment Harakiwi automatise vos processus métier ? Introduction : Quand l'IA devient l'alliée des dirigeants de PMEL'intelligence artificielle est sur toutes les lèvres : LinkedIn, médias, conférences. Mais entre les grandes entreprises qui communiquent massivement sur leur transformation digitale et les PME qui peinent à savoir par où commencer, il existe un fossé réel. C'est précisément ce fossé qu'Emilie Mariti, fondatrice de l'agence Harakiwi, a décidé de combler. Dans cet épisode de Digital Feeling, Emilie nous plonge au cœur de ce que signifie déployer l'IA dans une PME : de la distinction entre chatbot et agent IA, jusqu'aux enjeux de confidentialité des données, en passant par la formation des équipes et les cas d'usage concrets qui changent la donne. Qu'est-ce qu'Harakiwi ? La rigueur du samouraï, l'audace du kiwiLe nom Harakiwi n'est pas le fruit du hasard. Il incarne une promesse double : la rigueur du samouraï pour maîtriser l'IA, et l'audace du kiwi pour voir plus loin. Emilie a fondé cette agence avec un constat simple : les PME gèrent encore leur opérationnel à grand renfort de fichiers Excel, de relances manuelles et de CRM utilisés à moitié. "L'IA peut aujourd'hui automatiser toutes les tâches répétitives. C'est ce constat qui m'a poussée à choisir cette cible et à créer Harakiwi." Emilie Mariti L'objectif affiché : rendre aux dirigeants de PME du temps, de la sérénité et la capacité de se concentrer sur ce qui compte vraiment : innover, piloter, conquérir de nouveaux marchés. Chatbot, assistant, agent IA : quelle différence ?C'est l'une des questions les plus fréquentes dans les formations et accompagnements. Emilie donne une grille de lecture claire : - Le chatbot est réactif. Il répond à une requête dans un cadre défini, sans accès à vos outils ou données externes.- L'assistant IA (ex. : GPT personnalisé, Gem sur Gemini) reste dans son écosystème. Il ne peut pas extraire des données depuis un email, ni agir sur votre agenda ou votre messagerie.- L'agent IA, lui, sort de cet écosystème. Il se connecte à vos outils métier : messagerie, tableaux, CRM, et applique vos règles business pour agir de façon autonome.La métaphore qu'Emilie utilise est parlante : "La différence entre un consultant et un collaborateur autonome." Pourquoi les PME ont-elles besoin d'une agence spécialisée ?Des outils comme Make ou n8n permettent aujourd'hui à chacun de créer des automatisations simples. Extraire une information d'un email pour l'insérer dans un agenda ? Faisable en quelques clics. Mais les PME n'entrent pas dans les cases standardisées. Chez Harakiwi, les projets sont sur-mesure. Exemple concret évoqué dans l'épisode : un centre événementiel avait besoin d'une veille concurrentielle en temps réel. L'agent développé agrège des données sectorielles, les croise avec l'offre et l'historique commercial du client, et produit des analyses pour ajuster les prix, puis a évolué pour générer des idées de contenus réseaux sociaux et préparer les commerciaux avant chaque appel prospect. "C'est le client lui-même qui a eu l'idée d'ajouter un chat pour interroger l'agent avant d'appeler un prospect. C'est ça, l'appropriation" Emilie Mariti Le processus de déploiement : comment Harakiwi accompagne ses clients1. Identifier la bonne tâche pour démarrerEmilie recommande une méthode simple et efficace : cibler une tâche à fort volume et à faible valeur ajoutée. Un exemple frappant : un dirigeant dans la location courte durée qui passait chaque soir de 19h à 20h à copier manuellement des commissions depuis des PDFs vers Excel. Un agent peut extraire, structurer et insérer ces données automatiquement, libérant une heure par jour, chaque jour. 2. Construire une base de données solideAvant même de déployer un agent, Harakiwi effectue un travail de centralisation et de structuration des données qui peut prendre plusieurs semaines. Ce socle est indispensable pour que l'agent dispose d'une connaissance métier fiable. 3. Former et accompagner les équipesL'agent est développé, mais le travail ne s'arrête pas là. Harakiwi inclut un premier mois de maintenance pour observer les ajustements nécessaires, affiner les prompts système et gérer les cas non identifiés lors des tests. Les équipes sont également formées pour comprendre l'outil, l'utiliser et l'alimenter. "89 % des équipes adoptent l'IA après une formation accompagnée." Chiffre cité par Emilie Mariti Données et confidentialité : un sujet incontournable pour les PMELa question des données est souvent source d'anxiété et elle est légitime. Emilie est directe sur ce point : - Tous les projets font l'objet d'une clause de confidentialité signée dès le démarrage.- Les agents sont développés sur des API sécurisées (Claude, Mistral selon les cas), et non sur des versions grand public sans garanties RGPD.- Chaque agent n'a accès qu'aux données nécessaires à sa mission, pas à l'ensemble des ressources de l'entreprise.- Pour des clients particulièrement sensibles sur la sécurité, Harakiwi peut déployer des serveurs internes avec des modèles comme Mistral.Un point de vigilance soulevé : de nombreux collaborateurs utilisent encore des versions personnelles de ChatGPT sans avoir vérifié que l'entraînement du modèle sur leurs données est désactivé. La sensibilisation est donc un axe majeur de l'accompagnement. La formation : le levier qui fait toute la différenceEmilie partage une observation récurrente dans ses formations d'équipes : la peur de l'IA est quasi universelle en groupe, même chez ceux qui sont enthousiastes en individuel. Chacun arrive avec ses croyances limitantes et la plus commune est : "L'IA va remplacer mon travail." Son approche : montrer par la pratique, sur des cas réels de l'entreprise. Un exemple lors d'une formation, un responsable marketing a commencé à dire, provocation à l'appui, qu'il ne servait plus à rien. Jusqu'à ce qu'il réalise que l'IA structurait le contenu, mais que c'était lui qui apportait le positionnement, le ton, la singularité. Son expertise était essentielle — l'IA lui faisait gagner du temps pour s'y consacrer davantage. "Ce sont souvent les plus sceptiques qui repartent avec la roadmap d'utilisation la plus ambitieuse." Elodie Chenol La vidéo IA : une offre complémentaire portée par Thomas LapierreHarakiwi ne se limite pas aux agents. L'agence propose également de la production vidéo par IA, menée par Thomas Lapierre, co-fondateur et développeur IA. Spots de marque, animations, effets spéciaux, multi-formats, multi-langues, tout cela à partir d'une orchestration de plusieurs outils. Une offre qui attire notamment des agences de communication souhaitant produire leurs propres contenus vidéo augmentés. Le conseil d'Emilie pour se lancer en 2026La question finale de l'épisode : quel conseil donner à une PME qui veut se lancer dans l'IA cette année ? "Un agent bien déployé sur un cas concret change la façon dont une équipe se projette sur l'IA. C'est ce premier pas qui ouvre tout le reste." Commencer petit, mesurer l'impact, former les équipes, et laisser les collaborateurs eux-mêmes identifier les prochains cas d'usage. C'est cette dynamique d'appropriation progressive qui transforme durablement une organisation. Retrouver Emilie Mariti et Harakiwi- LinkedIn : Emilie Mariti- LinkedIn : Thomas Lapierre (co-fondateur)- Site de l'agence : Harakiwi 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify ✅ Partagez cet épisode à un dirigeant qui en aurait besoin Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    26 min
  2. 24 AVR.

