🎙️ Du Chien ! le Podcast — Norbert Benaim, Willman Paris L’invité de cet épisode est l’un de ces Tontons Flingueurs du menswear parisien. Discret, rarement exposé médiatiquement, mais doté d’une parole rare, libre et incarnée. Aujourd’hui, je dresse le portrait de Norbert Benaim, fondateur de Willman Paris, maison emblématique du vêtement masculin made in Italy, installée à Paris depuis plus de 30 ans. J’ai connu Norbert à l’époque de mon passage chez Holland & Sherry, bien qu’il me suivait déjà depuis les débuts de Gentleman Chemistry. Chez Willman, on ne vient pas chercher une étiquette, mais un produit, une coupe, une sensation, une histoire. Norbert nous reçoit dans sa boutique du 21 rue Jean-Mermoz, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris, pendant le second confinement. Boutique fermée, atmosphère intime, parole libre. Les conditions parfaites pour une discussion franche sur le style, l’élégance, le vêtement classique, l’image et le lifestyle masculin. Né en 1964 à Châtenay-Malabry, d’origine méditerranéenne, Norbert Benaim grandit entre déménagements successifs, solitude et indépendance. Il se forme d’abord à l’hôtellerie (Maxim’s, Bristol), où il apprend une chose essentielle : le sens du service. Puis vient Smuggler Paris, école fondatrice du costume masculin dans les années Mitterrand. Huit années à habiller la jeunesse dorée parisienne, à vendre jusqu’à 40 costumes par jour, et à comprendre que ce n’est pas le produit qui fait tout… mais l’allure. Licencié, il prend un risque. Avec ses indemnités, il fonde Willman Paris à 30 ans. D’abord en France, puis très vite en Italie, conscient que le futur du costume passe par Naples, ses ateliers, ses mains, ses traditions. Pour Norbert, un beau vêtement est une question de proportions, de retouches, de cohérence globale. Mieux vaut un prêt-à-porter italien bien ajusté qu’une demi-mesure sans âme. Dans cet épisode, nous parlons : – du costume comme armure moderne – de la différence entre acheter une marque et acheter un produit – de la culture italienne du beau – du rapport des Français au vêtement – de Naples, du fait main, du temps long – de style, de vintage, de voitures, de montres, d’art de vivre Nous évoquons aussi l’ADN de Willman : Lardini, De Petrillo, Sartorio, Finamore, Barba, Pescarolo, et cette idée forte : faire rêver avec des pièces uniques, durables, incarnées. Un épisode dense, sans langue de bois, pour celles et ceux qui pensent que le vêtement raconte une histoire — et que bien s’habiller peut changer une journée, un regard, parfois une vie. 🎧 Bonne écoute Pense à t’abonner, laisser 5 étoiles et partager l’épisode. C’est ce qui permet à Du Chien ! le Podcast de continuer à exister. Stéphane