8 épisodes

Des conseils et des astuces ludiques et pratiques pour une éducation bienveillante et positive en recherchant le bien-être des enfants autant que celui des parents (parce que c'est lié, comme vous l'aurez peut-être déjà remarqué)! Hypnothérapeute et auteur, spécialisée en parentalité, je vous propose des outils issus de ma pratique en cabinet et de mon expérience de maman, avec une touche d'humour parce qu'il est toujours plus agréable de voir la vie en couleur!

Drôle de Maman Valérie Roumanoff

    • Enfants et éducation
    • 4.8 • 9 notes

Des conseils et des astuces ludiques et pratiques pour une éducation bienveillante et positive en recherchant le bien-être des enfants autant que celui des parents (parce que c'est lié, comme vous l'aurez peut-être déjà remarqué)! Hypnothérapeute et auteur, spécialisée en parentalité, je vous propose des outils issus de ma pratique en cabinet et de mon expérience de maman, avec une touche d'humour parce qu'il est toujours plus agréable de voir la vie en couleur!

    Votre enfant fait-il des bêtises?

    Votre enfant fait-il des bêtises?

    Selon la définition du dictionnaire : une bêtise est une action ou une parole bête, stupide ou irréfléchie. Bizarrement, ce mot est presque exclusivement réservé aux enfants, comme s’ils étaient les seuls à pouvoir en faire. Alors que je suis sûre que vous connaissez des tas d’adultes qui font des bêtises, n’est-ce pas ? Et pourtant vous ne dites jamais à votre mari ou à votre femme en partant le matin : « et surtout, ne fais pas trop de bêtises aujourd’hui, chéri. »



    En y réfléchissant, on peut se demander si ce mot est vraiment approprié avec un enfant. Est-ce qu’il ne serait pas plus adapté de parler de « quelque chose d’interdit ou de dangereux » ?

    • 5 min
    Poser des limites claires

    Poser des limites claires

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    Faut-il craindre de dire « non » ?

    Peut-être avez-vous remarqué que ce mot à tendance à déclencher chez nos enfants des réactions qui nous paraissent totalement disproportionnées ? Le moindre petit « non » peut engendrer une crise de colère et de larmes et puis par ricochet un débordement d’émotion chez les parents, et tout cela finit souvent en cris de part et d’autre. On peut ensuite craindre de dire « non » à nos chers petits, ce qui n’est évidemment pas la solution. Et pourtant, dans mon livre « et si on arrêtait de crier sur nos enfants » paru chez First et en poche chez Pocket, j’explique à l’aide des neurones miroirs comment l’âge du « non » correspond en fait à la période où on leur dit « non » à longueur de journée. Programmés pour nous imiter, car c’est leur principal moyen d’apprentissage, ils ont tendance à répondre « non » à chacune  de nos demandes, comme nous le faisons pour les leurs.

    Entre ceux qui pensent qui faut apprendre la frustration aux enfants dès le plus jeune âge et ceux qui évitent à tout prix de contrarier les leurs, il est parfois difficile de se positionner clairement. Et on se retrouve à dire « non » ou « oui » à la même demande selon l’humeur du jour ou les contraintes du moment. Alors pour y voir plus clair, je vous propose aujourd’hui une astuce qui permet de dire « non » à chaque fois que c’est nécessaire, sans pour autant déclencher des crises de colères. « Incroyable, me direz-vous, c’est justement l’outil magique que je cherchais !… »  et bien, ça tombe bien, vous êtes au bon endroit, et en plus, c’est super simple, vous allez voir…

    Redonner de la liberté

    Ce qui énerve quand on essuie un refus (et c’est valable aussi pour les adultes) c’est qu’on se sent impuissant face à l’interdiction, privé de liberté, comme bloqué devant un mur infranchissable. L’idée est donc de redonner à l’enfant cette liberté perdue, avant même qu’il puisse en ressentir la frustration. La technique consiste donc à dire « non » à ce qui est interdit et dans la même phrase à dire « oui » à ce qui est permis. C’est-à-dire à toujours indiquer l’endroit ou le moment où la demande de l’enfant est possible et donc autorisée. Par exemple « non, tu ne peux pas taper sur ta sœur mais oui, tu peux taper sur le coussin », « non, tu ne peux pas écrire sur la table mais oui, tu peux dessiner sur cette feuille », « non tu ne peux pas rester au parc maintenant mais oui, on y retournera demain » … Bref vous avez compris, l’idée est de focaliser leur esprit sur ce qui est possible, ce qui est autorisé, ce qu’ils peuvent faire. Et à ce moment-là, le mur infranchissable qui déclenchait la colère, n’est plus qu’un petit mur qui entoure un magnifique jardin dans lequel il y a plein de choses intéressantes à faire. Car quand l’enfant veut quelque chose il ne voit plus que cela, c’est comme si le reste du monde disparaissait derrière son désir. Si le désir n’est pas accessible, c’est comme si le monde entier disparaissait brutalement il ne reste plus rien, ni dans son champs de vision, ni son imaginaire. En lui indiquant le moment ou le moyen de rendre son désir possible, vous ouvrez ses perspectives, vous lui donnez du choix, vous lui permettez de percevoir la richesse du monde (qui ne se limite donc pas à ce paquet de bonbon qu’il voulait absolument…) Attention, il ne s’agit pas pour une fois de détourner son attention sur autre chose, mais de vraiment vous creuser la tête pour trouver un « oui » en rapport avec sa demande.