    Episode 156 - IA Act, ACPR et secteur financier : ce que vous devez savoir avant août 2026

    Dans ce 156 ème épisode de DigitalFeeling, je vous parle de réglementation. Non ne partez pas ! L'IA Act entre en vigueur pour les systèmes à haut risque en août 2026. Je vous partage le rôle de l'ACPR dans la supervision des IA bancaires et assurantielles en France, et ce que cela change concrètement pour vos clients et vos formations. La réglementation européenne sur l'intelligence artificielle n'est plus une perspective lointaine. Avec l'échéance d'août 2026 qui approche, les règles applicables aux systèmes IA à haut risque entrent très bientôt en vigueur. Et si vous travaillez avec des clients dans la banque ou l'assurance, un acteur clé vient de prendre position en France : l'ACPR. L'IA Act en bref : une logique par les risquesVoté en 2024, l'IA Act est le premier cadre réglementaire européen dédié à l'intelligence artificielle. Son architecture repose sur une classification des systèmes IA en quatre niveaux de risque : - Risque inacceptable → interdit (ex. : notation sociale de masse)- Haut risque → obligations strictes de documentation, traçabilité et contrôle humain- Risque limité → obligation de transparence (ex. : indiquer qu'un visuel est généré par IA)- Risque minimal → usage quasi libreLa date charnière à retenir : 2 août 2026, lorsque les obligations pour les systèmes à haut risque entrent pleinement en application. Qui contrôle l'IA en France ? L'ACPR, nouveau shérif du financierLa question de la supervision nationale était en suspens depuis 2024. La réponse est arrivée en septembre 2025 : la France a opté pour un modèle sectoriel, avec une dizaine d'autorités compétentes selon les domaines, coordonnées par la Direction Générale des Entreprises. Pour le secteur financier, c'est l'ACPR ( Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution ) qui prend le dossier. Rattachée à la Banque de France, elle supervise historiquement banques et assureurs. Avec l'IA Act, son périmètre s'élargit considérablement : elle devra désormais auditer et contrôler les systèmes décisionnels à IA qui ont un impact direct sur les personnes. Ce n'est pas un glissement cosmétique. C'est un changement de paradigme : on ne parle plus seulement de solvabilité ou de gouvernance financière, mais de comprendre et d'encadrer des algorithmes qui prennent des décisions. Pourquoi la banque et l'assurance sont particulièrement concernéesLe secteur financier est l'un des plus avancés dans l'adoption de l'IA, notamment parce qu'il traite des données structurées répétitives, idéales pour l'automatisation. Deux cas d'usage illustrent bien les enjeux : 1. L'assurance : tarification et souscription Les assureurs utilisent l'IA pour affiner la tarification en temps réel selon l'évolution des risques marché. Mais comme le souligne l'Institut des Actuaires dans son rapport de février 2025, des risques réels existent : biais reproduits dans les données, manque de transparence, vulnérabilités cybersécurité. Le consensus est clair : l'IA augmente l'expert, elle ne le remplace pas. 2. Le crédit à la consommation : un enjeu sociétal majeur Quand une banque utilise l'IA pour évaluer votre solvabilité, elle se situe exactement dans ce que l'IA Act qualifie de système à haut risque. Les risques de discrimination (âge, origine, genre) sont documentés. Avec une croissance du crédit à la consommation de +4 % en septembre 2025, l'urgence réglementaire est d'autant plus forte. Ce que l'ACPR va contrôlerPour les IA à haut risque, les établissements devront notamment justifier : - La qualité et la représentativité des données d'entraînement- La documentation complète des algorithmes- La traçabilité des décisions (pourquoi l'IA a dit oui ou non)- L'existence d'une surveillance humaine dans la boucle- Des contrôles internes adaptésL'ACPR ne sera pas qu'un organe de sanction : elle devra aussi produire des lignes directrices et accompagner les acteurs du marché. Un défi de taille, tant l'expertise technique nécessaire est pointue. L'ACPR se dote elle-même d'IA pour superviserFait notable : l'ACPR envisage d'utiliser l'IA dans ses propres processus de supervision. Les établissements transmettent des volumes massifs de données réglementaires qu'il est impossible d'analyser manuellement. L'IA permettrait de détecter des anomalies, identifier des signaux faibles et cibler les inspections de manière plus réactive. La règle vaut pour tous : si l'ACPR utilise l'IA, elle doit être exemplaire sur les principes qu'elle impose : transparence, gouvernance, surveillance humaine. L'IA devient à la fois l'objet et l'outil de la régulation. Une supervision de nouvelle génération. Ce qu'il faut retenir pour votre activitéQue vous soyez consultant, formateur ou responsable digital dans une organisation : - L'IA Act n'est pas une contrainte lointaine : les règles pour les IA à haut risque s'appliquent dès août 2026- Si vous accompagnez des clients dans la banque ou l'assurance, l'ACPR est votre nouvel interlocuteur réglementaire- Les notions de traçabilité, d'explicabilité et de contrôle humain ne sont plus des options — elles deviennent des obligations légales à intégrer dans vos pitches et vos formations- L'humain reste central : les actuaires, les analystes crédit, les juristes conservent un rôle clé dans la validation et la fiabilité de ces systèmes- La régulation qui s'équipe elle-même d'IA, c'est un signe de maturité, pas de méfiance💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! 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    9 min
  3. 17 AVR.

    Episode 155 - Ce qu'il faut savoir sur les agents IA en entreprise avant de se lancer

