50 épisodes

Douce Dibondo & Anthony Vincent donnent la parole à des personnes qui partagent leur intimité, leurs luttes et victoires face aux discriminations.
Si vous avez apprécié ce podcast natif indépendant, pensez à nous mettre 5 étoiles.

Extimit‪é‬ Extimité

    • Culture et société
    • 4.8 • 289 notes

Douce Dibondo & Anthony Vincent donnent la parole à des personnes qui partagent leur intimité, leurs luttes et victoires face aux discriminations.
Si vous avez apprécié ce podcast natif indépendant, pensez à nous mettre 5 étoiles.

    Paris Podcast Festival - Du greenwashing au wokewashing

    Paris Podcast Festival - Du greenwashing au wokewashing

    Le dimanche 18 octobre 2020 Douce et Anthony ont questionné le "greewashing" et le "wokewashing". A quoi renvoient ces termes ? Quelle réalité se cache derrière ces anglicismes ?


    En présence de Jérémy, militant écologiste décolonial et de Vénus, activiste transféministe, nous avons parlé des dangers et des écueils du capitalisme dans les luttes militantes. Comment celui-ci dilue la radicalité des combats et des initiatives. Et donc leur impact réel des luttes pour et dans les communautés pour lesquelles l'écologie, le féminisme, l'antiracisme ne sont pas une tendance passagère sous fond de commerce digital. Mais bien une nécessité, loin des récupérations mercantiles des grandes marques soucieuses de leur image à redorer.




    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo (@doucedd) et Anthony Vincent (@anthonyvcnt)


    Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 59 min
    Episode 36 - Morphine

    Episode 36 - Morphine

    "C'est difficile de grandir intersexe car ce n'est pas marqué formellement dans ton carnet de santé, aucun parcours ne se ressemble, donc tu peux ne jamais te sentir légitime, ne jamais oser en parler", raconte Morphine dans l'épisode 36 d'Extimité. 
    Elle y évoque notamment son intersexuation, son rapport aux hormones, et la difficulté du coming out. 
    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Pistes sonores utilisées :
    Hole - "Violet"
    Poppy - "X"
    Danny Elfman - "This is Halloween" (tiré du fim "The Nightmare Before Christmas" de Tim Burton)


    Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 59 min
    Pride 2020, nos fiertés sont politiques

    Pride 2020, nos fiertés sont politiques

    Episode spécial : Douce Dibondo a promené son micro lors de la pride du 04 juillet 2020 à Paris, organisée par plusieurs collectifs.
    Dans ce documentaire qui fait office d'archive - pour que vivent nos actions et luttes malgré le silence médiatique qui les entourent. On entend Lou un.e des membres des QueerTrans People of Color expliquer l'origine et l'organisation de cette marche (2:30), puis la des prises de paroles de Mimi (5:06) et Anais (7:15) du syndicat du travail sexuel en France, le STRASS, suivies par Kori (8:14) qui représentait l'association ACCEPTESS-T, avant de laisser la parole à Emilie Dubrowski d' ACT-UP Paris (17:00) QTPOC s'exprime ensuite (20:50) avant le départ de la manifestation.


    Doue revient aussi sur les retours de racisme de fragilité blanche et de critiques sur le validisme de cette première manifestation en dehors du circuit ordinaire de l'inter-LGBT (29:10).


    Arrivée place de la République, est entendue Kélisha du collectif FTG (Femme Trans Gang), suivie de Lexie (@agressively_trans). Pour conclure, les prises de paroles de fin de marche, Giovanna Rincon, militante et porte parole du STRASS, directrice d'Acceptés-T prend la parole (43:10).




    Ce podcast indépendant est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Réalisation et montage : Douce Dibondo.




    Voici l'appel lancé il y a maintenant deux semaines, qui a réuni plus de 7000 personnes de la place de Pigalle à celle de République, un fameux samedi 04 juillet 2020 à Paris.


    NOS FIERTÉS SONT POLITIQUES 
    Nous, gouines, bi·e·s, trans, pédés, intersexes appelons à manifester ce samedi 4 juillet. 
    Nos communautés ont été durement touchées par la crise du COVID et le confinement, dont les premières victimes ont été celleux parmi nous qui sont les plus précaires : les personnes queer racisées, et/ou TDS et/ou séropo et/ou handi et/ou pauvres et/ou issu•e•s des classes populaires, avec ou sans papiers.
    Dans ce contexte d’inégalités toujours plus fortes, qui s’inscrit dans une longue histoire d’oppression blanche et patriarcale mais aussi dans la politique d’exploitation, précarisante et répressive menée par le gouvernement, nous voulons unir nos luttes pour proclamer nos fiertés et brandir notre colère.