    J’ai utilisé cette astuce avec ma fille dès 1 an et demi et j’ai été surprise de voir ce que mécanisme était complè

    • 5 min
    Le CDI, câlin à durée indéterminée

    Le CDI, câlin à durée indéterminée

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    Pour faciliter le sommeil

    Je vous entends déjà crier d’ici :

    « Quoi un câlin à durée indéterminé, mais ça va durer toute la nuit ! Et puis j’en fais déjà beaucoup des câlins, moi ! »

    Rassurez-vous c’est justement tout l’intérêt de cet outil magique, il rend le moment du coucher beaucoup plus court. Alors pour commencer par le début, il s’agit de proposer à votre enfant un câlin, un gros câlin du soir avant de dormir, avec la particularité que c’est lui et lui seul qui dira à quel moment le câlin sera fini. L’idée est qu’il prenne tout ce dont il a besoin dans vos bras affectueux, toute la sécurité, l’amour, le confort, la confiance, la réassurance, tout ce qui est nécessaire pour lui pour passer une bonne nuit tranquille et reposante. Quand il sent que c’est bon, il dit : « c’est fini ou ça y est ». Et il se couche dans son lit. Comme c’est lui qui décide de la fin du câlin et donc de votre départ de la chambre, il ne peut pas ensuite réclamer autre chose. Remettre entre ses mains cette décision, permet de lui donner la responsabilité de son bien-être.

    Pour favoriser leur autonomie

    On ne sait pas mieux que nos enfants de quoi ils ont besoin, eux seuls le savent mais souvent ils ne savent pas qu’ils le savent… vous me suivez, toujours ?… En leur proposant un CDI du soir, vous leur rendrez leur autonomie, leur pouvoir de décision, leur pouvoir tout court.

    S’ils ont du mal à se séparer de vous le soir, le CDI est ce qu’il vous faut. Attention, pas de portable à portée de main, ni de petit dernier qui vous monte sur la tête en même temps. L’idée est d’être totalement disponible pour le câlin et si l’autre parent peut se joindre à la fête, c’est encore mieux ! Vous serez surpris de constater que les CDI durent beaucoup moins longtemps que les câlins habituels. Les enfants sont en fait, vite rassasiés quand on leur laisse toute la liberté de décider ce dont ils sont besoin. Peut-être avons-nous plus besoin de câlin qu’eux en fin de compte, plus besoin d’être rassuré sur leur amour qu’eux sur le nôtre ?…Quoi qu’il en soit c’est une technique que vous pourrez aussi utiliser à d’autres moments, dès que l’occasion s’y prête, pour un départ au travail, en vacances, ou même simplement en cas de gros chagrin ou de gros bobos.

    Pour ne pas engendrer de frustration inutile

    Le CDI calme, rassure, protège, c’est du trois en un et c’est vraiment super rapide ! Quand on détache un enfant de son cou en disant : « ca suffit maintenant, ou c’est l’heure d’aller au lit », on déclenche la réaction inverse, c’est-à-dire, que l’enfant s’accroche encore plus et en demande encore, mais quand il sait qu’il peut en avoir autant qu’il en a envie et bien, il n’en n’a plus envie… de là, à dire qu’ils font tout pour nous contredire, il n’y a qu’un pas que je ne franchis pas, car ce qui nous intéresse ici, c’est de faire ce qui fonctionne sans pourtant se jeter tête baissée sur des conclusions somme toute hasardeuses et qui ne nous aident pas bien au contraire.

    Petite astuce supplémentaire, car les mots ont leur importance, dites à votre enfant : « tu me dis dès que c’est bon ou tu me dis dès que le câlin est fini ». Je vous parlerai de l’importance du « dès que » dans un prochain article, en attendant profitez-bien de ces bons gros câlins qui font du bien;-)

    Et dès que c’est le bon moment pour vous, cliquez ci-dessous pour vous abonner à mon podcast! 😉

    • 4 min
    Chuchoter pour se faire entendre

    Chuchoter pour se faire entendre

    Aujourd’hui je vous propose deux astuces pour avoir naturellement beaucoup moins envie de crier sur vos enfants et par la même occasion de vous faire mieux comprendre de votre progéniture.

    Avez-vous déjà remarqué que plus on crie et moins on est écouté ?... Et pourtant, il est vrai que moins on est écouté et plus on a envie de crier, pour se faire entendre justement, pour que l’autre prenne enfin en considération ce qu’on est en train de lui dire.