    Dans ce 155 ème épisode de DigitalFeeling, je vous partage ce qu'il faut savoir sur les agents IA avant de les déployer en entreprise. Les agents IA sont sur toutes les lèvres. Tout le monde s'interroge sur le sujet. Comment déployer concrètement un agent IA ? A quoi ça sert ? Quelles sont les précautions à prendre ? C’est quoi un agent IA ?Commençons par la définition parce que la confusion est fréquente. Un LLM (comme ChatGPT ou Claude), c’est un modèle qui répond à vos questions. Vous entrez votre commande et il répond. Son intervention s’arrête là. Un agent IA, c’est un système capable de percevoir son environnement, de “raisonner”, de décider et d’agir de manière autonome pour atteindre un objectif (celui que vous lui avez fixer) sans que vous ayez besoin d’intervenir à chaque étape. Imaginez que vous lui demandiez : “Analyse les avis clients de notre dernière campagne et envoie un rapport hebdomadaire au directeur marketing.” Un agent va : extraire les avis → les analyser → identifier les tendances → rédiger le rapport → l’envoyer automatiquement. Sans que vous touchiez quoi que ce soit entre chaque étape. Les 4 composantes d’un agent IA : - Perception : ce qu’il reçoit en entrée (texte, données, résultats d’outils)- Mémoire : à court terme (la conversation) et long terme (base de données externe)- Raisonnement : le modèle qui décide quoi faire- Action : les outils qu’il peut déclencher (web, code, emails, CRM…)Comment développer un agent IA ?Il n’existe pas une seule façon de créer un agent. Tout dépend de votre niveau technique, de vos besoins et de vos contraintes. Voici 5 grandes approches pour développer votre agent IA, de la plus simple à la plus complexe. 1. Environnements agents clé en mainDes solutions packagées comme Claude Cowork, Claude Projects, les GPTs d’OpenAI ou Microsoft Copilot embarquent déjà la logique agentique, prêtes à l’emploi, sans aucune compétence technique requise. ✅ Idéal pour : des cas d’usage rapides sans infrastructure à déployer Délai de mise en œuvre : quelques heures 2. No-code / Low-code (pour les profils métier)Au-delà de Make, Zapier et n8n, Google Workspace Studio, intégré dans Gmail, Drive, Calendar et Sheets, permet de créer des workflows automatisés en langage naturel grâce à Gemini. Côté choix, une distinction importante à connaître pour la sécurité : - n8n — open source, peut être auto-hébergé gratuitement sur vos propres serveurs (option la plus souveraine), désormais enrichi de 70 nœuds IA natifs connectés aux grands LLM- Make — hébergé en Europe, conforme RGPD, propose une option on-premise (hébergé en local)- Zapier — 100% cloud hébergé aux États-Unis, sans option self-hosted (à éviter pour les données sensibles)✅ Idéal pour automatiser des tâches marketing répétitives (lead nurturing, reporting, publication réseaux sociaux). Délai de mise en œuvre : quelques heures 3. Frameworks d’orchestration (pour les profils techniques)LangChain a sorti sa version 1.0, et son successeur LangGraph est désormais le framework recommandé pour les agents en production : il gère des workflows complexes et des agents multi-étapes de manière bien plus robuste. LangChain a également lancé Deep Agents, une librairie inspirée de Claude Code pour les tâches longues et complexes. Le reste de l’écosystème reste solide : LlamaIndex pour la gestion documentaire et le RAG, CrewAI pour les équipes d’agents multi-rôles en production, AutoGen (Microsoft) pour les conversations entre agents. ✅ Idéal pour des agents multi-rôles qui collaborent entre eux, ou des besoins très spécifiques. Délai de mise en œuvre : quelques jours. 4. API des grands modèles (pour les développeurs)Appeler directement l’API d’Anthropic (Claude), d’OpenAI (GPT-4) ou de Google (Gemini) et construire la logique autour. Le function calling et le tool use permettent à l’agent d’appeler des outils externes de façon structurée. ✅ Idéal pour : intégrer un agent dans un produit ou un SI existant Délai de mise en œuvre : 1 à 2 semaines 5. Développement from scratch (pour les équipes engineering)Construire un agent en Python pur, en gérant soi-même la boucle de raisonnement, la mémoire, les outils et la gestion des erreurs. La solution la plus exigeante techniquement, mais aussi la plus souveraine. ✅ Idéal pour : des besoins très spécifiques ou des contraintes fortes de souveraineté des données Délai de mise en œuvre : plusieurs semaines Et la sécurité ?C’est souvent l’angle mort des déploiements d’agents IA en entreprise. Et c’est pourtant le plus critique.Le risque : ne pas savoir où partent vos données !Quand votre agent IA traite des informations : données clients, données RH, données financières, ces informations transitent quelque part. La question est : où ? Quelle que soit la solution choisie : - Anonymiser ou pseudonymiser les données avant de les injecter dans un prompt- Cloisonner les accès : l’agent ne doit accéder qu’aux données strictement nécessaires- Logger et auditer toutes les interactions de l’agent- Former les collaborateurs à ne pas copier-coller des données sensibles dans des interfaces grand publicLa sécurité d’un agent IA n’est pas une question de modèle, c’est une question d’architecture et de gouvernance. Le DPA : le document sous-estiméLe DPA (Data Processing Agreement) est un contrat juridique obligatoire dès lors que vous confiez le traitement de données personnelles à un prestataire externe. C’est l’article 28 du RGPD qui l’impose. Ce qu’il doit obligatoirement contenir : - La nature et la finalité du traitement- Le type de données et les catégories de personnes concernées- La durée du traitement- Les obligations du sous-traitant- Les mesures de sécurité mises en place- Les conditions de sous-traitance ultérieure- Les modalités de suppression des données en fin de contratSans DPA, vous êtes en infraction RGPD et exposé à une amende pouvant atteindre 4% de votre chiffre d’affaires mondial. Bonne nouvelle : Anthropic, OpenAI, Microsoft Azure et Google Workspace Enterprise proposent des DPA standards téléchargeables et signables en ligne. Google allant même jusqu’à fournir un guide DPIA (Data Protection Impact Assessment) pour accompagner les entreprises dans leur analyse d’impact. Mistral AI propose quant à lui un DPA de droit français. Le DPA est le document qui prouve que votre entreprise est en conformité quand elle utilise un agent IA avec des données personnelles. Faites-le valider par votre DPO avant tout déploiement. Ce qu’il faut retenirLa technologie sécurise l’infrastructure. Le contrat sécurise le cadre juridique. Mais c’est la formation qui sécurise l’usage au quotidien. Adopter un agent IA en entreprise n’est jamais une décision purement technique. C’est une décision stratégique qui engage la direction juridique, le DPO, la DSI et qui nécessite que les équipes comprennent ce qu’elles utilisent réellement. 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    13 min
  4. 10 AVR.

    Episode 154 - Google veut former la France à l'IA !