    Malgré l'instrumentalisation de la crise sanitaire par les gouvernements pour faire taire la contestation sociale, des manifestations antiracistes contre les violences policières ont lieu partout dans le monde. 
    Nous appelons nos communautés à participer à ce mouvement, auxquels nombre d'entre nous participent déjà en tant que personnes concernées par les violences racistes ou en solidarité.


    Face aux violences racistes, sociales, LGBTIphobes et misogynes, nous revendiquons nos droits à une existence débarrassée de l’oppression patriarcale qui nous tue, nous maltraite, nous psychiatrise, nous viole, nous expulse, nous mutile, nous exploite et nous silencie.


    Cette manifestation est avant tout mise à disposition des collectifs de lutte et individu·e·s pour que chacun·e puisse crier ses fiertés et porter ses revendications. Vous êtes invité·e·s à vous en emparer, cette journée sera ce qu’on en fait collectivement. Les collectifs et personnes présentes pourront donc s’auto-organiser tant sur le plan sanitaire que pour le service d’ordre. Face à la pandémie et à la répression, il en revient à la responsabilité de chacun·e de s’impliquer pour le bon fonctionnement de la manif et la protection des personnes présentes.


    343 racisé.e.s Acceptess Transgenres Act Up-Paris AIDES Assemblées Géniales Queer VNR Collectif Archives LGBTQl ARCL Ardhis BAAM La BAFFE La Barbe-groupe d'action féministe Barbi(e)turix Bi'Cause Caélif Cagoule Rouge et Cagoule Noire Censored Magazine CLAQ - Comité de Libération et d'Autonomie Queer Clé Au

    • 52 min
    Episode 35 - Audrey

    Episode 35 - Audrey

    "Dans la lutte anti-raciste, les LGBTphobies ne sont pas encore prioritaires", déplore Audrey, dans l'épisode 35 d'Extimité. Cette femme queer et noire, juriste, blogueuse sur daybyaudrey.com et fondatrice de l’association Sorore Ensemble, y évoque notamment : 
    Son enfance, banale en apparence, marquée par des violences éducatives et sexuelles au sein de sa famille (04:00). Comment elle a porté plainte à l’âge de 18 ans pour obtenir justice (07:00) : “Ça allait en fait, j’étais cool, je travaillais, j’avais un enfant, j’arrivais à fonctionner malgré ce qui était arrivé. Mais le déni s’est estompé, et ça a été une grosse claque.” La difficulté à admettre qu’on puisse être victime d’un parent, “quand les personnes garantes de notre sécurité sont celles qui nous font du mal” (14:00). Comment elle a conjugué sa vie d’étudiante en droit à celle de mère, bientôt célibataire (26:00). Son rapport à la justice, “qu’on voudrait pour tout le monde” (32:00) : “Derrière les condamnations et décisions de justice, où sont les réparations de ce qu’on a vécu ? Il y a tout un travail à faire sur la prise en charge des traumatismes. On peut sortir “gagnant·e·s” d’un jugement, mais ça ne répare pas physiquement, mentalement, émotionnellement.” L’homoparentalité (41:00) et comment elle a accepté son identité queer, après avoir longtemps performé la cishétéronormativité (45:00) : “Depuis que je considère qu’il est ok d’être moi-même, tout s’articule beaucoup plus facilement. Je n’ai plus à cacher ma vie sentimentale à mes enfants, par exemple.” Son rapport à la communauté LGBT+ (50:00) : “C’est fatiguant de se sentir minoritaire parmi les minoritaires.” Comment les questions LGBT+ sont abordé·e·s (ou non) au sein des communautés noires (59:00). La fierté d’être une parent queer (1:04:00). 


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Pistes sonores utilisées 
    SiR - “John Redcorn”
    The Fugees - “Zealots”
    Tanerelle - “Nothing without you”


    Audrey vous recommande :
    Le roman “Bone” d’Yrsa Daley-Ward
    L’essai “Ainsi soit-ell”e de Benoite Groult 
    L'essai “La mise en scène de la vie quotidienne” du sociologue Erving Goffman (tome I et II)
    L’essai “Bad feminist” de Roxane Gay 


    Le générique est un extrait du morceau “To Na Bi” de l'artiste Persian Empire.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 1h 11 min
    Journal Extime #7

    Journal Extime #7

    Durant le confinement, Extimité proposait des Journaux Extimes d'invité.e.s des saisons 1 et 2. À l'heure où le déconfinement a été acté le 11mai 2020, nous fermons le cycle des journaux avec un dernier journal.


    Il y est question de déconfinement, de prise de conscience de souplesse, de choix décisifs et d’adaptation. Douce raconte son déconfinement et de manière plus général ce que l'espoir d'un monde d'après dit de note vision linéaire du temps. Elle laisse ensuite la place à Agy invitée de l’épisode 27 du podcast et Jean-Victor de l’épisode 15.
    Anthony conclut ce cycle de Journaux Extimes avec une vision plus détaillée de ce que le confinement a produit, et le déconfinement pourrait produire.