    • 6 min
    Perdre du temps pour en gagner

    Perdre du temps pour en gagner

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    Perdre du temps pour en gagner

    Cette jolie formule n’est pas de moi mais de Jean-Jacques Rousseau :

    « L’instruction des enfants est un métier où il faut savoir perdre du temps pour en gagner. »

    Comme quoi, les questions d’éducation ne datent pas d’hier et on a beau trouver certaines réponses, on en cherche toujours quelques deux cent cinquante ans plus tard.

    Nous savons aujourd’hui que le cerveau des enfants ne fonctionne pas comme celui des adultes ou plutôt qu’il n’est pas encore arrivé à maturation (puisqu’il est en construction, ce qui est logique), il est donc illusoire de croire qu’ils peuvent parfaitement comprendre tout ce qu’on leur dit (déjà que la plupart de nos interlocuteurs adultes n’y arrivent pas…).

    Cette incompréhension de la part de nos enfants provoque souvent la nôtre (comment peuvent-ils ne pas comprendre ??) et comme une suite logique notre agacement, voire notre exaspération :

    – « Mais combien de fois faut-il que je te répète que… ? » « J’ai dit : « Met ton manteau ! Quels sont les mots que tu ne comprends pas dans cette phrase ? ».

    Questions qui provoquent à leurs tours de nouvelles incompréhensions de part et d’autre, l’enfant se demandant pourquoi sa mère ou son père devient subitement tout rouge et le parent cherchant vainement à savoir pourquoi la chair de sa chair refuse de mettre son manteau alors qu’on est déjà en retard, voyons, tu le fais exprès, c’est pourtant pas compliqué d’enfiler les deux manches d’un blouson !

    Et si on acceptait de perdre un peu de temps ?…

    Et si on acceptait de prendre un peu de temps ?… Il suffit parfois seulement de quelques secondes supplémentaires pour que la lumière se fasse dans l’esprit de notre enfant et qu’il réagisse, qu’il réponde, qu’il se mette en mouvement en parfaite adéquation avec notre demande. Ces quelques secondes si précieuses pour nous qui vivons à mille à l’heure avec des emplois du temps surbookés, des charges mentales qui ne font que s’alourdir tous les jours d’avantage, ces quelques secondes que nous perdons pourtant ensuite par dizaine de milliers en scrollant à l’infini les yeux fixés sur nos réseaux sociaux. Quelques secondes pour tout changer, voilà ce que je vous propose aujourd’hui.

    Ce petit temps suspendu permet à l’enfant de faire les connexions nécessaires à sa mise en mouvement. Ce qui est trompeur, c’est que souvent les réactions de nos chers bambins sont vives, presque instantanées, alors on généralise le processus en pensant qu’ils sont toujours capables d’une telle rapidité. Mais que neni ! Perdre ces quelques secondes vous évitera un enchaînement catastrophique qui vous mettra en retard pour de bon, avec un enfant qui hurle, un parent au bord de la crise de nerf et une journée qui commence décidément très mal. Ces quelques instants où vous pouvez vous mettre à hauteur de votre enfant (autant aller jusqu’au bout de la démarche, tant qu’à faire) vont lui permettre de voir que vous le comprenez, que vous le respectez, que vous le prenez en considération et c’est avec un grand sourire qu’il pourra enfiler son manteau ou vous demander de l’aider (s’il n’y arrive pas encore complètement tout seul) ou vous faire comprendre ce qui le gène dans ce projet matinal : « j’ai trop chaud ». Comme vous êtes calme, puisque vous n’êtes pas tombé dans la succession infernale de : « tu vas m’obéir ! » « non ! » « si ! » « noooooonnnnn ! », « Siiiiiiiiiiii ! » vous saurez trouver la réponse adaptée à l’immense problème qui l’empêchait de mettre ce fichu manteau : « Tu as chaud ici, parce qu’on est à l’intérieur, mais dehors, il faut très froid, alors tu l’enfileras d

    • 4 min
    Pour sortir du rapport de force

    Pour sortir du rapport de force

    Un outil fabuleux pour sortir du rapport de force avec ses enfants et construire des relations plus apaisés en recherchant la collaboration plutôt que l'obéissance.

    • 4 min

Avis d’utilisateurs

4.8 sur 5
9 notes

9 notes

Mathieu7692 ,

Valerie Toujours pertinente

Chaque fois que j’écoute ou que je lis les conseils et outils de Valérie Roumanoff mon horizon s’éclaire et je vois enfin si simplement ces choses qui me semblaient si compliquées. Une approche de la parentalité essentielle, qui réveille. Merci Valerie.

Anthony_66 ,

Enfin le podcast !

Super sympa de retrouver l'esprit du blog de Valérie en podcast : des astuces simples et utiles pour la vie de famille, servies en plus avec humour. Un régal !

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