    Dans ce 154 ème épisode de Digitalfeeling, on parle d'une annonce que j'ai trouvée intéressante, et que je veux décrypter avec vous, parce qu'elle touche directement à ce que je fais au quotidien : la formation à l'IA. Le 24 mars dernier, Google France a publié sur son blog le lancement d'un programme baptisé "L'IA en action", pensé pour accompagner les TPE-PME et les professionnels français. Au menu : un nouveau parcours d'apprentissage, une étude d'impact menée avec Ipsos et France Travail, et un nouveau certificat IA. Mais derrière les annonces bien formulées, qu'est-ce qu'il y a vraiment ? Qu'est-ce que ça dit de l'état de l'adoption de l'IA en France ? Et surtout qu'est-ce que ça change pour vous, que vous soyez dirigeant de PME, salarié ou formateur ? C'est ce qu'on va explorer ensemble. Le cas concret qui ouvre le débat : Vent de VoyageGoogle commence son article avec une histoire. Celle d'une PME de Saint-Malo : Vent de Voyage, qui upcycle des voiles de bateaux pour en faire des sacs et accessoires. Un savoir-faire artisanal, ancré dans un territoire. Accompagnée par les Google Ateliers Numériques, la responsable marketing de l'entreprise a utilisé l'IA pour traduire et adapter plus de 400 fiches produits. Résultat : la part du chiffre d'affaires réalisée à l'export est passée de 10 à 30 %. Je veux m'arrêter là-dessus une seconde, parce que c'est exactement le type de cas qui fait tomber les objections que j'entends souvent en formation. "L'IA, c'est pour les grandes entreprises tech." Non. Une PME d'upcycling en Bretagne vient de tripler sa part à l'export grâce à un usage concret et maîtrisé de l'IA. "L'IA va remplacer les humains." Non. Ici, elle a permis à une responsable marketing de faire quelque chose qu'elle n'aurait jamais pu faire seule, faute de temps et de budget : adapter 400 fiches produits pour des marchés internationaux. Et Google le formule très bien dans son article : les vrais bénéfices de l'IA ne résident pas dans l'automatisation de ce qu'on faisait déjà, mais dans l'élargissement de ce qu'on peut accomplir. Cette phrase, je vous invite à la noter. C'est une grille de lecture extrêmement utile pour évaluer n'importe quel projet IA dans votre organisation. Les chiffres qui font mal : où en est vraiment la France ? Avant de parler du dispositif Google, parlons de la réalité du terrain. Parce que Google ne lance pas ce programme dans le vide — il répond à un diagnostic préoccupant. Ipsos a mené une étude sur la perception et les usages de l'IA chez les professionnels français. Le taux d'utilisateurs a doublé en deux ans, passant de 28 % en 2023 à 51 % en 2025. Ça, c'est la bonne nouvelle. La courbe monte. Mais voilà où ça coince : seuls 9 % des salariés utilisent l'IA au quotidien. Et le retard est encore plus marqué dans les PME. 51 % qui ont essayé. 9 % qui l'ont vraiment intégrée. C'est le fossé entre l'expérimentation et l'adoption réelle. Et c'est précisément ce fossé-là que je vois dans mes formations. Les gens essaient ChatGPT, ils sont impressionnés, et puis... ils retournent à leurs habitudes. Parce qu'ils ne savent pas quoi en faire concrètement dans leur métier. Et justement, le premier frein cité par les professionnels, c'est un manque de concret : ils se demandent simplement "comment l'IA peut-elle m'aider, moi, dans mon métier ?" Cette question, elle est légitime. Et elle est saine. Ce n'est pas du scepticisme mal placé, c'est une demande de pertinence. Un dernier chiffre qui me marque : 72 % des dirigeants estiment que l'IA sera un avantage compétitif indispensable d'ici trois ans — mais seulement 21 % des salariés français déclarent avoir reçu une formation dédiée, et c'est encore moins dans les petites entreprises. Il y a donc un dirigeant sur deux qui croit à l'IA… mais qui n'a pas encore formé ses équipes. C'est le paradoxe central de ce moment. Le dispositif "IA en action" : ce que Google propose concrètement Alors que fait Google face à ce constat ? Le programme "L'IA en action" repose sur trois axes. Premier axe : un parcours repensé pour les TPE-PME. Ce nouveau parcours "Entrepreneurs", porté par les Google Ateliers Numériques et co-construit avec France Travail, vise à accompagner des étapes concrètes : étude de marché, pitch commercial, visibilité en ligne. Ce qui me plaît ici, c'est le mot "co-construit". Parce qu'un des problèmes récurrents des grandes formations institutionnelles, c'est qu'elles sont pensées par des gens qui ne sont pas dans les entreprises. Partir des vrais besoins de terrain, c'est la condition pour que ça marche. Deuxième axe : une étude d'impact avec Ipsos. Cette mesure est menée avec France Travail et les CCI dans cinq régions pilotes. Elle vise à évaluer l'impact de parcours de sensibilisation sur l'adoption de l'IA, les gains de productivité, et les freins identifiés — pour alimenter les futures politiques d'accompagnement. C'est la partie la plus intéressante à mes yeux, parce qu'on manque cruellement de données robustes sur ce qui fonctionne vraiment en matière de formation à l'IA. Mesurer l'impact, c'est rare. Et c'est nécessaire. Troisième axe : le nouveau Certificat Google IA professionnel. Ce certificat vise à équiper les professionnels avec les compétences en IA les plus recherchées par les recruteurs — de l'analyse de données à la gestion de projets, en passant par la génération de contenus visuels et la création d'applications métiers sans coder. Et l'ambition est chiffrée : en 2026, Google et France Travail visent 20 000 certificats distribués aux demandeurs d'emploi et aux conseillers. 20 000 certificats. C'est ambitieux. Est-ce que c'est suffisant face à l'échelle du défi ? On en parle juste après. Mon analyse : ce que ça dit, ce que ça ne résout pasVoilà ma lecture à moi, celle d'une formatrice qui travaille sur ces sujets depuis plusieurs années. Ce que cette initiative dit de juste : La formation par les cas d'usage, c'est non négociable. 62 % des actifs réclament des formations basées sur des cas d'usages concrets. Ce n'est pas une demande de confort, c'est une condition d'efficacité. On n'apprend pas à utiliser un outil en lisant sa notice. On apprend en le manipulant sur un problème réel. Et l'engagement de Google de renforcer "la partie pratique" du parcours, c'est une bonne direction. La preuve par l'usage, comme ils le disent eux-mêmes, c'est la condition incontournable de l'adoption. Ce qui mérite d'être nuancé : Google reste Google. Ce dispositif, aussi bien intentionné soit-il, s'inscrit dans un écosystème : les outils mis en avant seront des outils Google. Gemini, Workspace, les outils Google Ads… C'est normal, mais c'est à garder en tête. La montée en compétences en IA ne doit pas être synonyme de dépendance à un seul acteur. Deuxièmement : 20 000 certificats, c'est un chiffre qui sonne bien mais rappelons que la France compte plus de 4 millions de TPE-PME. La formation à l'IA ne peut pas reposer uniquement sur des acteurs privés ou sur des dispositifs nationaux ponctuels. Elle doit s'intégrer dans les stratégies RH des entreprises elles-mêmes. Le vrai enjeu n'est pas l'accès à la formation. C'est le transfert de compétences dans le poste de travail. On peut avoir le meilleur certificat du monde, si personne dans l'entreprise ne crée les conditions pour expérimenter, la compétence reste théorique. Ce que je retiens de cette annonce Google, au fond, c'est qu'elle confirme ce que le Baromètre du Numérique nous disait aussi : la France est à un point charnière. L'adoption de l'IA est en train de s'accélérer. Les outils sont là. Les ressources de formation se multiplient. Mais le vrai défi, celui qui va faire la différence entre les organisations qui avancent et celles qui restent à quai, c'est la capacité à ancrer ces compétences dans le quotidien des équipes. Et ça, ça ne vient pas d'un certificat. Ça vient d'un changement de posture managériale, d'une culture d'expérimentation, et d'un accompagnement humain qui ne se substitue pas à la technologie mais qui la rend intelligible. C'est pour ça que je fais ce que je fais. Si cet épisode vous a aidé à y voir plus clair, partagez-le. Et si vous voulez structurer la montée en compétences IA de vos équipes, que vous soyez dirigeant, responsable formation ou DRH, retrouvez-moi sur LinkedIn ou sur digitalfeeling.fr. À très vite. 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. 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    16 min
  5. 8 AVR.

    Episode 153 - Baromètre du Numérique 2026 : ce que les chiffres disent vraiment de notre rapport à l'IA"