    Montage : Douce Dibondo


    Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Piste sonore utilisée : Ma’shoogh de la chanteuse Iranienne Googoosh, titre original du générique d’Extimité


    Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite ou ici https://fr.tipeee.com/extimite
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 36 min
    Journal Extime #6

    Journal Extime #6

    Durant le confinement, Extimité propose des Journaux Extimes d'invité.e.s des saisons 1 et 2. Dans cet épisode, Anthony introduit les témoignages de Marie-Odile et Virginie autour de la médiation et de la réception de l'art.


    "Bonjour Douce, 
    Fini, ça va finir, ça va peut-être finir. Ce confinement va peut-être un jour connaître une fin dans un demain encore lointain. En attendant, merci d’avoir partagé ton journal extime, accompagné par Safia et Yanis. […]
    Je n’ai aucun conseils à te donner d’un point de vue créatif, mais je peux seulement t’encourager et te soutenir, car je sens bien à quel point il importe d’écouter, de lire, et d’apprécier d’autres voix. Justement parce que cela fait trop longtemps qu’on prend pour acquis une vision si étroite de ce que peut être l’universel. Au début du confinement, je me souviens avoir lu sur Twitter avec beaucoup d’amusement des personnes parodier les journaux de confinement de grands auteurs et autrices publiés dans des quotidiens nationaux. Si leur style d’écriture et leur mode de vie pouvaient être imités si facilement, c’est bien parce que cela fait des siècles que seule une partie de la population s’octroie le droit de dicter sa vision du monde comme étant la seule expérience valable. Et qu’à force, on la connaît par coeur.


    C’est l’une des raisons pour laquelle ça fait belle lurette que je lis surtout des oeuvres écrites par des femmes et des personnes LGBT+. 
    Je crois qu’on a toutes et tous commencer à comprendre que les représentations étaient importantes. C’est même devenu un super moyen pour Netflix de cartonner en mettant des personnes LGBT+ et racisées dans toutes les séries. Mais j’ai l’impression que c’est l’arbre qui cache la forêt. Qu’on en oublie à quel point il importe qu’on puisse aussi se doter des moyens de produire et mettre en scène d’autres expériences et visions du monde. Et pas que dans les séries et au cinéma, mais aussi au théâtre, dans la peinture, dans la musique, ou encore dans la littérature.


    Et pour cela, on a aussi besoin d'éditrice et d’éditeur, de productrices et de producteurs, de directrices et de directeurs de lieux culturels et de médias, de commissaires d’exposition, et de critiques qui ont compris à quel point cela peut être enrichssant pour toutes et tous. C’est même un enjeu de justice, à mes yeux, en fait. Bref, il ne s’agit pas seulement de raconter des histoires, mais bien aussi d’encourager leur production et leur réception. Afin que ces visions ne soient pas uniquement cantonnés aux catégories “musique du monde”, “littérature francophone”, “mode urbaine” et autres expositions exotisantes.


    Ça peut sembler loin d’être prioritaire, mais je me demande quand est-ce qu’on pourra retourner vivre des expositions ou aller au théâtre. Parce que j’avoue que ça commence à me manquer terriblement… La question se pose aussi pour se rendre au cinéma ou des concerts, d’ailleurs. C’est pourquoi, suite à la prise de parole d’artiste dans le journal extime 5, Extimité vous propose d’écouter des personnes qui s’occupent de la médiation et de la réception de l’art. D’abord Marie-Odile, galeriste dans l’art contemporain, que vous avez déjà pu entendre dans l’épisode 12. Puis Virginie, critique et créatrice du coffret culturel Nooru Box, déjà entendue dans l’épisode 19.
    Bonne écoute, à très vite.
    Anthony"
     
    Montage et réalisation : Anthony Vincent. 
     
    Ce podcast est une création originale et totalement indépendante de Douce Dibondo et Anthony Vincent.
    Le générique est un extrait du morceau "To Na Bi" de l'artiste Persian Empire.
     
    Pour nous soutenir, vous pouvez faire un don à Extimité sur paypal.me/extimite ou ici https://fr.tipeee.com/extimite
     
    See acast

    • 36 min

Avis d’utilisateurs

4.8 sur 5
289 notes

289 notes

diank25 ,

Mille mercis

Pour ce podcast ! J’me reconnais dans tous les témoignages ! Les personnes interrogées sont géniales, le montage, les musiques ... tout !! Longue vie à vous ❤️

meg2272695 ,

Bravo !

Super podcast merci

oxy_maure ,

Une bulle d’air intime

Excellent podcast que j’ai eu plaisir de redécouvrir pendant le confinement. Une bulle d’air intime. Plein de love et mon soutien à tous les deux !

Classement des podcasts dans Culture et société

D’autres se sont aussi abonnés à