    Bonjour et bienvenue dans DigitalFeeling, le podcast qui décrypte les transformations numériques pour ceux qui les vivent, les enseignent et les pilotent au quotidien. Je suis Élodie Chenol. Dans ce 153 ème épisode, on plonge dans une étude que j'attendais : le Baromètre du Numérique édition 2026, publié le 9 février dernier par l'Arcep, l'Arcom, le CGE et l'ANCT , et réalisé chaque année par le CREDOC. Une étude qui existe depuis l'an 2000. Vingt-six ans de mesures. Et je dois dire que cette édition a quelque chose de particulier, parce que pour la première fois, l'IA générative s'impose comme un chapitre central pas une note de bas de page, un sujet structurant. Alors aujourd'hui, je vais vous livrer ma lecture à moi, celle d'une formatrice en IA et en marketing digital. Parce que derrière les pourcentages, il y a des signaux très concrets pour nos métiers. On va parler connectivité, messageries, usages de l'IA, mais surtout : ce que tout ça change pour vous. L'infrastructure : la France se connecte vraiment Commençons par les bases, la tuyauterie. 75 % des abonnés à internet sont désormais en fibre ou câble. Et ce qui est frappant cette année, c'est la dynamique des zones rurales : les communes rurales ont progressé de 8 points en un an sur la fibre. Ce n'est pas anodin. Ça veut dire que la fracture géographique se referme lentement, mais sûrement. Et du côté mobile : 61 % des possesseurs de smartphones sont maintenant équipés d'un appareil compatible 5G, soit +13 points en un an. C'est une progression spectaculaire. Pourquoi c'est important pour vous, professionnels du marketing ? Parce que si votre stratégie reposait encore sur l'hypothèse que "la moitié de l'audience n'a pas un bon débit", il faut revisiter ça. Le terrain est prêt pour des expériences plus riches : vidéo haute qualité, interfaces IA embarquées, applis plus exigeantes en bande passante. La seule nuance : 7 % de la population reste en connexion exclusivement mobile, un taux qui se stabilise. Ce public, souvent plus jeune ou à revenus modestes, mérite une attention particulière dans vos parcours UX. Les messageries : le règne du multi-app Deuxième grande tendance : les messageries instantanées. 86 % de la population utilise des services de messagerie instantanée, et 64 % le fait quotidiennement. Les trois leaders ? WhatsApp, Messenger et Instagram sont utilisées par au moins 50 % des utilisateurs de messageries, WhatsApp atteignant 87 % parmi ces utilisateurs. Mais le chiffre qui m'a vraiment arrêtée, c'est celui-ci : 82 % des utilisateurs de messageries instantanées en utilisent au moins deux, et 43 % en utilisent quatre ou plus. Quatre messageries ou plus. Ça paraît énorme, mais ça reflète une réalité que beaucoup d'entre nous vivent : WhatsApp pour la famille, Messenger pour les anciens collègues, Instagram pour les communautés, Slack ou Teams pour le travail… Et ce qui est intéressant, c'est la raison de ce multi-usage : deux tiers des utilisateurs ont fait leur choix par effets de réseaux, autrement dit, on va là où sont les autres. Ce n'est pas une décision rationnelle, c'est une décision sociale. Ce que ça dit pour les marketeurs et les formateurs : l'enjeu n'est plus d'être "sur la bonne plateforme", il est d'être au bon endroit selon la communauté que vous ciblez. Et si vous faites du social selling ou de la prospection B2B, le réflexe "un seul canal" est clairement dépassé. L'IA générative : le chapitre qui change tout Voilà le cœur de l'épisode. Ce que ce baromètre dit sur l'IA générative en France mérite qu'on s'y attarde vraiment. Premier signal : la vitesse d'adoption est historique. En moins de 3 ans, un tiers des utilisateurs d'IA générative y recourt au quotidien et chez les 18-24 ans, ce taux monte à 51 %. Pour mettre ça en perspective : internet mobile a mis une décennie à atteindre ce niveau d'intégration quotidienne. L'IA générative le fait en moins de trois ans. C'est une rupture de vitesse. Deuxième signal : la concentration autour de ChatGPT. 63 % des utilisateurs d'IA générative ont principalement recours à ChatGPT. L'écosystème se polarise. Mais attention — 51 % utilisent au moins deux IA génératives ce qui ressemble à ce qu'on vient de voir sur les messageries : on diversifie ses outils selon les usages. En formation, je le vois très clairement. On commence avec ChatGPT parce que c'est la référence connue, puis on explore Gemini pour les intégrations Google, Claude pour les tâches analytiques longues, Perplexity pour la recherche... Le marché se segmente par cas d'usage. Troisième signal : l'IA prend la tête sur certains usages. L'IA générative est déjà préférée à d'autres outils pour la rédaction et la traduction de texte (49 %), la création de contenus (49 %) et l'aide à la programmation (48 %). C'est une bascule. Ces usages étaient encore largement portés par des outils spécialisés il y a deux ans. L'IA générative les a absorbés. En revanche : pour la recherche d'information, les moteurs de recherche restent deux fois plus utilisés que l'IA (59 % contre 28 %). Le SEO n'est pas mort mais il est en transformation. Et c'est précisément pour ça que le GEO, le Generative Engine Optimization, va devenir incontournable. Quatrième signal : les freins sont réels et identifiés. Le manque de confiance dans l'utilisation des données ou dans les réponses de l'IA constitue la principale raison de non-utilisation prioritaire (30 %), suivi des habitudes (28 %) et du manque de compétence (26 %). Ce triptyque : confiance, habitude, compétence, c'est littéralement le programme de toute bonne formation à l'IA. Si vous êtes manager, DRH ou responsable de la montée en compétences de vos équipes, accrochez-vous à ces trois leviers. Et le dernier point, qui m'intéresse beaucoup : 46 % des personnes interrogées estiment que l'IA générative a un impact environnemental plus important qu'une recherche internet classique. La conscience environnementale du numérique progresse. C'est un argument qui va peser dans les décisions d'adoption en entreprise. Ce que ça change pour vous, concrètement On arrive à la partie qui me tient le plus à cœur : qu'est-ce qu'on fait avec tout ça ? Si vous êtes marketeur : L'IA est déjà dans le quotidien de votre audience. Le gain de temps (41 %) et l'ergonomie (33 %) sont les principales raisons d'utilisation citées. Vos contenus doivent donc répondre à cette attente d'efficacité. Moins de friction, plus de valeur ajoutée immédiate. Si vous êtes formateur ou responsable formation : Les 26 % qui citent le manque de compétence comme frein, c'est votre public cible. Ce sont des personnes qui veulent utiliser l'IA mais ne savent pas par où commencer. Une formation qui démarre par les cas d'usage concrets et non par la technique, est exactement ce dont ils ont besoin. Si vous êtes dirigeant ou décideur : L'adoption de l'IA dans votre organisation n'est plus une question de "si" mais de "comment". Et les chiffres montrent que la confiance est le premier obstacle. Donc avant de déployer des outils, investissez dans la pédagogie et la transparence sur l'usage des données. Ce baromètre, c'est une boussole. Il nous dit où en est la France numérique avec ses avancées, ses inégalités, ses peurs et ses enthousiasmes. Ce qui me frappe, c'est que l'IA générative est passée en trois ans du statut d'objet de curiosité à celui d'outil du quotidien. Et pourtant, les freins persistants : confiance, compétence, habitudes, nous rappellent que la transformation ne se fait pas toute seule. C'est là qu'on a un rôle à jouer, nous, les formateurs, les marketeurs, les accompagnateurs du changement. Si cet épisode vous a apporté de la valeur, partagez-le à un collègue qui en a besoin. Et si vous souhaitez aller plus loin sur l'IA générative en entreprise : formation, stratégie, outils; vous savez où me trouver : sur LinkedIn ou sur digitalfeeling.fr. À très vite pour un prochain épisode. 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  6. 27 MARS

    Episode 152 - Des Agents IA à la transformation

    Dans ce 152 ème épisode de DigitalFeeling, je vous partage le retour de l'étude mondiale de McKinsey "The State of AI in 2025: Agents, Innovation, and Transformation". Je vous résume les apprentissages à prendre en compte et la réalité du marché. Après 3 ans de découverte, de pratique, de formation et une explosion des usages des outils d’intelligence artificielle générative en entreprise, une nouvelle phase s’ouvre : celle des agents d’IA, capables d’agir, de planifier et d’exécuter de manière autonome. Mais si la promesse technologique est très forte (et souvent associée à une solution presque “magique” pour gagner du temps), la réalité en entreprise reste contrastée : près de 9 organisations sur 10 utilisent l’IA, mais seules 3 sur 10 ont réussi à en faire un levier de transformation à grande échelle ! Selon le dernier rapport de QuantumBlack (McKinsey) sur l’état de l’IA en 2025, les entreprises sont engagées dans une course à la maturité. Les pionniers ont compris que l’enjeu ne réside plus dans l’expérimentation, mais dans la réinvention des modèles d’affaires, des processus et du leadership. L’IA, omniprésente dans les conversations mais encore en rodageL’IA est désormais en projet partout : dans la relation client, les opérations, la finance ou les RH. Cela dit, elle reste souvent cantonnée à des projets pilotes. - 88 % des entreprises ont adopté au moins un usage d’IA.- Seules 32 % l’ont déployée à grande échelle.- Et les grandes organisations (CA > 5 milliards $) sont deux fois plus avancées que les PME.La phase d’expérimentation domine toujours. Les outils sont intégrés, mais les workflows (flux de travail) restent inchangés. La raison est en réalité assez simple : beaucoup d’entreprises ont branché de l’IA sur leurs processus… sans repenser leurs processus pour l’IA. C’est effectivement le bon moment pour se poser sur les processus actuels, les auditer pour mesurer leur efficacité et en profiter si besoin pour les mettre à jour et les optimiser. C’est seulement à l’issue de cette étape qu’il faut penser à implenter les outils d’IA (et d’autant plus lorsqu’il s’agit d’agent IA autonome). L’essor des agents d’IA : de la hype à la réalitéLes agents d’IA sont les nouveaux acteurs de cette révolution : des systèmes capables d’exécuter plusieurs étapes dans un flux de travail, de façon autonome et proactive. - 62 % des entreprises testent ou déploient déjà ces agents, principalement dans :- l’IT, pour automatiser la gestion des services internes.- la gestion des connaissances, pour la recherche et la synthèse d’informations critiques.- Moins de 10 % sont parvenues à les mettre à l’échelle dans une fonction complète.L’écart entre l’enthousiasme médiatique et la réalité opérationnelle reste considérable. Le défi est la mise à l’échelle des agents IA mais aussi la sécurité des process, la sécurité des données et l’assurance qu’il n’y ait pas de faille de sécurité (notamment pour les cyberattaques). Finalement quand on voit que l’implémentation des outils d’IA générative pose encore questions dans les entreprises, que les services IT essaient de verrouiller les failles, que les collaborateurs essaient de comprendre l’utilité et l’usage des outils d’IA ou pratique du Shadow AI (souvent du Shadow ChatGPT d’ailleurs), il est encore tôt pour se lancer à fond dans la mise en place d’agents d’IA dans tous les processus de l’entreprise. L’IA comme moteur d’innovation et de croissanceSi l’impact financier global reste modéré (seuls 39 % observent une amélioration de leur Bénéfice Opérationnel (ou Rentabilité Globale) grâce à l’IA), les bénéfices qualitatifs sont bien réels : - 64 % des dirigeants notent un gain d’innovation.- 45 % une meilleure satisfaction client.- 38 % une réduction des coûts.La véritable différenciation vient des entreprises qui ont fait de l’IA un moteur stratégique de transformation, et non une simple source d’économies. Cela signifie aussi que ces entreprises ont audité leurs processus, et ont réfléchit à une mise en place globale d’un projet d’IA et pas juste l’implémentation d’un outil. Cela demande de l’acculturation, d’impliquer les collaborateurs dans le processus puis de les former. Les “high performers” : l’ambition comme facteur cléElles partagent des caractéristiques fortes : - Une ambition transformationnelle : 50 % visent à redéfinir leur modèle économique via l’IA.- Un redesign complet des processus : elles repensent les workflows autour de l’autonomie et de la donnée.- Un leadership engagé : les dirigeants incarnent l’usage de l’IA et orientent la culture d’entreprise.- Des investissements massifs : 1 sur 3 consacre plus de 20 % de son budget digital à l’IA.Ces entreprises utilisent l’IA pour créer de nouveaux produits, repenser l’expérience client et stimuler la croissance, et pas uniquement pour réduire les coûts. Ma remarque est d’ailleurs que la mise en place d’outils d’IA ne devrait pas avoir comme motivation de réduire les coûts mais plutôt d’améliorer la relation entre collaborateurs, notamment avec plus de Knowledge management comme le fait Michelin, d’améliorer la relation avec les clients avec des chatbots boostés à l’IA pour soutenir le service client mais pas le remplacer (qui c’est déjà agacé de parler à un robot qui ne comprenait rien, lève la main 🙋‍♀️) et de permettre de produire des formats pour des campagnes de communication qui n’auraient jamais vu le jour faute de budget à l’instar de ce que fait Carrefour. Les outils d’IA devraient être envisagés comme des appuis, des aides et une ouverture sur le champs des possible. Pas pour remplacer les collaborateurs et faire des économies. D’ailleurs des entreprises comme Klarna s’y sont cassé les dents ! La formule gagnante : stratégie + humain + gouvernanceLes entreprises qui tirent le plus de valeur de l’IA partagent une approche commune, basée sur six piliers : - Vision et stratégie claires – l’IA est un levier aligné sur les priorités business.- Leadership impliqué – les dirigeants pilotent et incarnent la transformation.- Organisation agile – processus courts, itératifs et collaboratifs.- Infrastructures solides – technologies et données interopérables.- Talents et culture IA – montée en compétence, formation continue, “human in the loop”.- Gouvernance des risques – explicabilité, sécurité, conformité et éthique.C’est l’alliance d’une puissance algorithmique et d’un discernement humain qui crée un avantage compétitif durable. Le travail en mutation : des équipes augmentéesL’étude révèle un rééquilibrage de l’emploi : - 32 % des entreprises s’attendent à réduire leurs effectifs (par l’automatisation).- 13 % prévoient de les augmenter.- La majorité anticipe une recomposition des compétences, plus qu’une destruction d’emplois.Les recrutements explosent sur les rôles de data engineers, machine learning engineers, AI product managers et architectes de données. La tendance est claire : les emplois se transforment pour devenir des équipes augmentées. Ces chiffres sont tout de même rassurants sur les ambitions des entreprises. Celles qui automatiseront tout et ne rééquilibreront pas les relations humaines avec des emplois adaptés et qui automatiseront les compétences, disparaitront comme celles qui ne montent pas dans le train de l’IA. L’IA responsable devient un impératif stratégique51 % des organisations ont déjà subi des conséquences négatives liées à l’IA (inexactitude, biais, atteinte à la vie privée, etc.). La prise de conscience s’accélère : les politiques de validation humaine (“human in the loop”) et de conformité réglementaire se généralisent. Les entreprises les plus avancées intègrent désormais la gouvernance de l’IA comme une fonction à part entière, indispensable pour protéger la marque et l’activité. Les points à retenir de cette étude- Passer de l’expérimentation à la transformation : L’IA ne doit plus être un outil ponctuel mais un pilier stratégique intégré.- Miser sur les outils d’IA autonomes ou pas. Ils représentent la prochaine grande rupture dans la productivité et la personnalisation.- Repenser le leadership : Les dirigeants doivent devenir les premiers utilisateurs et ambassadeurs de l’IA.- Cultiver l’intelligence augmentée : La valeur naît de l’interaction entre l’humain et la machine, non de leur opposition.En conclusion : l’ère des entreprises augmentéesL’IA ne remplacera pas les leaders. Mais les leaders qui sauront s’en servir remplaceront les autres. Les organisations qui réussiront demain seront celles qui auront su transformer l’IA en moteur d’innovation, de croissance et de sens. Ce n’est pas seulement une technologie, mais une nouvelle manière de penser, de décider et de créer de la valeur. Pour vous former à l’IA générative ou former vos équipes, vous savez où me trouver 😊 (si ce n’est pas le cas, un message sur Linkedin fonctionne bien). PS : Avez-vous remarquez quelque chose de différent dans cet épisode ? Je vous en parle à la toute fin de l'épisode ;) 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  7. 20 MARS

    Episode 151 - Votre marque existe-t-elle encore si l’IA ne la mentionne pas ?

    Votre marque existe-t-elle encore si l’IA ne la mentionne pas ?Dans ce 151 ème épisode, je vous partage ce que révèle le Baromètre Assistants LLM de Havas Market — Janvier 2026, en 5 points à retenir et un plan d'action à mettre en place.Le nouveau terrain de jeu de la visibilitéImaginez qu’un de vos prospects ouvre ChatGPT ou Gemini et tape : “Quel est le meilleur prestataire pour [votre secteur] ?”. L’outil d’IA génère une réponse. Trois noms apparaissent. Le vôtre n’en fait pas partie. Ce scénario n’est plus hypothétique. Il se produit des millions de fois par jour. Et la troisième édition du Baromètre Assistants LLM, publiée par Havas Market en janvier 2026, permet de comprendre précisément comment Gemini (Google) et ChatGPT (OpenAI) construisent leurs réponses mais aussi quelles marques ils citent. L’étude est solide et porte sur 11 000 réponses analysées, 12 secteurs d’activité et 150 questions par secteur, représentatives des requêtes les plus fréquentes des Français. C’est une radiographie du nouveau paysage de la visibilité. 70 % des sources proviennent des médiasSur ChatGPT, 70 % des sources citées dans les réponses proviennent des médias : presse spécialisée, blogs de référence, sites de comparatifs, plateformes vidéo. Dans certains secteurs comme la technologie, ce chiffre monte même à 90 %. Cela signifie que lorsqu’un utilisateur de ChatGPT pose une question sur votre secteur, l’IA va majoritairement chercher ses réponses dans des contenus éditoriaux. Pas sur votre site corporate. Pas dans vos fiches produits mais dans des articles, des tests, des avis, des tutoriels publiés par des tiers. Pour Gemini, le profil est différent mais tout aussi instructif. Les fabricants et prestataires de services représentent 35 % des sources (en baisse de 11 points par rapport à septembre 2025), les media montent à 29 % et les institutions gagnent du terrain à 22 %. La leçon est double. Chaque assistant IA a sa propre logique de sourcing. Et aucun ne fonctionne comme Google Search, sinon ce serait trop simple ;) Deux outils, deux visions du mondeC’est peut-être l’enseignement le plus stratégique de cette étude. ChatGPT et Gemini ne puisent pas dans les mêmes sources et ne privilégient pas les mêmes types de contenus. Gemini construit un mix relativement équilibré entre contenus de marques, sources institutionnelles et contenus éditoriaux. Il a tendance à s’appuyer sur l’expertise métier et les données officielles. ChatGPT est massivement orienté media. Il privilégie les contenus pédagogiques, comparatifs et grand public. Les institutions y pèsent à peine 5 % et les fabricants 18 %. Ce que cela implique : une marque peut être bien référencée sur un LLM et totalement absente de l’autre. C’est comme si la moitié de vos prospects utilisait un moteur de recherche où vous n’apparaissez pas, sans que vous le sachiez. Une des grandes difficultés sera donc de ressortir sur chaque LLM. Secteur par secteur, les règles du jeu diffèrentEt pour corser encore le tout, l’étude démontre qu’il n’existe pas de stratégie unique pour être visible dans les réponses IA. Chaque secteur a son propre profil de sources. Oui vous avez bien lu. Les secteurs réglementés sont verrouillés par les institutions. En finance, les fabricants et prestataires de services pèsent 50 % et les institutions 40 %. En énergie, les institutions atteignent 60 %. En santé, elles représentent 31 %. Les sites comme service-public.fr, economie.gouv.fr ou ameli.fr y sont des passages obligés. Pour les entreprises de ces secteurs, la crédibilité institutionnelle : certifications, données réglementaires, partenariats publics, devient un critère déterminant pour être sélectionné par les outils d’IA. Les secteurs grand public sont dominés par les media. L’alimentaire affiche 63 % de sources media (cuisineaz.com, marmiton.org, marieclaire.fr). La technologie atteint 63 % également, tirée par Frandroid, Les Numériques, 01net. Le divertissement suit la même tendance. Pour ces secteurs, être cité dans la presse spécialisée et les comparatifs n’est plus un bonus RP, c’est un levier d’acquisition. Les secteurs transactionnels font la part belle aux distributeurs. La mode se distingue avec 43 % de sources liées à l’achat et à la recommandation produit. Le bricolage combine fabricants (37 %) et distributeurs (33 %). L’IA y joue un rôle de guide d’achat. La volatilité des sources : menace ou opportunité ?Un point important : les domaines les plus cités changent d’une édition à l’autre. Dans l’automobile, le top 10 de septembre 2025 (service-public.fr, ornikar.com, envoituresimone.com) n’a quasiment rien à voir avec celui de janvier 2026 (morbihan-auto.com, kidioui.fr, autojm.fr). Même constat en énergie, en immobilier ou en tourisme. Cette instabilité envoie un message clair : les positions dans les réponses des LLM ne sont pas acquises. Contrairement au SEO traditionnel où un site bien établi conserve ses positions pendant des mois, la visibilité IA est dynamique et imprévisible. C’est une menace pour ceux qui pensent que leur notoriété suffit. Mais c’est une fenêtre d’opportunité majeure pour ceux qui s’y prennent maintenant. Les leaders historiques du référencement n’ont pas d’avance structurelle sur ce terrain. Un acteur agile et bien positionné peut prendre des parts de voix rapidement. Les zones blanches de ChatGPTL’étude révèle un angle mort surprenant : dans plusieurs secteurs, ChatGPT ne cite aucune source identifiable. C’est le cas de la beauté, de l’alimentaire et de la santé. Cela signifie que pour des millions d’utilisateurs de ChatGPT qui posent des questions sur ces thématiques, l’IA répond sans s’appuyer sur des sources traçables ou s’appuie sur des sources que l’étude n’a pas pu identifier. Pour les entreprises de ces secteurs, c’est un signal d’alerte. L’IA répond tout de même. Elle recommande même. Mais sans transparence sur les sources, il est quasi impossible d’influencer ce qui est dit. C’est un territoire à conquérir de toute urgence. Le retour en grâce du earned mediaSi les media représentent 70 % des sources de ChatGPT, cela redonne une valeur stratégique considérable à tout ce qui relève du contenu éditorial tiers : articles de presse, tests produits, avis d’experts, contenus de blogs spécialisés, vidéos YouTube pédagogiques. Le schéma classique du marketing digital : publicité payante, SEO, réseaux sociaux, ne couvre pas ce nouveau canal. Les relations presse, le content marketing et les partenariats éditoriaux redeviennent des investissements de premier plan, non pas pour leur impact médiatique traditionnel, mais parce qu’ils alimentent directement les réponses des IA. Un article publié sur un site de référence de votre secteur a désormais une double valeur : sa visibilité propre, et sa probabilité d’être repris dans les réponses d’un assistant IA. Votre plan d’action immédiatL’étude Havas Market n’est pas qu’un constat. Elle dessine trois axes d’action immédiats. Auditer sa visibilité IA dès maintenant. Prenez les 10 questions que vos clients posent le plus souvent. Posez-les à ChatGPT et à Gemini. Notez si votre marque apparaît, en quelle position, et quels concurrents sont cités à votre place. Faites-le régulièrement : les résultats changent vite. Repenser la structure de ses contenus pour les rendre “AI-ready”. Les assistants LLM privilégient les contenus factuels, structurés et sourcés. Les FAQ détaillées, les données chiffrées, les guides pratiques et les comparatifs ont plus de chances d’être captés par les IA que les pages corporate institutionnelles. Le contenu doit répondre aux questions, pas raconter la marque. Investir dans les sources que les IA privilégient dans votre secteur. Si vous êtes dans la tech, visez les Frandroid, Les Numériques, 01net. Si vous êtes dans la finance, assurez-vous d’être présent sur les sites institutionnels et les comparateurs comme meilleurtaux.com ou lafinancepourtous.com. Si vous êtes dans l’alimentaire, les sites de recettes et de conseils pratiques sont vos alliés. En conclusionLe Baromètre Assistants LLM de Havas Market pose une question que chaque entreprise devra se poser en 2026 : quelle est ma stratégie de visibilité dans les réponses de l’IA ? Ce n’est pas une question de demain. C’est une question d’aujourd’hui. Les assistants LLM sont déjà le premier réflexe de millions d’utilisateurs. Et contrairement à Google, ils ne renvoient pas vers 10 liens bleus. Ils donnent une réponse. Avec quelques noms. Si le vôtre n’y est pas, le client ne saura même pas que vous existez. La bonne nouvelle : ce terrain est encore en construction. Les règles ne sont pas figées. Les positions ne sont pas verrouillées. Et ceux qui comprennent maintenant comment fonctionnent ces nouveaux moteurs de recommandation prendront un avantage décisif. 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  8. 13 MARS

    Episode 150 - La combinaison indissociable Soft skills et IA

    Dans ce 150ème épisode de DigitalFeeling, je vous partage les résultats du 6e Baromètre des Soft Skills 2026 – Lefebvre Dalloz Compétences (553 professionnels, tous secteurs). Soft Skills et Intelligence Artificielle : pourquoi les entreprises misent sur l'Humain en 2026L'intelligence artificielle rend-elle les soft skills obsolètes ? Bien au contraire. Le 6e Baromètre des Soft Skills 2026, réalisé par Lefebvre Dalloz Compétences auprès de 553 professionnels tous secteurs confondus, révèle une tendance contre-intuitive mais limpide : plus les entreprises adoptent l'IA, plus elles investissent dans les compétences humaines. Soft Skills en 2026 : le signal fort que personne n'attendaitQuand la conjoncture se durcit, on pourrait s'attendre à ce que les entreprises coupent dans les formations au profit des compétences techniques. C'est exactement l'inverse qui se produit. • 55 % des entreprises ont déployé au moins une formation aux soft skills au cours de l'année écoulée, soit 11 points de plus qu'en 2025. • 65 % prévoient de le faire dans les 12 prochains mois. • L'écart entre les intentions et les actions réelles est passé de 22 points en 2023 à seulement 6 points en 2026. Ce dernier chiffre est peut-être le plus significatif : les entreprises ne se contentent plus de déclarer l'importance des soft skills, elles passent à l'acte. Pourquoi l'IA rend les Soft Skills indispensablesC'est le paradoxe le plus contre-intuitif de cette édition : l'intelligence artificielle ne fragilise pas les compétences humaines, elle les rend encore plus nécessaires. La logique est implacable. Plus vous déléguez les tâches techniques et répétitives à l'IA, plus vos collaborateurs doivent se concentrer sur ce qui les rend irremplaçables : • La capacité à communiquer et à convaincre • L'exercice du sens critique • La créativité et l'adaptabilité • L'intelligence relationnelle et l'écoute Et il y a un facteur souvent sous-estimé : l'IA nécessite l'expertise humaine pour être véritablement maîtrisée. Le prompting, par exemple, est une vraie méthodologie. Sans cette touche humaine, vous avez simplement souscrit un abonnement que personne n'utilise vraiment — ou que vos équipes utilisent mal. La peur de l'IA recule : place à l'opportunitéEn 2025, les entreprises formaient leurs équipes pour gérer l'anxiété du changement. En 2026, l'objectif a changé : il s'agit désormais d'exploiter les opportunités que l'IA offre. L'adaptabilité (numéro 1 en 2025) est désormais en 7e position — non pas parce qu'elle est moins importante, mais parce qu'elle est acquise. Communication, écoute et créativité arrivent en tête en 2026. On ne cherche plus à survivre à l'IA. On apprend à l'utiliser intelligemment. L'Évaluation des Soft Skills : une pratique généralisée52 % des entreprises sont en train de déployer ou ont déjà déployé des outils d'évaluation des soft skills en 2026, contre seulement 19 % en 2025. Ces compétences ne sont plus perçues comme un "nice to have", mais comme un vrai levier de performance — y compris dans les PME et ETI. Le déclencheur L'évolution de l'organisation du travail65 % des entreprises déclarent avoir formé leurs équipes aux soft skills dans le contexte d'une évolution de l'organisation du travail. La généralisation du travail hybride est citée par 48 % des répondants en 2026, contre 29 % l'an dernier. La perception a radicalement changé : les soft skills ne sont plus vues comme un avantage bien-être offert aux équipes. Elles sont devenues un outil opérationnel pour travailler efficacement ensemble. Le paradoxe du ManagementC'est là que le bât blesse. Le baromètre révèle un paradoxe inquiétant : • 65 % des managers sont principalement sensibilisés aux enjeux de l'IA. • 76 % se forment en lien avec ces technologies. • Mais seulement 18 % identifient le développement des soft skills comme une priorité dans le contexte de l'IA. Si les managers ne voient pas l'intérêt de développer ces compétences dans leurs équipes, la priorité affichée au CODIR restera sur le papier. C'est le paradoxe central de ce baromètre. Ce que vous pouvez faire maintenantNe pas attendre que cette conviction redescende naturellement dans votre organisation. Quelques pistes concrètes : 1. Cartographier les soft skills critiques dans votre contexte métier, en lien avec vos usages IA actuels. 2. Former les managers en priorité — pas seulement aux outils, mais à leur rôle d'accompagnement humain dans la transformation. 3. Mesurer pour valoriser : intégrer des outils d'évaluation des soft skills pour objectiver leur impact. 4. Relier formation IA et formation humaine dans un parcours cohérent, plutôt que de les traiter comme deux sujets séparés. Conclusion : L'IA comme catalyseur de l'HumainLe message de ce baromètre est clair et encourageant : l'IA n'est pas la fin des soft skills, c'est leur renaissance. Elle force les organisations à clarifier ce que les humains apportent vraiment — et à investir sérieusement pour développer ces capacités. La vraie question n'est plus "faut-il former aux soft skills ?" mais : comment articuler intelligemment formation humaine et formation à l'IA pour que les deux se renforcent mutuellement ? Source : 6e Baromètre des Soft Skills 2026 – Lefebvre Dalloz Compétences (553 professionnels, tous secteurs). 💡 Soutenez le podcast : ✅ Abonnez-vous à DigitalFeeling sur LinkedIn ✅ Rejoignez ma newsletter : substack.com/@elodiechenol ✅ Laissez 5 ⭐ sur Apple Podcasts ou Spotify Ensemble, faisons de vos projets un succès grâce à l’IA générative ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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À propos

DigitalFeeling, le podcast IA & marketing digital qui passe à l'action Je suis Élodie Chenol, consultante et formatrice spécialisée en Intelligence Artificielle et marketing digital. Chaque semaine, en 10 minutes chrono, je réponds à une question de terrain pour vous aider à intégrer l'IA dans votre stratégie et générer des résultats concrets. Ce podcast est fait pour vous si : - Vous êtes entrepreneur ou dirigeant et vous voulez exploiter l'IA pour développer votre business sans vous perdre dans la technique- Vous êtes marketeur ou responsable communication et vous cherchez à aller plus vite, mieux cibler et créer des contenus qui performent grâce à l'IA- Dans les deux cas : vous voulez des méthodes claires, testées sur le terrain, applicables dès aujourd'hui Posez-moi votre question Contactez-moi sur LinkedIn, les meilleures questions deviennent des épisodes. Pour aller plus loin : 📩 Newsletter : substack.com/@elodiechenol ⭐ Un avis 5 étoiles sur Apple Podcasts ou Spotify : c'est le meilleur moyen de soutenir le podcast Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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